===> Dico Auteurs : Gérard Jeanneau et Jean-Paul Woitrain

         
 A ... Ab 
 
 
  • a :
               - (Gaffiot P. 1-3 -- Lebaigue P. 1-3).  
           
  •         1 - a, f., n., indécl., [première lettre de l’alphabet. ---  Cic. Div. 1, 23.
               - abréviations diverses :
               - A. = Aulus [prénom]
               - A = antiquo, je rejette [la proposition sur les bulletins de vote dans les comices
               - A = absolvo, j’absous [sur les bulletins des juges] ; d’où l’appellation] littera salutaris. --- Cic. Mil. 15.
               - A. U. C. = anno urbis conditæ ; a. u. c. = ab urbe condita.
               - a. d. VIII Kal. Nov. = ante diem octavum Kalendas Novembres.
               - dans les inscr. A. = Augustus.
               - A.A. = Augusti duo.
               - A.A.A. = Augusti tres.
               - III viri A.A.A.F.F. = triumviri auro, argento, āĕri flando, feriundo.
               - A = Auditor (dans les dialogues de Cicéron).

            2 - ā, ou āh, interj., v. ah.

            3 - ā, ăb, abs, prép. avec abl.
               - arch. af ; cf. gr. ἀπό.

               -  [point de départ]
               - avec des verbes de mouvement, tr. ou intr., simples ou composés : 
               - signo Vortumni in Circum Maximum venire, Cic. Verr. 1, 154 : venir de la statue de Vertumne au Cirque Maxime. --- v. proficiscor, discedo, arcesso, etc.
               - avec noms de personnes : de chez, d’auprès.
               - a Cæsare redire, Cic. Q. 2 , 4, 6 : revenir de chez César.
               - venit ad me a se, Cic. : il est venu de chez lui me trouver.
               - data v Idus Decembr. a Pontio ex Trebulano, Cic. Att. 7, 3 :  le 5 des ides de décembre, à Trébule, chez Pontius.
               - sans verbe non ille Serranus ab aratro, Cic. Sest. 72 : non pas le fameux Serranus venu de sa charrue.
               - quid tu, inquit, huc ? a villa enim, credo, Cic. Fin. 3, 8 : eh ! dit-il, pourquoi toi ici ? c’est de ta maison de campagne que tu viens, sans doute. 
               - en parl de lettres : de la part de.
               - litteræ adlatæ ab L. Porcio prætore, Liv. 26, 39, 1 : une lettre apportée de la part du préteur L. Porcius. --- cf. Cic. Att. 7, 15, 5 ; 1, 15, 2. 
               - avec adesse, marquant résultat du mouvement :
               - adest a milite, Plaut. Ps. 924 : il est là venant de la part du militaire. --- cf. Mil. 958, 1046; Ter. And. 268; Virg. En. 7, 454.
               - dona adsunt tibi a Phædria, Ter. Eun. 465 : il y a là pour toi des présents de la part de Phædria. 
               - avec les noms de ville : de = des environs de [et non pas de l’intérieur de]. --- Cic., Cæs.
               - pour marquer la provenance : petere ab, postulare ab, quærere ab : demander à.
               - impetrare ab : obtenir de; accipere ab : recevoir de.
               - habere ab : tenir de, etc.; emere ab : acheter à; sumere ab, haurire ab : prendre à, puiser à.
               - trahere ab : tirer de; ducere ab : faire venir de, etc.; discere ab, audire ab : apprendre de, entendre de, etc. 

               - [idée d’origine]
               - oriri ab : prendre naissance à; fluere ab : découler de; nasci ab : naître de; proficisci ab : partir de, provenir de.
               - ea sunt omnia non a natura, verum a magistro, Cic. Mur. 61 : ces imperfections proviennent toutes non pas de la nature, mais du maître. --- cf. Har. 39; Fin. 1, 21; Off. 2, 69.
               - sed hæc et vetera et a Græcis, Cic. Tusc. 1, 74 : mais tout cela c'est ancien et aussi tiré de l’histoire grecque. --- cf. Fam. 3, 13, 1; 5, 3, 1; 9, 16, 7; Par. 11; Sest. 122.
               - [idée de naissance, de descendance]
               - a Deucalione ortus, Tusc. 1, 21 : né de Deucalion.
               - a M. Tullio esse, Cic. Br. 62 : descendre de M. Tullius.
               - [filiation philosophique, littéraire, etc.]
               - ab his oratores exstiterunt, Cic. Fin. 5, 7 : d’eux (Péripatéticiens) sortirent des orateurs.
               - erat ab isto Aristotele, Cic. de Or. 2, 160 : il était de l’école de votre Aristote.
               - nostri illi a Platone, Cic. Mur. 63 : nos philosophes de l'école de Platon. --- cf. Or. 113.
               - Turnus Herdonius ab Aricia, Liv. l, 50, 3 [= Aricinus] : Turnus Herdonius d’Aricie. --- cf. 6, 13, 8; 6, 17, 7.
               - pastor ab Amphryso, Virg. G. 3, 2 : le berger Amphrysien [du fleuve Amphrysus].
               - de la maison de, [en parl. d’un esclave]. --- Plaut. Ps. 616; Mil. 160; Curc. 407; Ter. And. 756. 
               - [étymologie]
               - mater autem est a gerendis fructibus Ceres tamquam Geres, Cic. Nat. 2, 67 : quant à sa mère, son nom, Cérès, qui est comme Gérès, vient de gerere fructus, porter, produire les fruits. --- cf. 2, 64; 68; 2, 111; Leg. 2, 55; Varr. R. 1, 46; 2, 4, 17; 3, 12, 6, etc.; L. 5, 20; 5, 66.
               - mærere a marcere, Varr. L. 6, 50 : mærere, s’affliger, vient de marcere, être affaissé.
               - aures ab aveo, Varr. L. 6, 83 : le mot aures, oreilles, vient de aveo, désirer. ---  [mots grecs au datif ] L. 5, 103, etc. 
               - dare ab, possidere ab, promittere ab : aliquid ab aliquo : donner, posséder, promettre qqch en le tenant de qqn, provenant de qqn. --- cf. Plaut. Cap. 449; Ps. 735; Cic. Flac. 44; Verr. 3, 177.
               - a me argentum dedi, Plaut. Trin. 182 : j’ai donné l’argent de ma poche. --- cf. 1144; Men. 545.
               - aliquid a me promisi, Cic. de Or. 1, 111 : j’ai promis qqch de mon fonds. --- cf. Pis. 84; Lucr. 4, 468; Suet. Cæs. 84.
               - Antoni edictum legi a Bruto, Cic. Att. 16, 7, 7 : l’édit d’Antoine, je l’ai lu de Brutus, le tenant de Brutus. 
               - éloignement, séparation, au pr. et fig.] : de, loin de.
               - v. les verbes dimittere : renvoyer de (loin de); excludere, deterrere : chasser de, détourner de, etc.; abhorrere, distare, differre : être éloigné de, différer de, etc.
               - de turba et a subselliis in otium se conferre, Cic. de Or, 2, 143 : se retirer du milieu de la foule et loin des bancs du tribunal pour prendre du repos.
              - ab oppido castra movere, Cæs. BC. 3, 80, 7 : en levant le camp s’éloigner de la ville. --- v. solvo, fugo, ejicio, aufero, etc.
               - sans aucun verbe a Chrysippo pedem numquam, Cic. Ac. 2, 143 : de Chrysippe il ne s’éloigne jamais d’une semelle. --- cf. Att. 7, 3, 11; Fam. 7, 25, 2.
               - nunc quidem paululum, inquit, a sole, Cic. Tusc. 5, 92 : pour le moment, dit-il, écarte-toi un tant soit peu de mon soleil.
               - nuances unde dejecti Galli ? a Capitolio ? unde, qui cum Graccho fuerunt ? ex Capitolio, Cic. Cæc. 88 : d’où furent rejetés les Gaulois ? de l’accès au Capitole : d’où les partisans de Gracchus? du Capitole. --- cf. 86.
               - avec les verbes defendere, tueri, munire, tegere, prohibere, arcere, etc. : défendre, protéger, garantir contre, écarter de.
               - stabula a ventis hiberno opponere soli, Virg. G. 3, 302 : placer l’écurie à l’abri des vents [en face de] exposée au soleil d’hiver.
               - [expression] ab re : contrairement à l’intérêt. --- Plaut. Cap. 338; As. 224; Trin. 239.
               - haud ab re duxi referre, Liv. 8, 11, 1 : j’ai cru qu’il n’était pas inopportun de rapporter.

               - du côté de
               - sens local a tergo, a latere, a fronte : de dos, de franc, de front [de face].
               - a decumana porta, Cæs. BG. 6, 37, 1 : du côté de la porte décumane.
               - ab ea parte, Cæs. BG. 6, 37, 2 : de ce côté.
               - ab terra ingens labor succedentibus erat, Liv. 26, 46, 1 : du côté de la terre, il y avait d’énormes difficultés pour les assaillants. --- cf. Sall. J. 17, 4; Plin. Ep. 2, 17, 21.
               - surgens a puppi ventus, Virg. En. 5, 777 : le vent s’élevant en poupe.
               - ab Opis, Cic. Att. 6, 1, 17 [s.-ent. æde] : du côté du temple d’Ops (comp. ad Castoris), cf. Liv. 10, 47, 4.
               - Magnetes ab Sipylo, Cic. Q. 2, 9, 2 : les Magnésiens qui habitent près du mont Sipyle, les Magnésiens du mont Sipyle. --- cf. Tac. An. 2, 47.
               - point de départ, point d’attache.
               - stipites ab infimo revincti, Cæs. BG. 7, 73, 3 : troncs solidement attachés à la partie inférieure, par la base.
               - cornua ab labris argento circumcludere, Cæs. BG. 6, 28, 6: entourer d'argent les cornes sur les bords de la partie évasée. 
               - fig. du côté de, du parti de, en faveur de.
               - abs te stat, Plaut. Rud. 1100 : il se tient de ton bord. --- cf. Cic. Inv. 1, 4; Br. 273.
               - ab reo dicere, Cic. Clu. 93 : parler en faveur de l'accusé.
               - vide ne hoc totum sit a me, Cic. de Or. 1, 55 : prends garde que cela ne soit tout en ma faveur.
               - a petitore, a possessore agere, Plin. Ep. 6, 2, 2 : plaider pour le compte du demandeur, du défendeur.
               - du côté de, sous le rapport de.
               - a materno genere, Cic. Sull. 25 : du côté maternel, par sa mère. --- cf. Ov. M. 2, 368.
               - a re frumentaria laborare, Cæs. BC. 3, 9, 5 : souffrir de l'approvisionnement en blé.
               - a mitilibus, a pecunia imparati, Cic. Att. 7, 15, 3 : pris au dépourvu sous le rapport des troupes, de l'argent.
               - ab exemplis copiose aliquid explicare, Cic. Br. 198 : développer qqch avec une grande richesse d'exemples.
               - tempus mutum a litteris, Cic. Att. 8, 14, 1 : époque silencieuse sous le rapport des lettres [où l'on n'écrit point].
               - eorum impunitas fuit a judicio, a sermone, Cic. Post. 27 : ils ont agi impunément au regard de la justice, au regard de l'opinion publique.
               - mons vastus ab natura et humano cultu, Sall. J. 48, 3 : montagne désolée sous le rapport de la nature du sol et de sa culture par l'homme [stérile et inculte].
               - ab omni parte, Hor. O. 2, 16, 27 : sous tous les rapports.
               - servus a pedibus meis, Cic. Att. 8, 5, 1 [mss] : esclave qui me sert du point de vue de mes pieds [qui fait mes courses].
               - puis ab suivi du nom de l'objet confié à la garde, à la surveillance.
               - servus ab argento, a frumento, a veste, a vinis : esclave préposé à l'argenterie, à l'approvisionnement, à la garde-robe, aux vins.
               - a bibliotheca : bibliothécaire.
               - a valetudinario : infirmier.
               - liberti ab epistulis et libellis et rationibus, Tac. An. 15, 35 : affranchis chefs du secrétariat, maîtres des requêtes, chefs de la comptabilité.
               - libertus et a memoria ejus, Suet. Aug. 79 : son affranchi en même temps que son historiographe.
               - novum officium instituit a voluptatibus, Suet. Tib. 42 : il créa une nouvelle charge, l'intendance des plaisirs. 

               - à partir de
               - de, à partir de, depuis :
               - a porta Esquilina video... Cic. de Or. 2, 276 : de la porte Esquiline je vois... --- cf. Cæs. BG. 2, 24, 2.
               - ut erat a Gergovia despectus in castra, Cæs. BG. 7, 45, 4 : étant donné que de Gergovie la vue plongeait dans le camp.
               - a vestibulo curiæ, Liv. 1, 48, 1 : dès le vestibule de la curie.
               - gemere ab ulmo, Virg. B. 1, 58 : gémir au sommet de l'orme.
               - ab equo oppugnare, Prop. 3, 11, 13 : assaillir à cheval.
               - contra sensus ab sensibus repugnat, Lucr. 1, 693 : il va à l'encontre des sens en s'appuyant sur les sens.
               - ab summo, Cæs. BG. 2, 18, 1 : à partir du sommet. --- cf. 7, 73, 6.
               - a medio ad summum, Cic. Tim. 20 : du centre aux extrémités.
               - da ab Delphio cantharum circum, Plaut. Most. 347 : fais circuler la coupe en commençant par Delphium. --- cf. As. 891.
               - oræ maritimæ præsum a Formiis, Cic. Fam. 16, 12, 5 : je commande le littoral à partir de Formies.
               - ab eo loco, Fam. 7, 25, 2 : à partir de ce passage, de ces mots...
               - évaluation d'une distance :
               - septumas esse ædes a porta, Plaut. Ps. 597 : [il m'a dit] que c'était la septième maison à partir de la porte. --- cf. Varr. R. 3, 2, 14; Cæs. BG. 2, 7, 3; 4, 22, 4; 5, 32, 1.
               - quod tanta machinatio ab tanto spatio instrueretur, Cæs. BG. 2, 20, 3 : (ils se moquaient) de la construction à une si grande distance d'une si grande machine. --- v. longe, prope, procul avec ab.
               - ultima stella a cælo, Cic. Rep. 6, 16 : étoile la plus éloignée du firmament.
               - limites d'un espace : ab... ad... : depuis... jusqu'à... --- Cæs. BG. l, 1, 7; Liv. 1, 2, 5.
               - ab imo ad summum totus moduli bipedalis, Hor. S. 2, 3, 308 : de la base au sommet haut en tout de deux pieds.
               - a Vestæ ad Tabulam Valeriam, Cic. Fam. 14, 2, 2 : du temple de Vesta à la Table Valérienne.
               - à partir de = y compris, avec : teneram ab radice ferens cupressum, Virg. G. 1, 20 : portant un tendre cyprès avec ses racines.
               - ab radicibus imis, Virg. G. 1, 319 : [épis arrachés] avec toutes leurs racines.

               - point de départ d'un jugement, d'une opinion, etc. 
               - d'après : aliquid ab aliqua re cognoscere, Cæs. BG. 1, 22, 2 : reconnaître qqch d'après tel détail.
               - a certo sensu et vero judicare de aliquo, Br. d. Fam. 11, 10, 1 : juger qqn avec un sentiment sûr et vrai.
               - ab annis spectare, Virg. En. 9, 235 : considérer d'après l'âge.
               - populum ab annis digerere, Ov. F. 6, 83 : partager l'ensemble des citoyens d'après l'âge. --- cf. M. 14, 323; Tr. 4, 6, 39; Ep. 2, 86.
               - ab arte inexperta, Tib. 2, 1, 56 : avec un art inexpérimenté. --- cf. 1, 5, 4; Ov. Tr. 2, 462.

               - point de départ d'un sentiment
               - d'après, par suite de, du fait de :
               - v. metuere, timere ab aliquo : craindre du fait de qqn. --- cf. Cic. Amer. 8; Fam. 5, 6, 2; Sul. 59; Phil. 7, 2; Liv. 22, 36, 1; 24, 38, 9.
               - v. sperare ab aliquo, Cic. Off. 1, 49; Phil. 12, 26; Pis. 12; Liv. 21, 13, 3.
               - metus omnis a vi atque ira deorum pulsus esset, Cic. Nat. 1, 45 : toute crainte de la puissance et de la colère des dieux serait chassée. --- cf. Liv. 23, 15, 7; 23, 36, 1; 25, 33, 5, etc.

               - à partir de [temps], depuis
               - a primo, a principio : dès le début.
               - a principiis : dès les débuts.
               - ab initio : dès le commencement.
               - a puero, a pueritia : dès l'enfance.
               - ab ineunte adulescentia : dès le commencement de la jeunesse.
               - ab hora tertia bibebatur, ludebatur, vomebatur, Cic. Phil. 2, 41 : dès la troisième heure, on y buvait, on y jouait, on y vomissait.
               - à la préposition se joignent souvent inde, jam, jam inde, statim, protinus :
               - longo spatio temporis a Dyrrachinis prœliis intermisso, Cæs. BC. 3, 84, 1 : un long intervalle de temps s'étant écoulé depuis les combats de Dyrrachium.
               - ab hoc tempore anno sescentesimo rex erat, Cic. Rep. 1, 58 : il était roi il y a six cents ans à compter de notre époque. --- cf. CM 19.
               - ponite ante oculos unum quemque veterum; voltis a Romulo ? voltis post liberam civitatem ab iis ipsis qui liberaverunt ? Cic. Par. 11 : évoquez la vie de chacun des anciens; voulez-vous remonter à Romulus ? voulez-vous remonter, après la fondation de la liberté, à ceux précisément qui l'ont fondée ?
               - lex a sexagesimo anno senatorem non citat, Sen. Brev. 20, 4 : la loi ne convoque pas le sénateur après soixante ans aux séances.
               - noms de personnes :
               - jam inde a Pontiano, Cic. Att. 12, 44, 2 : depuis Pontianus [l'affaire de Pontianus].
               - exspecto te, a Peducæo utique, Cic. Att. 12, 51, 1 : je t'attends, en tout cas sans faute après Péducæus [après l'affaire réglée avec Péducæus].
               - évaluation d'un laps de temps : ab... ad (usque ad), depuis... jusqu'à... --- Cic. Br. 328; de Or. 2, 52; Cæs. BG. 1, 26, 2; Liv. 26, 25, 11, etc.
               - évaluation d'une durée, d'un rang chronologique :
               - annus primus ab honorum perfunctione, Cic. de Or. 3, 7 : la première année après l'achèvement des magistratures.
               - quartus ab Arcesilao fuit, Cic. Ac. 1, 46 : il fut le quatrième en partant d'Arcésilas.
               - secundus a Romulo conditor urbis, Liv. 7, 1, 10 : le second fondateur de Rome après Romulus. --- cf. 1, 17, 10; Hor. S. 2, 3, 193; Virg. B. 5, 49. 
               - après, aussitôt après, au sortir de :
               - ab re divina, Plaut. Pœn. 618 : après le sacrifice.
               - ab decimæ legionis cohortatione profectus, Cæs. BG. 2, 25, 1 : étant parti, immédiatement après avoir harangué la dixième légion.
               - a tuo digressu, Cic. Att. 1, 5, 4 : après ton départ.
               - ab ea [auctione] Cic. Att. 13, 30, 1 : aussitôt après [la vente].
               - ab ipso cibo, Sen. Contr. 1, præf. 17 : aussitôt après avoir mangé.

               - du fait de, par l'effet de
               - cause efficiente, surtout avec les inchoatifs 
               - calescere ab, Cic. Nat. 2, 138 : se réchauffer grâce à.
               - mitescere a sole, Cic. frg. F. 1, 17 : s'adoucir sous l'action du soleil. --- cf. Varr. L. 5, 109; 7, 83; Ov. M. 1, 66; F. 5, 323.
               - qua mare a sole conlucet, Cic. Ac. 2, 105 : sur toute l'étendue où la mer brille par l'effet du soleil. --- cf. Nat. 2, 92.
               - zona torrida semper ab igni, Virg. G. 1, 234 : zone toujours brûlante par suite du feu.
               - lassus ab, Hor. S. 2, 2, 10 : fatigué du fait de.
               - a vento unda tumet, Ov. F. 2, 776 : le vent fait gonfler l'onde. --- cf. 1, 215.
               - par suite de, par un effet de, en raison de [avec un nom de sentiment:
               - scio me ab singulari amore ac benevolentia, quæcumque scriba, tibi scribere, Balb. Fam. 9, 7 B, 3 : je sais que c'est un attachement, un dévouement sans égal qui me font t'écrire tout ce que je t'écris.
               - ab ira, Liv. 24, 30, 1 : par l'effet de la colère.
               - ab odio plebis an ab servili fraude, Liv. 3, 15, 7 : par suite de la haine du peuple ou de la perfidie des esclaves. --- [constr. très fréq. d. Liv. cf. 5, 5, 3; 9, 40, 17; 10, 5, 2; 27, 17, 5; 28, 7, 9; 36, 24, 7; etc.].
               - a duabus causis punire princeps solet, Sen. Clem. 1, 20, 1 : deux raisons d'ordinaire amènent le prince à punir.
               - ab hoc, Varr. R. 2, 3, 7 : par suite de cela, en raison de cela. --- cf. 2, 7, 6.
               - gravis ab, Ov. H. 10, 138 : alourdi par.
               - a somno languida, Ov. H, 10, 9 : alanguie par le sommeil.
               - dives ab, Ov. H. 9, 96 : enrichi par.

               - après les verbes passifs 
               - avec un nom de pers. pour marquer le sujet logique de l'action; constr. courante
               - avec des noms de choses considérées comme des personnes :
               - a civitatibus, Cic. Verr. 3, 176 : par les villes.
               - a classe, Verr. 5, 63 : par la flotte.
               - a re publica, Cic. Mur. 7 : par l'Etat.
               - a legibus, Cic. Mil. 9 : par les lois.
               - a natura, Cic. Phil. 14, 32 : par la nature.
               - a studiis adulescentium, Cic. de Or. 3, 207 : par le zèle des jeunes gens.
               - a ventis invidiæ, Cic. Verr. 3, 98 : par les vents de la malveillance.
               -  a more majorum, Cic. Fam. 13, 10, 1 : par la coutume des ancêtres.
               - a vero, a falso, Cic. Ac. 2, 71 : par le vrai, par le faux.
               - defici a viribus, Cæs. BC. 3, 64, 3 : être abandonné par ses forces. 
               - avec l'adj. verbal au lieu du datif.
               - fortis et a vobis conservandus vir, Cic. : homme loyal que vous devez sauver.
               - quibus (viris) est a vobis consulendum, Cic. Man. 2, 6 : citoyens à qui vous devez aide et protection.--- Cic. de Or. 2, 86; Pomp. 34; etc. 
               - différent de per : aliquid a suis vel per suos potius iniquos ad te esse delatum, Cic. ad Br. 1, 1, 1 : [il m'a paru soupçonner] que ses ennemis t'ont rapporté ou plutôt t'ont fait rapporter quelque histoire.
               - qui a te defensi et qui per te servati sunt, Cic. Pet. 38 : ceux que tu as défendus et ceux que ton entremise a sauvés.
               - avec des intr. équivalant pour le sens à des passifs :
               - a paucis interire, Cic. Off. 2, 26 : périr sous les coups de quelques hommes. --- cf. Lucr. 6, 709.
               - mori ab, Cic. Fam 15,17, 2; Sen. Contr. 5. 3.
               - perire ab, Nep. Reg. 3, 3; Ov. P, 3, 3, 46; cadere ab, Tac. An. 16, 9; vapulare ab, Sen. Contr. 9, 4, 2; Sen. Apoc. 15; Quint. 9, 2, 12.

               - abs est rare; se trouve devant t, surtout dans l'expr. abs teaps Inscr. et divers mss. de Plaut. et des lettres de Cic.; af , signalé par Cic. Or. 158, se lit dans des Inscr.
               - d'après les gram. anciens a se place devant les consonnes, ab devant les voyelles et devant h; mais ni les mss. ni les Inscr. ne vérifient cette règle.
               - qqf a, ab se trouvent après le relatif (quo ab) : Plaut. As. 119; Rud. 555.
               - chez les poètes et chez Tacite, rarement ailleurs, entre le subst. et son déterminatif [adjectif, génitif, ou nom propre apposé] : judice ab uno, Tac. An. 2, 60 : par un seul juge.
               - initio ab Suriæ, An. 4, 5 : depuis les frontières de la Syrie.
               - oppido a Canopo, Tac. An 2, 60 : à partir de la ville de Canope.
               - uxore ab Octavia abhorrebat, Tac. An. 13, 12 : il se détournait de son épouse Octavie.
               - chez Ovide, séparé par ipse du complément. --- H. 9, 96; 12, 18; Pont. 3, 3, 46, etc.
               - quand il y a deux compléments liés par une copule, placé devant le second. --- Plaut. As. 163; Prop. 4, 3, 39; Ov. H. 6, 108, etc.
               - en composition, a devant m, v, (amovere, avertere); abs devant c, p, t (abscondere, abstinere, asportare = absportare).
               - au devant f (auferre, aufugere), sauf afui parf. de absum.
               - 
    ab devant les autres consonnes, sauf  aspernari au lieu de abspernari.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem


  • Ăărōn (Arōn), indécl. m. : Aaron (frère de Moïse, premier grand prêtre des Hébreux).
               - Ăārōn, Prud. Psych. 884.
               - Ăărōnĕus, a, um : 
    d'Aaron. --- P. Nol. Carm. 25, 28.
               - voir hors site : Aaron.

  • ăb : c. a.

  • Aba, æ, f. : l'Aba (montagne d'Arménie). --- Plin. 5, 83.

  • ăbăcīnus, a, um [abacus] : de mosaïque. --- *Plin. 35, 3.

  • ăbactĭo, ōnis, f. [abigo] : détournement. --- Hier. Jerem. 1, 5, 15.

  • ăbactŏr, ōris, m. [abigo] : celui qui détourne, celui qui vole (des bestiaux), voleur de bestiaux.
               - Apul. M 7, 26 ; Isid. 10, 14.

  • abactus :
            1 - ăbactus, a, um : part. passé de abigo.
               - abactus amnis, Tac. : fleuve détourné.
               - medio jam noctis abactæ, Virg. : la nuit déjà à moitié écoulée.
               - abacti oculi, Stat. : yeux enfoncés.
            2 - ăbactŭs, ūs, m. : détournement, vol (de troupeaux...), enlèvement du butin; expulsion.
               - cum abactus hospitum exerceret, Plin. Pan. 20, 4 : alors qu'il faisait du butin sur ses hôtes.

  • Abacuc (Habacuc), indécl. m. : Habacuc (prophète juif).
               - oratio Habacuc prophetæ, Vulg. : prière de Habacuc, le prophète.
               - voir hors site : Habacuc.

  • ăbăcŭlus, i, m. : tablette de verre pour mosaïque, petit carreau de verre (qu'on employait dans la mosaïque ou dans certains jeux). --- Plin. 36, 199.
               - gr. ἀϐακίσκος : petit carré de mosaïque.
               - voir hors site : abaculus.

  • ăbăcus, i, m. :
               - gr. ἄϐαξ.
               - voir hors site : abacus.
            1 - buffet, bahut, crédence (pour exposer la vaisselle de luxe).
               - Varr. L. 9, 46 ; Cic. Verr. 4, 35 ; 4, 57 ; Tusc. 5, 61 ; Liv. 39, 6.

            2 - table de calcul, tableau.
               - Pers. 1, 131 ; Apul. Apol. 16.

            3 - table de jeu, damier.
               - eburneis quadrigis cotidie in abaco ludere, Suet. : jouer tous les jours sur une table avec des quadriges d'ivoire.
               - Macr. Sat. 1, 5, 11.

            4 - tablette (en marbre ou en verre, destinée à recouvrir les parois d'un appartement).
               - Vitr. 7, 3, 10 ; 7, 4, 4 ; Plin. 33, 159.

            5 - abaque, tailloir (partie supérieure d'un chapiteau).
               - Vitr. 4, 1, 11.
     
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Ābaddir (Ābădir), indécl. ou īris : bétyle (notamment, la pierre que Rhéa donna à dévorer à Saturne au lieu de Jupiter enfant).
               - Th.-Prisc. 2, 34; Aug. Ep. 1, 17, 2.

  • Abæsamis, ĭdis, f. : Abésamis (ville d'Arabie). --- Plin. 6, 145.

  • ăbæstumo, āre : - intr. - mot forgé = autumo. --- cf. Gell. 15, 3, 4.

  • ăbæstuo, āre : - intr. - Gell. onduler (en parl. d'une vigne chargée de grappes), flotter sous le poids de.

  • ābæto (ābīto, abbīto), ĕre : - intr. - s'en aller. --- Plaut. Truc. 95; Epid. 304.
      
  • ăbăgĭo, ōnis, f. : mot que Varron emploie pour expliquer adagio.

  • ăbăgo, ĕre, ēgi, actum : - intr. - c. abigo.

  • ăbagmentum, i, n. [ab + ago] : Prisc. remède expulsif (pour l'avortement).

  • ăbăgo : c. abigo.

  • Abalē, ēs, f. : ville d'Éthiopie. --- Plin. 6, 79.

  • Abali, ōrum, m. : les Abales (peuple de l'Inde). --- Plin. 6, 67.

  • ăbălĭēnātĭo, ōnis, f. :
            1 - Cic. aliénation (vente ou cession légale d'une propriété), vente, cession. --- Cic. Top. 28
            2 - abandon, renoncement. --- Eccl.

  • ăbălĭēnātus, a, um : part. passé de abalieno.

  • ăbălĭēno, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - éloigner (de soi ou d'un autre).
               - abalienare aliquem ab aliqua re : détourner qqn de qqch.
            2 - aliéner, détacher, donner de l'éloignement, refroidir.
               - abalienare a se judices, Cic. de Or. 2, 304
     : s’aliéner les juges.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : s'aliéner les bonnes dispositions de qqn.
               - abalienare a se : éloigner de soi.
               - abalienare homines suis rebus, Nep. : détacher les hommes de ses intérêts.
               - crucior a viro me tali alienarier, Plaut. : je souffre d'être séparé d'un tel homme.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : détruire lers bonnes dispositions de qqn à son égard.
               - nos abalienavit, Ter. : il nous a repoussés.
               - suspicatur te ab se abalienatum, Cic. : il se doute que tu es en froid avec lui.
               - neque enim indigna patientium modo abalienabantur animi, Liv. 26, 38, 4 : *et, de fait, non seulement les esprits de ceux qui enduraient des souffrances indignes étaient devenus hostiles (à Hannibal), mais aussi les esprits de tous les autres* = et, de fait, (Hannibal) se fit l'ennemi non seulement de ceux qui enduraient des souffrances indignes, mais aussi de tous les autres.
            3 - aliéner (t. de droit), vendre, céder.
               - demptis tegulis, instrumento, pecore abalienato, Cic. Verr. : après avoir enlevé les couvertures, engagé les troupeaux et les instruments de labourage.
               - vectigalia abalienare, Cic. : aliéner les revenus de l'Etat.
            4 - aliéner (t. de médecine), altérer.
               - membra morbis abalienata præcidere, Quint. : amputer les membres altérés par le mal (les membres morts).
               - opium sensus abalienat, Scrib. : l'opium égare les sens (l'opium rend inconscient).
            5 - priver, délivrer.
               - jure civium abalienatus : privé du droit de cité, privé de ses droits de citoyens.
               - quod responsum Campanos metu abalienavit, Liv. 8 : cette réponse délivra les Campaniens de leur crainte.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abălĭtēs sĭnus, m. : le golfe Abalite (dans la mer Erythrée). --- Plin. 6, 174.

  • ăbălĭud, adv. : d'un autre côté. --- Tert. Nat. 1, 9.

  • Abalus, i, f. : l'île Abalus (au nord de la Germanie). --- Plin. 37, 35.

  • ăbambŭlo, āre : - intr. - s'éloigner, se retirer.
               - P. Fest. 26, 10.

  • ăbămĭta, æ, f. : Dig. grand-tante (du côté paternel).

  • ăbantĕ :
            1 - adv. devant. --- Firm. Math. 2, 22.
            2 - prép. + acc. devant. --- Vulg.

  • Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.

  • Ăbantĭădēs, æ, m. :
            1 - [Acrisius] fils d'Abas. --- Ov. M. 4, 607.
            2 - [Persée] petit-fils d'Abas. --- Ov. Am. 3, 12, 24, etc.

  • Abantĭăs, ădis, f. : nom prim. de l'île d'Eubée. --- Plin. 4, 64.

  • Ăbantĭus, a, um : d'Abanta (ancien nom de l'Eubée).
               - Abantia æquora, Stat. : mer d'Abanta (qui baigne l'Eubée).

  • ăbarcĕo (ăbercĕo), ēre : - tr. - empêcher, tenir éloigné, éloigner. --- P. Fest. 15, 13.

  • Abăres (Avăres), um, m. : les Abares (peuple scythe). --- Isid. 9, 2, 66.

  • Ăbarim, indécl. m. : le mont Abarim (en Palestine). --- Vulg.

  • Abărimōn : contrée de Scythie.
               - in quadam convalle magna Imaui montis regio est quæ vocatur Abarimon, Plin. 7, 11 : dans une grande vallée du mont Imaüs, se trouve une région appelée Abarimon.

  • Abăris, is, m. (acc. -in) : Abaris. - 1 - prêtre d'Apollon. - 2 - autres du même nom.
               - gr. Ἄϐαρις.
               - Virg. En. 9, 342 ; Ov. M. 5, 86.
               - Ăbărĭtānus, a, um : Plin. Abaritain, d'Abaris (ville d'Afrique). --- Plin. 16, 172.

  • ăbartĭcŭlāmentum, i, n. : articulation. --- Placit. 23, 2.

  • Ăbās, antis, m. : Abas. 
               - gr.  Ἄϐας, αντος.
            1 - roi d'Argos, fils de Lyncée et d'Hypermnestre, père de Lyrcos, de Protéos, d'Acrisius - son successeur - et d'Idoménée
            2 - un Centaure, fils d'Ixion. --- Ov. M. 12, 306.
            3 - un Ethiopien. --- Ov. M. 5, 126.
            4 - un compagnon de Diomède. --- Ov. M. 14, 505.
            5 - un compagnon d'Enée. --- Virg. En. 1, 121.
            6 - un chef toscan. --- Virg. En. 10, 170 and 427.
               - Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.
               - gr. Ἀϐάντειος.
               - Ăbantĭădēs, æ, m. : un descendant d'Abas. - a - fils d'Abas (= Acrisius). --- 
    Ov. M. 4, 607. - b - arrière-petit-fils d'Abas (= Persée). --- Ov. M. 4, 673; 5, 138.
               - gr. Ἀϐαντιάδης.

  • Abasgi, ōrum, m. : peuple de la Colchide. --- Novel. 28, præf.

  • Abătŏs, i, f. : Abatos (rocher dans le Nil). --- Luc. 10, 323.

  • ăbăvĭa, æ, f. : trisaïeule. --- Dig.

  • ăbăvuncŭlus, i, m. : grand-oncle, frère de la trisaïeule. --- Dig.  

  • ăbăvus, i, m. : trisaïeul. --- Plaut. Mil. 373 ; Cic. Br. 213. 
               - abavi, ōrum, m. : les ancêtres. --- Cic. Har. 38; Plin. 18, 39.

  • ăbax, ăcis, m. et f. : c. abacus. --- Prisc. 7, 42.
               - gr. ἄϐαξ, ακος.

  • Abazea, ōrum, n. : c. Sabazia.

  • abba (abbās), ātis, m. : abbé (chef d'une communauté religieuse). --- Greg. Tur.; Sid. Ep. 16, 114.    

  • abbæto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller

  • Abbassium, ĭi, n., n.  : ville de Phrygie. --- Liv. 38, 15, 15.

  • abbātĭa, æ, f. : abbātĭa, æ, f. : abbaye. --- Eccl.

  • abbātissa, æ, f. : abbesse. --- Inscr.

  • abbīto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller.

  • Abbĭus, m. : nom de famille romaine. --- Inscr.

  • abblandĭor, īri : - intr. - flatter, cajoler. --- décad.

  • abbrĕvĭātĭo, ōnis, f. : abréviation. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātŏr, ōris, m. : abréviateur. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātus, a, um : part. passé de abbrevio. - Hier. raccourci.

  • abbrĕvĭo, āre : - tr. - 1 - abréger. --- Eccl. - 2 - affaiblir. --- Eccl.

  • abcīdo : c. abscido.

  • abcīsĭo : c. abscisio.

  • Abdageses (Abdagæses), is, m. : Abdagèse (prince parthe).

  •  Abdălōnymus, i, m. : roi de Sidon. --- Just. 11, 10, 8.

     
  • Abdara, æ, f. : ville de Bétique. --- Plin. 3, 8.

  • Abdĕnăgo, indécl. m : Abdénago (nom d'homme, = Azarias). --- Eccl.

  • Abdēra, æ, f. (Abdēra, ōrum, n.) : Abdère (ville de Thrace, connue pour la stupidité de ses habitants).
               - gr. Ἄϐδηρα.
               - Abdēra, æ, m. --- Cic. Att. 4,17, 3 ; Plin. 6, 217.
               - Abdēra, ōrum, n. --- Liv. 45, 29, 6.

               - Abdērītæ, ārum, m. : Abdéritains. --- Liv. 38, 41, 9 ; 43, 4, 12.
               - Abdērītānus, i, m. : d'Abdère, Abdéritain. --- 
    Mart. 10, 25, 4.
               - Abdērītēs, æ, m. : d'Abdère, Abdéritain. --- Cic. Br. 30; de Or. 3, 128
               - gr. Ἀϐδηρίτης.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abdĭcātĭo, ōnis, f. [abdico] : 
            1 - action d'exclure le fils de la famille avec privation d'héritage, exhérédation. --- Sen. Contr. 1, 8, 6; Quint. 3, 6, 77; 7, 1, 15; 7, 4 10, etc.
            2 - abandon d'une charge, abdication, renoncement.
               - abdicationem hereditatis revocare, C.-Just. : révoquer une abdication.
               - abdicatio dictaturæ, Liv. : abdication de la dictature.

  • abdĭcātīvē, adv. : négativement. --- Capel. 4, 409.

  • abdĭcātīvus, a, um : négatif. --- Capel. 4, 411.

  • abdĭcātrix, īcis, f. : celle qui abdique, celle qui renonce à. --- Eccl.

  • abdĭcātus, a, um : part. passé de abdico, āre.

  • abdico :

            1 - abdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            a nier, dire que ne... pas [sens prim.]. --- Non. 450; cf. Pac. Tr. 55.
            b renier [un fils, un père], ne pas le reconnaître.
               - Sen. Contr. 1, 1, 13, etc : Liv. 40, 11, 2; Quint. 3, 6, 77; 4, 2, 95, etc. 
               - abdicare aliquem patrem, Liv. : renier qqn pour son père.
               - filium abdicare : renier un fils, ne pas reconnaître un fils.

            c rejeter, repousser.
               - Plin. 2, 82; 4, 31; 10, 16, etc. 
               - abdicavit ea in cibis, Plin. : il interdit ces choses comme aliments.
               - utinam posset e vita addicari aurum! Plin. : plût au ciel que l'or fût banni du monde!
               - laurus abdicat ignes crepitu, Plin. : le laurier proteste contre le feu par un pétillement. 
     
            d renoncer à, se démettre de.
               - se abdicare magistratu, Cic. Cat. 3, 15 : renoncer à une magistrature.
               - cf. Div. 2, 74 ; Rep. 2, 61 ; Leg. 2, 31 ; Cæs. BC. 3, 2, 1; Liv. 4, 47, 6, etc.
               - avec acc. abdicare magistratum : abdiquer une magistrature. --- Liv. 2, 28, 9 ; 5, 49, 9 ; 6, 18, 4 ; 6, 39, 1; au passif Sall. C. 47, 3; Liv. 6, 39; 5, 49.
               - absol. abdicare : se démettre de ses fonctions.
               - abdicaverunt consules, Cic. Nat. 2, 11 : les consuls se démirent de leurs fonctions. --- cf. Liv. 4, 34, 5; 8, 37, 1; 9, 33, 4.
               - se magistratu abdicare : renoncer à une magistrature.
               - abdicare se prætura, Cic. : se démettre de la préture.
               - abdicare se suo statu, Dig. : renoncer à son état.
               - dictaturaque se abdicat, Cæs. : et il renonce à la dictature.

            2 - abdīco, ĕre, dixi, dictum : - tr. - a - refuser d'adjuger. - b - repousser (un présage). - c - ne pas approuver, rejeter, interdire.
               - quum tres partes aves abdixissent, Cic. : les augures ayant interdit trois portions (d'une vigne).
               - cum Attus Navius in quattuor partes vineam divisisset, tresque partes aves abdixissent, Cic. Div. 1, 31 : Attus Navius ayant divisé la vigne en quatre parts et les oiseaux ayant repoussé trois d’entre elles [= n’ayant pas donné de signes favorables]. --- cf. Liv. 27, 16, 15.
               - abdicere aliquid ab aliquo, Pomp-jct. : débouter qqn de sa demande.
               - abdicere vindicias ab aliquo, (= abjudicare), Dig. 1, 2, 24 : refuser l'acte de revendication.
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  • abdĭdi : parf. de abdo.

  •  abdĭtē : furtivement, secrètement. --- Eccl.  

  • abdĭtīvus, a, um : - 1 - éloigné de, séparé de. - 2 - c. abortivus : venu avant terme. --- P. Fest. 21, 16.
               - abditivus a patre, Plaut. Pœn. : soustrait à son père.

  • abdĭtus, a, um : part.-adj. de abdo. - 1 - éloigné, relégué. - 2 - caché, secret.
               - compar. abditior, Aug. Conf. 5, 5; 10, 10 --- superl. abditissimus, Aug. Enchir. 16.
               - sententiæ abditæ, Cic. Or. 30 : pensées enveloppées .
               - vis abdita quædam, Lucr. 5, 1233 : certaine puissance mystérieuse.
               - sensus abditi, Liv. 40, 21, 11 : sentiments secrets, pensées intimes
               - terrai penitus abdita (s.-ent. loca), Lucr. 6, 809 : les entrailles de la terre.
               - abdita rerum (= abditæ res), Hor. A.P. 49 : idées encore inexprimées.
               - ex abdito, Cic. Or. 79 : de provenance secrète, de source cachée. --- cf. Sen. Ben. 4, 32, 1 ; Ep. 41, 3 ; 56, 10 ; Nat. 3, 50.
               - in abdito, Sen. Ira 1, 1, 5 : en secret. --- cf. Ep. 95, 64.
        
  • abdixi : parf. de abdīco.

  • abdo, ĕre, dĭdi, dĭtum : - tr. - 1 - placer hors de, placer à l’écart de, écarter, éloigner, reléguer. - 2 - dérober aux regards, dissimuler, cacher; recouvrir (pour cacher).
               - abdere in + acc. ou in + abl. ou abl. seul.
               - abdere carros in artiores silvas, Cæs. BG. 7, 18, 3 : reléguer les chariots au plus épais des forêts.
               - copiæ ab eo loco abditæ,  Cæs. BG. 7, 79, 2 : les troupes tenues à l'écart de cet endroit.
               - se abdere in occultum, Cæs. BG. 7, 30, 1 : se retirer dans l'ombre.
               - se abdere in terram, Cic. Div. 2, 51 : se cacher dans la terre. --- cf. Mur. 89; Fam. 7, 18, 2; 13, 29, 4; Att. 9, 6, 1.
               - abdere in insulam, Tac. : reléguer dans une île.
               - se abdere in litteras, 
    Cic. Fam. 7, 33, 2 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - penitus in Thraciam se abddidit, Nep. : il se retira au fond de la Thrace.
               - abditi in tabernaculis suum fatum querebantur, Cæs. BG. 1, 39 : cachés dans leurs tentes, ils se plaignaient de leur sort.
               - se abdere litteris, 
    Cic. Arch. 12 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - abdere gladium sinu, Tac. : cacher une épée sous sa robe.
               - quasdam corporis partes abdidit natura, Cic. : la nature a soustrait à la vue certaines parties du corps.
               - hinc procul abde faces, Tibul. : éloigne d'ici les torches.
               - pedestres copias ab eo loco abdere, Cæs. : éloigner les troupes à pied de ce lieu.
               - inter sarcinas abditi, Tac. : se tenant cachés au milieu des bagages.
               - se abdere in intimam Macedoniam, Cic. Fam. 13, 29, 4 : aller se cacher au fond de la Macédoine.
               - se abdere domum : aller se cacher dans sa maison.
               - consulis corpus, quod militum pietas humi abdiderat, Flor. : le cadavre du consul, que la piété des soldats avait enterré.
               - delphini abduntur tricenis diebus, Plin. : les dauphins disparaissent pendant trente jours.
               - abdere stultitiam, Plaut. : dissimuler sa folie.
               - aliquid sub veste abditum habere, Liv. 1, 58 : avoir qqch de caché sous son vêtement.
               - reliqui sese fugæ mandarunt atque in proximas silvas abdiderunt, Cæs. BG. 1, 12 : les autres cherchèrent leur salut dans la fuite et se cachèrent dans les forêts voisines.
               - abdere caput casside, Ov. M. 8, 25 : recouvrir sa tête d'un casque. --- cf. M. 6, 599.
               - abdere rivos congestu arenæ, Tac. An. 15, 3 : dissimuler des cours d'eau avec des amoncellements de sable.
               - avec datif - lateri capulo tenus abdere ensem, Virg. En. 2 : enfoncer l'épée dans le flanc jusqu'à la garde.
               - abditus carceri, Vell. : enfermé dans un cachot.
               - pugnare cupiebant, sed retro revocanda et abdenda cupiditas erat, Liv. 2, 45, 7 : ils désiraient combattre; mais il leur fallait réprimer et cacher ce désir.
               - cf. Tac. An. 1, 11; 3, 64. 
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  • abdōmĕn, ĭnĭs, n. : 
               - arch. abdumen, Charis. 38, 9.
            1 - ventre, bas-ventre, abdomen. --- Plaut. Mil. 1398; Plaut. Curc. 2, 3, 44; Cels. 4, 1; Plin. 8, 51, 77; 11, 37, 84; Juv. 4, 107; Aus. Idyll. 10, 104. 
               - abdomina thynni, Lucil. ap. Non. 35, 22 : ventres de thon.
               - avide abdomine devorato spiritum redditit, V.-Max. : après avoir dévoré gloutonnement une tétine de truie, il expira.
               - natus abdomini suo non laudi et gloriæ, Cic. : né pour son ventre et non pour la gloire.
               - alius libidine insanit, alius abdomini servit, Sen. Ben. 7 : l'un est furieux de débauche, l'autre est esclave de son ventre.

            2 - sensualité, gourmandise, gloutonnerie.
               - 
     insaturabile abdomen, Cic. Sest. 110 : un ventre insatiable. --- cf. Pis. 41; 66; Sen. Ben. 7, 26, 4.

  • abdūco, ĕre, duxi, ductum, tr. :
               - arch. abdouco Cil 1, 30 --- impér. abduc, mais abduce Plaut. Bac. 1031; Curc. 693; Pœn. 1173, etc.; Ter. Ad. 482; Phorm. 410 --- parf. abduxti Plaut. Curc. 614.  

            1 - conduire, emmener, enlever, emporter, 
               - 
    abducere cohortes secum, Cæs. BC. 1, 15, 3 : emmener avec soi les cohortes.
               - abducere de ara, Plaut. Rud. 723 : emmener de l'autel. --- cf. Varr. Men. 11 ; Liv. 2, 56, 15 ; 23, 23, 8.
               - abducere ex ædibus, Plaut. Truc. 847. : emmener de la maison. --- cf. Cic. Verr. 1, 85 ; 5, 33; Br. 222; Liv. 5, 1, 5.
               - ab Sagunto exercitum abducere, Liv. 21, 10, 13 : emmener l'armée de Sagonte [qu'elle assiège]. --- cf. Tib. 2, 3, 61.
               - abducere familiam, Cic. Verr. 3, 57 : enlever les esclaves.
               - abducere legiones a Bruto, Cic. Phil. 10, 6 : enlever ses légions à Brutus. --- cf. Cæs. BC. 1, 9, 4.
               - navis a prædonibus abducta, Cic. Verr. 5, 125 : navire enlevé aux pirates. --- cf. Cæs. BC. 3, 23, 2.
               - abducere armenta : emmener les troupeaux (d'un autre), voler les troupeaux. --- Plin. 4, 36; Ov. H. 16, 359.
               - avec dat. abducere aliquem, aliquid alicui : enlever qqn, qqch à qqn. --- Plaut. Merc. 994 ; V.-Fl. 6,298 ; Petr. 114.
               - equitatum a consule abducere : enlever au consul sa cavalerie.
               - collegam vi de foro abducere, Liv. 2 : éloigner son collègue du forum par la force.
               - abducere in servitudinem : emmener en esclavage.
               - abducere aliquem convivam (abducere aliquem ad cænam), Ter. : emmener qqn dîner.
               - abducere caput ab ictu, Virg. En. 5, 428 : soustraire sa tête aux coups.         
               - quam ab lenone abduxti hodie, scelus viri, Plaut. Curc. : (la fille) que tu as prise chez le marchant aujourd'hui, canaille.
               - abducere se ab omnibus molestiis et angoribus, Cic. : se soustraire aux embarras et aux chagrins.
            2 détacher, détourner de (ab + abl.; ad +acc., pour mener à); distraire (d’une besogne, d’un sentiment, d’un devoir).
               - pluteos ad alia opera abduxerunt, Cæs. BC. 2, 9, 6 : on retira les mantelets pour (les employer à) d'autres ouvrages.
               - abducere aliquem a fide : détourner qqn de son devoir.
               - abducere divinationem a conjecturis, Cic. : dégager la divination des conjectures.
               - abducere artem ad quæstum, Cic. : abaisser l'art au niveau d'un métier.

               - a malis mors abducit, Cic. Tusc. 1, 83 : la mort nous détache des maux. --- cf. Div. 2, 13; Nat. 2, 45; Verr. 3, 159; Phil. 2, 44; de Or. 2, 293, etc.
               - abducere  aliquem ab negotio, Cic. Flac. 92 : détourner qqn de ses occupations. --- cf. Off. 1, 19.
               - abducere discipulum ab aliquo, Cic. Fin. 5, 75 : enlever à qqn son disciple.
               - abducere equitatum ad se, Cic. Phil. 11, 27 : amener à soi la cavalerie.
               - ne ars tanta a religionis auctoritate abduceretur ad mercedem atque quæstum, Cic. Div. 1, 92 : pour éviter qu'une science si importante s'éloignant de la majesté religieuse n'en vînt à la recherche du profit et du gain. --- cf. Clu. 89; Verr. 3, 210; Sen. Ep. 24, 16. 
               - abducere exercitum ad infestissimam Ciliciæ partem, Cic. Fam. 2, 10, 3 : conduire l'armée vers la région la plus hostile de la Cilicie.
               - ut eos nulla privati negotii cura a populorum rebus abduceret, Cic. Rep. 5, 2 : pour que nul souci d'affaires privées ne les détournât des affaires publiques.

               - abduci ut, Cic. : se laisser persuader de.
               - abduci a cogitationibus, Cic. : être distrait.
               - omnia sternet abducetque secum vetustas, Sen. Marc. 26, 6 : le temps abattra toutes choses et les emportera avec lui. --- cf. Ep. 71, 15.
            3 - prendre (une boisson), boire.
               - potio datur abducenda, Scrib. : on donne une potion à prendre.
            4 - enterrer, ensevelir.
               - uxorem abducere, Inscr. : ensevelir sa femme.

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  • abductĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'emmener (une femmme). --- Dar. 4. - 2 - expulsion. --- C.-Aur. 5, 1, 1. - 3 captivité. --- Ambros. Psalm. 98, etc. 4 retraite, solitude. --- Vulg. Sir. 38, 20.
     
  • abductus, a, um : part. passé de abduco; éloigné.
               - bos abductus aratro, Claud. : bœuf éloigné de la charrue.
               - abducti montes, V.-Fl. : montagnes qui disparaissent.
               - abducto intus visu, Plin. : nos regards se concentrant sur nous-mêmes.

  • abdūmĕn, ĭnĭs, n.  : arch. c. abdomen.

  • abduxi : parf. de abduco.

  • abduxti (Plaut.) = abduxisti : v. abduco.

  • Abeatæ, ārum, m. : les habitants d'Abéa (en Achaïe). --- Plin. 4, 22.

  • ăbĕcĕdārĭum, ĭi, n. : alphabet.

  • ăbĕcĕdārĭus, a, um : abécédaire, alphabétique. --- Eccl.
               - ăbĕcĕdārĭus, ĭi, m. : celui qui en est à l'alphabet. --- Eccl.
               - abecedarium : l'a b c. --- Eccl.

  • ăbēgi : parf. de abigo.

  • Ăbēl, indécl. (Ăbēl, Ăbēlis; Ăbēlus, i) m. : Abel (fils d'Adam). --- Eccl.
               - Ăbēlicus, a, um : d'Abel. --- Myth. 3, 6, 15.

  • Ăbella (Ăvella), æ, f. ou Ăbellæ, ārum, f. : Abella (ville de Campanie, où abondaient les noisetiers).
               - Ăbellāni, ōrum, m. : habitants d'Abella. --- Just. 20, 1, 13.

  • ăbellāna (ăbellina, ăvellāna), æ, f. : aveline, noisette.
               - avellana nux : *la noisette d'Abella*, aveline, noisette.

  • Ăbellāni, ōrum, m. : v. Abella.

  • Abellīnās, ātis, m. : habitant d'Abellinum. --- Plin. 3, 105.

  • Ăbellīnum, i, n. : Abellinum (ville du Samnium). --- Plin, 3, 63.
               - Ăbellīnus, a, um : d'Abellinum. --- P.-Nol. Carm. 20, 68.

  • ăbĕmĭto, impér. de abemo, inusité : qu'il emporte. --- P. Fest. 4, 18.

  • abēna (habena), æ, f. : courroie, lanière, bride, rênes. 

  • Abentinus (mons), i, m. : le mont Aventin.

  • ăbĕo, īre, īvī (ĭī), ĭtum, intr. :
               - impér. abei Cil. 1, 1007, 8 --- abin = abisne, Plaut., Ter. --- le parf abivi ne se trouve nulle part; les formes sync. abi, abit se trouvent en poésie; l'inf. abisse est presque de règle.
            1 - s'en aller.
               - abire ex eorum agris, Cic. Verr. 3, 79 : s'en aller de leurs terres.
               - abire ex conspectu, Cæs. BG. 6, 43, 5 : s'éloigner de la vue.
               - abire ab his locis, Plaut. Men. 553  : s'éloigner de ces lieux.
               - abire ab urbe, Liv. 36, 3, 3 : s'éloigner de la ville.
               - abire ab aliquo, Plaut. Cap. 487 : s'éloigner de qqn, quitter qqn.
               - cf. Plaut. Mil. 1084 ;Ter. Eun. 791 ; Cic. Verr. 2, 54 ; Flac. 50 ; Liv. 28, 24, 8.
               - abire ab oculis, Plaut. Trin. 989 : s'éloigner des regards.
               - cf. Plaut. Cas. 302 ; Truc. 477 ; Sen. Ep. 36, 10.
               - quia te illinc abisse constabat, Cic. : parce que je savais que tu n'étais pas là.
               - abibitur : on s'en ira.
               - abire cubitum : aller se coucher.
               - abi in malam crucem (abi in malam rem) : va-t-en au diable, va te faire pendre.
               - cf. Plaut., Ter.; Cic. Phil. 13, 48.
               - (Catilina) abiit, excessit, evasit, erupit, Cic. Cat. 2 : le voilà (Catilina) parti, il est loin, il s'est échappé, il a brisé (ses chaînes).
               - abire ab aliquo, Ter. : sortir de chez qqn.
               - abire exsulatum (abire in exsilium), Liv. : partir pour l'exil.
            2 - poét. pénétrer dans, s'enfoncer dans.
               - in corpus abire, Lucr. 4, 1111 : s'enfoncer dans le corps
               - cf. Virg. En. 9, 695; Stat. Th. 8, 495 ; 11, 631.
            3 - s'en aller, disparaître.
               - abiit ille annus, Cic. Sest. 71 : cette année-là s'écoula. --- cf. Cæl. 74 ; Mur. 7 ; etc.
               - illa mea... abierunt, Cic. Fam. 9, 20, l : mes propos d'autrefois... s'en sont allés.
               - sensus abiit, Cic. Tusc. 1, 109 : le sentiment a disparu. --- cf. Fam. 14, 1, 3 ; Att. 41, 10, 2 ; Liv. 2, 4, 2.
            4 - sortir (d'une fonction, de la vie), partir d'une idée.
               - abire honore, Suet. : quitter une charge.
               - magistratu abire : quitter une magistrature, sortir de charge.
               - abire e vita : mourir.
               - qui abierunt hinc, Plaut. : ceux qui ont quitté la terre.
               - illuc, unde abii, redeo, Hor. : je reviens au point d'où je suis parti.
            5 - s'écarter de, abandonner.
               - abire incepto, Tac. : s'écarter de son sujet.
               - abeo a sensibus, Cic. : j'en finis avec les sens (je quitte ce sujet).
               - abire impune : s'en aller impuni, rester impuni.
               - abire ab jure : s’éloigner du droit, violer le droit.
               - ne longius abeam, Cic. Fin. 2, 96 : pour ne pas faire une trop longue digression. --- cf. Rep. 3, 38 ; Cæc. 95 , etc. 
               - quid ad istas ineptias abis? Amer. 47 : pourquoi t'écartes-tu de ton sujet pour dire de pareilles sornettes?
            6 - passer d'un état à un autre. 
               - ad deos abiit Hercules, Cic. : Hercule est passé au rang des dieux.
               - abire pro ludibrio in ora virūm (= virorum), Liv. : devenir la risée du monde.
               - abire in somnum, Lucr. : s'endormir.
            7 - s'écouler, s'éloigner, passer.
               - tota abit hora, Hor. : une heure entière s'écoule.
               - nausea jamne abiit? Cic. : le dégoût est-il passé?
               - pallor abiit, Ov. : la pâleur a disparu.
            8 - se changer en, passer à, aboutir à, se passer.
               - abire in aliquam rem : se transformer en qqch.
               - in villos abeunt vestes, Ov. : ses vêtements se changent en poils.
               - oppidum abiit in villam, Plin. : la ville n'est plus qu'une villa.
               - abibunt in vanum monentium verba, Sen. Ep. 94, 17 : les conseils s'en iront en fumée.
               - mirabar hoc si sic abiret, Ter. : je m'étonnais que la chose prît cette tournure.
               - non, non hoc sic abibit, Catul. 14, 16 : non, la chose ne se passera pas ainsi.
            9 - se propager, s'étendre.
               - longius nefas abiit, Ov. : le mal se répandit au loin.
          10 - échapper à (dans une vente).
               - ne res abiret ab eo, Cic. : de peur que la chose ne lui échappât (par une surenchère).
          11 - baisser, diminuer.
               - ut reditus agrorum sic etiam pretium retro abiit, Plin. Ep. 3, 19 : le rendement des terres a diminué tout comme leur prix.
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  • Ăbĕōna, æ, f. [abeo] : Abéona (déesse romaine qui présidait au départ, déesse des voyageurs, notamment des enfants qui quittent le foyer pour la première fois). --- Aug. Civ. 4, 21.
               - Abeona <> Adeona.

  • ăbĕquĭto, āre, āvi : - intr. - partir à cheval, s'éloigner à cheval. --- Liv. 24, 31, 10.

  • ăbercĕo : c. abarceo.

  • ăbĕram : imparf. de absum.

  • ăbĕro : fut. simple de absum.

  • ăberrātĭo, ōnis, f. : éloignement, fuite, évasion, diversion. --- Cic. Att. 12, 38, 3; Fam. 15, 18, 1.
               - a molestiis nullam aberrationem habere, Cic. : n'avoir aucune distraction à ses ennuis.

  • ăberro, āre, āvi, ātum : - intr. -
            1 - s'écarter du chemin, errer loin de, s’éloigner, s’égarer, se fourvoyer.
               - aberrare ab aliqua re : s’écarter de qqch.
               - aberrare a præscriptione, Cic. : s'écarter d'une prescription.

               - aberrantes ex agmine naves, Liv. 37, 13, 1 : des navires allant à l'aventure loin du gros de la flotte.
               - qui pecore aberrasset, Liv. 41, 13, 2 : [un taureau] qui errait égaré loin de son troupeau.
               - aberrare verbo, Cic. : se tromper sur un mot.
               - aberrare conjecturā, Cic. Nat. 1, 100 : s’égarer dans ses conjectures. --- cf. Att. 14, 22 ; Har. 23.
               - artificem ne in melius quidem sinas aberrare, Plin. Ep. 4 : ne souffre pas que le peintre s'écarte de l'original, même pour l'embellir.
               - aberrare ad alia, Cic. Off. 1, 135 : s’égarer sur d’autres idées.
               - puer inter homines aberravit a patre, Plaut. Men. 31 : l'enfant s'égara au milieu des hommes loin de son père.
            2 se distraire, faire diversion.
               - nullo modo a miseria aberrare possum, Cic. Luc. 140 : je ne puis en aucune façon me distraire de mes peines.
               - absol. ego hic scribendo dies totos nihil equidem levor, sed tamen aberro, Cic. Att. 12, 38, 1 : en passant ici toutes mes journées à écrire, je ne me sens nullement consolé, mais je me distrais de mes pensées pénibles.
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  • ăbĕs, ind. prés. ou impér. 2° pers. de absum.

  • Abesamis, ĭdos, f. : Abésamis (ville de l'Arabie Heureuse). --- Plin.

  • Abessālōn : c. Absalon.

  • ăbesse : inf. prés. de absum.

  • abforem : subj. imparf. de absum.

  • Abgar et Abgarus, i, m., nom de plusieurs rois. --- Eccl.
     
               - Acbarus Tac. An. 12, 12 (Ἄκϐαρος Appien).

  • abgrĕgo, āre : - tr. - séparer du troupeau. --- P. Fest. 23, 7.

  • ăbhĭbĕo, ēre : - tr. - éloigner. --- *Pl. Trin. 263.

  • ăbhĭĕmat, impers. : il fait un temps d'hiver. --- *Plin. 18, 354.

  • ăbhinc, adv. : 
            1 d'ici, de cet endroit. 
               - aufer abhinc lacrimas, Lucr. 3, 953 : chasse tes larmes loin d'ici.
            2 - à partir de maintenant, à partir de ce moment, depuis, jusqu'à ce jour. 
               - avec acc. hoc factumst ferme abhinc biennium, Plaut. Bac. 388 : cela s'est passé il y a maintenant deux ans environ.
               - cf. Plaut. Cas. 39 ; Ter. And. 69 ; Hec. 822, etc. ; Cic. Com. 37.
               - Demosthenes abhinc annos prope trecentos fuit : Démosthène a existé il y a près de trois cents ans.
               - Demosthenes quidem, qui abhinc annos prope trecentos fuit, jam tum ϕιλιππίζειν Pythiam dicebat, id est quasi cum Philippo facere, Cic. Div. 2, 118 : Démosthène, qui vivait il y a maintenant près de trois cents ans, disait déjà que la Pythie philippisait, c'est-à-dire qu'elle était favorable à Philippe. 
               - horum pater abhinc duos et viginti annos mortuus est, Cic. 2, 2, 25 : il y a vingt et deux ans que leur père est mort. 
               - quaestor fuisti abhinc annos quattuordecim, Cic. 2, 1, 34 : tu as été questeur il y a quatorze ans.
               - avec abl. abhinc annis quindecim, Cic. Com. 37 : il y a quinze ans maintenant.
               - comitiis jam abhinc triginta diebus factis, Cic. Verr. 2, 130 : les comices s'étant tenus il y a trente jours. --- Cic. Att. 12, 17 ; Gell. 1, 10, 2.
            3 - désormais.
               - inde abhinc, Pacuv. 21 : désormais.

  • ăbhorrens, entis : part. prés. de abhorreo. - 1 - éloigné de, contraire à. - 2 - déplacé, inopportun, inconciliable (avec qqch, alicui rei).
               - lacrimæ abhorrentes, Liv. : larmes déplacées.
               - abhorrens alicui rei, Liv. : qui contraste avec qqch.
               - huic profectioni abhorrens mos, Liv. 2, 14, 1 : coutume qui jure avec ce départ.

  • ăbhorrĕo, ēre, horrŭi : - intr. avec ab + abl. ou avec abl. seul -
            1 - s'éloigner avec horreur, éprouver de l’horreur, avoir de l’aversion pour, avoir de la répugnance pour, détester, fuir, éviter.
               - abhorret a scribendo animus, Cic. Att. 2, 6 : mon esprit se refuse à écrire.
               - abhorrere ab re uxoria, Ter. And. 829 : n'avoir aucun penchant pour le mariage.
               - abhorreant talibus vitiis, Cic. Fat. 4, 8 : qu'ils fuient de tels vices.
               - avec l'acc. - omnes illum abhorrebant, Cic. Clu. 41 : tous l'évitaient avec effroi.
               - pumilos abhorrebat, Suet. Aug. 83 : il avait horreur des nains. --- 
    id. Galb. 4; Vit. 10.
            2 - s'éloigner de, différer de; 
    ne pas s'accorder avec, être étranger à, être incompatible avec, répugner à; être exempt de, être à l'abri de. 
               - temeritas non procul abhorret ab insania, Cic. Am. 24, 68 : l'irréflexion diffère peu de la folie.
               - abhorrere a ceterorum consilio, Nep. Milt. 3, 5 : s'écarter de l'avis des autres. 

               - ab aliqua re abhorrere : être éloigné de qqch, être étranger à qqch.
               - abhorrere debet a suspicione, Cic. C
    æl. 4 : il doit être à l'abri du soupçon.
               - ab eo tantum facinus non abhorret, Cic. : un si grand forfait n'est pas étranger à son caractère.
               - adsentiris mihi nostram 
    ætatem a castris, præsertim civilibus, abhorrere, Cic. Att. 14, 19, 1 : vous pensez comme moi que la guerre, la guerre civile surtout, ne va pas à mon âge.
               - genus dicendi, quod a consuetudine judiciorum abhorret, Cic. Arch. 3 : une façon de parler incompatible avec l'usage des tribunaux.
               - hoc tantum facinus ab eo non abhorret, Cic. Clu. 167 : ce si grand crime n'est pas incompatible avec sa nature.
               - res abhorret a fide, Liv. 9, 36 : le fait est incroyable.
               - qui terror a Fabio abhorret, Liv. 10, 3 : cet affolement est inadmissible de la part de Fabius.
               - orationes abhorrent inter se, Liv. 38, 56, 5 : les discours sont contradictoires entre eux.
               - abhorrens os ab Latinorum nominum prolatione, Liv. 22, 13 : bouche qui répugne à prononcer les mots latins.
               - abhorrebat ab fide quemquam... intraturum, Liv. 9, 36, 6 : on répugnait à croire que quelqu'un entrerait. --- cf Suet. Cal. 12.
               - avec le dat. - huic pacatæ profectioni abhorrens mos, Liv. : coutume qui ne s'accorde pas avec ce paisible départ.
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  • ăbhorresco, ĕre : - tr. et intr. - se détourner de. --- Eccl.

  • ăbhorrĭdē, adv. : d'une manière choquante. --- Charis. 57, 5.
               - (Lebaigue P. 4-6).

  • ăbī : impér. prés. de abeo. (il s'emploie souvent comme adverbe ou comme interjection).
               - abi, ludis me, Plaut. : allons donc! tu te moques de moi.
               - non es avarus; abi, Hor. : tu n'es pas avare; soit.

  • ăbĭbĭtur, inf. fut. impers. : on s'en ira. --- Plaut. Merc. 776 ; cf. Liv. 9,32, 6; 24, 19, 7.

  • ăbĭcĭo : c. abjicio.

  • ăbīdum [abi + dum] : va-t-en donc. --- Ter. Haut. 249.

  • ăbĭĕgĭnĕus, ăbĭēgnĕus et ăbĭēgnĭus, a, um : c. abiegnus. --- CIL 1, 577.

  • ăbĭēgnus, a, um [abies] : de sapin.
               - abiegnus equus, Prop. 3, 1, 25 : le cheval de Troie.

  • ăbĭens, ĕuntis : part. prés. de abeo.

  • ăbĭēs, ĕtis, f. : 
            1 - sapin (arbre). --- Cæs. BG. 5, 12, 5.
            2 - objet en sapin.
               - tablettes à écrire. --- Plaut. Pers. 248
               - vaisseau. --- Virg. En. 8, 91
               - lance. --- Virg. En. 11, 667.

  • ăbĭĕtārĭus, a, um : de sapin. --- P. Fest. 27, 11.
               - abietarius, ii, m. : ouvrier qui travaille le sapin, menuisier. --- Vulg.

  • ăbĭga, æ, f. : l'ive musquée, l'ivette (herbe abortive : quia partum abigit). --- Plin. 24, 29.

  • Abigail, indécl. f. : Abigaïl (femme de David).

  • ăbĭgĕātŏr, ōris, m. : voleur de bestiaux. --- Paul. Sent. 5, 18, 1.

  • ăbĭgĕātŭs, ūs, m. : vol de bestiaux. --- Dig.

  • ăbĭgĕo, āre [ab, ago] : - tr. - détourner, enlever [le bétail]. --- Cypr. Ep. 71, 2.

  • ăbĭgĕus, i, m. : voleur de bestiaux. --- Ulp. Dig. 47, 14, 1.

  • ăbĭgo, ĕre, ēgi, actum [ab + ago] : - tr. -
            1 pousser loin de, chasser.
               - abigere aliquem ab ædibus, Plaut. Amp. 979 : repousser qqn de la maison. --- cf. Liv. 2, 37, 9; 8, 14, 8.
               - puer, abige muscas, Cic. de Or, 2, 247 : esclave, chasse les mouches. --- cf. Tusc. 1, 104.  
            2 pousser devant soi un troupeau pour le détourner, emmener, détourner, voler.
               - Cic. Verr. 1, 28 ; 3, 57 ; Liv. 2, 23, 5 ; 28, 8,10 ; 39, 47, 2, etc.  
            3 expulser [le fœtus avant terme].
               - partum (fetum) abigere : expulser le fœtus, faire avorter, avorter.
               - Cic. Clu. 32; Plin. 14, 116; Tac. An. 14, 63; Suet. Dom. 22.
            4 fig. chasser, faire disparaître, dissiper [fatigue, désirs, soucis]. --- Plaut. Merc. 113; Sen. Ep. 65, 15; Hor. Ep. 1, 15, 19.
               - medio jam noctis abactæ curriculo, Virg. En. 8, 407 : au moment où la nuit qui s'en va est au milieu de sa course. 
               - abigere morsus, Plin. 20, 19 : guérir les morsures. --- Plin. 25, 106; 30, 30.       
               - voir abactus.
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  • abii :
            1 - ăbĭi : parf. de abeo.
            2 - Abii, ōrum, m. : les Abiens (peuple scythe). --- Curt. 7, 6, 11.

  • Abĭla, æ, f. : - 1 ville de Syrie. --- Anton. 198. - 2 montagne de Mauritanie. --- Mel. 1, 27.

  • Abĭlēni, ōrum, m. : habitants d'Abila. --- CIL 3, 199.

  • Abimelech, m., indécl. : nom de plusieurs rois. --- Eccl.

  • ăbin' = abisne : v. abeo.

  • ăbinde : c. inde --- Comm. Apol. 330 ; P.-Nol. Ep. 6, 2.

  • ăbintus, adv. : de l'intérieur. --- Lat. tardif.

  • ăbinvĭcem : c. invicem. --- Vulg. Mat. 25, 32; Cypr. Ep. 63, 9.

  • Abiron, indécl. m. : Abiron (lévite qui se révolta contre Moïse). --- Vulg.

  • ăbistinc : c. istinc. --- *Querol. 9, 1.

  • Abītācus : v. Avitacus.

  • Abitinæ, ārum, f. : ville d'Afrique. --- Aug. Bapt. 7, 54
               - Abitinensis, e : d'Abitinæ.

  • ăbĭtĭo, ōnis, f. (= abitus) : départ. --- Plaut. Rud. 503; Ter. Haut. 190.
               - abitio = mors : la mort. --- Gloss. ap. Paul. ex Fest. p. 380, 9.

  • ăbīto (abæto), ĕre : s'en aller.

  • ăbĭtŭs, ūs, m. : - 1 - départ, éloignement. --- Plaut. Amp. 641; Cic. Verr. 3, 125. - 2 - issue, sortie. --- Virg. En. 9, 380; Tac. An. 14, 37.

  • abjēci : parf. de abjicio.

  • abjectē, adv. : d'une manière basse, bassement, lâchement.
               - in dolore est providendum, ne quid abjecte faciamus, Cic. Tusc. 2, 23, 55 : quand on souffre on doit veiller à ne rien faire de lâche.
               - quo sordidius et abjectius nati sunt... eo... Tac. Or. 8 : plus l'origine de ces deux orateurs est basse et abjecte, plus...
               - abjectissime. --- lat. tardif.

  • abjectĭo, ōnis, f. : - 1 - action de rejeter, de laisser tomber. --- C.-Aur. Acut. 2, 10, 59. - 2 - abattement, découragement. --- Cic. Pis. 88.

  • abjectus, a, um : part.-adj. de abjicio. - 1 - jeté, rejeté, mis de côté. - 2 - jeté à bas, abattu, sans courage. --- Cic. Læl. 59; Clu. 68 ; Phil. 13, 17 ; Tusc. 3, 26, etc. - 3 - abject, vil, bas, humble, commun. --- Cic. Dej. 30; Phil. 2, 82; Mil. 47; Off. 1, 124. - 4 - rhét. plat, banal. --- Cic. Br. 221 ; de Or. 3, 150 ; Or. 192.
               - abjectior animus, Cic. : âme découragée.
               - abjectissimus quisque animus, Quint. : les âmes les plus basses.

  • abjĭcĭo (ăbĭcĭo), ĕre (ăbĭcĕre), abjēci, abjectum [ab + jacio] : - tr. -
               - meilleure orth. abicio.
               - [idée de séparation, d'éloignement]
            1 jeter loin de soi. --- Cic. Dej. 29 ; Tusc. 2, 54 ; Mur. 45.
               - pilis abjectis temere magis quam, emissis, Liv. 2, 46, 3 : jetant loin d'eux leurs javelots au hasard plutôt que les lançant.
            2 - fig. abandonner, laisser là [un espoir, un projet, une affaire]. --- Cic. Fam. 4, 7, 2; Cat. 2, 14; Mur 45.
               - abjicere dolorem, Cic. Tusc. 3, 66 : chasser la douleur.
               - abjecta omni cunctatione, Cic. Off. 1, 72 : ayant banni (rejeté) toute hésitation.
               - abjicere salutem, Cic. Planc. 79 : abandonner le souci de sa conservation.   
               - abjicere gloriam, Cic. : renoncer à la gloire.
               - rei familiaris curam abjicere : laisser son bien à l'abandon.
               - si Catilina consilium belli faciendi abiecerit, Cic. : si Catilina renonce à son idée de faire la guerre.
               - odor abiecti in via cadaveris, Suet. : l'odeur d'un cadavre abandonné sur la route.

               - [idée d'abaissement]
            3 - jeter en bas, jeter à terre, rejeter [de haut en bas].
               - de suo capite insigne regium, Cic. Sest. 58 : rejeter de sa tête le diadème.
               - insignibus abjectis, Cic. Planc. 98 : ayant jeté à terre ses insignes.
               - statua abjecta, Cic. Verr. 2, 160 : la statue une fois abattue.
               - abjicere anulum in mari, Cic. Fin. 5, 92 : jeter en mer son anneau.
               - se abjicere in herba, Cic. de Or. 1, 28 : se jeter dans l'herbe
               - e muro se abjicere in mare, Cic. Tusc. 1, 84 : se jeter du haut d'un mur dans la mer. 
               - hæc abjicienda est, Ter. : il faut se débarrasser d'elle.
               - si te uret sarcina, abicito, Hor. Ep. 1, 13, 7 : si ton fardeau vient à te peser, jette-le.
               - se abiecit exanimatus, Cic. : il tomba sans connaissance.

            4 - abattre, terrasser.
               - feriuntur, abjiciuntur, Cic. Tusc. 2, 36 : ils se frappent, se terrassent.
               - luctator ter abjectus, Sen. Ben. 5, 3, 1 : le lutteur terrassé trois fois.
               - abjicere belluam, Cic. : terrasser une bête.
               - natura animantes abjecit, Cic. : la nature a courbé les animaux vers la terre.

               - ad terram virgis abjectus, Cic. Verr. 5, 140 : abattu sur le sol à coups de verges.
               - se abjicere, Cic. Sest. 79 : se laisser tomber à terre.
               - se abjicere ad pedes alicui ou se abjicere ad pedes alicujus : se jeter aux pieds de qqn. --- Cic. Att. 8, 9, 1 ; 4, 2, 4 ; Fam. 4, 4, 3.
               - ego me plurimis pro te supplicem abjeci, Cic. Mil. 100 : moi, je me suis jeté pour toi en suppliant aux pieds d'une foule de personnes.   
            5 abattre [au sens moral].
               - mæror mentes abjicit, Sen. Clem. 2, 5, 5 : l'affliction abat [déprime] l'esprit.
               - qui doloris speciem ferre non possunt, abjiciunt se, Cic. Tusc. 2, 54 : ceux qui ne supportent pas la vue de la douleur se laissent abattre.
               - surtout part. abjectus : abattu. --- Cic. Cat. 3, 10; 4, 3; Dom. 25.  
            6 abaisser, ravaler.  
               - hæc tu quamlibet abjice elevaque, Catul. 24 : ravale ou dénigre à ton gré ce problème.
               - hic annus senatus auctoritatem abjecit, Cic. Att. 1, 18 : cette année a avili l'autorité du Sénat. ---  cf. Cic.  Tusc. 5, 18; id. de Or. 3, 26, 104.
               - abjiciet agros, Phædr. 4, 5 : elle vendra ses terres à vil prix.
               - augendis rebus et contra abjiciendis, Cic. Or. 127 : en grossissant ou au contraire en affaiblissant les faits. --- cf. Tusc. 5, 51; Sull. 65; Verr. 3, 95.
               - abjicere suas cogitationes in rem humilem, Cic. Læl. 32 : ravaler ses pensées à un objet terre à terre. --- cf Par. 14.    
            7 - en parl. du débit ou du style laisser échapper négligemment, laisser tomber. --- Cic. de Or, 3, 102 ; Or. 199.    
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  • abjūdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - refuser par un jugement, enlever par un jugement.
               - abjudicare Alexandriam a populo Romano, Cic. Agr. 2, 43 : par son jugement enlever Alexandrie au peuple romain.
               - ob injuriam agri abjudicati, Liv. 4, 1, 4 : à cause du jugement injuste qui ne leur avait pas attribué le territoire.
               - abjudicata a me modo est Palæstra, Plaut. Rud. 1283 : une décision de justice m'a enlevé à l'instant Palestra.
            2 - ôter, enlever.
               - me a vita abjudicabo, Plaut. As. 607 : je m'ôterai la vie.
               - abjudicare aliquid ab aliquo, Cic. Verr. 1, 4 : dénier qqch à qqn.
               - sibi abjudicare libertatem, Cic. Cæc. 99 : se dénier la qualité d'homme libre.
               - numquam abjudicabit ab suo triobolum, Plaut. Rud. 1039 : jamais il n'ôtera, par sa sentence, une obole à un de ses gens. 
        
  • abjŭgassĕre :  v. abjugo. 

  • abjŭgo, āre : - tr. - détacher du joug; éloigner, séparer.
               - quæ res te ab stabulis abjugat ? Pac. ap. Non. 73, 22 : qu'est-ce qui t'éloigne de l'étable ?
               - abjugassere  inf. fut. --- Gloss. 2, 3, 41.

     
  • abjunctus, a, um : part. de abjungo
               - n. subst. abjunctum : expression concise. --- Carm. Fig. 55.
               - abjunctæ comæ mea fata sorores lugebant, Catul. 66, 51 : les autres tresses, vos compagnes, auxquelles je venais d'être ravie, pleuraient ma destinée.
               - maxime quod abjuncto Labieno ... vehementer timebat, Cæs. BG. 7, 56 : surtout parce qu'il craignait vivement pour Labiénus, dont il était séparé.

  • abjungo, ĕre, junxi, junctum : - tr. - 1 - détacher du joug; d'où dételer, découpler. --- Virg. G. 3, 518. - 2 - séparer, éloigner. --- Cæs. BG. 7, 56, 2.
               - se ab hoc dicendi genere abjungere, Cic. Att. 2, 1, 3 : s'abstenir de ce genre d'éloquence.
               - it tristis arator mæ rentem abjungens fraterna morte juvencum, Virg. G. 3, 518 : le laboureur s'en va, tout triste, dételer l'autre boeuf affligé de la mort de son frère.
               - voir abjunctus.

  • abjūrassit : v. abjuro.

  • abjūrātĭo, ōnis, f. : négation d'un dépot. --- Isid. 5, 26.

  • abjūrātŏr, ōris, m. : qui nie un dépôt avec parjure. --- Cass. Var. 11, 3.

  • abjurgo, āre : - tr. - refuser par jugement, adjuger à un autre. --- Hyg. Fab. 107.

  • abjūro, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - nier avec un faux serment. - 2 - abjurer (une croyance). --- Ennod.; Eccl.
               - arch. abjurassit (= abjuraverit), Plaut. Pers. 478.
               - pecuniam abjurare, Plaut. Rud. 14 : nier une dette par serment.
               - abjuratæ rapinæ, Virg. En. 8, 263 : les vols qu'il avait niés.
               - nec metuo, quibus credidi hodie ne quis mihi in jure abjurassit, Plaut. Pers. 478 : et je ne crains pas que l'un de ceux en qui j'ai fait confiance aujourd'hui  nie (sa dette) en justice. ---  
    cf. Curc. 496; Sall. C. 25, 4; Cic. Att. 1, 8, 3.

  •  ablactātĭo, ōnis, f. : sevrage. --- Vulg. Gen. 21, 8.  

  • ablacto, āre, āvi, ātum : - tr. - sevrer. --- Eccl.

  • ablăcŭo : v. ablaqueo.

  • ablăquĕātĭo, ōnis, f. : - 1 déchaussement (dégagement des racines). --- Col. 4, 4, 2; 4, 8, 2; 5, 10, 17, etc. ; Plin. 17, 194 ; 17, 246. - 2 - fossé (creusé autour des arbres). --- Col. Arb. 24.

  • ablăquĕo, āre, āvi, ātum : - tr. - déchausser (pour dégager les racines). --- Cato, Agr. 5, 8 ; 29, etc. ; Col. 5, 9, 12; 11, 2, 40, etc.; Plin. 17, 259. 
               - ablacuo. --- Varr. R, 1, 29, 1.
               - ablaqueato prius non alte, Cato, Arb. 36 : après avoir déchaussé modérément les racines.

  • ablātĭo, ōnis, f. [aufero] : action d'enlever. --- Eccl.

  • ablātīvus (casus), i, m. : l'ablatif. --- Quint. 1, 4, 26; 7, 9, 10, etc., cf. Diom. 302, 4.
               - adj. ablātīvus, a, um : qui gouverne l'ablatif. --- Isid 1, 13, 1.

  •  ablātŏr, ōris, m. : ravisseur. --- Eccl.

  • ablātus, a, um : part. passé de aufero

  • ablēgātĭo, ōnis, f. : - 1 action de faire partir loin de, d'éloigner. --- Liv. 6, 39, 7. - 2 - bannissement, relégation. --- Plin, 7, 149.


  • ablegmĭna, um, n. [ab + lego] : parties des entrailles mises à part pour être offertes aux dieux. --- P. Fest. 21, 7.

  • ablēgo, āre, āvi, ātum : - tr. - envoyer loin de, écarter de, éloigner de, reléguer.
               - ablegare peregre, Plaut. : envoyer en pays étranger.
               - hoc a fratris adventu me ablegat, Cic. Att. 2, 18, 3 : cette circonstance m'empêche d'assister à l'arrivée de mon frère.
               - pueros venatum ablegavit, Liv. 1, 35, 2 : envoyer au loin les enfants chasser.
               - dimisso atque ablegato consilio, Cic. Verr. 2, 73 : le conseil étant congédié et écarté. --- cf. Verr. 2, 74; 2, 79; 5, 82.

  • ablepsĭa, æ, f. : inattention, distraction. --- Serv. En. 7, 647 ; [en grec dans Suet. Cl. 39].
               - gr. ἀϐλεψία --- βλέπω : voir, regarder.

  • ablĕvo, āre : - tr. - alléger, soulager. ---Ambr. Ep. 68, 3.

  • ablĭgurrĭo, īre, īvi (ĭi) : - tr. - 1 - lécher (pour faire disparaître), déguster. --- Arn. Nat. 7, 3. - 2 - dissiper, dilapider, consumer, manger (son bien). --- Ter. Eun. 235.

  • ablĭgurrītĭo, ōnis, f. : action de dissiper. --- Capit. Macr. 15, 2.

  • ablĭgurrītŏr, ōris, m. : dissipateur, mangeur (au fig.). --- Ambr. Ep. 45, 10.

  • ablingo, ĕre : - tr. - humecter, bassiner [les yeux]. --- M.-Emp. 8.

  • ablŏco, āre : - tr. - céder en location, louer. --- Suet. Vit. 8.

  • ablūdo, ĕre : - intr. - 1 ne pas s'accorder avec (cf. ἀπάδειν). - 2 fig. s'éloigner de, être différent de.
               - hæc a te non multum abludit imago, Hor. S. 2, 3, 320 : cet apologue n'est pas beaucoup différent de ta situation (cette fable s'accorde assez bien avec ta situation).

  • ablŭo, ĕre, lŭi, lūtum : - tr. -
            1 enlever en lavant, laver [sang, sueur]. --- Virg. En. 9, 818; Sen. Ep. 86, 11 ; Tac. H. 3, 32.
               - abluere maculas a veste, Plin. : enlever une tache d'un vêtement.
               - Ulixi pedes abluere, Cic. Tusc. 5, 46 : laver les pieds d'Ulysse.
               - t. relig. abluere : purifier par ablution. --- Virg. En. 2, 719
               - vorticibus caput abluet, Juv. 6, 524 : elle baignera sa tête dans les tourbillons du fleuve (pour se purifier).
            2 - laver, effacer, faire disparaître.
               - perturbatio animi abluatur, Cic. Tusc. 4, 28, 60 : que le trouble de son esprit disparaisse. 
               - sitis abluitur, Lucr. 4, 875 : la soif est étanchée.
               - terra sibi abluit umbras, Lucr. 4, 378 : la terre se dégage des ténèbres.
               - maculam veteris industriæ abluerat, Plin. Ep. 3, 7, 3 : il avait effacé les taches de ses premières intrigues.
            3 effacer une souillure, purifier par le baptême. --- Cod. Th. 19, 6, 4;  Eccl.    
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  • ablūtĭo, ōnis, f. : - 1 - lavage, nettoyage. ---- Plin. 17, 74. - 2 - ablution, purification. --- Eccl.

  • ablūtŏr, ōris, m. : celui qui lave, celui qui purifie. --- Tert. Marc. 3, 221.

  • ablūtus, a, um : part. passé de abluo.

  • ablŭvĭo, ōnis, f. : érosion (provoquée par l'eau), enlèvement de terres par l'eau. --- Grom. 124, 1 ; 150, 27.

  • ablŭvĭum, ĭi, n. : déluge, inondation. --- Laber. d. Gell. 16, 7, 1.

  • abmātertĕra, æ, f. : sœur de la trisaïeule. ---  Dig. 38, 10, 3.

  • abnăto, āre : - intr. - se sauver à la nage. --- Stat. Ach. 1, 382.

  • abnĕgātĭo, ōnis, f. : - 1 dénégation. --- Arn. 1, 32. - 2 - négation (t. de gram.) --- [décad.].

  • abnĕgātīvus, a, um : négatif. --- Prisc. 15, 32.

  • abnĕgātŏr, ōris, m. : celui qui nie. --- Tert. Fug. 12.

  • abnĕgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - refuser catégoriquement. --- Hor. O. 1, 35, 22. - 2 - renier (un dépôt). --- Sen. Ben. 4, 26, 3; Plin. Ep. 10, 96, 7; Juv. 13, 94.
               - aliquid alicui abnegare : refuser qqch à qqn.
               - rex tibi conjugium abnegat, Virg. En. 7, 424 : le roi te refuse la main de sa fille.
               - quidquid cum diis pepigisset abnegare, Lact. 1, 10 : nier tous les engagements qu'il avait pris avec les dieux.
               - ne depositum appellati abnegarent, Plin. Ep. 10, 95 : (s'engager) à ne pas nier un dépôt devant le juge.
               - abnegare + inf. : se refuser à, refuser de. 
    --- Virg. G. 3, 456 ; En. 2, 637.
               - abnegat exsilium pati, Virg. En. 2, 637 : il refuse de supporter l'exil.

  • abnĕpōs, ōtis, m. : arrière-petit-fils (4e degré). --- Dig. 38, 10, 1, 6 ; Suet. Tib. 3

  • abneptis, is, f. : arrière-petite-fille. --- Suet. Ner. 35.

  • Abner, m. (indécl.) : Abner (général de Saül, puis de David). --- Bibl.

  • Abnŏba, æ, f. : l'Abnoba (mont de Germanie). --- Plin. 4, 79 ; Tac. G. 1.
               - mons Abnoba : le mont Abnoba.

  • abnocto, āre : - intr. - passer la nuit hors de chez soi, découcher. --- Sen. Vit. 26, 6; Gell. 13, 12,  9.

  • abnōdo, āre, ātum : - tr. - couper les nœuds, les excroissances [de la vigne, etc.]. --- Col. 4, 24, 10.

  • abnormis, e, [ab et norma] : qui n'est pas conforme à la règle. --- Hor. S. 2, 2, 3 [= en dehors de toute école philos.].

  • abnormĭtās, ātis, f. : énormité. --- Gloss.

  • abnŭentĭa, æ, f. : action de repousser [une accusation]. --- Aug. Rhet. p. 144, 2.

  • abnuĕo, ēre : c. abnuo. --- Enn. An. 279; Tr. 284.

  • abnŭĭtĭo, ōnis, f. : refus. --- P. Fest. 108, 7.

  • abnŭĭtūrus, a, um : part. fut. de abnuo. --- Sall. H. 1, 50.  

  • abnŭmĕro, āre : compter entièrement. --- Nigid. d. Gell. 15, 3, 4.

  • abnŭo, ĕre, nŭi, nŭĭtum (nūtum) : - tr. -
               - arch. abnuont = abnuunt. --- Plaut. Cap. 481 ; Truc. 6; part. fut. abnuiturus. --- Sall. H. 1, 50.
            1 - faire un signe négatif (avec la tête ou la main), faire signe que non, dire non, refuser, opposer un refus. --- Gell. 10, 4, 4; cf. Plaut. Cap. 480; Truc. 4.
               - abnuere + prop. inf. : faire signe que ne... pas. 
               - manu abnuit quidquam opis in se esse, Liv. 36, 34, 6 : il fit signe de la main qu'il n'y avait rien à espérer de lui.
               - abnuere aliquid : refuser qqch. --- Cic. Fin. 2, 3; Liv. 8, 2, 11; 30, 16, 9, etc.
               - quis talia demens  abnuat, aut tecum malit contendere bello? Virg. En. 4, 107 : qui pourrait être assez fou pour refuser pareille proposition ? qui préférerait se mesurer à toi dans une guerre ?
               - alicui de nullo negotio abnuere, Sall. : ne rien refuser à qqn.
               - neque illi senatus de ullo negotio abnuere audebat, Sall. J. 84, 3 : et le Sénat n'osait rien lui refuser.
               - non abnuebant parere, Liv. 22, 13 : ils ne refusaient pas d'obéir. --- cf. Liv. 22, 37, 4.
               - regi pacem neque abnuere neque polliceri, Sall. J. 47 : il ne refusait pas la paix au roi, ni ne la lui promettait.
               - abnuere + prop. inf.  : refuser de. --- Liv. 22, 13, 11; 22, 37, 4; etc.; Tac. An. 1, 13; H. 2, 40, etc.
               - absolt. abnuere : refuser. --- Liv. 4, 13, 12; 6, 24, 4; Tac. Agr. 4; H. 1, 61, etc.
               - si quidpiam orem, abnuunt, Plaut. : si je demande quelque chose, ils font signe que non.
               - non abnuere quin, Tac. An. 13, 14 : ne pas s'opposer à ce que [ou avec prop. inf. Suet. Cæs. 19].
               - non abnuere se, quin cuncta infelicis domus mala patefierent, Tac. An. 13, 14 : (Agrippine) ne refuse pas que l'on expose au grand jour tous les drames d'une maison infortunée.
               - abnuere aliquid alicui : refuser qqch à qqn. --- Cic. Fat. 3; Sall. J. 47, 4; H, 1, 50.
               - abnuere alicui de re, Sall. J. 84, 3 : opposer à qqn un refus sur un point.
               - abnuere alicui rei : renoncer à qqch. --- Apul. M. 4, 13, 1 ; 6, 6, 1.
               - subita belli locus abnuit, Tac. H. 5, 13 : la disposition des lieux s'oppose à un coup de main.
               - hoc spes abnuit, Tib. 4, 1, 25 : je ne puis l'espérer.

            2 - nier.
               - abnuere aliquid : nier qqch. --- Liv. 26, 19, 8.
               - abnuere prop. inf. : nier que. --- Cic. Leg. 1, 40; Liv. 10, 18, 7; 22, 12, 6; 24, 29, 12; 30, 20, 6, etc.; Tac. H. 2, 66.
               - absolt. abnuere : nier. --- Tac. An. 4, 17; 15, 56; H. 4, 41
               - pass. impers. abnuitur, Liv 3, 72, 7 : on nie.
               - nec abnuitur ita fuisse, si ad judices alios itum foret, Liv. 3, 72, 7 : et l'on reconnaît qu'il en aurait été ainsi si on s'était adressé à d'autres juges.    
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  • abnŭrŭs, ūs, f. : femme de petit-fils. --- Gloss.

  • abnūtīvus, a, um : négatif. --- Dig.

  • abnūto, āre : - tr. - refuser par signes répétés, refuser souvent, refuser obstinément. --- Plaut. Cap. 611 ; cf. Cic. de Or. 3, 164.

  • Abobriga, æ, f. : ville de Tarraconnaise. --- Plin. 4, 112.

  • Aboccis, is, f. : Aboccis (ville d'Ethiopie).

  • Abodiacum, i, n. : Abodiacum (ville de Vindélicie). --- Peut.

  • Abolani, ōrum, m. : les Abolains (peuple du Latium). --- Plin. 3, 69.

  • ăbŏlĕfăcĭo, ĕre, fēci, factum : --- Tert. Apol. 35.

  • aboleo :

            1 - ăbŏlĕo, ēre, ēvi, ĭtum : - tr. - détruire, anéantir, faire disparaître, supprimer, effacer, abolir.
               - abolere statuas, Tac. : briser des statues.
               - nomina reorum abolere, Suet. : rayer de la liste le nom des accusés.
               - abolere anginam, Plin. : guérir une angine.
               - abolere dedecus, Virg. En. 11, 789 : effacer une honte.
               - abolere corpus alicujus igni, Tac. An. 16, 6 : brûler le corps de qqn.
               - abolere legem (= abrogare), Quint. 1, 5, 29 : abroger une loi, abolir une loi.
               - aboleri (<> nasci), Plin. 7, proœm. § 4 : être anéanti, mourir.
               - abolesset : abolevisset. --- Flor.
               - viscera undis abolere, Virg. G. 3, 560 : purifier les viscères par les ondes.
               - abolere memoriam flagitii, Liv. 7, 13, 4 : effacer le souvenir d'une honte. --- cf. 10, 4, 4 ; 25, 6, 18.
               - alicui magistratum abolere, Liv. 3, 38, 7 : supprimer à qqn sa charge.

            2 - ăbŏlĕo, ēre (c. redoleo) : Gloss. renvoyer une odeur. 
    --- Gloss.
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  • ăbŏlesco, ĕre, lēvi [aboleo] : - intr. - dépérir, se perdre. --- Col. 3, 2, 4; fig. s'effacer. --- Virg. En. 7, 231; Liv. 3, 55, 6.
               - nomen vetustate abolevit, Liv. 1, 23, 3 : le nom s'est effacé avec le temps.
               - pœna abolevit, Gell. 20, 1 : le châtiment est tombé en désuétude.

  • ăbŏlĭtĭo, ōnis, f. : destruction, abolition, suppression, anéantissement. abolition, suppression. --- Tac. An. 13, 50; 13, 51.
               - abolitio facti, Suet. Tib. 4 : amnistie.
               - abolitio animarum, Flor. : morts violentes.
               - abolitio criminis reorum, Dig. : mise à néant d'une accusation, renvoi des accusés.

  • ăbŏlĭtŏr, ōris, m. : qui détruit, qui fait oublier. --- Tert. Fem. 1, 3.

  • abolitus :
            1 - ăbŏlĭtus, a, um : part. passé de aboleo.
            2 - ăbŏlĭtŭs, ūs, m. : 
    c. abolitio. --- Cass. 4, 41.

  • abolla, æ, f. : - 1 manteau de guerre. ---  Varr. Men. 223. - 2 - manteau de philosophe. --- Mart. 4, 53, 5; Juv. 3, 115- 3 - manteau. --- Mart. 8, 48, 1; Juv. 4, 76; Suet. Cal. 35.
               - facinus majoris abollæ, Juv. : méfait commis par un homme portant un large manteau (vêtement des philosophes grecs).

  • ăbŏlŭi, arch. ( c. abolevi) : v. aboleo.

  • ăbōmĭnābĭlis, e : abominable. --- Vulg. Lev. 11, 10. 

  • ăbōmĭnāmentum, i, n. : chose abominable. --- Tert. Jud. 13.

  • ăbōmĭnandus, a, um : adj. verbal de abomino; abominable, exécrable. --- Liv. 9, 38 fin.; Sen. Ben. 1, 9; Quint. 8, 4, 22; 9, 2, 80; Liv 8, 24, 11 ; Quint. 8, 6, 40.

  • ăbōmĭnantĕr, adv. : d'une manière abominable. --- Cod. Th. 3, 12, 13.

  • ăbōmĭnātĭo, ōnis, f. : - 1 action de repousser comme une chose exécrable. --- Lact. Inst. 1, 17. - 2 - abomination, chose abominable. --- Tert. Jud. 5 ; Eccl.

  • ăbōmĭnātus, a, um : part. passé de abominor. - 1 - qui a maudit. - 2 - sens passif maudit, détesté. --- Hor. Epod. 16, 8; Liv. 31, 12, 8; Plin. 10, 12, 16.

  • ăbōmĭno, āre, āvi, ātum [ab + omen] : repousser comme sinistre présage.
               - n'existe qu'aux formes passives : V.-Flac. d. Prisc. 8, 16; [surtout au participe, v. abominatus.]

  • ăbōmĭnor, āri, ātus sum [ab + omen] : - tr. -
            1 écarter un mauvais présage. --- Liv. 6, 18, 9 ; 30, 25, 12; Quint. 11, 3, 114
            2 avec acc. repousser de ses vœux. --- Liv. 39, 22, 5.
               - quod abominor ! Ov. M. 9, 677 : ce qu'aux dieux ne plaise !
            3 repousser avec horreur. --- Liv. 30, 30, 9; 32, 38, 5; 40, 4, 8; Plin. Ep. 6, 4, 4.  
               - abominari + inf. : avoir horreur de. --- Sen. Ben. 7, 8, 2.
               - adj. verbal quod abominandum [est], Liv. 23, 3, 5 : chose qu'on doit repousser avec horreur. --- cf. Sen. Clem. 1, 25, 2; Ben. 1, 9, 3.

  • ăbōmĭnōsus, a, um : de sinistre présage, sinistre, menaçant. --- Diom. 1, 470, 9.

  • Abora, æ, f. : fleuve de Mésopotamie. --- Amm. 23, 5 , 1.

  • Aboriense oppidum : ville d'Afrique. --- Plin. 5, 29.

  • Abŏrīgĭnes, um, m. [ab + origo] : - 1 - Aborigènes (premiers habitants d'Italie).--- Cato, Or. 7 ; Cic. Rep. 2, 5 ; Sall. C. 6, 1 ; Liv. 1, 1, 5.  - 2 - les aborigènes, les premiers habitants d'un pays. --- Plin. 3, 56.
               - indigenæ... quos vocant aborigines Latini, Græci αὐτόχθονας, Serv. En. 8, 328 : les indigènes que les Latins appellent aborigènes et les Grecs autochtones.
               - Aborigines, genus hominum agreste, sine legibus, sine imperio, Sall. C. 6, 1 : les Aborigènes, des hommes agrestes, sans lois, sans gouvernement.
               - Abŏrīgĭnĕus, a, um : relatif aux Aborigènes. --- 
    Septim. d T.-Maur. 1906.

  • ăbŏrĭor, īri, ăbortus sum : - intr. - 1 périr, mourir. --- Varr. L. 5, 66. - 2 - avorter. --- Plin. 8, 205; Gell. 12, 1, 8.
               - aborsus Paul Sent. 4, 9, 6 qui a avorté.
               - fig. vox aboritur, Lucr. 3, 155 : la voix s'éteint, manque. 

  • ăbŏriscor, isci : - intr. - mourir. --- Lucr. 5, 733.

  • aborsus :
            1 - ăborsus, a, um : c. abortus.
               - ăborsus venter, 
     Paul. Sent. 4, 9, 6.
     : avortement.
            2 - ăborsŭs, ūs, m. : avortement. 
    --- Tert. Fug. 9.

  • abortio :
            1 - ăbortĭo, īre, īvi : - intr. - avorter. --- 
    Vulg. Job. 21, 10; Eccl.
            2 - ăbortĭo, ōnis, f. : avortement. --- Plaut. Truc. 201; Cic. Clu. 34; 125.

  • ăbortĭum, ĭi, n. : avortement. --- Hier. Ep. 22, 13.


  • ăbortīvum (s.-ent. medicamentum), i, n. : substance abortive. --- Plin, 25, 25; Juv. 2, 32; 6, 368.

  • ăbortīvus, a, um : - 1 - qui fait avorter. --- Plin. 7, 42, etc. - 2 - né avant terme, avorton. --- Hor. S. 1, 3, 46.

  • ăborto, āre, āvi : - 1 - intr. - avorter. --- Varr. R. 2, 4, 14. 2 - tr. - mettre au jour avant terme. --- Firm. Math. 6 31.

  • ăbortum, i, n. : un prématuré, enfant né avant terme. --- Dig. 29, 2, 30. 

  • ăbortus :
            1 - ăbortus, a, um : part. passé de aborior.
            2 - ăbortŭs, ūs, m. : - a - avortement. --- 
    Cic. Att. 14, 20, 2; Lucr. 4, 1243. - b - coucher des astres. --- Man.
               - abortum facere :  - a - avorter [en parlant de la femme]. --- Plin. 27, 110; Ep. 8, 10, 1. - b - faire avorter [en parlant de drogues ou substances]. --- Plin. 14, 110, etc.
               - fig. en parl. d'écrivains abortus facere, Plin. præf. 28 : produire des avortons.
               - arborum abortus, Plin. 12, 12 : des arbres nains.

  • ăbōsus, a, um : détesté, haï. --- Commod.

  • abpatrŭus, i, m. : frère du trisaïeul. --- Dig.

  • abra, abræ, f. : jeune servante.
               - cum abra mea, Vulg. Iudith. 8, 32 : avec ma jeune servante.

  • Abrăcūra : v. Habracura.

  • abrādo, ĕre, rāsi, rāsum : - tr. - 1 enlever en rasant, raser. --- Cic. Com. 20; Plin. 6, 162. - 2 enlever à, extorquer à.
               - abradere aliquid ab aliquo : extorquer qqch à qqn, tirer qqch de qqn. ---
     Ter. Phorm. 333; Cic. Cæc. 19 .
               - avec dat. ou abl., douteux abradere : enlever à. --- Sen. Ep. 88, 11 ; Plin. Pan. 37.

  • Abrahæus, i, m. : descendant d'Abraham. --- Aug. Civ. 16, 3.

  • Abraham : Abraham (patriarche hébreu).
               - indécl, chez certains écrivains; chez d'autres, gén. et dat. Abrahæ.
               - Abrahamus, i, Prisc. 3, 11; Abram Vulg. Gen. 11, 26; Abramus Cypr. Gall. Gen. 666.
               - in sinu Abraham, Aug. Conf. 9, 3 : dans le sein d'Abraham.
               - voir hors site : Abraham.

  • Abrāmĭda, æ, m. : descendant d'Abraham. --- Eccl.

  • Abrāmĭus, a, um : relatif à Abraham. --- P.-Nol. 24, 503.
     

  • abrāsi : parf. de abrado.

  • abrāsio, ōnis, f. :  action de raser. --- Eccl.

  • abrāsus, a, um :  part. passé de abrado.
               - abrasa supercilia, Cic : sourcils ras.
               - abrasæ fauces, Luc. : gosier écorché.

  • Abraxarēs, m., ind. : nom d'homme. --- Itin. Alex. 31.

  • Abraxās, æ, m. : Abraxas (divinité des Basilidiens, hérétiques). --- Eccl.

  • abrĕlēgo, āre, āvi [ab + relego] : - tr. - éloigner, écarter, reléguer. --- J.-Val. 2, 17.

  • abrĕlinquo, ĕre, līqui : - tr. - laisser. --- Eccl.
               - abrĕlictus, a, um : abandonné. --- Tert. Jud. 1.

  • abrĕmissa, ōrum, n., abrĕmissa, æ, f., et abrĕmissio, ōnis, f. : rémission. --- Eccl.

  • abrĕnuntĭātĭo, ōnis, f. : renonciation. --- Eccl.

  • abrĕnuntĭo, āre, āvi, ātum : - intr. avec dat. - renoncer [au diable, au monde, etc.]. --- Eccl.

  • abreptĭo, ōnis, f. : enlèvement. --- Gloss.

  • abreptus :
            1 - abreptus, a, um : part. passé de abripio; entraîné, arraché, emporté.
            2 - abreptŭs, ūs, m. : enlèvement. --- lat. tardif.

  • Abrettēni, ōrum, m. : les habitants de l'Abrettène [Mysie]. --- Plin. 5, 123.

  • Abrincates, um, m., Abrincatæ, ārum, m., Abrincatēni, ōrum, m., Abrincatui, ōrum, m. : les Abrincates (les gens des Abers; auj. Avranches). --- Plin. 4, 107  :
               - voir hors site : Abrincates.

  • abrĭpĭo, ĕre, rĭpŭi, reptum [ab + rapio] : - tr. - 1 - emmener de force, arracher, enlever, entraîner, emporter violemment. - 2 - détacher de, ravir, détourner.
               - abripere aliquem de convivio in vincla atque in tenebras, Cic. Verr. 2, 4, 10 : emmener qqn de force du banquet à la prison ténébreuse.
               - arma vi fluminis arrepta, Cæs. BC. 1, 64, 6 : armes emportées par la violence du fleuve.
               - (filium) etiam si natura a parentis similitudine abriperet, Cic. Verr. 2, 5, 12 : (fils) même si la nature l’entraînait à ne pas ressembler à son père.
               - a tribunali abripere, Cic. Verr. 5, 17 : arracher du tribunal.
               - avec dat. pecora litori abrepta Plin. Ep. 8, 20, 8, troupeaux arrachés au rivage.
               - Romulum etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, Cic. Rep. 1, 25 : Romulus, quoique la nature l’ait emporté brusquement vers une fin mortelle.
               - repente te quasi quidam æstus ingenii tui procul a terra abripuit, Cic. de Or. 3, 145 : soudain, pour ainsi dire, le flot impétueux de ton génie t’a entraîné loin du rivage.
               - voluntate omnes tecum fuerunt, tempestate abreptus est unus, Cic. Lig. 12 : tous (les trois) étaient de cœur avec toi : un seul a été écarté par la tempête.

               - se abripere : s’esquiver, se dérober.
               - abripuit sese subito, Plaut. Curc. 597 : il s'est esquivé en un clin d'œil. --- Liv. 22, 6, 10; Suet. Tib. 45.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abrŏdĭætus (habrŏdĭætus), i, m. : l'efféminé (surnom du peintre Parrhasius).
               - gr. ἁϐροδίαιτος.

  • abrōdo, ĕre, rōsi, rōsum : - tr. - enlever en rongeant, détruire en rongeant. --- Varr. R. 2, 9, 13; Plin. 37, 82.

  • abrŏgans, tis, humble. --- Gloss.

  • abrŏgātĭo, ōnis, f. : suppression par une loi d'une autre loi, abrogation. --- Cic. Att. 3, 23, 2.

  • abrŏgātŏr, ōris, m. : celui qui abroge, destructeur. --- Arn. 1, 50.

  • abrŏgātus, a, um : part. passé de abrogo.

  • abrŏgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - supprimer (légalement), annuler, abroger. - 2 - détruire, enlever, supprimer.
               - abrogare : abroger totalement mais derogare : abroger partiellement.
               - huic legi nec obrogari fas est, neque derogari ex hac aliquid licet, neque tota abrogari potest, Cic. Rep. 3, 22 : à cette loi il est criminel de substituer une loi contraire, il n'est permis de l'abroger ni totalement ni partiellement.
               - abrogare legem : abroger une loi.
               - abrogatur legi, Dig. : on abroge la loi.
               - abrogare imperium alicui (alicujus) : retirer à qqn son autorité.
               - si tibi magistratum abrogasset, Cic. Verr. 2, 2, 57 : s'il t'avait retiré ta charge (s'il t'avait destitué). --- Cic. Dom. 83; Off. 3, 10; Q. Fr. 2, 3, 1.
               - abrogare fidem alicui (alicui rei) : enlever le crédit à qqn (à qqch).
               - male fidem servando illis quoque abrogant fidem, Plaut. Trin. 1048 : en tenant mal leur parole, ils ôtent le crédit aux autres. --- Cic. Rosc. Com. 15; id. Ac. 2, 11; Auct. ad Her. 1, 10.
               - nemo nocens sibi ipse pœnas abrogat, Sen. Œt. 899 : nul coupable ne se soustrait au châtiment.
               - plur. n. abrogata, Quint. 1, 6, 20 : des choses abolies.

  • abrōsi : parf. de abrodo.

  • abrōsus, a um : part. passé de abrodo.

  • abrŏtŏnītēs vinum : vin d'aurone. --- Col. 12, 35.
               - gr. ἀϐρο
    τονίτης οἶνος.

  • abrŏtŏnum, i, n., Plin. (abrŏtŏnus, i, m.), Lucr. 4 : aurone [plante médicinale] 
               - qqf  habrŏtŏn-
               - gr. ἀϐρότονον. 

  • abrumpo, ĕre, rūpi, ruptum : - tr. -
            1 - détacher en rompant, arracher, rompre, briser, interrompre brusquement. 
               - abrupti nubibus ignes, Lucr. 2, 214 : les feux violemment détachés des nuages.
               - se abrumpere latrocinio Antonii, Cic. Phil. 14, 31 : s'arracher à la bande de brigands d'Antoine.
               - pars velut abrupta a cetero populo, Liv. 3, 19, 9 : portion en quelque sorte arrachée au reste du peuple.
               - cf. Liv. 28, 14, 20 ; 40, 2, 3.
               - abrumpere ramos, Ov. : détacher des branches (en les brisant).
               - Asiam Europæ abrumpit mare, Plin. : la mer sépare l'Asie de l'Europe.
               - abrumpere vitam a civitate, Tac. : rompre avec sa patrie.
               - abrumpere vincula, Liv. : briser les liens.
               - abrumpere venas, Tac. : ouvrir les veines.
               - medios annos abrumpere, Luc. : interrompre le cours d'une existence.

               - abruptis turbata procellis freta, Virg. G. 3, 259 : les flots bouleversés par la tempête déchaînée. --- cf. En. 12, 451.
               - ingeminant abruptis nubibus ignes, Virg. En. 3, 199 : les feux redoublent en déchirant les nuages.
               - abrupto ponte, Tac. H. 3, 14 : le pont étant brisé.
               - locus retenti lapsu terræ in pedum mille admodum altitudinem abruptus erat, Liv. 21, 36, 2 : le lieu, par suite d'un récent éboulement du sol, s'était effondré à une profondeur d'environ mille pieds.
               - abrumpere somnos, Virg. G. 3, 530 : rompre le sommeil.
               - abrumpere sermonem, Virg. En. 4, 388 : rompre un entretien.
            2 - violer, renoncer à, en finir avec.
               - abrumpere fas omne, Virg. : violer toute justice.
               - abrumpere dissimulationem, 
    Tac. An. 11, 26 : renoncer à la dissimulation, jeter le masque, en finir avec la dissimulation.
               - abrumpere vitam, Virg. En. 8, 579 : mettre fin à sa vie, en finir avec la vie.
               - abrumpere patientiam, Tac. : perdre patience.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem


  • abrūmus, a, um [ab + ruma] : sevré. --- Varr.

  • Abrupolis, is, m. : roi de Thrace. --- Liv. 42, 41, 11.

  • abruptē, adv. :
            1 - brusquement. --- Quint. 3, 8, 6 ; 4, 1, 79.
            2 précipitamment. --- Just. 2, 15, 4.
               - abruptius, Amm. 20, 5, 5.


  • abruptĭo, ōnis, f. [abrumpo] : 
            1 - rupture. --- Cic. Div. 2, 84.
            2 fig. divorce. --- Att. 11, 3, 1.

  • abruptum, i, n. : - 1 - escarpement, précipice. - 2 - gouffre, abîme.
               - abrupta viarum, Luc. 10, 317 : précipices.
               - in abruptum ferri (trahi) : être entraîné dans un gouffre. --- 
    Virg. En. 12, 687 ; Sen. Nat. 6, 1, 8 ; Tac. H. 1, 48.
               - sorbet in abruptum fluctus, Virg. : le flot engloutit dans l'abîme.
               - tractus in abruptum, Tac. : entraîné à sa perte.
               - per abrupta, Tac. Agr. 42 : par les voies périlleuses, par les coups hardis.


  • abruptus, a, um : part. passé de abrumpo. - 1 - détaché violemment, séparé; escarpé, abrupt, qui est à pic. - 2 - inaccessible par le caractère, difficile, intraitable, inabordable. - 3 - brisé entièrement, rompu, interrompu, abandonné.
               - abruptæ ripæ, Plin.-jn. : rives escarpées.
               - abrupta saxa, Tac. : rochers inaccessibles.
               - 
    abrupta contumacia, Tac. An. 4, 20 : une obstination roide.
               - abruptus homo, Treb. : homme inabordable.
               - abruptæ nubes, Virg. : nuages déchirés (par les éclairs).
               - abruptum conjugium, Cat. : mariage rompu.
               - abrupto sidere (sole) : le soleil étant caché (<interrompu>).
               - abrupta studia, Quint. : études abandonnées.
               - sibilus abruptus, Plin. : sifflement saccadé.
               - abruptus sermo : style haché.
               - cf. Sen. Contr. 2, pr. 2; Sen. Ep. 114, 1; Quint. 4, 2, 45 ; 12, 10, 80.

  • abs : c. a (prép.)

  • Absālōm (Absālōn), m. indécl. : Absalon (fils de David).
               - voir hors site : Absalon.

  • Absarum, i, n. (Absarus, i, m.) : l'Absarus (fleuve de Colchide). --- Plin. 6, 12.

  • abscēdentĭa, ĭum, n. : part. n. plur. de abscedo.
            1 - objets qui s'éloignent en perspective. --- Vitr. pr. 11.
            2 - abcès. --- Cels. 5, 18, 21.

  • abscēdo, ĕre, cessi, cessum : - intr. -
               - abscessem = abscessissem Sil. 8, 109.
            1 - se retirer, s'éloigner, s'en aller.
               - abscede, Plaut. Aul. 55 : va-t'en (retire-toi). ---  cf. Liv. 26, 7, 1; 45, 11, 1.
               - somnus abscessit, Ov. F. 3, 307 : le sommeil s'en est allé.
               - metus abscessit, Tac. H. 4, 76 : la crainte est partie.
               - abscedere a curia, e foro, Liv. : quitter le sénat, le forum.

               - æquis manibus abscessum est, Tac. An. 1, 63 : on se sépara avec un avantage égal.
               - sol abscedit, Plin. : le soleil se couche.
               - abscedere ab aliquo, Liv. 37, 53, 18 : s'éloigner de qqn.
               - abscedere ab urbe, Liv. 3, 8, 8 : s'éloigner de la ville
               - a Capua abscedere, Liv. 26, 1, 2 : s'éloigner de Capoue [environs].
               - Regio abscedere, Liv. 24, 1, 12 : s'éloigner de Regium.
               - Armeniā abscedere, Tac. An. 13, 7 : quitter l'Arménie.
               - civilibus muneribus abscedere, Liv. 9, 3, 5 : se tenir à l'écart des fonctions civiles.
               - e foro abscedere, Liv. 27, 50, 4 : s'éloigner du forum.
               - e conspectu abscondere, Plaut. Cap. 434 : s'éloigner de la vue.
               - abscedere : s'éloigner en perspective. --- Vitr. 1, 2, 2.
            2 - renoncer à, abandonner.  
               - abscedere irrito incepto, Liv. 20, 7, 1 : renoncer à un projet qui a échoué.

               - abscedente usufructu, Dig. 7, 1, 3, § 2 : l'usufruit perdu.         
               - ab obsidione abscedere, Liv. 27, 43, 1 (obsidione abscedere, Liv. 36, 35, 1) : renoncer au siège, abandonner le siège.
               - custodiā loniæ abscedere, Liv. 37, 25, 2 : abandonner la garde de l'Ionie.
            3 - se former en abcès.
               - Cels. 2, 7, etc.
            4 - s'en aller, se retrancher, diminuer [opposé à accedere, s'ajouter].
               - cf. Sen. Ep. 72, 7; Ben. 4, 40, 5.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abscessĭo, ōnis, f. :  
            1 - action de s'éloigner, éloignement. --- Cic. Tim. 44.
            2 séparation, apostasie (gr. ἀποστασία). --- Eccl.

  • abscessūrus, a, um : part. fut. de abscedo.

  • abscessŭs, ūs, m. : 
            1 - acte de s'éloigner, éloignement.
               - Cic. Nat. 1, 24; Virg. En. 10, 444.
            2 - départ.
               - Tac. An. 14, 49.
            3 - absence.
               - Tac. An. 4, 57 ; 6, 38.
            4 - retraite.
               - Tac. An. 12, 33.
            5 - abcès.
               - Cels. 2, 1, etc.

  • abscidi :
            1 - abscīdi : parf. abscido.
            2 - abscĭdi : parf. de abscindo.

  • abscīdo, ĕre, cīdi, cīsum [abs + cædo] : 
            1 - séparer en coupant, trancher.
               - caput abscidere, Cic. Phil. 11, 5 : trancher la tête.
               - cf. Liv. 31, 34, 5; Cæs. BG. 3, 14, 7; 7, 73, 2.
            2 fig. séparer.
               - abscisus in duas partes exercitus, Cæs. BC. 3, 72 : l'armée scindée en deux parties.
               - hostium pars parti abscisa erat, Liv. 8, 25, 5 : une partie des ennemis se trouvait isolée de l'autre.
               - abscisa aqua, Liv. 41, 11, 4 : eau détournée [par une saignée].
            3 retrancher, enlever [l'espoir, un appui].
               - Liv. 35, 45, 6; Tac. H. 3, 78.
            
       - nos omnium rerum respectum præterquam victoriæ nobis abscidamus, Liv. 9, 23 : n'ayons en vue rien d'autre que la victoire.


  • abscindo, ĕre, scĭdi, scissum : - tr. -
            1 - séparer en déchirant, arracher, enlever, couper, séparer. 
               - alicujus tunicam a pectore abscindere, Cic. Verr. 5, 3 : arracher à qqn sa tunique de la poitrine. --- cf. Virg. En. 5, 685.
               - [poét.] flaventes abscissa comas, Virg. En. 4, 590 : ayant arraché ses cheveux blonds.
               - eodem ferro venas abscindere, Tac. An. 16, 11 : s'ouvrir les veines du même fer.
               - abscindere plantas de corpore matrum, Virg. G. 2, 23 : arracher les rejetons de la souche maternelle.
               - Hesperium Siculo latus abscindere, Virg. En. 3, 417 : arracher de la Sicile le flanc de l'Italie. --- cf. Horr. 0. 1, 3, 21.
            2 - séparer. 
               - inane abscindere soldo, Hor. S. 1, 2 : séparer le vide du plein (l'apparence de la réalité).
            3 - ôter, supprimer, empêcher. 
               - reditus abscindere dulcis, Hor. Ep. 16, 35 : empêcher un heureux retour.

  • abscīsē, adv. : d'une manière concise. --- V.-Max. 3, 7, 6.

  • abscīsĭo, ōnis, f. :
            1 - action de retrancher. --- Aug. Civ. 7, 27, 2.
            2 [rhét.] réticence. --- Her. 4. 67.
            3 [gram.] apocope. --- Diom. 1, 452, 26.

  • abscissĭo, ōnis, f. : action d'arracher. --- Ambr. Pæn. 10.
               - mot d'existence douteuse ; peut-être faut-il rétablir abscisio.         

  • abscissus, a, um : part. passé de abscindo. - 1 - arraché, séparé. - 2 - raide, sévère, rigoureux.
               - caput abscissum, Hor. : tête détachée du tronc.
               - abscissus vocis sonus, Scrib. : extinction de voix.
               - abscissa oratio, Plin.-jn. : style haché.

  • abscīsus, a, um :
            1 - part. passé de abscido
               - spe undique abscisā, Liv. : tout espoir étant perdu.
            2 abrupt, taillé à pic.
               - Liv. 32, 5, 12 ; 44, 6, 8 ; Sen. Ep. 70, 21.
               - saxum undique abscisum, Liv. 32, 4, 5 : rocher taillé à pic de tous côtés. --- Liv. 32, 25, 36; 32, 5, 12.
            3 - [en parl. du style] écourté, tronqué.
               - Quint. 9, 4, 118 ; Plin. Ep. 1,20,19.
            4 - fig. raide, intraitable, inaccessible.
               - Sen. Clem. 1,
     2, 2.
               - abscisior justitia, V.-Max. 6,
     5, 4 : justice trop rigoureuse.


  • abscondi (abscondĭdi) : parf. de abscondo.

  • abscondĭtē, adv. : 
            1 - d'une manière cachée, secrètement. --- Vulg.
            2 - fig. d'une manière enveloppée. --- Cic. Inv. 2, 69.
            3 - d'une manière profonde. --- Cic. Fin. 3, 2.

  • abscondĭtĭo, ōnis, f. : action de se cacher. --- Eccl.

  • abscondĭtŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Tert. Marc. 4, 25.

  • abscondĭtus, a, um :
            1 - part. de abscondo.
            2 adjt, caché, invisible. --- Cic. Phil. 2, 108.
            3 fig. ignoré, secret, mystérieux. --- Cic. Verr. pr. 32 ; Cat. 3, 3.

  • abscondo, ĕre, abscondĭdi (abscondi), abscondĭtum (qqf. absconsum) : - tr. -
               - (Lebaigue P. 7-9)
               - abscondidi Plaut. Merc. 360, etc. ; abscondi à partir de Sén. le rhét. ; absconsus Tert. et décad.
            1 - placer loin des regards, cacher loin de, dérober à la vue.
               - fumus absconderat cælum, Virg. : la fumée avait dérobé le ciel aux yeux.
               - protinus āĕrias Phæacum abscondimus arces, litoraque Epiri legimus, Virg. En. 3, 291 : en allant plus loin, nous perdons de vue les hauteurs des Phéaciens et nous longeons les rivages d'Epire.
               - pueritiam abscondimus, Sen. Ep. 70 : nous laissons l'enfance derrière nous.
               - abscondere furto  fugam, Virg. En. 4, 337 : cacher sa fuite comme un voleur.
               - absconde te in otio, sed et ipsum otium absconde, Sen. Ep. 7, 68, 1 : cachez-vous dans la retraite, mais, en même temps, cachez votre retraite.
               - passif  abscondi, 
    Virg. G. 1, 221 : se coucher (astre).
               - absconditur stella, Plin. : une étoile se couche.

            2 - au fig. cacher, dissimuler.
               - Cic. Amer. 121 ; Sen. Ben. 2, 10, 4 ; Ir. 3, 36, 3 ; Ep. 84, 7 ; Tac. An. 13, 16 ; H. 3, 68.

               - abscondere aliquid in terram, Col. : cacher qqch dans la terre.
               - abscondere telum in ære, Sil. : *cacher un trait dans l'air* = lancer un trait à perte de vue.
               - abscondere dolorem, Tac. : renfermer sa douleur.
               - absol. abscondere, Apul. M. 6, 12 : se cacher.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absconsē, adv. : en secret. --- Hyg. Fab. 184; Firm. Math. 2, 2. 

  • absconsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Eccl.

  • absconsŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Firm. Math. 3, 8.

  • absconsus, a, um : part. passé de abscondo
               - 
    in absconso, Aug. 18, 32 : en secret. 

  • absectus, a, um [seco] : séparé. --- Cod. J. 12, 33, 5.

  • absegmen, ĭnis, n. [seco] : segment, fragment. --- Fest. 242.

  • absens, entis, part.-adj. de absum :  - 1 - absent. - 2 - qui ne se porte pas candidat.
               - abl. absenti Plaut. Amp. 826; Men. 492; Mil. 1341; gén. absentum Plaut. Stich. 5 II absente nobis, Ter. Eun. 649; Afran. Tog. 6 : en mon absence, cf. Non. 76.
               - me absente : en mon absence.
               - te præsente absente, Ter. Eun. 5, 8, 29 : en ta présence ou en ton absence.
               - absens in Lucanis, Nep. : se trouvant (loin de là) en Lucanie.
               - versus absentes dicere, Gell. : réciter des vers de mémoire.
               - absentes comæ, Mart. : faux cheveux.
               - mente atque sensu absentissimus, Aug. Conf. 4, 4 : qui a presque perdu sa connaissance et l'usage des sens.
               - tribunos absentes facere, Liv. : nommer des tribuns qui n'ont pas brigué cette charge.
               - absentissimus, Aug. Conf. 4, 4.

  • absentatio, ōnis, f. : absence. --- [décad.]

  • absentĭa, æ, f. : absence.
               - Cic. Pis. 37; Att. 14, 13 a, 1; Sen. Helv. 15, 3; Quint. 5, 7, 1.

  • absentĭum, ĭi, n. : c. absinthium.

  • absentīvus, a, um : absent depuis longtemps, qui arrive en retard. --- Petr. 33.

  • absento, āre : 
            1 - tr. - éloigner, bannir. 
             - Ps. Cypr. Sing. cler. 30; Cod. Th. 12, 1, 84.
            2 - intr. - être absent.
               - 
    Alcim. Ep. 72; 74.

  • absīda, æ, f. : c. absis.
               - Aug. Ep. 23, 3; P. Nol.  Ep. 12, 17.

  • absīdātus, a, um : arqué, voûté. --- Cass. 4, 51.
               - absīdāta, æ, f. : Inscr. voûte.

  • Absilæ, ārum, m. : peuple du Pont. --- Plin. 6, 14.

  • absĭlĭo, īre, līvi (lŭi) [ab + salio] :  intr. -
            1 - sauter loin de, s'éloigner par des sauts. --- Lucr. 6, 1217.
            2 - sauter, rebondir. --- Stat. Th. 10, 87, 9.
               - tr. - 
    nidos absilire, Stat. Th. 6, 98 : sauter hors des nids.

  • absim, is, it, etc. : subj. prés. de de absum.

  • absĭmĭlis, e, non semblable, différent.
               - non absimilis alicui, Suet. : qui ressemble à qqn.
               - non absimilis Tiberio principi fuit, Suet. Oth. 1 : il ressemblait tout à fait à l'empereur Tibère.
               - falces non absimili forma muralium falcium, Cæs. BG. 3, 14, 5 : des faux ayant absolument la forme des faux murales.

  • absinthĭācus, a, um : d'absinthe. --- Th.-Prisc. 2, 2, 16.

  • absinthĭātus, a, um : qui contient de l'absinthe. --- Sen. Suas. 6, 16.
               - absinthiatum (s.-ent. vinum) : vin d'absinthe. --- Pall. 3, 32.

  • absinthītēs, æ, m. : vin d'absinthe.
               - Col. 12, 35; Plin. 14, 19.
               - gr. ἀψινθίτης (s.-ent. οἶνος).

  • absinthĭum, ĭi, n. :  absinthe (plante amère). 
               - gr. ἀψίνθιον.
               - Lucr. 1, 935; 2, 400; Varr. R. 1, 57 ; Quint. 3, 1, 5; Plin. 27, 7, 28 sq.; Cato, R. R. 159;  Col. 12, 35; Plaut. Trin. 4, 2, 90.

  • absinthĭus, ĭi, m. : absinthe. --- Varr. Men. 440.

  • absis, ou mieux apsis, īdis, f. : 
            1 - arc, voûte. --- Plin. Ep. 2, 17, 8.
            2 - course d'une planète. --- Plin. 2, 63.
            3 - assiette. --- Dig. 34, 2, 19.
            4 - chœur d'une église. --- Eccl.

  • absisto, ĕre, abstĭtī : - intr. -
            1 - s’éloigner de. 
               - ab aliqua re absistere, Cæs. BG. 5, 17, 2 : s'éloigner de qqch.
               - vestigiis hostis absistere, Liv. 27, 42, 17 : s'éloigner des traces de l'ennemi, perdre les traces de l'ennemi.
               - poét. ab ore scintillæ absistunt, Virg. En. 12, 102 : des étincelles jaillissent de son visage
            2 cesser de, renoncer à.
               - avec abl. oppugnatione absistere, Liv. 44, 12, 7 : renoncer au siège.
               - incepto absistere, Liv. 25, 5, 5 :  abandonner une entreprise. --- cf. Liv. 21, 6, 8 ; 24, 10, 15 ; etc.
               - absistere continuando magistratu, Liv. 9, 34, 2 : cesser de maintenir sa charge, de se maintenir en charge. --- cf. 29, 33, 8.
               - avec inf.  Liv. 7, 25, 5; 32, 35, 7; 36, 35, 4.
               - absiste moveri, Virg. En. 6, 399 : cesse de te troubler.
               - absiste viribus indubitare tuis, Virg. En. 8, 403 : cesse de douter de ta force.

            3 - [abst] s'arrêter, cesser.
               - Virg. En. 1, 192 ; Liv. 31 8, 2 ; 36, 45, 3 ; 44, 39, 9.
               - absistamus, Virg. En, 9, 355 : tenons-nous-en là.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absĭtus, a, um : éloigné. --- P. Nol. Carm. 21, 405.

  • absŏcĕr, ĕri, m. : bisaïeul du mari ou de la femme, grand-père du beau-père. --- Capit. Gord. 2.

  • absŏlesco, ĕre : - intr. - Tert. tomber en désuétude.

  • absŏlūbīlis, e : qui résout une question. --- Ambr. Psalm. 118, 12, 7.

  • absŏlūtē, adv. :
            1 - d'une façon achevée, parfaite.
               - Cic. Ac. 2, 55; Tusc. 4, 38 ; Or. 227.
               - absolutius, Plin. Ep. 4, 27, 2.
               - absolutissime, Her. 2, 28.
            2 d'une façon générale.
               - Tert. Or 21, etc.
            3 gram. absolument.
               - Prisc.; Don. And. 817; Eun. 459 ; Ad. 49; Phorm. 52.

  • absŏlūtĭo, ōnis, f. [absolvo] : 
            1 - acquittement.
               - Cic. Clu. 74 ; Font. 36 ; Cat. 3, 9.
               - absolutio majestatis, Cic. Fam. 3, 11, 1 : acquittement sur le chef de lèse-majesté.

            2 acquittement d'une dette, décharge, quittance.
               - Dig. 46, 4, 1.

            3 - achèvement, perfection.
               - Cic. de Or. 1, 130 ; Br. 137 ; Fin. 5, 38.
            4 rhét. exactitude [revue complète des genres relatifs à une cause].
               - Cic. Inv. 1, 32.


  • absŏlūtīvē, adv. :
            1 d'une façon absolue, précise. --- Charis. 263, 8. 
            2 - gram. au positif. --- Char. 114, 33.

  • absŏlūtīvus, a, um : absolu [opp. à relativus]. --- Serv. En. 10, 18.

  • absŏlūtŏr, ōris, m. : qui absout. --- Cass. 11, præf.

  • absŏlūtōrĭus, a, um :
            1 - qui acquitte.
               - Sen. Contr. 6, 5; Ascon. Mil. p. 55 B; Suet. Aug.
            2 qui délivre de.
               - absolutorium (s.-ent. remedium) ejus mali, Plin. 
    28, 63 : remède souverain pour ce mal.

  • absŏlūtus, a, um :

            1 - part. passé de absolvo.

            2 - part.-adj.
            a - achevé, parfait.
               - Cic. Off. 3, 14 ; de Or. 3, 84 ; Or. 17 ; 182 ; Nat. 2, 34.
               - opus inchoatum, prope tamen absolutum, Cic. Off. 3, 7 : œuvre commencée et qui pourtant touche à sa fin.
            b - complet, qui forme par soi-même un tout.
               - Cic. Inv. 1, 17 ; Part. 94 11.
               - gram. nomen absolutum, Prisc. 2, 59, 24 : nom qui a un sens complet par lui-même.
               - verbum absolutum  : verbe pris absolument [sans complém. d'aucune sorte]. --- Prisc. 2, 375, 10.
               - ou verbum absolutum : qui exprime l'action complète [opp. à inchoatif, itératif ]. --- Diom. 1, 343, 29.
               - adjectivum, participium absolutum, Serv. En. 2, 26 : adjectif, participe employé seul, sans substantif.
               - [en parl. du positif des adj. et adv. (opp. à compar., superl.)] : Quint. 9, 13, 19; Gell. 5, 21, 13; Prisc.; Diom.
               - [en parl. du parfait dans les verbes] : Capel. 3, 314; Char., Diom.
               - absolutior, Plin. 33, 66, etc.; Plin. Ep. 3, 106.
               - absolutissimus, Tim. 12; Her. 2, 28; Plin. Ep. 1, 20, 10, etc.

  • absolvo, ĕre, solvi, sŏlūtum : - tr. -
            1 détacher, délier, dégager, laisser libre.  
               - Apul. M. 9, 22 ; 11, 16, etc. 
               - vinclis absoluti, Tac. An. 12, 37 : dégagés de leurs fers.
               - lingua absoluta gutture, Plin. 11, 172 : langue détachée du gosier.
               - te absolvam brevi, Plaut. Ep. 466 : je t'expédierai promptement (j'en aurai vite fait avec toi). --- cf. Aul. 520 ; Ps. 1231.
            2 dégager de, délier de, débarrasser de.
               - ab aliquo se absolvere, Cic. Com. 36 : se libérer au regard de qqn.
               - aliquem cura absolvere, Sall. Macr. 19 : débarrasser qqn d'un souci.
               - absolvere aliquem, Plaut. Most. 652, payer qqn. --- cf. Ep. 631 ; Ter. Ad. 277.
            3 acquitter, absoudre.
               - Cic Clu. 105; Tusc. 1, 98 ; Verr. 2, 74.
               - omnibus sententiis absolvi, Cic. Verr. 4, 100 : être acquitté à l'unanimité des suffrages.
               - majestatis absolvi, Cic. Clu 116 : être acquitté du chef de lèse-majesté.
               - capitis absolvi, Nep. Mill. 7, 6 : être acquitté d'une accusation capitale. --- cf. Paus. 2, 6.
               - improbitatis absolvi, Cic. Verr. 1, 72 : être absous du grief de malhonnêteté.
               - cf. Tac. An. 3, 78 ; 4, 13 ; 13, 30.
               - ambitu absolvi, Cic. Cæl. 78 : être absous du chef de brigue.
               - crimine absolvi, Liv. 8, 22 3 : être absous d'une accusation.
               - cæde hostis se absolvere, Tac. G. 31 : se racheter par le meurtre d'un ennemi.   
               - cf. Tac. An. 1, 74 ; 13, 21.
               - absolvere aliquem suspicione regni, Liv. 2, 8, 1 : absoudre quelqu'un du soupçon d'aspirer à la royauté.
               - de prævaricatione absolutus, Cic. Q. 2, 16, 3 : absous du chef de prévarication.
               - absolvere aliquem peccato, Liv. 1, 58, 10 : absoudre qqn d'une faute.
               - se absolvere, Sen. Ir. 1, 14, 3 : s'absoudre.
               - fidem absolvere, Tac. H. 2, 60 : absoudre la fidélité. --- cf. Sen. Ben. 3, 6, 2. 
            4 - achever [des labours, un édifice, un sanctuaire].
               - qui properat nimium, res absolvit serius, P. Syr. : qui veut faire trop vite achève trop tard. --- Varr. R. 1, 32, 1; Cic Off. 3, 33; Att. 12, 19, 1.
               - Catone absoluto, Cic. Or. 35 : mon Caton [de Senectute] étant achevé.
               - absolvi beata vita sapientis non potest, Cic. Fin. 2, 105 : la vie heureuse du sage ne peut se parachever.
               - paucis verum absolvere, Sall. C. 38, 3 : dire toute la vérité en peu de mots.
               - cf. Sall. J. 17, 2; 33, 12, 2.
            5 - absol. achever un développement, un exposé.
               - uno verbo absolvere, Plaut. Rud. 653 : dire tout d'un mot.
               - absolvere de Catilinæ conjuratione paucis, Sall. C. 4, 3 : sur la conjuration de Catilina faire un exposé complet en peu de mots. 
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem    

     
  • absŏnans, antis : contraire, opposé. --- Instit. 2, 25.

  • absŏnē, adv. : 
            1 - d'une voix fausse. --- Apul. Apol. 5.
            2 - de façon absurde, sans rime ni raison. --- Gell. 15, 25, 1.

  • absŏno, āre : - intr. - détonner. --- Ter.-Maur. 2024.

  • absŏnus, a, um : 
            1 - qui n'a pas le son juste, faux.
               - Cic. de Or. 3, 41; 1, 115.
               - littera absona, Quint. 12, 10, 32 : lettre ayant un son désagréable.
            2 - discordant, inharmonieux; qui ne s'accorde pas avec.
               - Gell. 13, 21, 12 ; Apul. M. 8, 26.
               - absonus alicui rei, Liv. 1, 15, 6 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
               - ou absonus ab aliqua re Liv. 7, 2, 5 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
                - nihil absonum fidei divinæ originis fuit, Liv. : rien ne démentit la croyance qu'on avait dans la divinité de son origine.
               - absona, ōrum, n. Gell. : des absurdités.

            3 - choquant, qui détonne.
               - Quint. 6, 3, 107.

  • absorbĕo, ēre, bŭi, sorptum : - tr. - absorber, avaler, engloutir.
               - parf. absorpsi, Luc. 4, 100; Macr. S. 5, 1, 8.
               - hunc quoque absorbuit æstus quidam insolitæ adulescentibus gloriæ, Cic. Br. 81 : lui aussi se laissa prendre dans le tourbillon d'une gloire qui n'est pas d'habitude réservée aux jeunes gens.
               - tribunatus quodam modo absorbet orationem meam, Cic. Sest. 13 : son tribunat pour ainsi dire absorbe (accapare) mon discours. 
               - ad tribunatum, qui ipse ad sese jam dudum vocat et quodam modo absorbet orationem meam, Cic. Sest. 6,  13 : le tribunat de Sextius m'appelle, il y a déjà quelque temps, et doit remplir, en quelque sorte, mon discours (= je suis obligé de ne parler que de cela).
               - oceanus vix videtur tot res tam cito absorbere potuisse, Cic. Phil. 2, 27, 67 :  l'océan paraît à peine avoir pu engloutir tant d'objets. --- Hor. S. 2, 8, 24.

  • absorbĭtĭo, ōnis, f. : action d'absorber, action d'engloutir. --- Aug. Serm. 162, 2.

  • Absoris, is ou idis, f. : c. Absoros. --- Hyg. F. 23.

  • Absoritānus, i, m. : habitant de l'île d'Absoros. --- Hyg. F. 26.

  • Absoros, f. : île de l'Adriatique [Ossero]. --- Mel. 2, 114.

  • absorptĭo, ōnis, f. : c. absorbitio. --- Hier. Psalm 140.

  • absorptus, a, um : part. de absorbeo.

  • Absortĭum, ĭi, n. : c. Absoros. --- Plin. 3, 140.

  • absp... : v.  asp...

  • absque :
               - (Lebaigue P. 7-9).

            1 - absque, prép. + abl. (surtout ante-class. et post-class.) : 
               - apsque Plaut. Trin. 832, 1127.
            a - sans.  
               - absque te : sans toi.
               - avec le subj. de esse et ellipse de si - absque me esset : < si cela était arrivé sans moi > = sans moi.
               - absque te esset, hodie non viverem, Plaut. Men. 1022 : si les choses s'étaient passées sans toi [= sans toi], aujourd'hui je ne serais pas vivant.
               - absque me foret et meo præsidio, hic faceret te prostibilem, Plaut. Pers. 836 : sans moi et sans mon secours, il aurait fait de toi une prostituée.

               - quam fortunatus ceteris sum rebus, absque una hac foret, Ter. Hec. 601, comme je suis heureux en toutes choses, n'était celle-ci seule.

               - absque sententi
    ā : sans un avis, sans jugement, sans motif.
               - absque præjudicio, Gell. : sans préjudice.
            b - sauf, excepté.
               - absque paucis syllabis, Gell. 13 : excepté quelques syllabes, à quelques syllabes près.
               - 
    qqf. adv. absque cum, Capel. 3, 280 : excepté quand.
            c en dehors de, loin de [local].
               - Apul. Apol. 55.


            2 - absque = et abs. --- 
    cf. Macr. S. 3, 9, 8.

  • abstantĭa, æ, f. : distance, éloignement. --- Vitr. 9, 1, 11.

  • abstēmĭus, a, um : 
               - abs  + *temum, cf. Quint. 1, 7, 9; Gell. 10, 23, 1; Porph. Hor. Ep. 1, 12, 7.
            1 - qui s'abstient de vin.
               - cf. gr. 
    ἄοινος

               - vina fugit gaudetque meris abstemius undis, Ov. M. 15, 323 : (quiconque...) déteste le vin, s'en abstient et aime l'eau pure.
               - 
    Lucil. d. Non. 68, 30; Varr. d. Non.
            2 - sobre, tempérant, modéré.
               - abstemius alicujus rei : qui s'abstient de qqch. --- 
    Hor. Ep. 1,12, 6 ; Plin. 22, 115.
            3 - à jeun.
               - 
    Aus. Idyll. præf. 11.

     
  • abstensŭs, ūs, m. : action de s'abstenir de. --- Plac. Med. 30, 3.

  • abstentĭo, ōnis, f. :
            1 - action de s'abstenir de. --- Aug. Ep. 196, 1, 3.
            2 suppression. --- C.-Aur. Acut. 3, 11, 103.

  • abstentus, a, um : part. passé de abstineo.

  • abstergĕo, ēre, tersi, tersum : - tr. -
               - formes de la 3e conj. abstergo SCRIBONIUS LARGUS, 288 II parf. sync. abstersti Catul. 99, 8.
            1 - enlever en essuyant, essuyer.
               - Cic. Phil. 14, 34, Liv. 1, 41, 5; 3, 26, 10.
            2 - fig. effacer, balayer, dissiper [la douleur, les ennuis, etc.].
               - Cic. Tusc. 3,43 ; CM 2; Top. 86; Q, 2, 8, 3 ; Fam. 9, 16, 9.
               - fletum abstergere, Cic. : essuyer les larmes.
               - dolorem abstergere, Q. Fr. 2, 9 : chasser la douleur.
               - omnes senectutis molestias abstergere, Cic. : chasser tous les ennuis de la vieillesse.
               - metum abstergere, Cic. : dissiper la crainte.
               - suspicionem abstergere, Cic. : dissiper le soupçon.

            3 - emporter, balayer.
               - everrite ædes, abstergite araneas, Titin. : balayez la maison, enlevez les toiles d'araignées.
               - remos abstergere, Curt. 9, 9, 16 : balayer les rames (les briser).

  • abstergo : v. abstergeo.

  • absterno, ĕre : - tr. - rejeter, repousser. --- Gloss.

  • absterrĕo, ēre, terrŭi, terrĭtum : - tr. - détourner (par la crainte), chasser.
               - 
    absterrere ab aliqua re, Cic Verr. 2, 142 : détourner de qqch.
               - Cic. Planc. 66 ; Liv. 23, 1, 11.
               - absterrere de aliqua re, Plaut. Truc. 251 : écarter de qqch.
               - absterrere vitiis, Hor. S. 1, 4, 128 : détourner des vices.
               - absterrere bello, Tac. An, 12, 45 : détourner de la guerre.
               - absterrere homines a pecuniis capiendis, Cic. Verr. 2, 2, 58 : détourner les hommes de recevoir de l'argent.
               - cf. Hor. S. 2, 5, 83; Liv. 5, 41; Suet. Cæs. 20.

               - absterrere ne : détourner de, empêcher de. --- Plaut. Most. 421.
               - non absterreri potuit quin : on ne put le détourner de. --- Val.-Max. 4, 5, 6.
               - absterrere aliquid alicui : refuser qqch à qqn. --- Lucr. 4, 1064 ; 1233.
               - absterrere hostem, Liv. 27, 28, 12 : chasser l'ennemi.
               - cf. Liv. 2, 35, 5 ; Sen. Marc. 17, 6 ; Tac. An. 13, 44.


  • absterritus, a, um : part. de absterreo.

  • abstersi : parf. de abstergeo.

  • abstersĭo, ōnis, f. : action d'essuyer. --- M.-Emp. 22.

  • abstersus, a, um : part. passé de abstergeo.

  • abstĭnax, ācis : habitué à l'abstinence. --- Petr. 42.

  • abstĭnens, entis :
            1 - part.-adj. de abstineo.
               - abstinentior Aus. 419, 66.
            2 qui s'abstient, retenu, modéré, réservé.
               - Cic. Off. 1, 144 ; Q. 1, 1, 32
    .
               - abstinentissimus rebus venereis, Col. : absolument chaste.
               - abstinens Jupiter fuit in Thetide, Lact. : Jupiter contint sa passion à l'égard de Thétis.

            3 - indifférent, désintéressé.
               - sociis abstinens, Cic. Planc. 26 : intègre à l'égard des alliés.
               - avec gén. abstinens pecuniæ, Hor. 
    O. 4, 9, 37 : indifférent à l'argent, désintéressé.
               - alieni abstinentissimus, Plin. Ep. 6, 8, 5 : tout à fait désintéressé du bien d'autrui.

  • abstĭnentĕr, adv. : avec désintéressement.
               - Cic. Sest. 37 ; Sen. Brev. 18, 3.
               - abstinentius, Aug. Manich. 2, 13.

  • abstĭnentĭa, æ, f. : 
            1 action de s'abstenir, retenue, réserve.
               - Cic. Att. 5, 15, 2 ; Sall. C. 3, 3 ; Nep. Ages. 71.
               - avec gén. abstinentia alicujus rei, Sen. Contr. 2, 1, 24 : acte de s'abstenir de qqch. --- cf. Ep. 108, 16.  
            2 - désintéressement.
               - Cic. Off 2 77 ; Sest. 7 ; Tusc. 3, 16 ; Sall. C. 54, 5 ; Nep. Arist. 1 2 ; 3, 2. 
            3 - abstinence, continence.
               - Sen. Ir. 1, 6, 2 ; Quint. 2, 2, 4.
               - vitam abstinentia finire, Tac. An. 4, 35 : se laisser mourir de faim.
            4 - méd. rétention.
               - C.-Aur. Chron. 3, 8, 108.

  • abstĭnĕo, ēre, nŭi, tentum [abs + teneo] : 
               - tr. -   
            1 - tenir éloigné de, maintenir loin de.
               - abstinere ab aliquo manum, Plaut. Amp. 340 ; manus Cic. Verr. 1, 93 : tenir sa main, ses mains éloignées de qqn, s'abstenir de toucher à qqn.
               - abstinere ab aliqua re, Cic. Verr. 4, 71, s'abstenir de toucher à qqch.
               - abstinere a Siculorum argento cupiditatem aut manus, Cic. Verr. 4, 34 : éloigner de l'argenterie des Siciliens sa convoitise ou ses mains.
               - cf. Cic. de Or. 1, 194 ; Att. 3, 7, 2 ; Liv. 9, 5, 6.
               - abstinere manus a se, Cic. Tusc. 4, 79 : ne pas tourner ses mains contre soi-même, s'épargner.
               - accepta clades Latinos ne ab legatis quidem violandis abstinuit, Liv. 2, 22, 4 : la défaite essuyée ne détourna même pas les Latins d'outrager les ambassadeurs.
               - cf. Liv. 4, 59, 8; 39, 25, 10.
               - ab æde ignem abstinere, Liv. 7, 27, 8 : écarter le feu du temple.
               - cf. Liv. 22, 23, 4 ; 26, 24, 12, etc.
               - eorum populorum finibus vim abstinere, Liv. 8, 19, 3 : s'abstenir de toute violence contre ces pays.
               - direptione militem abstinere, Liv. 38, 23, 2 : tenir le soldat éloigné du pillage. --- cf. 8, 21, 18.
               - Æneæ Antenorique omne jus belli abstinere, Liv. 1, 1, 1 : s'abstenir d'user de tous les droits de la guerre [pour] à l'égard d'Enée et d'Anténor.
               - abstinere sermonem de aliqua re, Plaut. Most. 897 : se dispenser de parler de qqch. --- cf. Ter. Haut. 373.
               - réfléchi se abstinere ab aliqua re, Cic. Fin. 2, 71 : s'abstenir de qqch.
               - cf. Cic. Ac. 2, 55 ; Sen. Ir . 3, 8, 8.
               - se abstinere nefario scelere, Cic. Phil. 2, 5 : s'abstenir d'un crime abominable.
               - cf. Cic. Fin. 3, 38; Div. 1, 102 ; Liv. 22, 25, 12, etc.
               - absol. se abstinere, Liv. 3, 11, 4 : se tenir à l'écart.
               - se abstinere : s'abstenir de nourriture. --- Varr. R. 2, 9, 10 ; Cels. 3, 15.
               - intr. -
            2 s'abstenir de, se tenir à l'écart de.
               - prœlio abstinere, Cæs. BG. 1, 22, 3 : s'abstenir de combattre.
               - faba abstinere, Cic. Div. 2, 119 : s'abstenir des fèves.
               - curiā abstinere : s'abstenir de venir à la curie.
               - publico abstinuit, Suet. Claud. 36 : il s'abstint de paraître en public.
               - prænomine Imperatoris abstinuit, Suet. Claud, 12 : il refusa le prénom d'Imperator.
               - cibo omni aut potu abstinere : s'abstenir de toute nourriture et de toute boisson (observer une diète absolue).

               - nec meo nomine abstinent, Cic. Rep. 1, 6 : ils ne s'abstiennent pas de parler de moi, de me critiquer.
               - cf. Cic. Off. 3, 72 ; Sall. J. 64, 5 ; Liv. 2, 56, 7 ; 21, 5, 9, etc.
               - abstinere a mulieribus, Cæs. BG. 7, 47, 5 : épargner les femmes.
               - cf. Cic. de Or. 3, 171; Liv. 3, 36, 7 ; 5, 21, 13.
              - ne ab obsidibus quidem ira belli abstinuit, Liv. 2, 16 : (*la colère de la guerre ne se tint pas même éloignée des otages*), la colère des vainqueurs n'épargna même pas les otages.
               - abstinere ne a legatis quidem violandis, Liv. 39, 25, 10 : ne s'abstenir même pas d'outrager les ambassadeurs. --- cf. 5, 21, 13, etc.
               - abstinere a voluptatibus, Cic. Tusc. 5, 94 : s'abstenir des plaisirs. --- cf. Part. 77.
               - a cibo abstinere, Cels. 1, 3 : s'abstenir de nourriture.
               - avec gén. Hor. O. 3, 27, 69; Apul. Apol. 10.
               - avec inf. Plaut. Curc. 180 ; Mil. 1309 ; Suet. Tib. 23.
               - non abstinere quin : ne pas s'abtenir de.
               - Plaut. Bac. 915 ; Liv. 2, 45, 10; Suet. Tib. 44; 72.
               - non abstinere quominus : ne pas s'abstenir de. --- Tac. An. 13, 4; Suet. Gram. 3.
               - ægre abstinent quin castra oppugnent, Liv. 2, 45, 10 : ils ont peine à s'abstenir d'attaquer le camp.
               - absol. abstinere : s'abstenir.
               - Plaut. Aul. 344 ; Men. 166 ; Virg. En. 2, 534 ; Liv. 40, 21, 4.
               - abstinere debet æger, Cels. 2, 12, 2 : le malade doit s'abstenir de manger, le malade doit jeûner. 
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • abstĭtī : parf. de absisto et de absto.

  • absto, āre, abstĭtī : - intr. - être éloigné, être placé à distance. --- Hor. P. 362
               - abstandus est, 
    Plaut. Trin 263 : on doit le tenir à l'écart.

  • abstollo, ĕre : - tr. - enlever. --- Ps. Ambr. Serm. 18, 3.

  • abstractĭo, ōnis, f. : - 1 - enlèvement. --- Dict. 1, 4. - 2 - abstraction. --- Boet. Anal. post. 1, 14.

  • abstractus, a, um : - 1 - part. passé de abstraho. - 2 - part.-adj. abstrait. --- Isid. 2, 24, 14.
               - quantitas abstracta, Cass. : quantité abstraite.

  • abstrăho, ĕre, traxi, tractum [ abs + traho] : - tr. - tirer, traîner loin de, séparer de, détacher de, éloigner de [au pr. et fig.].
               - inf. parf. sync. abstraxe, Lucr. 3, 650.
               - abstrahere aliquem ab aliquo : séparer qqn d'un autre.
               - abstrahere a rebus gerendis, Cic. CM 15 : détourner de l'activité politique. --- cf. Sull. 11 ; Arch. 12 , Phil. 3, 31.
               - abstrahere a sollicitudine, Cic. Dej. 38 : arracher, soustraire à l'inquiétude.
               - se abstrahere a similitudine Græcæ locutionis, Cic. Br. 259 : se détourner d'une imitation du parler grec.
               - a corpore animus abstractus, Cic. Div. 1, 66 : l'âme détachée du corps.
               - navem remulco abstraxit, Cæs. BC. 2, 23 : il tira le bateau avec un câble (il remorqua le bateau).
               - mors abstrahit a malis, Cic. : la mort nous arrache aux misères.
               - abstrahere milites a duce, Cic. : détacher les soldats de leur chef.
               - magnitudine pecuniæ a bono honestoque in pravum abstractus est, Sall. J. 29, 2 : à cause d'une grosse somme d'argent, il fut détourné du bien et de l'honneur pour suivre la voie du mal.
               - de matris amplexu aliquem abstrahere, Cic. Font. 46 : arracher qqn des bras de sa mère. --- cf. Ov. H. 15, 154.
               - abstrahere e sine gremioque patriæ, Cic. Cæl. 59 : arracher du sein, du giron de la patrie.
               - abstrahere ex oculis hominum, Liv. 39, 49, 12 : soustraire aux regards des hommes.
               - cf. Cic. Sull. 9 ; Liv. 37, 27, 6 ; 38, 49, 8.
               - frumento ac commeatu abstractus, Cæs. BC. 3, 78, 3 : entraîné loin du ravitaillement et des approvisionnements.
               - abl. ou dat. Ov. M. 13, 658 ; Sen. Med. 144 ; Tac. An. 2, 5 ; Luc. 6, 80.
               - abstrahit (me) sermonis egestas, Lucr. : la pauvreté de la langue m'arrête (= m'empêche d'expliquer).
               - parto decori abstrahi, Tac. An. 2, 26 : être arraché à une gloire acquise. ---- cf. Amm. 20, 4, 18 ; 30, 7, 2.
               - ad bellicas laudes abstrahere, Cic. Br. 239 : entraîner vers les exploits guerriers.
               - cf. Sen. Ep. 88, 19 ; Const. 2, 3 ; Tac. An. 4, 13.
               - vix me hinc abstraxi, Ter. : j'ai eu de la peine à m'en tirer.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • abstraxĕ : v. abstraho.

  • abstrūdo, ĕre, trūsi, trūsum : - tr. - pousser violemment loin de; cacher, dérober (à la vue), enfouir.
               - abstrudere sese tectum inter et laquearia, Tac. : se blottir entre le toit et le plafond.
               - abstrudere tristitiam, Tac. An. 3, 6 : dissimuler sa tristesse.
               - abstrudere aulam in fano, Plaut. Aul. 617 : cacher une marmite dans un temple.
               - in profundo veritatem abstrudere, Cic. Ac. 2, 32 : cacher la vérité dans les profondeurs.
               - in silvam se abstrudere, Cic. Att. 12, 15 : se cacher dans un bois.
               - abstrusus usquam nummus, Cic. Agr. 1, 11 : écu caché quelque part.
               - semina flammæ abstrusa in venis silicis, Virg. En. 6, 6 : germes de flamme cachés dans les veines du silex.

             
  • abstrŭo, ĕre : cacher. --- Tert. Marc. 4, 27.

  • abstrūsē, adv. : voir abstrusius.

  • abstrūsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Amm. 5, 37.

  • abstrūsĭus, adv. compar. de abstruse, inusité : plus secrètement. --- Amm. 28, 1, 49.
               - au superl. abstrusissime : très profondément. --- Aug. Quant. 63.

  • abstrūsus, a, um :
            1 - part.-adj. de abstrudo.
            2 - caché.
               - dolor abstrusus, Cic. Dom. 25 : douleur refoulée. --- cf. Agr. 2, 49 ; Ac. 2, 14.
               - in abstruso esse, Plaut. Pœn. 342 : être caché.
            3 - abstrus, difficile à pénétrer.
               - disputatio abstrusior Cic. Ac. 2, 30 : argumentation un peu abstruse.

            4 - [caractère] dissimulé, fermé.
               - quamquam abstrusum et tristissima quæque occultantem Tiberium perpulere, ut Drusum filium cum primoribus civitatis mitteret, Tac. An. 1, 24 : bien que Tibère fût renfermé et qu'il cachât les nouvelles les plus alarmantes, on le décida à envoyer son fils avec les premiers de la cité.


  • abstŭlās : v. aufero.

  • abstŭli : parf. de aufero.

  • absum, ăbesse, āfŭi (abfŭi), āfŭtūrus, intr. :
               - (Lebaigue P. 7-9)
               - voir l'article absum de Gaffiot.
               - inf. fut. abfŏre (āfŏre).

               - abfŏrem... (āfŏrem...) = abessem...
               - 
    les formes abfui, abforem, abfore, abfuturus ont moins d’autorité --- subj. prés. absiet Cato Agr. 19, 1 ; abfuat = absit Front p. 184, 4 --- formes apsum, apsens, dans quelques mss de Plaut. et Cic.
            1 - être absent, être hors de.
               - abesse ab domo : être hors de chez soi.
               - ab (ex) Urbe abesse, Cic. : être absent de Rome.
               - abesse (ab) aliquo : n'être pas auprès de qqn.
               - abesse in loco, Ov. : être ailleurs.
               - in propinqua oppida aberat, Suet. : il s'absentait pour se rendre dans les villes voisines.
            2 - se tenir éloigné de, manquer à, faire défaut à; ne pas assister (qqn), ne pas secourir (qqn).
               - quærere quod abest, Ter. : chercher ce qui manque.
               - unum a prætura tua abest, Plaut. : une seule chose manque à ta préture.
               - abest historia litteris nostris (dat.), Cic. : l'histoire manque à notre littérature.
               - neque animus neque corpus a vobis aberit, Sall. : ni mon cœur ni mon bras ne vous feront défaut.
               - abesse alicui : ne pas assister qqn, ne pas secourir qqn.
               - qui Antonio afuerim, Cic. Sull. 5 : moi qui n'ai pas défendu Antonius.
               - qui Autronio non afuerim, Cic. : moi qui n'ai pas manqué d'assister Autronius.
               - absentibus nobis, Cic. Ac. 2 : sans notre aide.
               - et quo plus intererat, eo plus aberas a me, Cic. Planc. 5, 13 : plus j'avais besoin de ton assitance, plus tu me manquais. --- cf. Sall. C. 20 fin.
            3 - être éloigné de, être distant de.
               - abesse ab Urbe millia passuum ducenta, Cic. : être à deux cent milles de Rome.
               - quoniam propius abes, Cic. : puisque tu es plus près.
               - ille longissime abest ut credat, Cic. : il est bien éloigné de croire.
               - multum (longe) abest ut : il s'en faut de beaucoup que.
               - non multum (non longe, paulum) abest quin : il ne s'en faut pas de beaucoup que.
               - haud multum afuit quin interficeretur : il s'en fallut de peu qu'il ne fût tué (il a bien failli être tué).
              - non multum afuit quin a Bructero quodam occideretur, Suet. Tib. 19, 3 : peu s'en fallut qu'il ne fût assassiné par un Bructère.
               - haud multum afuit quin ab exulibus fautoribusque eorum interficeretur, Liv. 42, 44 : il ne s'en fallu pas beaucoup qu'il ne fût tué par les exilés et leurs partisans.
               - nos si pellant, nihil afore credunt, quin omnem Hesperiam sua sub juga mittant, Virg. En. 8 : s'ils nous repoussaient, rien ne les empêcherait, croient-ils, de soumettre à leur joug l'Hespérie tout entière.
               - tantum abest ut... Cic. : tant s'en faut que...
               - tantum a pænitentia afuit ut... Val.-Max. : il fut fut si loin de se repentir que...
               - id tantum abest ab officio, ut nihil magis officio possit esse contrarium, Cic. : cela est tellement différent du devoir que rien ne peut lui être plus contraire.
               - tantum abest ut... ut etiam... : tant s'en faut que... que, au contraire...
               - tantum abfuit laudare industrie gesta, ut etiam quædam scriberet de Gallicanis intercepta thesauris, Amm. 15 : loin de louer les marques de son zèle actif, il signalait même, dans ses lettres, certains détournements effectués au préjudice du trésor public des Gaules.
               - tantum abest ut gratiam quæsisse videar ut multas susceperim simultates, Cic. : bien loin de paraître chercher à me rendre populaire, je me suis fait beaucoup d'ennemis.
               - quid abest quin pareamus?   Liv. : pourquoi hésiter à obéir (<à quoi tient-il que nous obéissions>)?
               - scimus musicen nostris moribus abesse a principis personâ, Nep. Ep. 1, 2 : nous savons que, d'après nos mœurs, la musique <est éloignée d'un personnage de premier plan> = ne convient pas à un personnage de premier plan.
               - quæ absunt ab forensi contentione, Cic. : qui ne conviennet pas à un débat public.
            4 - se tenir loin de, s'abstenir, être exempt de.
               - abesse a bello (abesse bello), Cæs. : ne pas prendre part à la guerre.
               - afuit a societate sceleris, Nep. : il n'a pas pris part au crime.
               - abesse a reprehensione, Cic. : être à l'abri d'un reproche.
               - abesse a culpa : <être éloigné d'une faute> = être exempt de reproche, n'avoir rien à se reprocher, être innocent, être irréprochable.
            5 - avoir de l'éloignement pour, répugner, être contraire à.
               - a consilio fugiendi absum, Cic. : je répugne à l'idée de fuir.
               - quod abest a tua fide, Brut. ap. Cic. : ce qui est contraire à ta franchise.
                             absim... : subj. prés. de absum (il s'emploie souvent comme formule de déprécation).
               - pauperies immunda domus procul absit, Hor. Ep. 2, 2, 196 : loin de ma demeure la hideuse pauvreté.
               - vos procul absitis, qui... Tib. : arrière, vous qui...
               - absit invidia verbo, Liv. : soit dit sans offenser personne.
               - quod absit ! Apul. : ce qu'aux dieux ne plaise !
               - absit te quærere, S. Sev. : garde-toi de chercher.
               - absit ut... Tert. : loin de moi la pensée de...
            6 - différer, être supérieur ou être inférieur.
               - longe a te abfuit, Cic. : il t'a distancé de beaucoup (dans une élection).
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • absūmēdo, ĭnis,  f. : consommation. --- jeu de mot de Plaut. Cap. 904.

  • absūmo, ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. -
               - 
    forme apsumo dans qqs mss de Plaut. et Liv.
            1
     - prendre entièrement; user entièrement, consumer, consommer, dépenser, dissiper, épuiser.
               - quid vini absumpsit ! Ter. : que de vin elle a consommé !
               - absumi lacrimis, Ov. : se consumer en larmes.
               - absumere pecuniam in re (in rem) : dépenser de l'argent pour qqch.
               - absumendi modum tenere, Suet. : limiter ses dépenses.
               - absumere satietatem rei, Ter. : user d'une chose jusqu'à la satiété.
               - putant dentes in cornua absumi, Plin. : on pense que leurs dents se changent en cornes.
               - magna vis frumenti, pecuniæ absumitur, Liv. 23, 12, 4 : une grande quantité de blé et d’argent se consomme.
               - id tempus conloquiis absumptum est, Liv. 28, 6, 1 : ce laps de temps se consuma en entretiens.
               - res paternas absumere, Hor Ep. 1, 15, 26 : dissiper son patrimoine. --- cf. Suet. Ner. 26.
               - absumptis frugum alimentis, Liv. 23, 30, 3 : après avoir épuisé tous les moyens d’alimentation en céréales.
               - dicendo tempus absumere, Cic. Quinct. 34 : épuiser le temps en parlant. --- cf. Liv. 2, 4, 3 ; 22, 49.  
            2 - détruire, anéantir, faire périr.

               - quot dies quam frigidis rebus absumpsi, Plin. Ep. 1, 9, 3 : que de jours j’ai perdus à des occupations combien frivoles! 
               - plus hostium fuga absumpsit quam prœlium, Liv. 2, 42 : la fuite coûta plus d'hommes à l'ennemi que le combat.
               - au passif absumi : être emporté, périr, être perdu.
               - ubi avunculus ejus absumptus erat, Liv. 9, 17, 17 : où son oncle avait péri
    .
               - jamjam absumor, Att. ap. Cic. : je me meurs.
               - absumpti sumus, Plaut. : nous sommes perdus.
               - multi ferro ignique absumpti sunt, Liv. 5, 7, 3 : beaucoup périrent par le fer et par le feu.
               - Glauci Potniades malis membra absumpsere quadrigæ, Virg. G. 3, 268 : les cavales de Potnies dévorèrent de leurs mâchoires les membres de Glaucus.
               - absumet Cæcuba, Hor. O. 2, 15, 25 : il engloutira ton Cécube.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absumptĭo, ōnis, f. : - 1 - Dig. consommation. - 2 - Macr. anéantissement, destruction.
               - absumptio corporum, Macr. : destruction des corps.

  • absumptus, a, um : part. passé de absumo. - 1 - consommé, dépensé, employé. - 2 - détruit, perdu.

  • absumt- : c. absumpt-

  • absurdē, adv. :
               - absurdius, Dig. ; absurdissime, Eccl.
            1 d’une manière qui détonne. 
               - absurde canere, Cic. Tusc. 2, 4, 12 : jouer faux.
            2 d’une manière déplacée.
               - haud absurde memorare, Tac. H. 3, 51 : rappeler sans que ce soit mal à propos.
            3 d’une manière absurde.
                 - 
    Cic. Ac. 2, 36 ; Fin. 2, 21 ; Div. 2, 119 ; Rep. 2, 28.

  • absurdĭtās, ātis, f. : 
            1 - discordance. --- Prisc. 3, 494, 32.
            2 absurdité. ---  Eccl.

  • absurdus, a, um : 
            1 - qui a un son faux, discordant, faux, désagréable, choquant, désagréable, déplaisant. 
               - vox absona et absurda, Cic. de Or. 3, 11, 41 : timbre de voix faux et discordant.
               - avec datif - est hoc auribus animisque omnium absurdum, Cic. : cela choque toutes les oreilles et tous les esprits.
               - ingenium haud absurdum, Sall. : esprit qui n'est pas sans agrément.
               - Cic. Com. 19 ; Charis. 1, 185, 14.
            2 - qui détonne, qui jure, qui ne convient pas.
               - sin plane abhorrebit et erit absurdus, Cic. de Or. 2, 85 : s’il a une nature tout à fait rebelle et discordante. --- cf. Liv. 30, 44, 6.
               - ab imito causisque talium facinorum non absurda, Tac. H. 4, 48 : des faits qui ne sont pas sans relation avec l’origine et les causes de ces sortes de crimes.
               - ætati alicujus res absurda, Tac. An. 12, 9 : une chose qui jure avec l’âge de qqn.
               - lacrimæ absurdæ, Liv. : larmes déplacées.
               - haud absurdum est + inf. : il n’est pas déplacé de.
               - Sall. C. 3, 1 ; Tac. An. 4, 65 ; 12, 24.
            3 en parl. des idées, des paroles, etc. absurde, saugrenu.
               - Cic. Mur. 26; Tusc. 5, 112 etc.
               - quo quid absurdius dici potest? Cic. Phil. 8, 4 : or est-il parole plus absurde que celle-là? --- cf. Div. 2, 98.
               - ratio absurda, Ter. : conduite déraisonnable.
               - absurdissima mandata, Cic. Att. 7, 13, 6 : des propositions tout à fait déraisonnables.
               - illud absurdum, quod... Cic. : c'est une chose contraire au bon sens que...
               - quid tam absurdum quam delectari inanibus rebus? Cic. : quoi de plus absurde que d'être charmé par des choses vaines?

               - absurdum est + inf. : il est absurde de.
               - cf. Cic. Or. 160 ; Att. 2, 9, 1 ; 2, 22, 4; CM 66.
               - bene dicere haud absurdum est, Sall. C. 3 : bien parler n'est pas sans mérite.
               - absurdum est prop. inf. : il est absurde que.
               - cf. Cic. Fin. 2, 93; Sull. 37 ; Liv. 37, 52, 10.
               - quid tam absurdum quam si præco prædicet… ? Cic. Off. 3, 55 : qu’y aurait-il d’aussi absurde que le crieur annoncant… ?  
            4 - incapable, propre à rien.    
               - absurdus orator, Cic. : orateur sans aptitude.
               - Valens non absurdus ingenio, Tac. : Valens, qui ne manquait pas de talent.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Absurītānus, a, um : d’Absyra. --- Plin. 5, 29.

  • absynthĭum : c. absinthium.

  • Absyrtĭdes, um, f. : les îles d'Absyrte (deux îles voisines de la mer Adratique). --- Plin. 3, 151.
               - gr. Ἀψυρτίδες νῆσοι.

  • Absyrtis, ĭdis, f. : Absyrte (île de l'Adriatique). --- Mel. 2, 114.

  • Absyrtus, i, m. : 
            1 - l'Absyrtus (fleuve d'Illyrie). --- Luc. 3, 190.
            2 - Absyrte (fils d'Eétès et frère de Médée). --- Cic. Nat. 3, 48 ; Ov. Tr. 3, 9, 6.
               - gr. Ἄψυρτος.
               - voir hors site : Absyrte.


  • abtorquĕo, ēre (= obtorqueo) : - tr. - détourner.

  • Abudiacum : v. Abodiacum.

  • Abudius : nom de famille. --- Tac. An. 6, 30.

  • Abulites, æ, m. : Abulitès (un Perse, gouverneur de la Susianne).
               - Curt. 5, 2, 8 ; 5, 2, 17.

  • ăbundābĭlis, e : pléthorique. --- Cass.-Fel. 84, 17.

  • ăbundans, antis : 
            1 - part.-adj. prés. de abundo.
               - ăbundantior, Cic. Pis. 69 ; ăbundantissimus, Rep. 2, 34. 
            2 qui déborde.
               - Lucr. 1, 282 ; Plin. 2, 227; [fig] Cic. Rep. 2, 34.
            3 qui est en abondance, à profusion, surabondant.
               - Cic. Quinct. 40 ; Fin. 2, 111.
            4 qui a en profusion, riche.
               - Cic. Phil. 2, 66
            5 riche en.
               - avec abl. bellicis laudibus abundans, Cic. Off. 1, 78 : riche en gloire guerrière. --- cf. Rep. 2, 11.
               - avec gén. via omnium rerum abundans, Nep. Eum. 8, 5 : chemin offrant de tout en abondance. --- cf. Virg. B. 2, 20
      

  • ăbundantĕr, adv. : avec abondance, abondamment. --- Cic. de Or. 3, 53.
               - abundantius, Cic. Top. 41.
               - abundantissime, Plin. 5, 57.
     

  • ăbundantĭa, æ, f. : 
            1 abondance.
               - Cic. Agr. 1, 18 ; 2, 97 ; Br. 320 ; Læl. 87, etc.
               - ingenii abundantia, Cic. Ac. 1, 18 : richesse de génie.
            2 - richesse, opulence.
               - Cic. Cat. 2, 10 ; Nat. 2, 130.
            3 rhét. surabondance, prolixité.
               - Quint. 12, 1, 20, cf. Cic. Opt. 8. 
       

  • ăbundātĭo, ōnis, f. : inondation, débordement (d'un fleuve).
               - Plin. 3, 121 ; Flor. 2, 13, 26.

  • ăbundātūra, æ, f. : Tert. abondance.

  • ăbundē, adv. : 
            1 - copieusement, abondamment, amplement. 
               - Cic. CM 48 ; Div. 2, 3 ; Fam. 10, 23, 6.
               - alia omnia abunde erant Sall. J. 63, 2, il avait abondamment toutes les autres qualités.
            2 - suffisamment.
     
              - ad beatam vitam præcepta abunde sunt, Sen. Ep. 95, 6 : pour faire le bonheur les préceptes suffisent.
               - abunde magna præsidia, Sall. J. 14, 18 : secours suffisamment grands. --- cf. J. 1, 3; Sen. Clem. 1, 13, 4.
               - abunde similis, Quint. : entièrement semblable.
               - abunde est + inf. : c'est bien assez de, il suffit de.
               - 
    interim abunde est si epistulæ non sunt molestæ, Plin. Ep. 7, 2 : en attendant ce serait bien assez de savoir  que mes lettres ne sont pas ennuyeuses
    .
               - 
    mihi abunde est, si satis expressi quod efficitur, Plin. Ep. 4 : pour moi, je m'estime satisfait si j'ai 
    bien expliqué ce phénomène.
               - avec gén. fraudis abunde est, Virg. : c'est assez de ruses.
               - 
    et eruditio in eo mira et libertas atque inde acerbitas et abunde salis, Quint.
     : chez lui, il y a à la fois une érudition admirable et un franc-parler qui lui donne du mordant et beaucoup de sel.


  • ăbundo, āre, āvi, ātum : - intr. -
            1 - déborder.
               - Liv. 5, 15, 11 ; 30, 38, 10 ; Sen. Nat. 4, 1, 1 ; Virg. G. 1, 115.
               - mihi abundat pectus lætitiā, Plaut. : mon cœur déborde de joie.
            2 - être en abondance.
               - quæ de terris abundant, Lucr. 5, 920 : les productions qui viennent du sol en abondance.
               - cf. Liv. 2, 41, 9 ; Sen. Marc. 33, 3 ; Helv. 18, 6.
            3 avoir en abondance, être abondamment pourvu de.
               - avec abl. equitatu abundare, Cæs. G. 7, 14, 3 : être abondamment pourvu de cavalerie.
               - cf. Cic. Rep. 2, 26 ; Tusc. 5, 44 ; Off. 2, 13 ; etc.
               - villa abundat porco, lacte, caseo, melle, Cic. CM 56 : la maison de campagne a en abondance les porcs, le lait, le fromage, le miel.
               - avec gén. Lucil. 308 ; Manil. 2, 600.
            4 absol. être riche, être dans l’abondance.
               - Cic. Par. 49 ; Læl. 23 ; Att. 15, 15, 3.
               - si quando abundare cœpero, Cic. Att. 1, 4, 3 : si je deviens riche un jour.
               - in illis (causis) magis abundabit orator, Quint. : dans ces causes l'orateur aura un fonds inépuisable.
               - syllaba abundat, Prisc. : la syllabe est redondante.
               - ex abundanti, Quint. 4, 5, 15 : surabondamment.

            5 - excéder, dépasser.
               - avec acc. abundare quantitatem, Dig. : excéder la quantité.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • ăbundus, a, um (c. abundans) : abondant. --- Gell. 1, 2, 2.

  • Aburas : v. Abora.

  • Aburius, ĭi, m. : nom d’h. --- Liv. 39, 4, 3.

  • Abusina, æ, f. : ville de Vindélicie. --- Anton.

  • ăbūsĭo, ōnis, f. [abutor] : 
            1 - catachrèse, métaphore (emploi détourné d'un mot). 
               - Her. 4, 33, 45 ; Cic. Or. 94 ; Quint. 10, 1, 11.
               - cf. gr. 
    κατάχρησις.
            2 - mauvais usage, abus. --- Eccl.

  • ăbūsivē, adv. [abusivus] : 
            1 - métaphoriquement, par catachrèse. --- Quint. 8, 6, 35.
            2 - de façon abusive, abusivement, improprement. --- Mamert. An. 1, 6 ; Amm. 24, 4, 19.

  • ăbūsīvus, a, um : employé de façon abusive. --- C.-Aur. Ac. 1, pr. 14.

  • ăbūsŏr, ōris, m. : qui abuse, prodigue, dissipateur. --- Salv. Gub. 8, 4.

  • ăbusque + abl. (= usque ab) : depuis, de.
               - abusque Pachyno, Virg. En. 7, 289 : depuis le promontoire de Pachynum.
               - Oceano abusque, Tac. An. 15, 37 : depuis l’Océan.
               - Tiberio abusque, Tac. An. 13, 45 : depuis Tibère.


  • abusus :
            1 - ăbūsus, a, um : part. passé de abutor. - 1 - qui a usé pleinement, qui a abusé. - 2 - sens passif : usé, employé.
            2 - ăbūsŭs, ūs, m. : consommation complète, mauvais usage, abus, gaspillage. --- 
    Cic. Top. 17.

  • ăbūtendus, a, um : dont on peut abuser. --- Suet. Galb. 14.

  • ăbūto, ĕre : v. abutor.

  • ăbūtor, ăbūti, ăbūsus sum : - intr. avec abl. et arch. tr. -
               - Lebaigue P. 10.
               - sens passif : abuti Varr. d. Prisc. 8, 16; V.-Max. 8, 1; abusus Plaut. As. 196.
               - tr. -
            1 - user jusqu'au bout, épuiser, consumer; dépenser.
               - caseum abuti, Cat. Agr. 76 : user complètement le fromage.
               - abuti aurum, Plaut. Bac. 359 : dissiper une somme d'or.
               - abuti rem patriam, Plaut. Trin. 682 : dévorer son patrimoine.
               - abuti vim suam, Lucr. 5, 1032 : dépenser sa force.
               - in prologis scribundis operam abutitur, Ter. : il emploie tous ses soins à écrire des prologues.
               - Plaut. Bacch. 2, 3, 126; Pers. 2, 3, 10; Trin. 3, 2, 56; Phorm. 2, 3, 66.
               - intr. -
            2 se servir pleinement de, user pleinement, employer complètement, tirer parti de.
               - his festivitatibus insolentius abuti, Cic. Or. 176 : employer ces agréments du style avec une liberté un peu excessive.
               - proœmio abuti, Cic. Att. 16, 6, 4 : utiliser un préambule [de facon définitive, une fois pour toutes].
               - otio abuti, Cic. Rep. 1, 14 : employer entièrement ses moments de loisir.
               - elephantorum acutissimis sensibus abutimur, Cic. : nous tirons un bon parti des sens délicats de l'éléphant.
               - abuti libertate : user pleinement de la liberté ou abuser de la liberté.
               - abuti sole, Cic. Att. 12 : user librement du soleil.

            3 - user, se servir de, employer.
               - de Philippo et Nabide libero mendacio abutebatur, Liv. 35 : sur les intentions de Philippe et de Nabis, il mentait sans retenue.
               - nisi omni tempore, quod mihi lege concessum est, abusus ero, Cic. : si je ne dépense tout le temps que la loi m'a accordé.
               - abuti tecum hoc otio, Cic. : employer avec toi ce loisir (te consacrer entièrement ce loisir).
               - abuti otio liberaliter, Vell. 2, 105, 1 : faire un noble usage de ses loisirs.
               - abuti otio ad laborem, Fronto. : employer son temps de libre à travailler.
               - abuti sagacitate canum ad utilitatem nostram, Cic. : faire servir à notre usage le flair des chiens.
            4 - faire un mauvais usage, abuser, faire servir à son usage, utiliser autrement.
               - abuti legibus, Cic. : abuser des lois.
               - abuti muliere, Ter. : abuser d'une femme, déshonorer une femme.
               - abuti militum sanguine, Cæs. BC. 3 : abuser de la vie de ses soldats (verser inutilement le sang de ses soldats).
               - abuti eloquentiā perverse, Cic. : faire un mauvais usage de l'éloquence.
               - quousque tandem abutere (= abuteris), Catilina, patientiā nostrā? Cic. Cat. 1 : jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina?
               - 
    insolenter et immodice abuti Thessalos indulgenti
    ā populi Romani, Liv. 39 : les Thessaliens (dit-il) abusaient étrangement et au-delà de toute mesure de l'indulgence du peuple romain.
               - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
               - sagacitate canum ad utilitatem nostram abuti, Cic. Nat. 2, 151 : faire servir à notre usage le flair des chiens.
               - verbo abuti, Cic.  : faire un emploi détourné d’un mot. --- cf. Or. 94 ; Part. 17 ; Leg. 1, 45.
               - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
               - avec acc. - abuti operam in scribendo, Ter. : perdre son temps à écrire ou employer tout son temps à écrire.
            5 - qqf. sens passif : être employé, être consumé, être dépensé.
               - abuti ab aliquo, Varr. : être employé par qqn. 
    --- Suet. Galb. 14.

               - ubi illæc quæ dedi ante? --- abusa, Plaut. As. 196 : où est l'argent que je t'ai donné? --- il est dépensé.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abutucensis, e : d'Abutuca (ville d'Afrique). --- Plin. 5, 29.

  • Ăbȳdēnus, a, um : v. Abydos.  

  • Ăbȳdŏs et Ăbȳdus, i, m. f. (Ăbȳdum, i, n.) : Ăbȳdos. - 1 - Plin. Ov. ville de l'Asie Mineure, sur l'Hellespont. - 2 - Plin. ville de la Thébaïde en Egypte.
               - gr. Ἄϐυδος.
               - Ăbȳdēnus, a, um : d'Abydos. --- 
    Ov. H. 18, 100; Tr. 1, 10, 28, etc.
               - gr. Ἀϐυδηνός.
               - Ăbȳdēnus, i, m. : l'homme d'Abydos (Léandre, amant d'Hero). --- 
    Ov. H. 17, 1.
               - Ăbȳdēni, ōrum, m. : les habitants d'Abydos.
               - Ăbȳdum, i, n. : c. Abydos.
               - Abydum oppidum, Plin. 5, 32, 40, 141 : Abydos.
               - voir hors site Abydos (ville d'Egypte).


  • Abyla, æ, f. : montagne de la Mauritanie. --- MEL. 1, 5, 3.

  • ăbyssus, i, f. (qqf. m.) : gouffre, abîme; l'enfer. --- Eccl.
               - gr. ἄϐυσσος (ce qui est sans fond) -- βυσσός : fond, fond de la mer -- abyssus, plus tard abysmus, puis abismus.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abziritānus, a, um :  d'Abzira [Afrique]. --- Plin. 5, 30.
               - Abziritanum oppidum, Plin. : Abzira.

  • Abzoæ, ārum, m. : les Abzoens (peuple de Scythie). --- Plin. 6, 38.

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