===> Dico Auteurs : Gérard Jeanneau et Jean-Paul Woitrain

         

 
 A ... Ab 
 
 
  • a : (Gaffiot P. 1-3 -- Lebaigue P. 1-3).  
           
  •         1 - a, f., n., indécl., [première lettre de l’alphabet. ---  Cic. Div. 1, 23.
               - abréviations diverses :
               - A. = Aulus [prénom]
               - A = antiquo, je rejette [la proposition sur les bulletins de vote dans les comices
               - A = absolvo, j’absous [sur les bulletins des juges] ; d’où l’appellation] littera salutaris. --- Cic. Mil. 15.
               - A. U. C. = anno urbis conditæ ; a. u. c. = ab urbe condita.
               - a. d. VIII Kal. Nov. = ante diem octavum Kalendas Novembres.
               - dans les inscr. A. = Augustus.
               - A.A. = Augusti duo.
               - A.A.A. = Augusti tres.
               - III viri A.A.A.F.F. = triumviri auro, argento, āĕri flando, feriundo.
               - A = Auditor (dans les dialogues de Cicéron).

            2 - ā, ou āh, interj., v. ah.

            3 - ā, ăb, abs, prép. avec abl.
               - arch. af ; cf. gr. ἀπό.

               -  [point de départ]
               - avec des verbes de mouvement, tr. ou intr., simples ou composés : 
               - signo Vortumni in Circum Maximum venire, Cic. Verr. 1, 154 : venir de la statue de Vertumne au Cirque Maxime. --- v. proficiscor, discedo, arcesso, etc.
               - avec noms de personnes : de chez, d’auprès.
               - a Cæsare redire, Cic. Q. 2 , 4, 6 : revenir de chez César.
               - venit ad me a se, Cic. : il est venu de chez lui me trouver.
               - data v Idus Decembr. a Pontio ex Trebulano, Cic. Att. 7, 3 :  le 5 des ides de décembre, à Trébule, chez Pontius.
               - sans verbe non ille Serranus ab aratro, Cic. Sest. 72 : non pas le fameux Serranus venu de sa charrue.
               - quid tu, inquit, huc ? a villa enim, credo, Cic. Fin. 3, 8 : eh ! dit-il, pourquoi toi ici ? c’est de ta maison de campagne que tu viens, sans doute. 
               - en parl de lettres : de la part de.
               - litteræ adlatæ ab L. Porcio prætore, Liv. 26, 39, 1 : une lettre apportée de la part du préteur L. Porcius. --- cf. Cic. Att. 7, 15, 5 ; 1, 15, 2. 
               - avec adesse, marquant résultat du mouvement :
               - adest a milite, Plaut. Ps. 924 : il est là venant de la part du militaire. --- cf. Mil. 958, 1046; Ter. And. 268; Virg. En. 7, 454.
               - dona adsunt tibi a Phædria, Ter. Eun. 465 : il y a là pour toi des présents de la part de Phædria. 
               - avec les noms de ville : de = des environs de [et non pas de l’intérieur de]. --- Cic., Cæs.
               - pour marquer la provenance : petere ab, postulare ab, quærere ab : demander à.
               - impetrare ab : obtenir de; accipere ab : recevoir de.
               - habere ab : tenir de, etc.; emere ab : acheter à; sumere ab, haurire ab : prendre à, puiser à.
               - trahere ab : tirer de; ducere ab : faire venir de, etc.; discere ab, audire ab : apprendre de, entendre de, etc. 

               - [idée d’origine]
               - oriri ab : prendre naissance à; fluere ab : découler de; nasci ab : naître de; proficisci ab : partir de, provenir de.
               - ea sunt omnia non a natura, verum a magistro, Cic. Mur. 61 : ces imperfections proviennent toutes non pas de la nature, mais du maître. --- cf. Har. 39; Fin. 1, 21; Off. 2, 69.
               - sed hæc et vetera et a Græcis, Cic. Tusc. 1, 74 : mais tout cela c'est ancien et aussi tiré de l’histoire grecque. --- cf. Fam. 3, 13, 1; 5, 3, 1; 9, 16, 7; Par. 11; Sest. 122.
               - [idée de naissance, de descendance]
               - a Deucalione ortus, Tusc. 1, 21 : né de Deucalion.
               - a M. Tullio esse, Cic. Br. 62 : descendre de M. Tullius.
               - [filiation philosophique, littéraire, etc.]
               - ab his oratores exstiterunt, Cic. Fin. 5, 7 : d’eux (Péripatéticiens) sortirent des orateurs.
               - erat ab isto Aristotele, Cic. de Or. 2, 160 : il était de l’école de votre Aristote.
               - nostri illi a Platone, Cic. Mur. 63 : nos philosophes de l'école de Platon. --- cf. Or. 113.
               - Turnus Herdonius ab Aricia, Liv. l, 50, 3 [= Aricinus] : Turnus Herdonius d’Aricie. --- cf. 6, 13, 8; 6, 17, 7.
               - pastor ab Amphryso, Virg. G. 3, 2 : le berger Amphrysien [du fleuve Amphrysus].
               - de la maison de, [en parl. d’un esclave]. --- Plaut. Ps. 616; Mil. 160; Curc. 407; Ter. And. 756. 
               - [étymologie]
               - mater autem est a gerendis fructibus Ceres tamquam Geres, Cic. Nat. 2, 67 : quant à sa mère, son nom, Cérès, qui est comme Gérès, vient de gerere fructus, porter, produire les fruits. --- cf. 2, 64; 68; 2, 111; Leg. 2, 55; Varr. R. 1, 46; 2, 4, 17; 3, 12, 6, etc.; L. 5, 20; 5, 66.
               - mærere a marcere, Varr. L. 6, 50 : mærere, s’affliger, vient de marcere, être affaissé.
               - aures ab aveo, Varr. L. 6, 83 : le mot aures, oreilles, vient de aveo, désirer. ---  [mots grecs au datif ] L. 5, 103, etc. 
               - dare ab, possidere ab, promittere ab : aliquid ab aliquo : donner, posséder, promettre qqch en le tenant de qqn, provenant de qqn. --- cf. Plaut. Cap. 449; Ps. 735; Cic. Flac. 44; Verr. 3, 177.
               - a me argentum dedi, Plaut. Trin. 182 : j’ai donné l’argent de ma poche. --- cf. 1144; Men. 545.
               - aliquid a me promisi, Cic. de Or. 1, 111 : j’ai promis qqch de mon fonds. --- cf. Pis. 84; Lucr. 4, 468; Suet. Cæs. 84.
               - Antoni edictum legi a Bruto, Cic. Att. 16, 7, 7 : l’édit d’Antoine, je l’ai lu de Brutus, le tenant de Brutus. 
               - éloignement, séparation, au pr. et fig.] : de, loin de.
               - v. les verbes dimittere : renvoyer de (loin de); excludere, deterrere : chasser de, détourner de, etc.; abhorrere, distare, differre : être éloigné de, différer de, etc.
               - de turba et a subselliis in otium se conferre, Cic. de Or, 2, 143 : se retirer du milieu de la foule et loin des bancs du tribunal pour prendre du repos.
              - ab oppido castra movere, Cæs. BC. 3, 80, 7 : en levant le camp s’éloigner de la ville. --- v. solvo, fugo, ejicio, aufero, etc.
               - sans aucun verbe a Chrysippo pedem numquam, Cic. Ac. 2, 143 : de Chrysippe il ne s’éloigne jamais d’une semelle. --- cf. Att. 7, 3, 11; Fam. 7, 25, 2.
               - nunc quidem paululum, inquit, a sole, Cic. Tusc. 5, 92 : pour le moment, dit-il, écarte-toi un tant soit peu de mon soleil.
               - nuances unde dejecti Galli ? a Capitolio ? unde, qui cum Graccho fuerunt ? ex Capitolio, Cic. Cæc. 88 : d’où furent rejetés les Gaulois ? de l’accès au Capitole : d’où les partisans de Gracchus? du Capitole. --- cf. 86.
               - avec les verbes defendere, tueri, munire, tegere, prohibere, arcere, etc. : défendre, protéger, garantir contre, écarter de.
               - stabula a ventis hiberno opponere soli, Virg. G. 3, 302 : placer l’écurie à l’abri des vents [en face de] exposée au soleil d’hiver.
               - [expression] ab re : contrairement à l’intérêt. --- Plaut. Cap. 338; As. 224; Trin. 239.
               - haud ab re duxi referre, Liv. 8, 11, 1 : j’ai cru qu’il n’était pas inopportun de rapporter.

               - du côté de
               - sens local a tergo, a latere, a fronte : de dos, de franc, de front [de face].
               - a decumana porta, Cæs. BG. 6, 37, 1 : du côté de la porte décumane.
               - ab ea parte, Cæs. BG. 6, 37, 2 : de ce côté.
               - ab terra ingens labor succedentibus erat, Liv. 26, 46, 1 : du côté de la terre, il y avait d’énormes difficultés pour les assaillants. --- cf. Sall. J. 17, 4; Plin. Ep. 2, 17, 21.
               - surgens a puppi ventus, Virg. En. 5, 777 : le vent s’élevant en poupe.
               - ab Opis, Cic. Att. 6, 1, 17 [s.-ent. æde] : du côté du temple d’Ops (comp. ad Castoris), cf. Liv. 10, 47, 4.
               - Magnetes ab Sipylo, Cic. Q. 2, 9, 2 : les Magnésiens qui habitent près du mont Sipyle, les Magnésiens du mont Sipyle. --- cf. Tac. An. 2, 47.
               - point de départ, point d’attache.
               - stipites ab infimo revincti, Cæs. BG. 7, 73, 3 : troncs solidement attachés à la partie inférieure, par la base.
               - cornua ab labris argento circumcludere, Cæs. BG. 6, 28, 6: entourer d'argent les cornes sur les bords de la partie évasée. 
               - fig. du côté de, du parti de, en faveur de.
               - abs te stat, Plaut. Rud. 1100 : il se tient de ton bord. --- cf. Cic. Inv. 1, 4; Br. 273.
               - ab reo dicere, Cic. Clu. 93 : parler en faveur de l'accusé.
               - vide ne hoc totum sit a me, Cic. de Or. 1, 55 : prends garde que cela ne soit tout en ma faveur.
               - a petitore, a possessore agere, Plin. Ep. 6, 2, 2 : plaider pour le compte du demandeur, du défendeur.
               - du côté de, sous le rapport de.
               - a materno genere, Cic. Sull. 25 : du côté maternel, par sa mère. --- cf. Ov. M. 2, 368.
               - a re frumentaria laborare, Cæs. BC. 3, 9, 5 : souffrir de l'approvisionnement en blé.
               - a mitilibus, a pecunia imparati, Cic. Att. 7, 15, 3 : pris au dépourvu sous le rapport des troupes, de l'argent.
               - ab exemplis copiose aliquid explicare, Cic. Br. 198 : développer qqch avec une grande richesse d'exemples.
               - tempus mutum a litteris, Cic. Att. 8, 14, 1 : époque silencieuse sous le rapport des lettres [où l'on n'écrit point].
               - eorum impunitas fuit a judicio, a sermone, Cic. Post. 27 : ils ont agi impunément au regard de la justice, au regard de l'opinion publique.
               - mons vastus ab natura et humano cultu, Sall. J. 48, 3 : montagne désolée sous le rapport de la nature du sol et de sa culture par l'homme [stérile et inculte].
               - ab omni parte, Hor. O. 2, 16, 27 : sous tous les rapports.
               - servus a pedibus meis, Cic. Att. 8, 5, 1 [mss] : esclave qui me sert du point de vue de mes pieds [qui fait mes courses].
               - puis ab suivi du nom de l'objet confié à la garde, à la surveillance.
               - servus ab argento, a frumento, a veste, a vinis : esclave préposé à l'argenterie, à l'approvisionnement, à la garde-robe, aux vins.
               - a bibliotheca : bibliothécaire.
               - a valetudinario : infirmier.
               - liberti ab epistulis et libellis et rationibus, Tac. An. 15, 35 : affranchis chefs du secrétariat, maîtres des requêtes, chefs de la comptabilité.
               - libertus et a memoria ejus, Suet. Aug. 79 : son affranchi en même temps que son historiographe.
               - novum officium instituit a voluptatibus, Suet. Tib. 42 : il créa une nouvelle charge, l'intendance des plaisirs. 

               - à partir de
               - de, à partir de, depuis :
               - a porta Esquilina video... Cic. de Or. 2, 276 : de la porte Esquiline je vois... --- cf. Cæs. BG. 2, 24, 2.
               - ut erat a Gergovia despectus in castra, Cæs. BG. 7, 45, 4 : étant donné que de Gergovie la vue plongeait dans le camp.
               - a vestibulo curiæ, Liv. 1, 48, 1 : dès le vestibule de la curie.
               - gemere ab ulmo, Virg. B. 1, 58 : gémir au sommet de l'orme.
               - ab equo oppugnare, Prop. 3, 11, 13 : assaillir à cheval.
               - contra sensus ab sensibus repugnat, Lucr. 1, 693 : il va à l'encontre des sens en s'appuyant sur les sens.
               - ab summo, Cæs. BG. 2, 18, 1 : à partir du sommet. --- cf. 7, 73, 6.
               - a medio ad summum, Cic. Tim. 20 : du centre aux extrémités.
               - da ab Delphio cantharum circum, Plaut. Most. 347 : fais circuler la coupe en commençant par Delphium. --- cf. As. 891.
               - oræ maritimæ præsum a Formiis, Cic. Fam. 16, 12, 5 : je commande le littoral à partir de Formies.
               - ab eo loco, Fam. 7, 25, 2 : à partir de ce passage, de ces mots...
               - évaluation d'une distance :
               - septumas esse ædes a porta, Plaut. Ps. 597 : [il m'a dit] que c'était la septième maison à partir de la porte. --- cf. Varr. R. 3, 2, 14; Cæs. BG. 2, 7, 3; 4, 22, 4; 5, 32, 1.
               - quod tanta machinatio ab tanto spatio instrueretur, Cæs. BG. 2, 20, 3 : (ils se moquaient) de la construction à une si grande distance d'une si grande machine. --- v. longe, prope, procul avec ab.
               - ultima stella a cælo, Cic. Rep. 6, 16 : étoile la plus éloignée du firmament.
               - limites d'un espace : ab... ad... : depuis... jusqu'à... --- Cæs. BG. l, 1, 7; Liv. 1, 2, 5.
               - ab imo ad summum totus moduli bipedalis, Hor. S. 2, 3, 308 : de la base au sommet haut en tout de deux pieds.
               - a Vestæ ad Tabulam Valeriam, Cic. Fam. 14, 2, 2 : du temple de Vesta à la Table Valérienne.
               - à partir de = y compris, avec : teneram ab radice ferens cupressum, Virg. G. 1, 20 : portant un tendre cyprès avec ses racines.
               - ab radicibus imis, Virg. G. 1, 319 : [épis arrachés] avec toutes leurs racines.

               - point de départ d'un jugement, d'une opinion, etc. 
               - d'après : aliquid ab aliqua re cognoscere, Cæs. BG. 1, 22, 2 : reconnaître qqch d'après tel détail.
               - a certo sensu et vero judicare de aliquo, Br. d. Fam. 11, 10, 1 : juger qqn avec un sentiment sûr et vrai.
               - ab annis spectare, Virg. En. 9, 235 : considérer d'après l'âge.
               - populum ab annis digerere, Ov. F. 6, 83 : partager l'ensemble des citoyens d'après l'âge. --- cf. M. 14, 323; Tr. 4, 6, 39; Ep. 2, 86.
               - ab arte inexperta, Tib. 2, 1, 56 : avec un art inexpérimenté. --- cf. 1, 5, 4; Ov. Tr. 2, 462.

               - point de départ d'un sentiment
               - d'après, par suite de, du fait de :
               - v. metuere, timere ab aliquo : craindre du fait de qqn. --- cf. Cic. Amer. 8; Fam. 5, 6, 2; Sul. 59; Phil. 7, 2; Liv. 22, 36, 1; 24, 38, 9.
               - v. sperare ab aliquo, Cic. Off. 1, 49; Phil. 12, 26; Pis. 12; Liv. 21, 13, 3.
               - metus omnis a vi atque ira deorum pulsus esset, Cic. Nat. 1, 45 : toute crainte de la puissance et de la colère des dieux serait chassée. --- cf. Liv. 23, 15, 7; 23, 36, 1; 25, 33, 5, etc.

               - à partir de [temps], depuis
               - a primo, a principio : dès le début.
               - a principiis : dès les débuts.
               - ab initio : dès le commencement.
               - a puero, a pueritia : dès l'enfance.
               - ab ineunte adulescentia : dès le commencement de la jeunesse.
               - ab hora tertia bibebatur, ludebatur, vomebatur, Cic. Phil. 2, 41 : dès la troisième heure, on y buvait, on y jouait, on y vomissait.
               - à la préposition se joignent souvent inde, jam, jam inde, statim, protinus :
               - longo spatio temporis a Dyrrachinis prœliis intermisso, Cæs. BC. 3, 84, 1 : un long intervalle de temps s'étant écoulé depuis les combats de Dyrrachium.
               - ab hoc tempore anno sescentesimo rex erat, Cic. Rep. 1, 58 : il était roi il y a six cents ans à compter de notre époque. --- cf. CM 19.
               - ponite ante oculos unum quemque veterum; voltis a Romulo ? voltis post liberam civitatem ab iis ipsis qui liberaverunt ? Cic. Par. 11 : évoquez la vie de chacun des anciens; voulez-vous remonter à Romulus ? voulez-vous remonter, après la fondation de la liberté, à ceux précisément qui l'ont fondée ?
               - lex a sexagesimo anno senatorem non citat, Sen. Brev. 20, 4 : la loi ne convoque pas le sénateur après soixante ans aux séances.
               - noms de personnes :
               - jam inde a Pontiano, Cic. Att. 12, 44, 2 : depuis Pontianus [l'affaire de Pontianus].
               - exspecto te, a Peducæo utique, Cic. Att. 12, 51, 1 : je t'attends, en tout cas sans faute après Péducæus [après l'affaire réglée avec Péducæus].
               - évaluation d'un laps de temps : ab... ad (usque ad), depuis... jusqu'à... --- Cic. Br. 328; de Or. 2, 52; Cæs. BG. 1, 26, 2; Liv. 26, 25, 11, etc.
               - évaluation d'une durée, d'un rang chronologique :
               - annus primus ab honorum perfunctione, Cic. de Or. 3, 7 : la première année après l'achèvement des magistratures.
               - quartus ab Arcesilao fuit, Cic. Ac. 1, 46 : il fut le quatrième en partant d'Arcésilas.
               - secundus a Romulo conditor urbis, Liv. 7, 1, 10 : le second fondateur de Rome après Romulus. --- cf. 1, 17, 10; Hor. S. 2, 3, 193; Virg. B. 5, 49. 
               - après, aussitôt après, au sortir de :
               - ab re divina, Plaut. Pœn. 618 : après le sacrifice.
               - ab decimæ legionis cohortatione profectus, Cæs. BG. 2, 25, 1 : étant parti, immédiatement après avoir harangué la dixième légion.
               - a tuo digressu, Cic. Att. 1, 5, 4 : après ton départ.
               - ab ea [auctione] Cic. Att. 13, 30, 1 : aussitôt après [la vente].
               - ab ipso cibo, Sen. Contr. 1, præf. 17 : aussitôt après avoir mangé.

               - du fait de, par l'effet de
               - cause efficiente, surtout avec les inchoatifs
               - calescere ab, Cic. Nat. 2, 138 : se réchauffer grâce à.
               - mitescere a sole, Cic. frg. F. 1, 17 : s'adoucir sous l'action du soleil. --- cf. Varr. L. 5, 109; 7, 83; Ov. M. 1, 66; F. 5, 323.
               - qua mare a sole conlucet, Cic. Ac. 2, 105 : sur toute l'étendue où la mer brille par l'effet du soleil. --- cf. Nat. 2, 92.
               - zona torrida semper ab igni, Virg. G. 1, 234 : zone toujours brûlante par suite du feu.
               - lassus ab, Hor. S. 2, 2, 10 : fatigué du fait de.
               - a vento unda tumet, Ov. F. 2, 776 : le vent fait gonfler l'onde. --- cf. 1, 215.
               - par suite de, par un effet de, en raison de [avec un nom de sentiment:
               - scio me ab singulari amore ac benevolentia, quæcumque scriba, tibi scribere, Balb. Fam. 9, 7 B, 3 : je sais que c'est un attachement, un dévouement sans égal qui me font t'écrire tout ce que je t'écris.
               - ab ira, Liv. 24, 30, 1 : par l'effet de la colère.
               - ab odio plebis an ab servili fraude, Liv. 3, 15, 7 : par suite de la haine du peuple ou de la perfidie des esclaves. --- [constr. très fréq. d. Liv. cf. 5, 5, 3; 9, 40, 17; 10, 5, 2; 27, 17, 5; 28, 7, 9; 36, 24, 7; etc.].
               - a duabus causis punire princeps solet, Sen. Clem. 1, 20, 1 : deux raisons d'ordinaire amènent le prince à punir.
               - ab hoc, Varr. R. 2, 3, 7 : par suite de cela, en raison de cela. --- cf. 2, 7, 6.
               - gravis ab, Ov. H. 10, 138 : alourdi par.
               - a somno languida, Ov. H, 10, 9 : alanguie par le sommeil.
               - dives ab, Ov. H. 9, 96 : enrichi par.

               - après les verbes passifs 
               - avec un nom de pers. pour marquer le sujet logique de l'action; constr. courante
               - avec des noms de choses considérées comme des personnes :
               - a civitatibus, Cic. Verr. 3, 176 : par les villes.
               - a classe, Verr. 5, 63 : par la flotte.
               - a re publica, Cic. Mur. 7 : par l'Etat.
               - a legibus, Cic. Mil. 9 : par les lois.
               - a natura, Cic. Phil. 14, 32 : par la nature.
               - a studiis adulescentium, Cic. de Or. 3, 207 : par le zèle des jeunes gens.
               - a ventis invidiæ, Cic. Verr. 3, 98 : par les vents de la malveillance.
               -  a more majorum, Cic. Fam. 13, 10, 1 : par la coutume des ancêtres.
               - a vero, a falso, Cic. Ac. 2, 71 : par le vrai, par le faux.
               - defici a viribus, Cæs. BC. 3, 64, 3 : être abandonné par ses forces. 
               - avec l'adj. verbal au lieu du datif.
               - fortis et a vobis conservandus vir, Cic. : homme loyal que vous devez sauver.
               - quibus (viris) est a vobis consulendum, Cic. Man. 2, 6 : citoyens à qui vous devez aide et protection.--- Cic. de Or. 2, 86; Pomp. 34; etc. 
               - différent de per : aliquid a suis vel per suos potius iniquos ad te esse delatum, Cic. ad Br. 1, 1, 1 : [il m'a paru soupçonner] que ses ennemis t'ont rapporté ou plutôt t'ont fait rapporter quelque histoire.
               - qui a te defensi et qui per te servati sunt, Cic. Pet. 38 : ceux que tu as défendus et ceux que ton entremise a sauvés.
               - avec des intr. équivalant pour le sens à des passifs :
               - a paucis interire, Cic. Off. 2, 26 : périr sous les coups de quelques hommes. --- cf. Lucr. 6, 709.
               - mori ab, Cic. Fam 15,17, 2; Sen. Contr. 5. 3.
               - perire ab, Nep. Reg. 3, 3; Ov. P, 3, 3, 46; cadere ab, Tac. An. 16, 9; vapulare ab, Sen. Contr. 9, 4, 2; Sen. Apoc. 15; Quint. 9, 2, 12.

               - abs est rare; se trouve devant t, surtout dans l'expr. abs teaps Inscr. et divers mss. de Plaut. et des lettres de Cic.; af , signalé par Cic. Or. 158, se lit dans des Inscr.
               - d'après les gram. anciens a se place devant les consonnes, ab devant les voyelles et devant h; mais ni les mss. ni les Inscr. ne vérifient cette règle.
               - qqf a, ab se trouvent après le relatif (quo ab) : Plaut. As. 119; Rud. 555.
               - chez les poètes et chez Tacite, rarement ailleurs, entre le subst. et son déterminatif [adjectif, génitif, ou nom propre apposé] : judice ab uno, Tac. An. 2, 60 : par un seul juge.
               - initio ab Suriæ, An. 4, 5 : depuis les frontières de la Syrie.
               - oppido a Canopo, Tac. An 2, 60 : à partir de la ville de Canope.
               - uxore ab Octavia abhorrebat, Tac. An. 13, 12 : il se détournait de son épouse Octavie.
               - chez Ovide, séparé par ipse du complément. --- H. 9, 96; 12, 18; Pont. 3, 3, 46, etc.
               - quand il y a deux compléments liés par une copule, placé devant le second. --- Plaut. As. 163; Prop. 4, 3, 39; Ov. H. 6, 108, etc.
               - en composition, a devant m, v, (amovere, avertere); abs devant c, p, t (abscondere, abstinere, asportare = absportare).
               - au devant f (auferre, aufugere), sauf afui parf. de absum.
               - 
    ab devant les autres consonnes, sauf  aspernari au lieu de abspernari.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem


  • Ăărōn (Arōn), indécl. m. : Aaron (frère de Moïse, premier grand prêtre des Hébreux).
               - Ăārōn, Prud. Psych. 884.
               - Ăărōnĕus, a, um : 
    d'Aaron. --- P. Nol. Carm. 25, 28.
               - voir hors site : Aaron.

  • ăb : c. a.

  • Aba, æ, f. : l'Aba (montagne d'Arménie). --- Plin. 5, 83.

  • ăbăcīnus, a, um [abacus] : de mosaïque. --- *Plin. 35, 3.

  • ăbactĭo, ōnis, f. [abigo] : détournement. --- Hier. Jerem. 1, 5, 15.

  • ăbactŏr, ōris, m. [abigo] : celui qui détourne, celui qui vole (des bestiaux), voleur de bestiaux.
               - Apul. M 7, 26 ; Isid. 10, 14.

  • abactus :
            1 - ăbactus, a, um : part. passé de abigo.
               - abactus amnis, Tac. : fleuve détourné.
               - medio jam noctis abactæ, Virg. : la nuit déjà à moitié écoulée.
               - abacti oculi, Stat. : yeux enfoncés.
            2 - ăbactŭs, ūs, m. : détournement, vol (de troupeaux...), enlèvement du butin; expulsion.
               - cum abactus hospitum exerceret, Plin. Pan. 20, 4 : alors qu'il faisait du butin sur ses hôtes.

  • Abacuc (Habacuc), indécl. m. : Habacuc (prophète juif).
               - oratio Habacuc prophetæ, Vulg. : prière de Habacuc, le prophète.
               - voir hors site : Habacuc.

  • ăbăcŭlus, i, m. : tablette de verre pour mosaïque, petit carreau de verre (qu'on employait dans la mosaïque ou dans certains jeux). --- Plin. 36, 199.
               - gr. ἀϐακίσκος : petit carré de mosaïque.
               - voir hors site : abaculus.

  • ăbăcus, i, m. :
               - gr. ἄϐαξ.
               - voir hors site : abacus.
            1 - buffet, bahut, crédence (pour exposer la vaisselle de luxe).
               - Varr. L. 9, 46 ; Cic. Verr. 4, 35 ; 4, 57 ; Tusc. 5, 61 ; Liv. 39, 6.

            2 - table de calcul, tableau.
               - Pers. 1, 131 ; Apul. Apol. 16.

            3 - table de jeu, damier.
               - eburneis quadrigis cotidie in abaco ludere, Suet. : jouer tous les jours sur une table avec des quadriges d'ivoire.
               - Macr. Sat. 1, 5, 11.

            4 - tablette (en marbre ou en verre, destinée à recouvrir les parois d'un appartement).
               - Vitr. 7, 3, 10 ; 7, 4, 4 ; Plin. 33, 159.

            5 - abaque, tailloir (partie supérieure d'un chapiteau).
               - Vitr. 4, 1, 11.
     
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Ābaddir (Ābădir), indécl. ou īris : bétyle (notamment, la pierre que Rhéa donna à dévorer à Saturne au lieu de Jupiter enfant).
               - Th.-Prisc. 2, 34; Aug. Ep. 1, 17, 2.

  • Abæsamis, ĭdis, f. : Abésamis (ville d'Arabie). --- Plin. 6, 145.

  • ăbæstumo, āre : - intr. - mot forgé = autumo. --- cf. Gell. 15, 3, 4.

  • ăbæstuo, āre : - intr. - Gell. onduler (en parl. d'une vigne chargée de grappes), flotter sous le poids de.

  • ābæto (ābīto, abbīto), ĕre : - intr. - s'en aller. --- Plaut. Truc. 95; Epid. 304.
      
  • ăbăgĭo, ōnis, f. : mot que Varron emploie pour expliquer adagio.

  • ăbăgo, ĕre, ēgi, actum : - intr. - c. abigo.

  • ăbagmentum, i, n. [ab + ago] : Prisc. remède expulsif (pour l'avortement).

  • ăbăgo : c. abigo.

  • Abalē, ēs, f. : ville d'Éthiopie. --- Plin. 6, 79.

  • Abali, ōrum, m. : les Abales (peuple de l'Inde). --- Plin. 6, 67.

  • ăbălĭēnātĭo, ōnis, f. :
            1 - Cic. aliénation (vente ou cession légale d'une propriété), vente, cession. --- Cic. Top. 28
            2 - abandon, renoncement. --- Eccl.

  • ăbălĭēnātus, a, um : part. passé de abalieno.

  • ăbălĭēno, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - éloigner (de soi ou d'un autre).
               - abalienare aliquem ab aliqua re : détourner qqn de qqch.
            2 - aliéner, détacher, donner de l'éloignement, refroidir.
               - abalienare a se judices, Cic. de Or. 2, 304
    : s’aliéner les juges.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : s'aliéner les bonnes dispositions de qqn.
               - abalienare a se : éloigner de soi.
               - abalienare homines suis rebus, Nep. : détacher les hommes de ses intérêts.
               - crucior a viro me tali alienarier, Plaut. : je souffre d'être séparé d'un tel homme.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : détruire lers bonnes dispositions de qqn à son égard.
               - nos abalienavit, Ter. : il nous a repoussés.
               - suspicatur te ab se abalienatum, Cic. : il se doute que tu es en froid avec lui.
               - neque enim indigna patientium modo abalienabantur animi, Liv. 26, 38, 4 : *et, de fait, non seulement les esprits de ceux qui enduraient des souffrances indignes étaient devenus hostiles (à Hannibal), mais aussi les esprits de tous les autres* = et, de fait, (Hannibal) se fit l'ennemi non seulement de ceux qui enduraient des souffrances indignes, mais aussi de tous les autres.
            3 - aliéner (t. de droit), vendre, céder.
               - demptis tegulis, instrumento, pecore abalienato, Cic. Verr. : après avoir enlevé les couvertures, engagé les troupeaux et les instruments de labourage.
               - vectigalia abalienare, Cic. : aliéner les revenus de l'Etat.
            4 - aliéner (t. de médecine), altérer.
               - membra morbis abalienata præcidere, Quint. : amputer les membres altérés par le mal (les membres morts).
               - opium sensus abalienat, Scrib. : l'opium égare les sens (l'opium rend inconscient).
            5 - priver, délivrer.
               - jure civium abalienatus : privé du droit de cité, privé de ses droits de citoyens.
               - quod responsum Campanos metu abalienavit, Liv. 8 : cette réponse délivra les Campaniens de leur crainte.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abălĭtēs sĭnus, m. : le golfe Abalite (dans la mer Erythrée). --- Plin. 6, 174.

  • ăbălĭud, adv. : d'un autre côté. --- Tert. Nat. 1, 9.

  • Abalus, i, f. : l'île Abalus (au nord de la Germanie). --- Plin. 37, 35.

  • ăbambŭlo, āre : - intr. - s'éloigner, se retirer.
               - P. Fest. 26, 10.

  • ăbămĭta, æ, f. : Dig. grand-tante (du côté paternel).

  • ăbantĕ :
            1 - adv. devant. --- Firm. Math. 2, 22.
            2 - prép. + acc. devant. --- Vulg.

  • Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.

  • Ăbantĭădēs, æ, m. :
            1 - [Acrisius] fils d'Abas. --- Ov. M. 4, 607.
            2 - [Persée] petit-fils d'Abas. --- Ov. Am. 3, 12, 24, etc.

  • Abantĭăs, ădis, f. : nom prim. de l'île d'Eubée. --- Plin. 4, 64.

  • Ăbantĭus, a, um : d'Abanta (ancien nom de l'Eubée).
               - Abantia æquora, Stat. : mer d'Abanta (qui baigne l'Eubée).

  • ăbarcĕo (ăbercĕo), ēre : - tr. - empêcher, tenir éloigné, éloigner. --- P. Fest. 15, 13.

  • Abăres (Avăres), um, m. : les Abares (peuple scythe). --- Isid. 9, 2, 66.

  • Ăbarim, indécl. m. : le mont Abarim (en Palestine). --- Vulg.

  • Abărimōn : contrée de Scythie.
               - in quadam convalle magna Imaui montis regio est quæ vocatur Abarimon, Plin. 7, 11 : dans une grande vallée du mont Imaüs, se trouve une région appelée Abarimon.

  • Abăris, is, m. (acc. -in) : Abaris. - 1 - prêtre d'Apollon. - 2 - autres du même nom.
               - gr. Ἄϐαρις.
               - Virg. En. 9, 342 ; Ov. M. 5, 86.
               - Ăbărĭtānus, a, um : Plin. Abaritain, d'Abaris (ville d'Afrique). --- Plin. 16, 172.

  • ăbartĭcŭlāmentum, i, n. : articulation. --- Placit. 23, 2.

  • Ăbās, antis, m. : Abas. 
               - gr.  Ἄϐας, αντος.
            1 - roi d'Argos, fils de Lyncée et d'Hypermnestre, père de Lyrcos, de Protéos, d'Acrisius - son successeur - et d'Idoménée
            2 - un Centaure, fils d'Ixion. --- Ov. M. 12, 306.
            3 - un Ethiopien. --- Ov. M. 5, 126.
            4 - un compagnon de Diomède. --- Ov. M. 14, 505.
            5 - un compagnon d'Enée. --- Virg. En. 1, 121.
            6 - un chef toscan. --- Virg. En. 10, 170 and 427.
               - Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.
               - gr. Ἀϐάντειος.
               - Ăbantĭădēs, æ, m. : un descendant d'Abas. - a - fils d'Abas (= Acrisius). --- 
    Ov. M. 4, 607. - b - arrière-petit-fils d'Abas (= Persée). --- Ov. M. 4, 673; 5, 138.
               - gr. Ἀϐαντιάδης.

  • Abasgi, ōrum, m. : peuple de la Colchide. --- Novel. 28, præf.

  • Abătŏs, i, f. : Abatos (rocher dans le Nil). --- Luc. 10, 323.

  • ăbăvĭa, æ, f. : trisaïeule. --- Dig.

  • ăbăvuncŭlus, i, m. : grand-oncle, frère de la trisaïeule. --- Dig.  

  • ăbăvus, i, m. : trisaïeul. --- Plaut. Mil. 373 ; Cic. Br. 213. 
               - abavi, ōrum, m. : les ancêtres. --- Cic. Har. 38; Plin. 18, 39.

  • ăbax, ăcis, m. et f. : c. abacus. --- Prisc. 7, 42.
               - gr. ἄϐαξ, ακος.

  • Abazea, ōrum, n. : c. Sabazia.

  • abba (abbās), ātis, m. : abbé (chef d'une communauté religieuse). --- Greg. Tur.; Sid. Ep. 16, 114.    

  • abbæto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller

  • Abbassium, ĭi, n., n.  : ville de Phrygie. --- Liv. 38, 15, 15.

  • abbātĭa, æ, f. : abbātĭa, æ, f. : abbaye. --- Eccl.

  • abbātissa, æ, f. : abbesse. --- Inscr.

  • abbīto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller.

  • Abbĭus, m. : nom de famille romaine. --- Inscr.

  • abblandĭor, īri : - intr. - flatter, cajoler. --- décad.

  • abbrĕvĭātĭo, ōnis, f. : abréviation. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātŏr, ōris, m. : abréviateur. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātus, a, um : part. passé de abbrevio. - Hier. raccourci.

  • abbrĕvĭo, āre : - tr. - 1 - abréger. --- Eccl. - 2 - affaiblir. --- Eccl.

  • abcīdo : c. abscido.

  • abcīsĭo : c. abscisio.

  • Abdageses (Abdagæses), is, m. : Abdagèse (prince parthe).

  •  Abdălōnymus, i, m. : roi de Sidon. --- Just. 11, 10, 8.

     
  • Abdara, æ, f. : ville de Bétique. --- Plin. 3, 8.

  • Abdĕnăgo, indécl. m : Abdénago (nom d'homme, = Azarias). --- Eccl.

  • Abdēra, æ, f. (Abdēra, ōrum, n.) : Abdère (ville de Thrace, connue pour la stupidité de ses habitants).
               - gr. Ἄϐδηρα.
               - Abdēra, æ, m. --- Cic. Att. 4,17, 3 ; Plin. 6, 217.
               - Abdēra, ōrum, n. --- Liv. 45, 29, 6.

               - Abdērītæ, ārum, m. : Abdéritains. --- Liv. 38, 41, 9 ; 43, 4, 12.
               - Abdērītānus, i, m. : d'Abdère, Abdéritain. ---
    Mart. 10, 25, 4.
               - Abdērītēs, æ, m. : d'Abdère, Abdéritain. --- Cic. Br. 30; de Or. 3, 128
               - gr. Ἀϐδηρίτης.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abdĭcātĭo, ōnis, f. [abdico] : 
            1 - action d'exclure le fils de la famille avec privation d'héritage, exhérédation. --- Sen. Contr. 1, 8, 6; Quint. 3, 6, 77; 7, 1, 15; 7, 4 10, etc.
            2 - abandon d'une charge, abdication, renoncement.
               - abdicationem hereditatis revocare, C.-Just. : révoquer une abdication.
               - abdicatio dictaturæ, Liv. : abdication de la dictature.

  • abdĭcātīvē, adv. : négativement. --- Capel. 4, 409.

  • abdĭcātīvus, a, um : négatif. --- Capel. 4, 411.

  • abdĭcātrix, īcis, f. : celle qui abdique, celle qui renonce à. --- Eccl.

  • abdĭcātus, a, um : part. passé de abdico, āre.

  • abdico :

            1 - abdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            anier, dire que ne... pas [sens prim.]. --- Non. 450; cf. Pac. Tr. 55.
            brenier [un fils, un père], ne pas le reconnaître.
               - Sen. Contr. 1, 1, 13, etc : Liv. 40, 11, 2; Quint. 3, 6, 77; 4, 2, 95, etc. 
               - abdicare aliquem patrem, Liv. : renier qqn pour son père.
               - filium abdicare : renier un fils, ne pas reconnaître un fils.

            crejeter, repousser.
               - Plin. 2, 82; 4, 31; 10, 16, etc. 
               - abdicavit ea in cibis, Plin. : il interdit ces choses comme aliments.
               - utinam posset e vita addicari aurum! Plin. : plût au ciel que l'or fût banni du monde!
               - laurus abdicat ignes crepitu, Plin. : le laurier proteste contre le feu par un pétillement.
     
            drenoncer à, se démettre de.
               - se abdicare magistratu, Cic. Cat. 3, 15 : renoncer à une magistrature.
               - cf. Div. 2, 74 ; Rep. 2, 61 ; Leg. 2, 31 ; Cæs. BC. 3, 2, 1; Liv. 4, 47, 6, etc.
               - avec acc. abdicare magistratum : abdiquer une magistrature. --- Liv. 2, 28, 9 ; 5, 49, 9 ; 6, 18, 4 ; 6, 39, 1; au passif Sall. C. 47, 3; Liv. 6, 39; 5, 49.
               - absol. abdicare : se démettre de ses fonctions.
               - abdicaverunt consules, Cic. Nat. 2, 11 : les consuls se démirent de leurs fonctions. --- cf. Liv. 4, 34, 5; 8, 37, 1; 9, 33, 4.
               - se magistratu abdicare : renoncer à une magistrature.
               - abdicare se prætura, Cic. : se démettre de la préture.
               - abdicare se suo statu, Dig. : renoncer à son état.
               - dictaturaque se abdicat, Cæs. : et il renonce à la dictature.

            2 - abdīco, ĕre, dixi, dictum : - tr. - a - refuser d'adjuger. - b - repousser (un présage). - c - ne pas approuver, rejeter, interdire.
               - quum tres partes aves abdixissent, Cic. : les augures ayant interdit trois portions (d'une vigne).
               - cum Attus Navius in quattuor partes vineam divisisset, tresque partes aves abdixissent, Cic. Div. 1, 31 : Attus Navius ayant divisé la vigne en quatre parts et les oiseaux ayant repoussé trois d’entre elles [= n’ayant pas donné de signes favorables]. --- cf. Liv. 27, 16, 15.
               - abdicere aliquid ab aliquo, Pomp-jct. : débouter qqn de sa demande.
               - abdicere vindicias ab aliquo, (= abjudicare), Dig. 1, 2, 24 : refuser l'acte de revendication.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abdĭdi : parf. de abdo.

  •  abdĭtē : furtivement, secrètement. --- Eccl.  

  • abdĭtīvus, a, um : - 1 - éloigné de, séparé de. - 2 - c. abortivus : venu avant terme. --- P. Fest. 21, 16.
               - abditivus a patre, Plaut. Pœn. : soustrait à son père.

  • abdĭtus, a, um : part.-adj. de abdo. - 1 - éloigné, relégué. - 2 - caché, secret.
               - compar. abditior, Aug. Conf. 5, 5; 10, 10 --- superl. abditissimus, Aug. Enchir. 16.
               - sententiæ abditæ, Cic. Or. 30 : pensées enveloppées .
               - vis abdita quædam, Lucr. 5, 1233 : certaine puissance mystérieuse.
               - sensus abditi, Liv. 40, 21, 11 : sentiments secrets, pensées intimes
               - terrai penitus abdita (s.-ent. loca), Lucr. 6, 809 : les entrailles de la terre.
               - abdita rerum (= abditæ res), Hor. A.P. 49 : idées encore inexprimées.
               - ex abdito, Cic. Or. 79 : de provenance secrète, de source cachée. --- cf. Sen. Ben. 4, 32, 1 ; Ep. 41, 3 ; 56, 10 ; Nat. 3, 50.
               - in abdito, Sen. Ira 1, 1, 5 : en secret. --- cf. Ep. 95, 64.
        
  • abdixi : parf. de abdīco.

  • abdo, ĕre, dĭdi, dĭtum : - tr. - 1 - placer hors de, placer à l’écart de, écarter, éloigner, reléguer. - 2 - dérober aux regards, dissimuler, cacher; recouvrir (pour cacher).
               - abdere in + acc. ou in + abl. ou abl. seul.
               - abdere carros in artiores silvas, Cæs. BG. 7, 18, 3 : reléguer les chariots au plus épais des forêts.
               - copiæ ab eo loco abditæ,  Cæs. BG. 7, 79, 2 : les troupes tenues à l'écart de cet endroit.
               - se abdere in occultum, Cæs. BG. 7, 30, 1 : se retirer dans l'ombre.
               - se abdere in terram, Cic. Div. 2, 51 : se cacher dans la terre. --- cf. Mur. 89; Fam. 7, 18, 2; 13, 29, 4; Att. 9, 6, 1.
               - abdere in insulam, Tac. : reléguer dans une île.
               - se abdere in litteras, 
    Cic. Fam. 7, 33, 2 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - penitus in Thraciam se abddidit, Nep. : il se retira au fond de la Thrace.
               - abditi in tabernaculis suum fatum querebantur, Cæs. BG. 1, 39 : cachés dans leurs tentes, ils se plaignaient de leur sort.
               - se abdere litteris, 
    Cic. Arch. 12 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - abdere gladium sinu, Tac. : cacher une épée sous sa robe.
               - quasdam corporis partes abdidit natura, Cic. : la nature a soustrait à la vue certaines parties du corps.
               - hinc procul abde faces, Tibul. : éloigne d'ici les torches.
               - pedestres copias ab eo loco abdere, Cæs. : éloigner les troupes à pied de ce lieu.
               - inter sarcinas abditi, Tac. : se tenant cachés au milieu des bagages.
               - se abdere in intimam Macedoniam, Cic. Fam. 13, 29, 4 : aller se cacher au fond de la Macédoine.
               - se abdere domum : aller se cacher dans sa maison.
               - consulis corpus, quod militum pietas humi abdiderat, Flor. : le cadavre du consul, que la piété des soldats avait enterré.
               - delphini abduntur tricenis diebus, Plin. : les dauphins disparaissent pendant trente jours.
               - abdere stultitiam, Plaut. : dissimuler sa folie.
               - aliquid sub veste abditum habere, Liv. 1, 58 : avoir qqch de caché sous son vêtement.
               - reliqui sese fugæ mandarunt atque in proximas silvas abdiderunt, Cæs. BG. 1, 12 : les autres cherchèrent leur salut dans la fuite et se cachèrent dans les forêts voisines.
               - abdere caput casside, Ov. M. 8, 25 : recouvrir sa tête d'un casque. --- cf. M. 6, 599.
               - abdere rivos congestu arenæ, Tac. An. 15, 3 : dissimuler des cours d'eau avec des amoncellements de sable.
               - avec datif - lateri capulo tenus abdere ensem, Virg. En. 2 : enfoncer l'épée dans le flanc jusqu'à la garde.
               - abditus carceri, Vell. : enfermé dans un cachot.
               - pugnare cupiebant, sed retro revocanda et abdenda cupiditas erat, Liv. 2, 45, 7 : ils désiraient combattre; mais il leur fallait réprimer et cacher ce désir.
               - cf. Tac. An. 1, 11; 3, 64. 
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abdōmĕn, ĭnĭs, n. : 
               - arch. abdumen, Charis. 38, 9.
            1 - ventre, bas-ventre, abdomen. --- Plaut. Mil. 1398; Plaut. Curc. 2, 3, 44; Cels. 4, 1; Plin. 8, 51, 77; 11, 37, 84; Juv. 4, 107; Aus. Idyll. 10, 104. 
               - abdomina thynni, Lucil. ap. Non. 35, 22 : ventres de thon.
               - avide abdomine devorato spiritum redditit, V.-Max. : après avoir dévoré gloutonnement une tétine de truie, il expira.
               - natus abdomini suo non laudi et gloriæ, Cic. : né pour son ventre et non pour la gloire.
               - alius libidine insanit, alius abdomini servit, Sen. Ben. 7 : l'un est furieux de débauche, l'autre est esclave de son ventre.

            2 - sensualité, gourmandise, gloutonnerie.
               - 
    insaturabile abdomen, Cic. Sest. 110 : un ventre insatiable. --- cf. Pis. 41; 66; Sen. Ben. 7, 26, 4.

  • abdūco, ĕre, duxi, ductum, tr. :
               - arch. abdouco Cil 1, 30 --- impér. abduc, mais abduce Plaut. Bac. 1031; Curc. 693; Pœn. 1173, etc.; Ter. Ad. 482; Phorm. 410 --- parf. abduxti Plaut. Curc. 614.  

            1 - conduire, emmener, enlever, emporter, 
               -
    abducere cohortes secum, Cæs. BC. 1, 15, 3 : emmener avec soi les cohortes.
               - abducere de ara, Plaut. Rud. 723 : emmener de l'autel. --- cf. Varr. Men. 11 ; Liv. 2, 56, 15 ; 23, 23, 8.
               - abducere ex ædibus, Plaut. Truc. 847. : emmener de la maison. --- cf. Cic. Verr. 1, 85 ; 5, 33; Br. 222; Liv. 5, 1, 5.
               - ab Sagunto exercitum abducere, Liv. 21, 10, 13 : emmener l'armée de Sagonte [qu'elle assiège]. --- cf. Tib. 2, 3, 61.
               - abducere familiam, Cic. Verr. 3, 57 : enlever les esclaves.
               - abducere legiones a Bruto, Cic. Phil. 10, 6 : enlever ses légions à Brutus. --- cf. Cæs. BC. 1, 9, 4.
               - navis a prædonibus abducta, Cic. Verr. 5, 125 : navire enlevé aux pirates. --- cf. Cæs. BC. 3, 23, 2.
               - abducere armenta : emmener les troupeaux (d'un autre), voler les troupeaux. --- Plin. 4, 36; Ov. H. 16, 359.
               - avec dat. abducere aliquem, aliquid alicui : enlever qqn, qqch à qqn. --- Plaut. Merc. 994 ; V.-Fl. 6,298 ; Petr. 114.
               - equitatum a consule abducere : enlever au consul sa cavalerie.
               - collegam vi de foro abducere, Liv. 2 : éloigner son collègue du forum par la force.
               - abducere in servitudinem : emmener en esclavage.
               - abducere aliquem convivam (abducere aliquem ad cænam), Ter. : emmener qqn dîner.
               - abducere caput ab ictu, Virg. En. 5, 428 : soustraire sa tête aux coups.         
               - quam ab lenone abduxti hodie, scelus viri, Plaut. Curc. : (la fille) que tu as prise chez le marchant aujourd'hui, canaille.
               - abducere se ab omnibus molestiis et angoribus, Cic. : se soustraire aux embarras et aux chagrins.
            2détacher, détourner de (ab + abl.; ad +acc., pour mener à); distraire (d’une besogne, d’un sentiment, d’un devoir).
               - pluteos ad alia opera abduxerunt, Cæs. BC. 2, 9, 6 : on retira les mantelets pour (les employer à) d'autres ouvrages.
               - abducere aliquem a fide : détourner qqn de son devoir.
               - abducere divinationem a conjecturis, Cic. : dégager la divination des conjectures.
               - abducere artem ad quæstum, Cic. : abaisser l'art au niveau d'un métier.

               - a malis mors abducit, Cic. Tusc. 1, 83 : la mort nous détache des maux. --- cf. Div. 2, 13; Nat. 2, 45; Verr. 3, 159; Phil. 2, 44; de Or. 2, 293, etc.
               - abducere  aliquem ab negotio, Cic. Flac. 92 : détourner qqn de ses occupations. --- cf. Off. 1, 19.
               - abducere discipulum ab aliquo, Cic. Fin. 5, 75 : enlever à qqn son disciple.
               - abducere equitatum ad se, Cic. Phil. 11, 27 : amener à soi la cavalerie.
               - ne ars tanta a religionis auctoritate abduceretur ad mercedem atque quæstum, Cic. Div. 1, 92 : pour éviter qu'une science si importante s'éloignant de la majesté religieuse n'en vînt à la recherche du profit et du gain. --- cf. Clu. 89; Verr. 3, 210; Sen. Ep. 24, 16. 
               - abducere exercitum ad infestissimam Ciliciæ partem, Cic. Fam. 2, 10, 3 : conduire l'armée vers la région la plus hostile de la Cilicie.
               - ut eos nulla privati negotii cura a populorum rebus abduceret, Cic. Rep. 5, 2 : pour que nul souci d'affaires privées ne les détournât des affaires publiques.

               - abduci ut, Cic. : se laisser persuader de.
               - abduci a cogitationibus, Cic. : être distrait.
               - omnia sternet abducetque secum vetustas, Sen. Marc. 26, 6 : le temps abattra toutes choses et les emportera avec lui. --- cf. Ep. 71, 15.
            3 - prendre (une boisson), boire.
               - potio datur abducenda, Scrib. : on donne une potion à prendre.
            4 - enterrer, ensevelir.
               - uxorem abducere, Inscr. : ensevelir sa femme.

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  • abductĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'emmener (une femmme). --- Dar. 4. - 2 - expulsion. --- C.-Aur. 5, 1, 1. - 3captivité. --- Ambros. Psalm. 98, etc. 4retraite, solitude. --- Vulg. Sir. 38, 20.
     
  • abductus, a, um : part. passé de abduco; éloigné.
               - bos abductus aratro, Claud. : bœuf éloigné de la charrue.
               - abducti montes, V.-Fl. : montagnes qui disparaissent.
               - abducto intus visu, Plin. : nos regards se concentrant sur nous-mêmes.

  • abdūmĕn, ĭnĭs, n.  : arch. c. abdomen.

  • abduxi : parf. de abduco.

  • abduxti (Plaut.) = abduxisti : v. abduco.

  • Abeatæ, ārum, m. : les habitants d'Abéa (en Achaïe). --- Plin. 4, 22.

  • ăbĕcĕdārĭum, ĭi, n. : alphabet.

  • ăbĕcĕdārĭus, a, um : abécédaire, alphabétique. --- Eccl.
               - ăbĕcĕdārĭus, ĭi, m. : celui qui en est à l'alphabet. --- Eccl.
               - abecedarium : l'a b c. --- Eccl.

  • ăbēgi : parf. de abigo.

  • Ăbēl, indécl. (Ăbēl, Ăbēlis; Ăbēlus, i) m. : Abel (fils d'Adam). --- Eccl.
               - Ăbēlicus, a, um : d'Abel. --- Myth. 3, 6, 15.

  • Ăbella (Ăvella), æ, f. ou Ăbellæ, ārum, f. : Abella (ville de Campanie, où abondaient les noisetiers).
               - Ăbellāni, ōrum, m. : habitants d'Abella. --- Just. 20, 1, 13.

  • ăbellāna (ăbellina, ăvellāna), æ, f. : aveline, noisette.
               - avellana nux : *la noisette d'Abella*, aveline, noisette.

  • Ăbellāni, ōrum, m. : v. Abella.

  • Abellīnās, ātis, m. : habitant d'Abellinum. --- Plin. 3, 105.

  • Ăbellīnum, i, n. : Abellinum (ville du Samnium). --- Plin, 3, 63.
               - Ăbellīnus, a, um : d'Abellinum. --- P.-Nol. Carm. 20, 68.

  • ăbĕmĭto, impér. de abemo, inusité : qu'il emporte. --- P. Fest. 4, 18.

  • abēna (habena), æ, f. : courroie, lanière, bride, rênes. 

  • Abentinus (mons), i, m. : le mont Aventin.

  • ăbĕo, īre, īvī (ĭī), ĭtum, intr. :
               - impér. abei Cil. 1, 1007, 8 --- abin = abisne, Plaut., Ter. --- le parf abivi ne se trouve nulle part; les formes sync. abi, abit se trouvent en poésie; l'inf. abisse est presque de règle.
            1 - s'en aller.
               - abire ex eorum agris, Cic. Verr. 3, 79 : s'en aller de leurs terres.
               - abire ex conspectu, Cæs. BG. 6, 43, 5 : s'éloigner de la vue.
               - abire ab his locis, Plaut. Men. 553  : s'éloigner de ces lieux.
               - abire ab urbe, Liv. 36, 3, 3 : s'éloigner de la ville.
               - abire ab aliquo, Plaut. Cap. 487 : s'éloigner de qqn, quitter qqn.
               - cf. Plaut. Mil. 1084 ;Ter. Eun. 791 ; Cic. Verr. 2, 54 ; Flac. 50 ; Liv. 28, 24, 8.
               - abire ab oculis, Plaut. Trin. 989 : s'éloigner des regards.
               - cf. Plaut. Cas. 302 ; Truc. 477 ; Sen. Ep. 36, 10.
               - quia te illinc abisse constabat, Cic. : parce que je savais que tu n'étais pas là.
               - abibitur : on s'en ira.
               - abire cubitum : aller se coucher.
               - abi in malam crucem (abi in malam rem) : va-t-en au diable, va te faire pendre.
               - cf. Plaut., Ter.; Cic. Phil. 13, 48.
               - (Catilina) abiit, excessit, evasit, erupit, Cic. Cat. 2 : le voilà (Catilina) parti, il est loin, il s'est échappé, il a brisé (ses chaînes).
               - abire ab aliquo, Ter. : sortir de chez qqn.
               - abire exsulatum (abire in exsilium), Liv. : partir pour l'exil.
            2 - poét. pénétrer dans, s'enfoncer dans.
               - in corpus abire, Lucr. 4, 1111 : s'enfoncer dans le corps
               - cf. Virg. En. 9, 695; Stat. Th. 8, 495 ; 11, 631.
            3 - s'en aller, disparaître.
               - abiit ille annus, Cic. Sest. 71 : cette année-là s'écoula. --- cf. Cæl. 74 ; Mur. 7 ; etc.
               - illa mea... abierunt, Cic. Fam. 9, 20, l : mes propos d'autrefois... s'en sont allés.
               - sensus abiit, Cic. Tusc. 1, 109 : le sentiment a disparu. --- cf. Fam. 14, 1, 3 ; Att. 41, 10, 2 ; Liv. 2, 4, 2.
            4 - sortir (d'une fonction, de la vie), partir d'une idée.
               - abire honore, Suet. : quitter une charge.
               - magistratu abire : quitter une magistrature, sortir de charge.
               - abire e vita : mourir.
               - qui abierunt hinc, Plaut. : ceux qui ont quitté la terre.
               - illuc, unde abii, redeo, Hor. : je reviens au point d'où je suis parti.
            5 - s'écarter de, abandonner.
               - abire incepto, Tac. : s'écarter de son sujet.
               - abeo a sensibus, Cic. : j'en finis avec les sens (je quitte ce sujet).
               - abire impune : s'en aller impuni, rester impuni.
               - abire ab jure : s’éloigner du droit, violer le droit.
               - ne longius abeam, Cic. Fin. 2, 96 : pour ne pas faire une trop longue digression. --- cf. Rep. 3, 38 ; Cæc. 95 , etc. 
               - quid ad istas ineptias abis? Amer. 47 : pourquoi t'écartes-tu de ton sujet pour dire de pareilles sornettes?
            6 - passer d'un état à un autre. 
               - ad deos abiit Hercules, Cic. : Hercule est passé au rang des dieux.
               - abire pro ludibrio in ora virūm (= virorum), Liv. : devenir la risée du monde.
               - abire in somnum, Lucr. : s'endormir.
            7 - s'écouler, s'éloigner, passer.
               - tota abit hora, Hor. : une heure entière s'écoule.
               - nausea jamne abiit? Cic. : le dégoût est-il passé?
               - pallor abiit, Ov. : la pâleur a disparu.
            8 - se changer en, passer à, aboutir à, se passer.
               - abire in aliquam rem : se transformer en qqch.
               - in villos abeunt vestes, Ov. : ses vêtements se changent en poils.
               - oppidum abiit in villam, Plin. : la ville n'est plus qu'une villa.
               - abibunt in vanum monentium verba, Sen. Ep. 94, 17 : les conseils s'en iront en fumée.
               - mirabar hoc si sic abiret, Ter. : je m'étonnais que la chose prît cette tournure.
               - non, non hoc sic abibit, Catul. 14, 16 : non, la chose ne se passera pas ainsi.
            9 - se propager, s'étendre.
               - longius nefas abiit, Ov. : le mal se répandit au loin.
          10 - échapper à (dans une vente).
               - ne res abiret ab eo, Cic. : de peur que la chose ne lui échappât (par une surenchère).
          11 - baisser, diminuer.
               - ut reditus agrorum sic etiam pretium retro abiit, Plin. Ep. 3, 19 : le rendement des terres a diminué tout comme leur prix.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Ăbĕōna, æ, f. [abeo] : Abéona (déesse romaine qui présidait au départ, déesse des voyageurs, notamment des enfants qui quittent le foyer pour la première fois). --- Aug. Civ. 4, 21.
               - Abeona <> Adeona.

  • ăbĕquĭto, āre, āvi : - intr. - partir à cheval, s'éloigner à cheval. --- Liv. 24, 31, 10.

  • ăbercĕo : c. abarceo.

  • ăbĕram : imparf. de absum.

  • ăbĕro : fut. simple de absum.

  • ăberrātĭo, ōnis, f. : éloignement, fuite, évasion, diversion. --- Cic. Att. 12, 38, 3; Fam. 15, 18, 1.
               - a molestiis nullam aberrationem habere, Cic. : n'avoir aucune distraction à ses ennuis.

  • ăberro, āre, āvi, ātum : - intr. -
            1 - s'écarter du chemin, errer loin de, s’éloigner, s’égarer, se fourvoyer.
               - aberrare ab aliqua re : s’écarter de qqch.
               - aberrare a præscriptione, Cic. : s'écarter d'une prescription.

               - aberrantes ex agmine naves, Liv. 37, 13, 1 : des navires allant à l'aventure loin du gros de la flotte.
               - qui pecore aberrasset, Liv. 41, 13, 2 : [un taureau] qui errait égaré loin de son troupeau.
               - aberrare verbo, Cic. : se tromper sur un mot.
               - aberrare conjecturā, Cic. Nat. 1, 100 : s’égarer dans ses conjectures. --- cf. Att. 14, 22 ; Har. 23.
               - artificem ne in melius quidem sinas aberrare, Plin. Ep. 4 : ne souffre pas que le peintre s'écarte de l'original, même pour l'embellir.
               - aberrare ad alia, Cic. Off. 1, 135 : s’égarer sur d’autres idées.
               - puer inter homines aberravit a patre, Plaut. Men. 31 : l'enfant s'égara au milieu des hommes loin de son père.
            2se distraire, faire diversion.
               - nullo modo a miseria aberrare possum, Cic. Luc. 140 : je ne puis en aucune façon me distraire de mes peines.
               - absol. ego hic scribendo dies totos nihil equidem levor, sed tamen aberro, Cic. Att. 12, 38, 1 : en passant ici toutes mes journées à écrire, je ne me sens nullement consolé, mais je me distrais de mes pensées pénibles.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • ăbĕs, ind. prés. ou impér. 2° pers. de absum.

  • Abesamis, ĭdos, f. : Abésamis (ville de l'Arabie Heureuse). --- Plin.

  • Abessālōn : c. Absalon.

  • ăbesse : inf. prés. de absum.

  • abforem : subj. imparf. de absum.

  • Abgar et Abgarus, i, m., nom de plusieurs rois. --- Eccl.
     
               - Acbarus Tac. An. 12, 12 (Ἄκϐαρος Appien).

  • abgrĕgo, āre : - tr. - séparer du troupeau. --- P. Fest. 23, 7.

  • ăbhĭbĕo, ēre : - tr. - éloigner. --- *Pl. Trin. 263.

  • ăbhĭĕmat, impers. : il fait un temps d'hiver. --- *Plin. 18, 354.

  • ăbhinc, adv. : 
            1d'ici, de cet endroit. 
               - aufer abhinc lacrimas, Lucr. 3, 953 : chasse tes larmes loin d'ici.
            2 - à partir de maintenant, à partir de ce moment, depuis, jusqu'à ce jour. 
               - avec acc. hoc factumst ferme abhinc biennium, Plaut. Bac. 388 : cela s'est passé il y a maintenant deux ans environ.
               - cf. Plaut. Cas. 39 ; Ter. And. 69 ; Hec. 822, etc. ; Cic. Com. 37.
               - Demosthenes quidem, qui abhinc annos prope trecentos fuit, jam tum ϕιλιππίζειν Pythiam dicebat, id est quasi cum Philippo facere, Cic. Div. 2, 118 : Démosthène, qui vivait il y a maintenant près de trois cents ans, disait déjà que la Pythie philippisait, c'est-à-dire qu'elle était favorable à Philippe. 
               - cf. Cic. Verr. 1, 34; Balb. 16 ; Phil. 2, 119, etc. 
               - avec abl. abhinc annis quindecim, Cic. Com. 37 : il y a quinze ans maintenant.
               - cf. Cic. Verr. 2, 130 ; Att. 12, 17 ; Gell. 1, 10, 2.
            3 - désormais.
               - inde abhinc, Pacuv. 21 : désormais.

  • ăbhorrens, entis : part. prés. de abhorreo. - 1 - éloigné de, contraire à. - 2 - déplacé, inopportun, inconciliable (avec qqch, alicui rei).
               - lacrimæ abhorrentes, Liv. : larmes déplacées.
               - abhorrens alicui rei, Liv. : qui contraste avec qqch.
               - huic profectioni abhorrens mos, Liv. 2, 14, 1 : coutume qui jure avec ce départ.

  • ăbhorrĕo, ēre, horrŭi : - intr. avec ab + abl. ou avec abl. seul -
            1 - s'éloigner avec horreur, éprouver de l’horreur, avoir de l’aversion pour, avoir de la répugnance pour, détester, fuir, éviter.
               - abhorret a scribendo animus, Cic. Att. 2, 6 : mon esprit se refuse à écrire.
               - abhorrere ab re uxoria, Ter. And. 829 : n'avoir aucun penchant pour le mariage.
               - abhorreant talibus vitiis, Cic. Fat. 4, 8 : qu'ils fuient de tels vices.
               - avec l'acc. - omnes illum abhorrebant, Cic. Clu. 41 : tous l'évitaient avec effroi.
               - pumilos abhorrebat, Suet. Aug. 83 : il avait horreur des nains. --- 
    id. Galb. 4; Vit. 10.
            2 - s'éloigner de, différer de;
    ne pas s'accorder avec, être étranger à, être incompatible avec, répugner à; être exempt de, être à l'abri de. 
               - temeritas non procul abhorret ab insania, Cic. Am. 24, 68 : l'irréflexion diffère peu de la folie.
               - abhorrere a ceterorum consilio, Nep. Milt. 3, 5 : s'écarter de l'avis des autres. 

               - ab aliqua re abhorrere : être éloigné de qqch, être étranger à qqch.
               - abhorrere debet a suspicione, Cic. C
    æl. 4 : il doit être à l'abri du soupçon.
               - ab eo tantum facinus non abhorret, Cic. : un si grand forfait n'est pas étranger à son caractère.
               - adsentiris mihi nostram 
    ætatem a castris, præsertim civilibus, abhorrere, Cic. Att. 14, 19, 1 : vous pensez comme moi que la guerre, la guerre civile surtout, ne va pas à mon âge.
               - genus dicendi, quod a consuetudine judiciorum abhorret, Cic. Arch. 3 : une façon de parler incompatible avec l'usage des tribunaux.
               - hoc tantum facinus ab eo non abhorret, Cic. Clu. 167 : ce si grand crime n'est pas incompatible avec sa nature.
               - res abhorret a fide, Liv. 9, 36 : le fait est incroyable.
               - qui terror a Fabio abhorret, Liv. 10, 3 : cet affolement est inadmissible de la part de Fabius.
               - orationes abhorrent inter se, Liv. 38, 56, 5 : les discours sont contradictoires entre eux.
               - abhorrens os ab Latinorum nominum prolatione, Liv. 22, 13 : bouche qui répugne à prononcer les mots latins.
               - abhorrebat ab fide quemquam... intraturum, Liv. 9, 36, 6 : on répugnait à croire que quelqu'un entrerait. --- cf Suet. Cal. 12.
               - avec le dat. - huic pacatæ profectioni abhorrens mos, Liv. : coutume qui ne s'accorde pas avec ce paisible départ.
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  • ăbhorresco, ĕre : - tr. et intr. - se détourner de. --- Eccl.

  • ăbhorrĭdē, adv. : d'une manière choquante. --- Charis. 57, 5.
               - (Lebaigue P. 4-6).

  • ăbī : impér. prés. de abeo. (il s'emploie souvent comme adverbe ou comme interjection).
               - abi, ludis me, Plaut. : allons donc! tu te moques de moi.
               - non es avarus; abi, Hor. : tu n'es pas avare; soit.

  • ăbĭbĭtur, inf. fut. impers. : on s'en ira. --- Plaut. Merc. 776 ; cf. Liv. 9,32, 6; 24, 19, 7.

  • ăbĭcĭo : c. abjicio.

  • ăbīdum [abi + dum] : va-t-en donc. --- Ter. Haut. 249.

  • ăbĭĕgĭnĕus, ăbĭēgnĕus et ăbĭēgnĭus, a, um : c. abiegnus. --- CIL 1, 577.

  • ăbĭēgnus, a, um [abies] : de sapin.
               - abiegnus equus, Prop. 3, 1, 25 : le cheval de Troie.

  • ăbĭens, ĕuntis : part. prés. de abeo.

  • ăbĭēs, ĕtis, f. : 
            1 - sapin (arbre). --- Cæs. BG. 5, 12, 5.
            2 - objet en sapin.
               - tablettes à écrire. --- Plaut. Pers. 248
               - vaisseau. --- Virg. En. 8, 91
               - lance. --- Virg. En. 11, 667.

  • ăbĭĕtārĭus, a, um : de sapin. --- P. Fest. 27, 11.
               - abietarius, ii, m. : ouvrier qui travaille le sapin, menuisier. --- Vulg.

  • ăbĭga, æ, f. : l'ive musquée, l'ivette (herbe abortive : quia partum abigit). --- Plin. 24, 29.

  • Abigail, indécl. f. : Abigaïl (femme de David).

  • ăbĭgĕātŏr, ōris, m. : voleur de bestiaux. --- Paul. Sent. 5, 18, 1.

  • ăbĭgĕātŭs, ūs, m. : vol de bestiaux. --- Dig.

  • ăbĭgĕo, āre [ab, ago] : - tr. - détourner, enlever [le bétail]. --- Cypr. Ep. 71, 2.

  • ăbĭgĕus, i, m. : voleur de bestiaux. --- Ulp. Dig. 47, 14, 1.

  • ăbĭgo, ĕre, ēgi, actum [ab + ago] : - tr. -
            1pousser loin de, chasser.
               - abigere aliquem ab ædibus, Plaut. Amp. 979 : repousser qqn de la maison. --- cf. Liv. 2, 37, 9; 8, 14, 8.
               - puer, abige muscas, Cic. de Or, 2, 247 : esclave, chasse les mouches. --- cf. Tusc. 1, 104.  
            2pousser devant soi un troupeau pour le détourner, emmener, détourner, voler.
               - Cic. Verr. 1, 28 ; 3, 57 ; Liv. 2, 23, 5 ; 28, 8,10 ; 39, 47, 2, etc.  
            3expulser [le fœtus avant terme].
               - partum (fetum) abigere : expulser le fœtus, faire avorter, avorter.
               - Cic. Clu. 32; Plin. 14, 116; Tac. An. 14, 63; Suet. Dom. 22.
            4fig. chasser, faire disparaître, dissiper [fatigue, désirs, soucis]. --- Plaut. Merc. 113; Sen. Ep. 65, 15; Hor. Ep. 1, 15, 19.
               - medio jam noctis abactæ curriculo, Virg. En. 8, 407 : au moment où la nuit qui s'en va est au milieu de sa course. 
               - abigere morsus, Plin. 20, 19 : guérir les morsures. --- Plin. 25, 106; 30, 30.       
               - voir abactus.
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  • abii :
            1 - ăbĭi : parf. de abeo.
            2 - Abii, ōrum, m. : les Abiens (peuple scythe). --- Curt. 7, 6, 11.

  • Abĭla, æ, f. : - 1ville de Syrie. --- Anton. 198. - 2montagne de Mauritanie. --- Mel. 1, 27.

  • Abĭlēni, ōrum, m. : habitants d'Abila. --- CIL 3, 199.

  • Abimelech, m., indécl. : nom de plusieurs rois. --- Eccl.

  • ăbin' = abisne : v. abeo.

  • ăbinde : c. inde --- Comm. Apol. 330 ; P.-Nol. Ep. 6, 2.

  • ăbintus, adv. : de l'intérieur. --- Lat. tardif.

  • ăbinvĭcem : c. invicem. --- Vulg. Mat. 25, 32; Cypr. Ep. 63, 9.

  • Abiron, indécl. m. : Abiron (lévite qui se révolta contre Moïse). --- Vulg.

  • ăbistinc : c. istinc. --- *Querol. 9, 1.

  • Abītācus : v. Avitacus.

  • Abitinæ, ārum, f. : ville d'Afrique. --- Aug. Bapt. 7, 54
               - Abitinensis, e : d'Abitinæ.

  • ăbĭtĭo, ōnis, f. (= abitus) : départ. --- Plaut. Rud. 503; Ter. Haut. 190.
               - abitio = mors : la mort. --- Gloss. ap. Paul. ex Fest. p. 380, 9.

  • ăbīto (abæto), ĕre : s'en aller.

  • ăbĭtŭs, ūs, m. : - 1 - départ, éloignement. --- Plaut. Amp. 641; Cic. Verr. 3, 125. - 2 - issue, sortie. --- Virg. En. 9, 380; Tac. An. 14, 37.

  • abjēci : parf. de abjicio.

  • abjectē, adv. : d'une manière basse, bassement, lâchement.
               - in dolore est providendum, ne quid abjecte faciamus, Cic. Tusc. 2, 23, 55 : quand on souffre on doit veiller à ne rien faire de lâche.
               - quo sordidius et abjectius nati sunt... eo... Tac. Or. 8 : plus l'origine de ces deux orateurs est basse et abjecte, plus...
               - abjectissime. --- lat. tardif.

  • abjectĭo, ōnis, f. : - 1 - action de rejeter, de laisser tomber. --- C.-Aur. Acut. 2, 10, 59. - 2 - abattement, découragement. --- Cic. Pis. 88.

  • abjectus, a, um : part.-adj. de abjicio. - 1 - jeté, rejeté, mis de côté. - 2 - jeté à bas, abattu, sans courage. --- Cic. Læl. 59; Clu. 68 ; Phil. 13, 17 ; Tusc. 3, 26, etc. - 3 - abject, vil, bas, humble, commun. --- Cic. Dej. 30; Phil. 2, 82; Mil. 47; Off. 1, 124. - 4 - rhét. plat, banal. --- Cic. Br. 221 ; de Or. 3, 150 ; Or. 192.
               - abjectior animus, Cic. : âme découragée.
               - abjectissimus quisque animus, Quint. : les âmes les plus basses.

  • abjĭcĭo (ăbĭcĭo), ĕre (ăbĭcĕre), abjēci, abjectum [ab + jacio] : - tr. -
               - meilleure orth. abicio.
               - [idée de séparation, d'éloignement]
            1jeter loin de soi. --- Cic. Dej. 29 ; Tusc. 2, 54 ; Mur. 45.
               - pilis abjectis temere magis quam, emissis, Liv. 2, 46, 3 : jetant loin d'eux leurs javelots au hasard plutôt que les lançant.
            2 - fig. abandonner, laisser là [un espoir, un projet, une affaire]. --- Cic. Fam. 4, 7, 2; Cat. 2, 14; Mur 45.
               - abjicere dolorem, Cic. Tusc. 3, 66 : chasser la douleur.
               - abjecta omni cunctatione, Cic. Off. 1, 72 : ayant banni (rejeté) toute hésitation.
               - abjicere salutem, Cic. Planc. 79 : abandonner le souci de sa conservation.   
               - abjicere gloriam, Cic. : renoncer à la gloire.
               - rei familiaris curam abjicere : laisser son bien à l'abandon.
               - si Catilina consilium belli faciendi abiecerit, Cic. : si Catilina renonce à son idée de faire la guerre.
               - odor abiecti in via cadaveris, Suet. : l'odeur d'un cadavre abandonné sur la route.

               - [idée d'abaissement]
            3 - jeter en bas, jeter à terre, rejeter [de haut en bas].
               - de suo capite insigne regium, Cic. Sest. 58 : rejeter de sa tête le diadème.
               - insignibus abjectis, Cic. Planc. 98 : ayant jeté à terre ses insignes.
               - statua abjecta, Cic. Verr. 2, 160 : la statue une fois abattue.
               - abjicere anulum in mari, Cic. Fin. 5, 92 : jeter en mer son anneau.
               - se abjicere in herba, Cic. de Or. 1, 28 : se jeter dans l'herbe
               - e muro se abjicere in mare, Cic. Tusc. 1, 84 : se jeter du haut d'un mur dans la mer. 
               - hæc abjicienda est, Ter. : il faut se débarrasser d'elle.
               - si te uret sarcina, abicito, Hor. Ep. 1, 13, 7 : si ton fardeau vient à te peser, jette-le.
               - se abiecit exanimatus, Cic. : il tomba sans connaissance.

            4 - abattre, terrasser.
               - feriuntur, abjiciuntur, Cic. Tusc. 2, 36 : ils se frappent, se terrassent.
               - luctator ter abjectus, Sen. Ben. 5, 3, 1 : le lutteur terrassé trois fois.
               - abjicere belluam, Cic. : terrasser une bête.
               - natura animantes abjecit, Cic. : la nature a courbé les animaux vers la terre.

               - ad terram virgis abjectus, Cic. Verr. 5, 140 : abattu sur le sol à coups de verges.
               - se abjicere, Cic. Sest. 79 : se laisser tomber à terre.
               - se abjicere ad pedes alicui ou se abjicere ad pedes alicujus : se jeter aux pieds de qqn. --- Cic. Att. 8, 9, 1 ; 4, 2, 4 ; Fam. 4, 4, 3.
               - ego me plurimis pro te supplicem abjeci, Cic. Mil. 100 : moi, je me suis jeté pour toi en suppliant aux pieds d'une foule de personnes.   
            5abattre [au sens moral].
               - mæror mentes abjicit, Sen. Clem. 2, 5, 5 : l'affliction abat [déprime] l'esprit.
               - qui doloris speciem ferre non possunt, abjiciunt se, Cic. Tusc. 2, 54 : ceux qui ne supportent pas la vue de la douleur se laissent abattre.
               - surtout part. abjectus : abattu. --- Cic. Cat. 3, 10; 4, 3; Dom. 25.  
            6abaisser, ravaler.  
               - hæc tu quamlibet abjice elevaque, Catul. 24 : ravale ou dénigre à ton gré ce problème.
               - hic annus senatus auctoritatem abjecit, Cic. Att. 1, 18 : cette année a avili l'autorité du Sénat. ---  cf. Cic.  Tusc. 5, 18; id. de Or. 3, 26, 104.
               - abjiciet agros, Phædr. 4, 5 : elle vendra ses terres à vil prix.
               - augendis rebus et contra abjiciendis, Cic. Or. 127 : en grossissant ou au contraire en affaiblissant les faits. --- cf. Tusc. 5, 51; Sull. 65; Verr. 3, 95.
               - abjicere suas cogitationes in rem humilem, Cic. Læl. 32 : ravaler ses pensées à un objet terre à terre. --- cf Par. 14.    
            7 - en parl. du débit ou du style laisser échapper négligemment, laisser tomber. --- Cic. de Or, 3, 102 ; Or. 199.    
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  • abjūdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - refuser par un jugement, enlever par un jugement.
               - abjudicare Alexandriam a populo Romano, Cic. Agr. 2, 43 : par son jugement enlever Alexandrie au peuple romain.
               - ob injuriam agri abjudicati, Liv. 4, 1, 4 : à cause du jugement injuste qui ne leur avait pas attribué le territoire.
               - abjudicata a me modo est Palæstra, Plaut. Rud. 1283 : une décision de justice m'a enlevé à l'instant Palestra.
            2 - ôter, enlever.
               - me a vita abjudicabo, Plaut. As. 607 : je m'ôterai la vie.
               - abjudicare aliquid ab aliquo, Cic. Verr. 1, 4 : dénier qqch à qqn.
               - sibi abjudicare libertatem, Cic. Cæc. 99 : se dénier la qualité d'homme libre.
               - numquam abjudicabit ab suo triobolum, Plaut. Rud. 1039 : jamais il n'ôtera, par sa sentence, une obole à un de ses gens. 
        
  • abjŭgassĕre :  v. abjugo. 

  • abjŭgo, āre : - tr. - détacher du joug; éloigner, séparer.
               - quæ res te ab stabulis abjugat ? Pac. ap. Non. 73, 22 : qu'est-ce qui t'éloigne de l'étable ?
               - abjugassere  inf. fut. --- Gloss. 2, 3, 41.

     
  • abjunctus, a, um : part. de abjungo
               - n. subst. abjunctum : expression concise. --- Carm. Fig. 55.

  • abjungo, ĕre, junxi, junctum : - tr. - 1 - détacher du joug; d'où dételer, découpler. --- Virg. G. 3, 518. - 2 - séparer, éloigner. --- Cæs. BG. 7, 56, 2.
               - se ab hoc dicendi genere abjungere, Cic. Att. 2, 1, 3 : s'abstenir de ce genre d'éloquence.

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