===> Dico
- obnātus, a, um : né près de.
- Gaffiot
P. 1055-1057 --- Lebaigue
P. 841.
- avec dat. inter obnata ripis
salicta, Liv. 23,
19, 11 : au milieu des saules qui
poussaient sur le bord.
- obnecto, ĕre : - tr. - 1
- lier, attacher. --- Acc. Tr. 257. - 2
- lier par un engagement, obliger, engager.
- obnectĕre,
obligare, maxime in nuptiis frequens est, Paul. ex Fest. : obnectere, lier autour, s'emploie
surtout dans les cérémonies nuptiales.
- obnexŭs, ūs, m. : lien,
obligation,
engagement. --- Tert. Marc. 4, 37.
- obnisus :
1 - obnīsus, a, um : voir obnixus.
2
- obnīsŭs, ūs, m. : efforts. --- Itin.
Alex. 16 (41).
- obnītor, obnīti, obnixus sum
(qqf. obnīsus sum) :
- intr. - 1
- s’appuyer contre, s'appuyer sur, se raidir contre. - 2 -
faire effort contre, lutter contre, résister à, s'opposer à, repousser.
- 3 - s'efforcer de,
tâcher de.
- inf. obnitier pour
obniti, Lucr.
4, 437
- avec dat. adversis
obniti, Tac. A. 15, 11 : se raidir contre l'adversité.
- arboris obnixus trunco,
Virg. En. 12, 105 : luttant contre (assaillant) un tronc d’arbre.
- illi obniti trahentibus, prensare circumstantium genua, ciere nomina
singulorum, Tac. : ils résistent à ceux qui les traînent, embrassent
les genoux de ceux qui les entourent, les appellent chacun par leur
nom.
- mens obnixa malo (est),
V.-FL. : son cœur a résisté à la passion.
- fuere, qui (s.-ent. triumphum) Pauli impedire obniterentur,
Vell. 1, 9, 6 : il y eut des gens pour tâcher d'empêcher celui de
Paulus.
- obniti adversus avaritiam, Aug. : lutter contre l'avarice.
- obnitente vi
animi, Vell. 2, 123 : résistant de toutes les forces de son âme.
- voir obnixus.
- obnixē (obnīsē), adv.
[obnixus] : avec
effort, de toutes ses forces, avec obstination, obstinément.
- obnixe omnia facere, Ter. Andr. 161 : faire tout son possible.
- obnixe inflexibilis mansit, Amm. 29, 2 : il demeura obstinément
inflexible. --- Amm. 24, 2; Plaut. Stich. 45.
- obnixius.
--- Claud. Mamert. Stat. Anim. 1, 3.
- obnixus
(obnīsus), a, um : part.-adj. de obnitor. - 1
- qui s'appuie contre, qui s'appuie sur. - 2
- qui fait effort contre, qui lutte, qui résiste, qui tient bon, ferme,
inébranlable, obstiné.
- stant obnixi Samnites, Liv. 7, 33 : les Samnites restent
inébranlables.
- obnixus latis umeris, Virg. : prenant appui sur ses larges épaules.
- anceps
pugna diu, stant obnixa omnia contra, Virg. En. 10, 359 : le combat est
longtemps incertain ; tous s'affrontent et résistent.
-
pris advt. - obnixus curam sub
corde premebat, Virg. En. 4, 332 : il s'efforçait de
comprimer fermement son chagrin dans son cœur.
- adv. obnixum taces, Aus.
Ep. 25, 28 : tu te tais
obstinément.
- obnoxĭē,
adv. : - 1 - d'une
manière coupable.
- 2 - avec
complaisance, avec soumission, humblement.
- nihil
obnoxie perii, Plaut. Stich. 497 : je suis perdu sans l'avoir
nullement
mérité.
- obnoxĭētās,
ātis, f. : soumission, humilité. ---
Cassiod. Annim. 10.
- obnoxĭo,
āre [obnoxius] : - tr. - asservir, rendre dépendant (de qqch). --- Claud. Mam. Stat. Anim. 2, 9.
- obnoxĭōsē,
adv. : d'une manière soumise, avec timidité, avec ménagement,
avec égard.
- obnoxiosius, Plaut.
Ep. 5, 2, 30.
- obnoxĭōsus,
a, um : - 1 - soumis,
dépendant,
obéissant, dévoué, humble. - 2
- dangereux,
préjudiciable. --- Enn. ap. Gell. 7,
17, 10.
- obnoxiosus alicui (alicui rei) : soumis à qqn (à qqch).
- obnoxiosus legibus, Plaut. : soumis aux lois.
- res obnoxiosæ, Enn. : esclavage.
- obnoxĭus,
a, um [ob, noxa] :
1 - responsable aux
yeux de la loi, exposé
à une peine légale; coupable, responsable.
- ego
lege Aquiliā obnoxius sum, Dig. : je suis sous le coup de la
loi
Aquilia (je suis coupable en vertu de la loi Aquilia).
- obnoxius
tibi sum, Plaut. : je suis coupable à ton égard.
- obnoxius turpi
facto, Tibul. 3, 4, 15 : coupable d’un acte honteux.
- animus
in consulundo liber, neque delicto neque lubidini obnoxius, Sall. C.
52, 21 : dans les délibérations un esprit libre, que n’enchaînait
aucune faute, aucune passion.
- obnoxius pecuniæ
creditæ, Liv. 8, 28, 9 : responsable pour de l’argent prêté.
2 - exposé à, sujet à,
soumis à, en butte
à; exposé à un mal, à un danger, livré au péril; soumis, pusillanime,
dépendant de.
- alicui
obnoxius : soumis à qqn, redevable à qqn, esclave de qqn.
- obnoxius
uxori : soumis à son épouse.
- alicui
rei obnoxius : soumis à qqch.
- obnoxius
lubidini, Sall. C. 52, 21 : esclave de la passion.
- obnoxius
periculo, Phædr. : exposé au danger.
- obnoxius
iræ, Sen. : sujet à la colère, irascible.
- in
omnia obnoxius, Flor. 3, 20, 1 : exposé à tout.
- terra
ad tales casus obnoxia, Plin. 2, 197 : terre exposée à de tels
accidents.
- servi
in omnia obnoxii, Flor. : esclaves exposés à tout.
- quid
metuis ? -- ne obnoxius filio sim et servo, Plaut. Bacch. : que
crains-tu ? -- d'être à la merci de mon fils et de mon esclave.
- ut
obnoxios vidit, Curt. 10, 9 : quand il les vit à sa merci.
3 - obligé envers,
redevable de, tenu de,
soumis, obéissant, dévoué.
- fratris
radiis obnoxia Luna, Virg. G. 1, 396 : la lune qui doit son éclat aux
rayons
de son frère.
- facies
nullis obnoxia gemmis, Prop. 1, 2, 21 : beauté qui ne doit rien aux
joyaux.
- plerique
Crasso ex negotiis privatis obnoxii, Sall. C. 48 : la plupart étaient
les obligés de Crassus pour leurs affaires personnelles.
- Græcia
beneficio libertatis obnoxia Romanis, Liv. 35, 31 : la Grèce redevable
aux
Romains
du bienfait de la liberté.
4 - qui n'a pas de
volonté, soumis, craintif,
servile, humble, vil, bas.
- facies
obnoxia mansit, Ov. M. 5, 235 : il garda un air humble.
- obnoxia
pax, Liv. 9, 10 : paix humiliante.
- si
reticeam, aut superbus aut obnoxius videar, Liv. 23, 12 : si je me
taisais, je
paraîtrais ou orgueilleux ou veule.
5 - fragile, faible.
- obnoxium corpus, Plin. 31, 60 : corps maladif.
- obnoxius flos, Plin. 14, 27 : fleur délicate.
6 - exposé à, tourné
vers (en parl. d'un
lieu).
7 - qqf.
dangereux.
- obnoxium
est + inf. : il est dangereux de, il est
hasardeux de. --- Tac. Or. 10.
- obnūbĭlātĭo,
ōnis, f. : action de ccouvrir comme d'un nuage, obscurcissement,
assombrissement. --- Aug. Serm. 184, 4 (ed. Mai).
- obnūbĭlātus,
a, um : enveloppé comme d'un nuage.
- obnūbĭlo,
āre, āvi, ātum : - tr. - couvrir
comme d'un nuage, assombrir, obscurcir, ternir.
- animam
obnubilavit, Apul. M. 8, 8, 4 : il perdit connaissance.
- obnubilare
serenitatem caritatis, Aug.Ep. 36, 2 : altérer la sérénité de
l'affection.
- obnubilabat
hæc vitium, Amm. 28, 4, 2 : ces qualités étaient ternies par un vice. ---
Gell. 1, 2, 5;
Apul. M. 9, 24, 3
.
- obnūbĭlus,
a, um : couvert de nuages, ténébreux.
- obnubila
tenebris loca, Enn. ap. Cic. Tusc. 1, 21, 48 : lieux enveloppés de
ténèbres.
- obnūbo,
ĕre, obnupsi, obnuptum : - tr. - couvrir d'un voile.
- (caput)
obnubere : voiler la tête (d'un condamné).
- fig. mare
terras obnubit, Varr. L. L. 5, § 72 : la mer couvre la surface de la
terre.
- obnunc-
: voir
obnunt-
- obnuntĭātĭo,
ōnis, f. : annonce de mauvais présages, opposition
des augures. --- Cic. Div. 1, 16, 29; au plur.
Cic. Att. 4, 16,
7;
id.
Q. Fr. 3, 3, 2.
- obnuntĭo,
āre, āvi, ātum : - intr. avec dat. -
1
- déclarer que les auspices sont contraires.
--- Don. Ad. 4, 2, 8.
2
- s’opposer à.
- obnuntiare
consuli, Cic. Sest. 79 : faire opposition au consul.
3 - s'opposer aux comices. --- Cic. Phil.
2, 83 ; [passif impers.] Cic. Att. 4,
3, 4.
4 - annoncer une mauvaise
nouvelle.
- primus
rescisco omnia, primus porro obnuntio, Ter. Ad. 547 : je suis le
premier qui apprend tous les malheurs, le premier qui en porte la
nouvelle aux autres.
- obnupsi
: parf. de obnubo.
- obnuptus,
a, um : part. passé de obnubo.
- ŏbœdĭens
(ŏbēdĭens), entis : soumis, obéissant, docile.
- dicto
obediens alicui, Plaut. Bacch. 3, 3, 35 : qui se conforme aux volontés
de qqn.
- magistro desinebat esse dicto obœdiens, Plaut. Bacch. : on cessait
de suivre les ordres de son maître.
- pecora
ventri obœdientia, Sall. C. 1, 1 : animaux esclaves de leur ventre.
- obediens rationi, Cic. Off. 1, 132 : soumis à la raison.
- omnia obœdientia sunt, Sall. J. 14, 19 : tout obéit à vos vœux..
- ad
nova consilia gentem obœdientem habere, Liv. 28, 16, 11 : avoir un
peuple
disposé à suivre ses nouveaux desseins.
- in opere obedientissima
fraxinus, Plin. 16, 228 : le frêne très facile à travailler.
- ŏbœdĭentĕr
(ŏbēdĭentĕr), adv. : avec soumission, en obéissant,
avec docilité, docilement.
- obedienter
adversus aliquem facere, Liv. : se soumettre (se plier) docilement aux
exigences
de qqn.
- ŏbœdĭentĭa,
æ, f. (ŏbēdĭentĭa) : obéissance, soumission.
- appetitus
abjiciunt obedientiam, Cic. : les passions rejettent la soumission.
- obœdientia imperiorum, Plin. : obéissance aux ordres.
- obœdientia circa aliquem, Plin. : soumission à qqn.
- ŏbœdĭo
(ŏbēdĭo), īre, īvi (ĭi), ītum [ob + audio] : - intr. -
- arch. fut.
obœdibo, Afran. com. 206.
1 - écouter, prêter
l’oreille
à.
- obœdire alicui
: prêter l'oreille à qqn (= suivre ses avis).
- quibus
rex obœdit, Nep.
Dat. 5, 4 : ceux qui ont l'oreille du roi.
2 - être soumis,
être docile, obéir.
- obœdire
magistratibus,
Cic. Leg. 3, 5 : obéir aux magistrats.
- obœdire
voluptatibus,
Cic. Rep. 6, 28 : être esclave du plaisir.
- obœdire
alicui
ad verba, Cic. Cæc. 52 : obéir à qqn selon la lettre.
- obœdire
tempori, Cic. Br. 69, 242 : see plier aux circonstances.
- porro homines mirati sunt dicentes qualis est hic quia et venti et
mare obœdiunt ei ? Vulg. Matth. 8, 27 : les hommes, saisis
d'admiration, disaient : " qui est-il donc, que même les vents et la
mer lui obéissent ?
- passif impers. - utrimque enixe
obœditum dictatori est, Liv. 4, 26, 12 : des deux côtés, on s’empressa
d’obéir au dictateur.
- ramus
obœditurus, Plin. 17, 137 : rameau docile, flexible.
- avec acc. de relat. - obœdire
hæc
omnia, Apul. M. 10, 17 : obéir relativement à tout cela.
- voir
obœdiens.
- ŏbœdĭtĭo,
ōnis, f. : c. obœdientia. ---
Vulg.
Rom. 5, 19.
- ŏbŏlĕo,
ēre, ŏlŭi : - tr. et intr. - exhaler une odeur.
- allium
obolere, Plaut. Most. 39 : sentir l'ail, puer l'ail. --- Suet. Vesp. 8;
id. Calig. 23
- oboluit
huic marsupium, Plaut. Men. 384 : l'odeur de la bourse lui est venue au
nez (il a flairé la bourse).
- ŏbŏlus,
i, m. : - 1 - obole
(petite monnaie
grecque, sixième partie de la drachme). --- Vitr. Arch. 3, 1. -
2
- obole (sixième partie de la drachme). --- Cels. 5, 17 ;
Plin. 21, 185.
- gr.
ὀϐολός.
- voir
hors site : obole
- ŏbŏrĭor,
īri, ŏbortus sum : - intr. - se lever, s'élever, apparaître
(devant), survenir, se produire.
- tenebræ oboriuntur, Plaut. Curc. 309 : les ténèbres se lèvent
devant mes yeux (mes yeux se couvrent de ténèbres).
- lacrimis
ita fatur obortis, Virg. En. 11, 41 : il prononce ces paroles
entrecoupées de larmes.
- verba
temere oborientia, Apul. Fl. 9a : mots qui se présentent au
hasard.
- oboritur
eis cæcitas, Plin. 10, 56, 4 : ils deviennent aveugles.
- tanta
hæc lætitia obortast, Ter. Haut. 680 : si grande est la joie qui m’est
arrivée. --- cf. Cic. Lig. 6.
- tanta
oborta caligo est, ut dispicere non posset, Suet. Ner. 19 : survint un
brouillard
si épais qu'il ne pouvait rien voir. ---
Suet. Ner. 34.
- ŏborsus,
a, um [ob + ordior] : qui a commencé. --- N. Tir. 151.
- obortus
:
1
- ŏbortus, a, um : part. passé de oborior; qui est né, qui commence,
qui s'élève, qui survient.
2
- ŏbortŭs, ūs, m. : action de naître, naissance.
- obp-:
voir. opp-
- obquinisco
(ocquinisco), ĕre : -
intr. - se pencher, se baisser. --- Pompon. Com. 126.
- obrădĭo,
āre : - intr. - briller en face. --- Isid. 16, 18, 2.
- obraucātus,
a, um [ob + raucus] : devenu enroué. --- Sol. 10, 13.
- obrĕlictus,
a, um, délaissé. --- Commod. Instr. 1, 42, 8.
- obrendārĭus,
a, um [p. obruendarius, cf. obruo] : de sépulture, relatif à
l'inhumation.
- obrendārĭum, ĭi, n. : caveau mortuaire. --- Inscr. Grut. 607, 1.
- vasa
obrendaria : urnes cinéraires. --- Inscr. Orell. 4544.
- obrēpo,
ĕre, repsi, reptum :
- (Lebaigue
P. 841 et P.
842)
1
- intr. - a
- ramper vers ; se glisser furtivement, s’approcher à
pas de loup, se glisser dans. - b
- surprendre, tromper.
- obrepere per ardua,
Gell.
17, 21, 24 : ramper à travers les pentes.
- possum
media quamvis obrepere nocte, Tibul. 1, 8, 59 : je peux, même en
pleine nuit, me glisser à la dérobée.
- obrepere
alicui, Plin. : s'approcher peu à peu de qqn.
- feles obrepunt avibus, Plin. 10, 73, 94, § 202 : les chats se
glissent en rampant vers les oiseaux.
- obrepere
imprudenti, Plaut. Mil. 333 : s'insinuer dans l'esprit de qqn, sans
qu'il s'en
aperçoive.
- obrepere
ad honores, Cic. Pis. 1, 1 : arriver peu à peu aux honneurs. ---
Cic. Planc. 7, 17.
- obrepit
adolescentiæ senectus, Cic. CM 4 : la vieillesse succède insensiblement
à
la jeunesse. --- Cic. Att.
6, 5, 3;
Sen. Ben. 3, 2, 1;
id. Ep. 45, 7.
- obrepsisse
videtur Servio falsa significatio, Gell. 6, 12, 4 : ce qui semble avoir
trompé Servius, c'est une fausse signification.
2 - tr. - envahir,
surprendre.
- te
obrepet fames, Plaut. Pœn. prol. 14 : la faim te surprendra.
--- Trin.
61 ; Sall. H. 1, 77, 19.
- obreptum
est credulitati tuæ, Quint. : on a surpris ta crédulité.
- ignoratione
obreptum est ut... Cypr. Laps. 25 : il arriva sans qu'on
s'en aperçût, que...
- obreptīcĭus
(obreptītĭus) , a, um [obrepo] : obreptice, obtenu par
surprise.--- Cod. Just. 3, 6, 3.
- obreptĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de surprendre, surprise. --- Front. Strat. 2, 5, 36; Arn. 5,
162; Ambros. in Luc. 10, § 72. - 2
- surprise faite à son supérieur, obreption. --- Ulp.
Dig. 3, 5, 8.
- obreptīvus,
a, um [obrepo] : obreptice, furtif, clandeestin, secret. --- Symm.
Ep. 5, 64; Cod. Th. 16, 10, 8.
- obreptīvē,
adv. : obrepticement, clandestinement, par surprise. --- Cod. Th.
16, 1, 4
- obrepto,
āre, āvi, ātum : - intr. - se glisser furtivement, s'introduire
clandestinement. --- Plaut. Pers. 1, 2, 27; Plin.
35, 10, 36, § 109.
- et mihi decessionis dies λεληθότως
obreptebat (= obrepebat), Cic. Att. 6, 5, 3 : et mon année s'écoule
insensiblement.
- obreptus
:
1
- obreptus,
a, um : part. passé de obrepo. ; c.
obrepticius. --- C. Th. 4, 22, 6.
2
- obreptus, a, um : part de obripio; enlevé.
- obrētĭo,
īre [ob, rete] : - tr. - embarrasser dans les filets, envelopper
dans
les filets. --- Lucr. 3, 384.
- obrĭgātĭo,
ōnis, f. : irrigation. --- Eutych. 455, 28.
- obrĭgĕo,
ēre : - intr. - être rigide, être glacé. --- Paulin.
Ambros. 20.
- obrĭgesco,
ĕre, rĭgŭi : - intr. - 1
- devenir raide (à cause du froid). - 2
- se durcir, s'endurcir.
- obrigescere
frigore, Lucil. ap. Non. 97, 12 : être raidi par le froid.
- cum jam pæne obriguisset, Cic. Verr. 2, 4, 87 : ayant déjà les
membres presque raides.
- obrigescere
satius est, Sen. Ep. 82, 2 : il vaut mieux s'endurcir.
- Obrimās,
æ, m. : l'Obrimas (affluent du Méandre). --- Plin. 5, 29, 29, §
106; Liv.
38, 15, 12.
- obripo,
ĕre : - intr. - forme vulgaire; c. obrepo. --- Fort.
Mart. 4, 5.
- obrōbŏrātĭo,
ōnis, f. : raideur des membres (causée par la goutte
ou par la paralysie). --- Veg. Vet. 3, 85.
- obrōdo,
ĕre : - tr. -
1
- ronger
autour, grignoter. --- Plaut. Amph. 724. - 2
-
fig. déchirer.
---
Ambros. Spir. Sanct. 1, 16, 164; id. in Psa. 118, Serm. 8, 36. - 3
- fig.
rogner.
---Tert.
Marc. 2, 5.
- obrŏgātĭo,
ōnis, f. [obrogo] : action d'abroger une ancienne loi par une
nouvelle, modification d'une loi par une loi nouvelle. --- Auct. Her. 2, 10, 15.
- obrŏgo,
āre, āvi, ātum : - tr.
-
1
- (<>
abrogo) présenter
une loi (qui détruit une autre), faire une
proposition
contre une loi.
- 2
- combattre
(une loi), s'opposer (à une loi). --- Flor. 3, 5, 4.
- obrogare est legis
prioris infirmandæ causā legem aliam ferre, Paul. ex Fest. p. 187 : obrogare, c'est porter une nouvelle loi
pour ôter vigueur à une loi antérieure.
- huic
legi nec abrogari fas est nec… Cic. Rep. 3, 33 : à cette loi c’est un
crime de substituer une loi contraire. --- cf. Att. 3, 23, 3 ;
Phil. 1, 23.
- ubi duæ contrariæ leges sunt, semper
antiquæ (legi) obrogat nova, Liv. 9, 34, 7 : quand deux lois sont
en opposition, c’est toujours l’ancienne qui est abrogée par la
nouvelle.
- obrōsus,
a, um : part. pass. de obrodo.
- obrŭbesco,
ĕre : - intr. - rougir. --- Aug. Serm. 107, 7.
- obructans,
antis : qui rote au nez (de qqn, alicui). --- Apul. Mund. 59.
- obrŭo,
ĕre, obrŭi, obrŭtum : - tr. -
- part.
fut. obrŭĭtūrus; inf. pés. passif obri (= obrui),
Corp. inscr. Lat. 6, 19668.
1
- recouvrir (d'un
amas), enterrer, ensevelir, enfouir.
- se
obruere arena, Cic. Nat. 2, 125 : se couvrir de sable.
- obruere
ova, Cic. Nat. 2, 129 : recouvrir ses œufs [de terre].
- obruere
thesaurum, Cic. CM 21 : enfouir un trésor.
- nec vero
quemquam senem audivi oblitum, quo loco thesaurum obruisset, Cic. de
Sen. 7, 21 : je n'ai jamais entendu parler d'un vieillard qui ait
oublié où il avait enfoui son trésor.
- est
in nobis ut et adversa quasi perpetua oblivione obruamus et secunda
jucunde ac suaviter meminerimus, Cic. Fin. 1, 57 : il est en notre
pouvoir d'enfouir en quelque sorte les malheurs dans un oubli perpétuel
et de nous rappeler avec plaisir les bonheurs. --- trad. Marcel Bizos, Syntaxe latine, p.
11; éd. Vuibert.
- Ægyptum
Nilus obrutam tenet, Cic. Nat. 2, 130 : le Nil tient l’Égypte
recouverte de ses eaux.
- obruere
puppes, Virg. En. 1, 69 : engloutir des vaisseaux.
-
obruitur milium,
Col.
11, 2, 72 : on sème le mil. ---
id. 11, 2,
81
id. 11, 3, 42;
Ov. R. Am. 173.
- fig. idem tumulus ejus nomen etiam
obruisset, Cic. Arch. 24 : le tombeau aurait en même temps enseveli
jusqu’à son nom.
2
- charger, surcharger.
-
se obruere vino, Cic. Dej. 26 : se charger de vin.
- obrutus
vino, Cic. Phil. 13, 31 : gorgé de vin.
3
- ensevelir, étouffer.
-
obruere aliquem oblivione, Cic. Br. 60 : ensevelir qqn dans l’oubli. --- cf.
Cic. Fin. 1, 57 ; Dej. 37.
- talis
viri interitu sex suos obruere consulatus, Cic. Tusc. 5, 56 : en
faisant périr un tel homme étouffer la gloire de ses six consulats.
4
- écraser (de sa supériorité), l'emporter sur,
vaincre, accabler.
- ut
testem omnium risus obrueret, Cic. de Or. 2, 285 : au point qu’un rire
général accabla le témoin.
- ære
alieno obrui, Cic. Att. 2, 1, 11 : être écrasé de dettes.
- Tusculanum
et Pompeianum valde me detectant, nisi quod me ære circumforaneo
obruerunt, Cic. Att. 2, 1, 11 : mes villas de Tusculum et de Pompéi me
donnent beaucoup de plaisir; seulement elles m'ont écrasé de dettes.
- obrui
numero, Virg. En. 2, 424 : être accablé par le nombre.
- Venus
Nymphas obruit,
Stat. Achill. 1, 293 : Vénus est au-dessus des Nymphes.
- conspectu
melioris obruitur, Quint. 12, 10 : (cette laine) ne soutient pas la
comparaison avec l'autre.
- obruere famam
successoris, Tac. Agr. 17 : écraser son successeur. --- Val. Fl. 1,
320; Vell. 2, 69.
- obrussa,
æ, f. :
- χρυσίον ὄϐρυζον, obryzum aurum. --- Vulg. 2 Par.
3, 5; Isid. 16, 18, 2.
1
- épreuve de l’or,
essai. --- Plin. 33, 59.
- aurum ad obrussam, Suet. Nero 44 : or
éprouvé à la coupelle, or très pur.
2
- fig. épreuve,
pierre de touche. --- Cic. Br. 258 ; Sen. Ep. 13, 1.
- ad obrussam exigere, Sen. Nat. 4, 5, 1
: faire passer au creuset = vérifier avec soin.
- obrūtesco : voir obbrutesco.
- obrŭtus,
a, um : part. passé de obruo.
- obryza,
æ, f. : c. obryzum. --- Cod. Th. 12, 6, 12; 12, 7, 3.
- obryzātus,
a, um : fait d'or affiné. --- Cod. Th. 11, 10, 3; 12, 49, 1.
- obryzum,
i, n. : Isid. or affiné. --- Isid. 16, 18, 2.
- ὄϐρυζον (s.-ent. χρυσίον).
- obryzum
aurum : or affiné. --- Vulg.
2 Par. 3, 5; Petr. 67;
Vulg. Job, 28, 15; 31, 24.
- obryzus, a, um : (or) éprouvé
au creuset. --- Vulg. 2 Chron. 3, 5.
- obsæpĭo
(obsēpĭo), īre, psi, ptum : - tr. - barrer, fermer, obstruer,
intercepter.
- obsipio, Cæcil. ap. Diom.
p. 378.
- viam
alicui obsepire : barrer la route à qqn.
- plebi
iter ad curules magistratus obsæpire, Liv. 9, 34, 5 : empêcher la plèbe
d'avoir accès aux magistratures curules.
- obsæpta
servitute ora, Plin. Pan. 66 : bouches fermées par la servitude.
- viam
adipiscendi obsæpire, Cic. Mur. 23, 48 : enlever les moyens d'obtenir.
- obsæptĭo,
ōnis, f. : action d'obstruer. --- Jul.
d. Aug. Imp. Jul. 3, 119.
- obsæptus,
a, um : part. passé de obsæpio.
- obsălūtāre, se offerre salutandi gratiā
dicebant antiqui, ut consalutare, persalutare, Paul. ex Fest. p. 193
: les anciens disaient obsalutare au
lieu de se présenter pour saluer, comme ils disaient consalutare, persalutare.
- obsătullo,
āre [saturo] : - tr. - rassasier qq. peu : P. Fest. 193.
- obsătŭro,
āre : - tr. - rassasier. --- Ter. Heaut. 4, 8, 28.
- obscæn-
: voir obscēn-
- obscævo,
āre [ob, scaevus] : - intr. - apporter un mauvais présage (à qqn,
alicui),
porter malheur (à qqn, alicui). --- Plaut. As. 2, 1, 18.
- Obsce
: c. Osce.
- obscēnē,
adv. [obscenus] : d'une manière obscène, d'une manière indécente.
- dicitur
non obscene, Cic. Off. 1, 128 : il est dit en termes voilés. ---
Cic. Fam. 9, 22.
- obscenius
concurrerunt litteræ, Cic. de Or. 45, 154. : le concours des lettres
amena une consonance assez indécente. --- Cic. Nat. 3, 56.
- obscenissime
vixit, Eutr. 8, 22.
- obscēnĭtās,
ātis, f. [obscenus] :
1 - indécence,
obscénité. --- Cic. Off. 1, 104 ; 127 ; de Or. 2, 242 ;
Fam. 9, 22, 1.
2
- objet (d'art)
obscène. --- Plin. 30, pr. 3.
3
- parties viriles.
--- Arn. 5, 12.
4 - mauvais
augure. --- Arn. 1, 16.
- obscēnus,
a, um :
1 - de mauvais
augure, sinistre. --- Virg. G. 1, 470; En. 12, 876; Cic. Dom.
140; Varr. L. 7, 96.
- apud
antiquos omnes fere obscena dicta sunt, quae mali ominis habebantur, Paul.
ex Fest. p. 201 : presque tous les anciens donnent l'épithète d'obscena aux choses qui étaient regardées
comme de mauvais présages.
- ALLIESIS dies dicebatur apud Romanos
obscenissimi ominis, ab Allia
fluvio scilicet, ubi Romanus fusus a Gallis exercitus est, P. Fest. :
les Romains appelaient Alliensis
un jour du plus mauvais augure, du fleuve Allia,
près duquel l'armée romaine fut mise en fuite par les Gaulois.
2
- funeste, fatal.
--- Catul. 68, 99 ; Ov.
H. 5, 119.
3 - indécent, obscène.
--- Cic. Nat. 1, 111; Off. 1, 104;
Fam. 9, 22, 1.
- obscēnissimus Cic. Q. 2, 3, 2.
- re honestum est, nomine
obscenum, Cic. Off. 1, 128 : c’est moral comme action, obscène
dans les
termes.
- illud Antipatri
paulo obscenius,
Cic.
Tusc. 5, 38, 112 :
le
mot un peu libre d'Antipater. --- cf.
Val. Max. 3, 5
4 - sale, dégoûtant,
hideux, immonde. --- Virg. En. 4, 455; 7, 417; Luc. 4,
312.
- volucres pelagi : les hideux oiseaux (=
les harpies). --- Virg. En.
3,
241; 262.
5 - au plur.
- obscēna,
ōrum, n. :
- a
- les parties
viriles. --- Ov. M. 9, 347; cf. Suet.
Cal. 58; [sing. Ov. F. 6, 631. -
b - les
excréments. --- Sen. Ep. 70, 20.
- obscœn-
: voir obscēn-
- obscūrātĭo,
ōnis, f. [obscuro] : obscurité, obscurcissement.
- in illā obscuratione, Auct. B. Hisp. 6 : dans cette
obscurité.
--- Vitr.
Arch. 9, 1, 11.
- obscuratio
solis : éclipse du soleil. --- Cic. Fr. F 5, 54 ; Quint. 1, 10, 47.
- fig. obscurationes,
quae propter exiguitatem vix apparent, Cic. Fin. 4 32 : biens cachés et
si peu importants qu'on les sent à peine. --- Cic. Fin. 4, 29.
- obscūrātus,
a, um : part. passé de obscuro.
- obscūrē,
adv. : - 1 -
sans voir clair, sans distinguer, confusément. --- Cic. d. Non.
474, 28. - 2 - obscurément, en
cachette, furtivement,
secrètement, à la dérobée.
- obscure natus,
Macr. S. 7, 3 : d'une naissance obscure. --- cf.
Amm. 29, 1, 5.
-
non
obscure ferre aliquid : faire quelque chose au grand jour. --- Cic.
Clu. 19, 54; cf. id. Par. 6, 1, 45; Hirt. BG. 8, 54.
- obscurius,
Quint. 8, 2, 24; Cic. Fam. 1, 5, b, 2.
- obscurissime,
Gell. 17, 13, 5; id. 11, 16, 9.
- obscūrĕfăcĭo, ĕre : - tr. -
obscurcir, rendre invisible. --- Non. 146, 28.
- obscūrĭdĭcus, a, um : qui tient
des propos obscurs, qui ne parle pas clairement. --- Att. d. Non.
p. 15.
- obscūrĭlŏquĭum, ĭi, n.
: énigme. --- Gloss. Isid.
- obscūrĭtās,
ātis, f. [obscurus] : - 1 -
obscurité. -
2
- obscurcissement
(de la vue). - 3
- obscurité,
défaut de clarté, incertitude, doute, mystère. - 4
- condition obscure, rang obscur. --- Cic. Off. 2, 45.
- obscuritas
latebrarum, Tac. H. 3, 11 : l'obscurité de sa retraite. --- Plin. 2,
18, 16, § 79.
- obscuritas
visūs, Plin.. 23, 35; oculorum, Plin. 37, 51 : obscurcissement
(affaiblissement) de la vue.
- detur
venia novitati verborum, rerum obscuritatibus serventi, Apul. Plat. 1,
9 : qu'on me pardonne ces alliances de mots commandées par
l'obscurité du sujet.
- latet fortasse obscuritate involuta naturae, Cic. Div. 1, 35 :
peut-être y a-t-il là une obscurité inhérente à la nature de ces
manifestations. ---
Cic.
de Or. 3, 13, 50;
id. Rep. 1, 10, 16;
Quint. 8, 2,
12;
Cic.
Clu. 27, 73;
id. Fin. 2, 5, 15.
- obscuritas
generis, Flor. 3, 1, 13 : l'obscurité de la naissance.
- obscūro,
āre, āvi, ātum : - tr. -
- (Lebaigue
P. 842 et P.
843)
1
- obscurcir,
rendre obscur [des régions, la lumière du soleil].
- obscurare
lumen lucernæ, Cic. Fin. 3, 14, 45 : voiler l'éclat d'une lampe.
- rapidi
solis nitor obscurare, Catul. 66, 3 : obscurcir l'éclat du rapide
soleil. --- Cic. Nat. 2, 38, 96; Sall. J. 38, 5; Virg. En. 12,
253; Sall. Fragm. ap. Non. 489, 10.
2 - voiler,
cacher, couvrir, rendre invisible.
- ut
obscuratur et offunditur luce solis lumen lucernæ… Cic. Fin. 3, 45 : de
même que s’obscurcit
et
s’éclipse à la lumière du soleil la lueur d’une lampe…
Hor. S. 2, 7, 55;
Petr. 134;
Sall. J. 49, 5;
Cic. Fin. 4, 12,
3;
Vulg.
Psa. 138, 12.
3 - aveugler, obscurcir [l’intelligence].
- scio
amorem tibi pectus obscurasse, Plaut. Trin. 667 : je sais que l'amour
aveugle ton coeur.
4 - dissimuler, masquer, tenir dans l'ombre.
- ad
te pertinet esse te talem ut tuas laudes obscuratura nulla umquam sit
oblivio, Cic. Marc. 30 : il t'appartient d'être tel qu'aucun oubli
jamais ne rejette dans l'ombre tes titres de gloire. --- trad. Marcel Bizos; Syntaxe latine, p.
156, éd. Vuibert.
- nulla
nox tenebris obscurare cœtus nefarios potest, Cic. Cat. 1, 3, 6 :
aucune
nuit ne peut dissimuler dans ses ténèbres tes assemblées criminelles.
- periculi
magnitudinem obscurare, Cic. Verr. 2, 3, 131 : dérober aux regards
la grandeur du péril. --- Cic.
Arch. 26.
5 - exprimer en termes obscurs, envelopper [sa pensée].
- nihil
me nec subterfugere voluisse reticendo nec obscurare dicendo, Cic. Clu.
1 : (pour que tout le monde comprenne) que je n'ai voulu ni rien éluder
par mon silence, ni rien déguiser par mes discours. --- Cic. Att. 2,
20, 3 ; Quint. 5, 13, 41.
6 - prononcer faiblement, indistinctement.
- nolo exprimi litteras putidius, nolo obscurari neglegentius, Cic. de
Or. 3, 41 : je ne veux pas qu'on prononce les mots d'une manière
affectée, ni qu'on les laisse tomber négligemment. --- Quint.
9, 4, 40.
7 - rendre [la voix] sourde. --- Quint.
11, 3, 20.
8 - au passif - s’effacer, entrer dans
l’ombre, s’obcurcir, disparaître.
- obscurari,
Cic. de Or. 2, 95 : s’obscurcir, s’effacer, disparaître.
- obscurata
vocabula, Hor. Ep. 2, 2, 115 : mots tombés en désuétude.
- obscūrum,
i, n. : obscurité, ténèbres. --- Virg. G. 1, 478 ; Liv. 1
præf. 3.
- in
obscuro, Vulg. Prov. 7, 9 : dans l'obscurité.
- sub
obscurum noctis, Virg. G. 1, 478 : à l'approche de la nuit. ---
Sall. J. 21, 2.
- si in tanta scriptorum turba mea fama in obscuro sit, Liv. 1
praef. 3 : si parmi tant d'écrivains mon nom se trouve perdu.
- obscurum,
adv. : dans l'obscurité. --- Luc.
5, 631.
- obscūrus,
a, um :
1 - sombre, obscur,
ténébreux.
- obscurus lucus,
Virg. En. 9, 87 : bois sombre.
- nox obscura, Virg. En. 2, 420 : nuit
obscure.
- jam obscura luce, Liv. 24, 21, 7
: comme il faisait déjà sombre.
- poét. - ibant
obscuri, Virg. En. 6,
268 : ils allaient, groupe sombre.
2 - obscur, difficile
à
comprendre.
- hoc video, dum breviter voluerim dicere, dictum a me esse paulo
obscurius, Cic. de Or. 1, 187 : je vois qu'en voulant dire cela
brièvement, j'ai été un peu obscur. --- trad. Marcel Bizos; Syntaxe latine, p.
152, éd. Vuibert.
- res
obscurissimas videre, Cic. de Or. 2, 153 : pénétrer
les sujets les plus obscurs.
- valde Heraclitus obscurus, Cic. Div. 2,
133 : Héraclite était tout à fait obscur (peu intelligible). --- cf.
Hor. P.
25.
3
- obscur, incertain,
douteux.
- obscura spes, Cic. Agr. 2, 66
: espoir
vague.
- neque
est obscurum quin ... : et il n'est pas douteux que... --- Cic.
Par. 51.
4
- obscur, inconnu.
- non est obscura tua in me benevolentia,
Cic. Fam.
13, 70 : tout le monde connaît ton dévouement pour moi. --- cf.
Cic.
Fam. 3, 10, 5.
- Cæsaris autem erat in barbaris nomen
obscurius, Cæs. BC. 1, 61, 3 : le nom de César était presque ignoré de
ces Barbares.
- obscuro loco natus, Cic. Verr. 5, 181
: né d’une famille
obscure.
- vitam
per obscurum transmittere, Sen. Ep. 19, 3 : passer sa vie dans
l'obscurité.
- obscuriora
sunt ejus gesta pleraque, Nep. Tim. 4 : on ignore davantage la
plupart de ses actes.
5 - caché, secret.
- obscurus homo, Cic. Off. 3, 57 : homme
dissimulé.
-
obscurum
odium, Cic. Fam. 3, 10, 6 : haine cachée.
- obsĕcrātĭo,
ōnis, f. [obsecro] :
1 - demande instante,
supplication.
- prece
et obsecratione uti, Cic. Inv. 1, 16, 22 : recourir aux prières et aux
supplications. --- Cic. Font. 17, 39; Quint. 6, 1,
33; Vulg. Psa. 142, 1; id. Rom. 10, 1.
2
- obsécration [fig. de rhét.]. --- Cic.
de Or. 3, 105 ; Inv. 1, 109.
3 - serment avec
imprécations. --- Just. 24, 2, 5; 24, 8, 7.
4 - surtout
supplication [adressée aux dieux, pour les apaiser, ce que
n’implique pas la supplicatio].
--- Cic. Har. 63 ; Liv. 26, 23, 6 ; 27, 11, 6 ; 31, 9, 6.
-
obsecratio in unum diem populo indicta (sunt), Liv. 26, 23 : on
prescrivit un jour de prières publiques. --- Liv. 27, 11; id. 4,
21; 31, 9; Cic. Har. Resp. 28 fin.; Suet. Caes. 22.
- obsĕcro
(opsĕcro), āre, āvi, ātum [ob, sacro] : - tr. -
- ob vos sacro
= vos obsecro Fest. 190, 2.
1 - prier au nom des dieux,
prier instamment, supplier, conjurer (en invoquant les dieux).
- obsecrare aliquem : supplier qqn. --- Cic. Verr. 2,
2, 42 ; Sest. 147, etc.
- di immortales, obsecro vostram fidem, Plaut. Amph. 455 : dieux
immortels, j'en appelle à votre bonne foi. --- Touratier, Syntaxe
latine, p. 89; éd. Peeters Louvain-la-Neuve 1994.
- obsecrare
ut, obsecrare ne : supplier de, supplier de ne… pas. --- Cic.
Pis. 77 ; Off. 3, 90.
- double accusatif hoc te obsecro : je te
demande ceci avec instance.
- te
hoc obsecro ut… : je te supplie de. --- Cic. Quinct. 99.
- illud
vos obsecro, ne… : je vous adresse cette prière, savoir de ne… pas.
--- Planc. 56.
- avec subj. seul. - obsecrabat… implerem,
Plin. Min. Ep. 4, 9, 12, il me suppliait de remplir…, cf. Cic. Rab.
perd. 5.
2 - formule entre parenthèses
- obsecro
: de grâce, je t’en conjure, au nom du ciel, etc.
- obsecro,
mea Pythias, Ter. Eun. 657 : de grâce, ma chère Pythias.
- obsecro,
tace, Plaut. Cas. 196 : de grâce, tais-toi.--- Plaut. Ter. ; Cic.
Att. 13, 13, 3 ; Tusc. 1, 60 ; Lig. 37.
3 - absol. -
demander une grâce.
- obsecrare
abs aliquo, Plaut. Bacch. 1025 : demander une grâce à qqn.
- obsĕcŭla
(opsĕcŭla), æ, f. [obsequor] : femme de mœurs faciles.
--- Læv. d. Char. 288, 11.
- obsĕcundantĕr,
conformément à.
- avec dat. - obsecundanter naturae
vivere, Nigid. ap. Non.
147, 26 : vivre conformément à la nature.
- obsĕcundātĭo,
ōnis, f. : soumission. --- Cod. Th. 12, 1, 92; Aug. Ep. 22, 1.
- obsĕcundātŏr,
ōris, m., serviteur. --- Cod. Th. 12, 1, 92.
- obsĕcundo,
āre, āvi, ātum : - 1 -
intr.
avec dat. - se conformer à, se montrer favorable à, obéir à, céder
à, être complaisant, avoir des égards, consentir à. - 2
- tr. - concéder, accorder. --- Fronto.
- obsecundare
in loco, Ter. Heaut. 4, 6, 23 : obéir en temps et lieu. --- id. Ad.
5, 9, 37.
- ejus
semper voluntatibus obsecundare, Cic. Imp. Pomp. 16, 48 : toujours
seconder les désirs de qqn.
- obsecundando
mollire impetum, Liv. 3, 35, 7 : amortir leur ardeur en feignant de les
seconder.
- obsecundare
imperiis, Amm. 17, 10, 10 : exécuter des ordres. --- Quint. 11, 3,
92; M. Aur. ap. Front. Ep. ad M. Caes. 5, 35 Mai.
- obsĕcundus, a, um : qui se
prête à. --- Not. Tir.
- obsĕcūtĭo,
ōnis, f. [obsequor] : soumission, obéissance. ---
Arn. 6, 17.
- obsĕcūtŏr,
ōris, m. : celui qui obéit à, qui se conforme à. --- Tert. Marc. 4, 9.
- obsĕcūtus,
a, um : part. passé de obsequor.
- obsēdi
: parf. de obsido et de obsideo.
- obsēp-
: voir
obsæp-
- obsĕquēla (obsĕquella), æ, f. [obsequor]
: complaisance, déférence. --- Prud. Per. 6, 78.
- obsĕquens,
entis : part.-adj. de obsequor. - 1
- qui se plie aux désirs (de qqn, alicui), obéissant, complaisant. - 2
- favorable, propice. --- Plaut. Rud.
260; Inscr.
- avec
tmèse : vin' tu te mihi ob esse sequentem an nevis? Plaut.
Merc.
1, 2, 39 : veux-tu être pour moi un serviteur docile ou ne le veux-tu
pas?
- obsequentior.
--- Sen. Ep. 50, 6; Curt. 6, 3, 18.
- curae
mortalium obsequentissima Italia, Col. 3, 8, 5 : l'Italie qui répond si
bien aux soins des hommes. --- Quint. Decl. 291.
- obsĕquentĕr,
adv. [obsequens] : par complaisance, par
condescendance, par déférence. --- Liv. 41, 10, 12; Plin. Ep. 4,
11, 15.
- obsĕquentissime Plin. Ep. 7, 24, 3.
- obsĕquentĭa,
æ, f. [obsequens] : complaisance. --- Cæs.
BG. 7, 29, 4; Plaut. As. 1, 1, 50.
- obsĕquĭæ, ārum, f. [obsequor]
: obsèques. --- Inscr. Fabret. 702.
- obsĕquĭālis, e [obsequium]
: obséquieux. --- Fort. 6, 7, 274.
- obsĕquĭbĭlis,
e [obsequium] : obligeant, serviable. ---
Gell. 2, 29, 12.
- obsĕquĭōsus,
a, um [obsequium] : très complaisant, plein de complaisance, empressé,
très serviable (à l'égard de qqn, alicui).
--- Plaut. Capt. 2, 3, 58.
- obsĕquĭum,
ĭi, n. :
1 - complaisance,
condescendance,
déférence. --- Ter. And. 68 ; Cic. Pis. 5; Att. 6, 6,1 ;
Læl. 89.
- obsequium erga
aliquem : condescendance à l'égard de qqn. --- Liv. 7, 39, 19 ;
Tac. An. 3, 12 ; 5, 3; H. 3, 5.
- obsequium in aliquem : condescendance à l'égard de
qqn. --- Cic. Att. 10, 4, 6; Liv. 29,15, 3; Tac. An. 6, 37 ;
Just. 20, 4,
9.
- obsequium
corporis, Cic. Leg. 1,
60 : complaisance pour son
corps.
-
obsequium ventris, Hor. S. 2, 7, 104 :
complaisance pour son ventre.
- jurare
in obsequium alicujus, Just. 13, 2 : prêter serment de fidélité à
qqn.
- obsequium
erga aliquem exuere, Tac. A. 3, 12 : refuser d'obéir à qqn.
- flectitur obsequio curvatus ab arbore
ramus, Ov. A. A. 2, 179 : si on courbe une branche avec ménagement,
elle plie.
- obsequio tranantur aquae, Ov. A. A. 2, 181
: en suivant avec précaution le fil de l'eau, on traversa un fleuve à
la nage.
- obsequio deferri spernit aquarum, Ov. M.
9, 117 : il dédaigne de se laisser entraîner par des eaux complaisantes.
- plur. obsequia
: marques de déférence. --- Planc. Fam. 10, 11, 3.
2
- complaisances
coupables. --- Curt. 6, 7, 1 ;
10, 1, 25.
3
- obéissance,
soumission. --- Suet. Aug. 21 ; Just. 3, 2,
9, etc.
4
- [décad.]
service [d’ordonnance, de planton].
--- Veg. Mil.
2, 19.
- ad obsequia judicum deputabantur milites :
on désignait des soldats pour le service des juges.
- plur. obsequia
: clients, suite,
cortège.
- obsĕquor,
sĕqui, sĕcūtus sum (sĕquūtus sum) : - 1
- céder (à qqn, alicui), avoir de la complaisance (pour qqn, alicui),
céder par déférence. - 2
- obéir, se soumettre
à, se plier aux désir de, complaire à.
-
obsequi alicui, Cic. Clu.
149 ou voluntati alicujus Cic.
Fin. 2, 17, se plier aux désirs de qqn, faire la volonté de qqn.
- obsequi
tempestati, Cic Fam.
1, 9, 21 : céder à la tempête.
- obsequi fortunæ, Cæs.
d. Cic. Att. 10, 8, 1 : se prêter à la fortune.
- obsequi animo, Plaut. Mil. 677 : satisfaire
ses désirs.
- proinde indulge precibus meis, obsequere
consilio, Plin. Ep. 4, 15 : sois donc bienveillant à mes prières,
écoute mes conseils.
- dic,
hospes, Spartæ nos te hic vidisse jacentes, dum sanctis patriæ legibus
obsequimur, Cic. Tusc. 1, 101 : étranger, va dire à Sparte que tu nous
as vus couchés ici pour avoir obéi aux lois sacrées de la patrie.
--- trad. Marcel Bizos; Syntaxe
latine, p. 152, éd. Vuibert.
- avec acc. de
relation - obsequi id gnato, Plaut. As. 76 : céder en
cela à son fils. --- cf. Gell. 2, 7, 12.
- avec ut. - neque
uti de M. Popilio referrent senatui obsequebantur, Liv. 42, 21, 1
: et,
sur la question de mettre à l’ordre du jour l’affaire de M. Popilius,
ils ne déféraient pas aux désirs du sénat.
- passif impers.
- volo amori obsecutum illius, Plaut. As. 1, 1, 62 : je veux céder
à sa tendresse.
- fig. æs malleis
obsequitur, Plin. 34, 94 : l’airain se plie à la volonté du
marteau, est
malléable.
- caput manibus obsequatur, Quint. 11, 3
: que la tête suive le
mouvement des mains.
- obsĕquūtĭo,
-ūtor : voir obsecutio,
-cutor.
- obsĕrātĭō,
ōnis, f. [obsero] : fermeture, clôture. --- Fort. Med. 6.
- obsērĭcātus,
a, um : tout revêtu de soie. --- Aug. Serm. 61, 8.
- obsero
:
1
- obsĕro, āre, āvi, ātum [ob + sera] : -
tr. - fermer, verrouiller. --- Ter. Eun.
763 ; Liv. 5, 41, 7 ; Suet. Tit. 11.
- palatum
obserare, Catul. 55, 21 :
clore son palais (= garder le silence).
2
- obsĕro (opsĕro), ĕre, sēvi, sĭtum : -
tr. - semer, planter,
ensemencer. --- Varr. R. R. 1, 14, 1; Cic. Leg. 2, 25,
63; Col. 2, 9, 1; Varr. R. R. 1, 44, 2.
- inf.
parf. sync. obsesse (= obsevisse), Att. ap. Non. 395, 27; parf.
insolite obseruit Serv. G. 1, 19.
- obsitus
+ abl. : couvert de, rempli de.
- montes
nivibus obsiti, Curt. 5, 6, 15 : montagnes couvertes de neige.
- pannis annisque
obsitus, Ter. Eun. 236 : chargé de haillons et d’années. --- cf.
Liv. 2, 23; 19, 16; Virg. En. 8, 307 ; Tac. An. 4, 28; Ov. M. 4,
724.
-
hisce ego jam sementem in ore faciam, pugnosque obseram, Plaut. Men. 5,
7, 23 : je vais faire aux autres un semis de coups de poings sur la
face, dru et serré.
-
obserere
mores malos, Plaut. Trin. 2, 4, 130 : introduire de mauvaises habitudes.
- observābĭlis,
e : - 1 - qu’on peut observer. --- Sen.
Ben. 4, 23, 1 ; Quint. 9, 1, 20. - 2
- remarquable, admirable. --- Apul. M.
11, 21.
- observandus,
a, um : - 1 -
adj. verbal de observo. - 2
- respectable.
- (Lebaigue
P. 843 et P.
844)
- observans,
antis : part.-adj. de observo.
1
- qui observe, qui surveille, qui
obéit.
- observantissimus
omnium officiorum, Plin. Ep. 7, 30, 1 : qui remplit
rigoureusement tous
ses devoirs.
- observantior
aequi fit populus, Claud. IV. Cons. Hon. 296 : le peuple
devient plus obéissant aux lois.
2
- plein de respect pour, plein d'égards pour,
qui a de la considération
pour.
- observantissimus
mei homo, Cic. Q. Fr. 1, 2, 3, § 11 : homme tout plein d'égards pour
moi.
- homo
tui observans, Cic. Quint. 11, 39 : homme plein d'égards pour toi. --- cf.
Cic. Fam. 13, 3, 1.
- observantĕr,
adv. [observans] : avec soin, avec
attention. --- Mac R. Somn.
1, 1, 7.
- observantius,
Amm. 23, 6, 79; observantissime, Gell. 10, 21.
- observantĭa,
æ, f. [observans] :
- observantĭēs, ēi, f. c. observantia. ---
Char. 118, 2.
1 - action de
remarquer, d’observer.
- temporum
observantia, Vell. 2, 106, 3 : l'observation précise des temps.
2
- observation,
respect [des coutumes, des
lois].
- prisci
moris observantia, Val. Max. 2, 6, 7 : respect des anciens
usaages. --- juris, Dig. 1, 2, 2.
3
- considération,
égards,
déférence. --- Cic. Inv. 2, 66 ; Fam. 12, 27, 1; Balb. 28,
53; Mur. 34, 71; id. Quint. 18, 59; Liv. 1, 35; Quint.
11, 1, 66.
- observantia
tibi mea numquam defuit, Cic. : je n'ai jamais manqué d'égards pour toi.
- Servius
tuus vel potius noster summa me observantia colit, Cic. Fam. 4, 4
: ton Servius (je dirai plutôt notre Servius) me comble de
prévenances.
4
- culte, religion.
--- Cod. Th.
16, 5, 54.
- observātē,
adv. [observo] : judicieusement, avec soin, en observateur. --- Gell.
2, 17, 1.
- observātĭo,
ōnis, f. [observo] :
1 - observation,
remarque.
- observatio siderum, Cic. Div. 1, 2
: l’observation des astres.
- observationi
operam dare, Plaut. Mil. 2, 6, 5 : se tenir en observation. --- Plin.
17, 163.
2
- observation des
faits, des phénomènes. --- Cic. Br. 33 ; Div. 1, 131 ;
2, 146.
- observatio
prudentium, Cic. Or.
178 : observation faite par les
savants.
3
- attention, scrupule.
- adeo summa erat observatio in bello movendo, Cic. Off. 1, 11, 36 :
voilà jusqu'où allaient les énormes scrupules pour entreprendre la
guerre.
- in observatione
est ut... (subj.) : on a soin de, on veille à ce que.
--- Plin.
17, 163.
4
- observation.
-
observatio dierum, Gell. 3, 2, 3
: observation
des jours [les jours se comptent-ils à partir du milieu de la nuit
ou
du coucher du soleil ?]
5
- remarques, préceptes.
-
dare observationes aliquas coquendi, Plin. 22, 99 : donner
quelques préceptes pour faire cuire.
- reliquit
non mediocrem silvam observationum sermonis antiqui, Suet. Gram. 24 :
il a laissé un vaste recueil d'observations sur le vieux langages. --- Plin. 17, 63.
6
- respect. ---
Val.-Max. 1, 1, 8.
7
- culte,
religion. --- Cod. Th. 12, 112.
- observātŏr,
ōris, m. : - 1 - celuui qui
observe,
observateur. ---
Sen. Ep. 41, 2; Plin. Pan. 40. -
2
- celui qui observe,
qui pratique (un culte).
--- Cod. Th. 16, 5, 1.
- observatrix,
īcis, f. : celle qui observe, qui respecte. Tert. Cor. Mil. 4.
- observatus
:
1
- observātus, a, um : part. passé de observo. - a
- observé, considéré, remarqué, examiné. - b
- gardé, observé, conservé. - c
- honoré,
respecté.
2
- observātŭs, ūs, m. : observation, remarque. --- Varr. R. R. 2, 7, 3.
- observĭto,
āre, āvi, ātum [observo] : - tr. - observer soigneusement. --- Cic. Div.
1, 2 ; 102; Sabin. d. Gell. 10, 15, 26.
- observo,
āre, āvi, ātum : - tr. -
- arch. fut. ant. observasso
Plaut. Mil. 328.
1
- porter son attention
sur, observer.
- observare alia signa, Cic. Fam.
6, 6, 7 : observer d’autres signes [dans la divination].
- observare occupationem alicujus, Cic. Amer. 22
: guetter, épier le moment où qqn est occupé.
- sese observare, Cic.
Br. 283 : s’observer soi-même, ne se passer rien.
- observant,
quemadmodum sese unusquisque nostrum gerat, Cic. Verr. pr. 46
: ils
observent la manière dont chacun de nous se comporte.
2 - observer
des phénomènes, faire des observations.
- observando notare, Cic. Div.
2, 146 : noter (relever) au moyen d’observations.
3 - faire attention à,
avoir l’œil sur, surveiller.
- observare januam Plaut. As.
273; greges Ov. M. 1, 513, surveiller (garder) une porte, des troupeaux.
- observare ne subj. : être attentif à
éviter que. --- Cic. Læl. 58.
- observare ut subj. : veiller à ce que,
être attentif à ce que. --- Cic. Leg. 2, 24; Liv. 2, 5, 10; Suet.
Claud. 22.
- observatum
est ne supplicium de quoquam sumeretur, Suet. Aug. 57 : on
prit soin de ne pas exécuter de jugements criminels.
- quod
ne accidat observari non potest, Cic.Or. 56, 190 : il n'est pas
possible de prendre garde à ce que cela n'arrive pas.
4
- observer, respecter,
se conformer à.
- observare leges, Cic. Off. 2, 40 : observer les
lois.
- observare præceptum, Cæs. BG. 5, 35, 1
: se conformer à une instruction.
- observare imperium, Sall. J. 80, 2 : observer
les ordres.
- observare ordines,
Sall. J. 51, 1 : garder ses rangs.
5 - respecter, avoir des
égards
pour, avoir de la considération pour, considérer, honorer.
- me ut alterum patrem et observat et
diligit, Cic. Fam. 5, 8, 4 : il me respecte à la fois et
m’affectionne
comme un second père.
- observari
diligenter videmur, Cic. : il semble qu"on nous donne une grande preuve
d'estime.
--- cf. Cic. Planc. 18, 45; Virg. G. 4, 210; Cic. Att.
2, 19, 5; id. ib. 9, 20, 3; Front. Ep. ad Anton. p. 4.
- obsĕs,
ĭdis, m. [ob, sedeo] : - 1 - otage [de guerre]. --- Cic. Pomp. 25 ;
Cæs. BG. 1, 14, etc. - 2
- gage, caution, garantie, assurance. --- Cic. Clu. 188 ; Cat.
4, 9 ; Cæl. 78 ; Nep. Phoc. 2, 4.
- arch.
opses; gén. plur. -dum, mais aussi -dium
d. mss.
- obsides inter se dare : échanger des otages. --- Caes. BG. 1, 9.
- obsides
alicui imperare, Cic. Imp. Pomp. 12, 35 : imposer des otages à qqn.
- obsidibus
acceptis exercitum reducit ad mare, Caes. BG. 5, 23, 1 : après avoir
reçu les otages, il ramena l'armée sur la côte.
- eo
postquam Cæsar pervenit, obsides, arma, servos qui ad eos perfugissent,
poposcit, Cæs. BG. 1, 27 : César, quand il y fut arrivé, leur
demanda des otages, leurs armes, les esclaves qui s'étaient enfuis vers
eux.
- au fém.
una ex obsidibus regi data, elapsa custodiam, Clœlia, per patrium
flumen equitabat, Flor. 1, 10 : Clélie, une de celles qu'on avait
données en otage à Porsena, échappée à ses gardes, traversa à cheval le
fleuve de la patrie.
- obsides
dare + prop. inf.
: se porter garant que. --- Cic.
Verr. 2, 3, 124.
- obsessĭo,
ōnis, f. :
1
- action d’assiéger,
siège, blocus.
- [de villes] Cic. Mur. 33; Balb. 6.
- [de temples] Cic. Dom. 5.
- obsessionem omittere, Caes. BC. 3, 24 :
lever le siège.
2
- occupation [d’une
route]. --- Cic. Pis. 40.
- obsessŏr,
ōris, m. [obsideo] : - 1 - celui
qui
se tient auprès, celui qui occupe un lieu. --- Plaut.
Ps. 807 ; Ov. F. 2, 259. -
2
- celui qui assiège, qui bloque, assiégeant. --- Plaut.
Ps. 807 ; Ov. F. 2, 259.
- viarum
obsessores, P. ex Fest. : les voleurs de grands chemins.
- obsessus,
a, um : part. passé de obsideo.
- obsēvi
: parf. de obsero, ĕre.
- Obsĭānus, a, um
: d’Obsius.
- Obsianus lapis, Plin. 36, 157
: pierre d’Obsius.
- Obsĭāna, ōrum, n. : vases d’Obsius.
- obsĭbĭlo,
āre : - tr. - faire entendre en sifflant. --- Apul.
M. 11, 7.
- obsĭdātus, ūs, m. [obses]
: qualité d’otage. --- Amm. 16, 12, 25.
- obsĭdĕo,
ēre, obsedi, obsessum [ob + sedere] :
1
- intr. - être assis, être installé
qq part.
- obsidere
domi, Ter. Ad. 718 : rester à la maison.
- servi ne obsideant, liberis ut sit
locus,
Plaut. Pœn. prol.
23 : que les esclaves ne soient pas assis n'importe
où, qu'ils laissent la place aux hommes libres.
- obsidere
in
limine,
Val. Fl. 2, 237 :
se tenir sur le seuil.
2
- tr. -
a - occuper un lieu où
l’on s’est installé.
- Apollo, qui
umbilicum terrarum obsides, Poet. d. Cic. Div. 2, 115 : Apollon,
toi qui
as ton siège au centre de la terre. --- cf. Plaut. Rud.
698; Plin. 11, 62.
b
- assiéger, bloquer,
investir.
- obsidere Uticam, Cæs. BC. 2, 36, 1
: investir
Utique. --- cf. Cæs. BG. 3, 23, 7; Cic. Verr. 5, 145; Agr. 2,
75; Phil. 2,
89.
- faucibus obsessis, Liv. 29, 32, 4
: les défilés étant gardés par
des
troupes.
- corporibus omnis obsidetur locus, Cic.
Nat. 1, 65 : tout
l’espace est garni par des corps.
- palus
obsessa salictis, Ov. M. 11, 363 : marais envahi de saules.
- obsideri
undique, Nep. Han. 12 : être investi de toutes parts.
- eruptio ... stationes hostium fudit fugavitque in castra ut eo die
obsesso quam obsidenti similior esset Pœnus, Liv. 23, 37, 5 : une
sortie dispersa les postes des ennemis et les mit en fuite vers leur
camp, si bien que, ce jour-là, le Carthaginois ressemblait davantage à
l'assiégé qu'à l'assiégeant. ---
trad. Touratier, Syntaxe latine, p. 647; éd. Peeters France.
c - fig. tenir
investi, tenir sous sa
dépendance, être maître de.
- ab oratore obsessus est, Cic. Or. 210
: (l’auditeur) est investi par l’orateur. --- cf. Cic.
Verr. pr. 6 ; Sen.
Clem. 1, 8, 2 ; Liv. 40, 20, 5.
- speculari atque obsidere rostra, Cic.
Fl. 57 : observer et tenir sous sa dépendance la tribune aux
harangues.
- (arx)
quam munierat Dionysius ad urbem obsidendam, Nep. : (citadelle) que
Dionysius
avait fortifiée pour tenir la ville sous sa dépendance.
- obsidere
alicujus tempus, Cic. : prendre (absorber) le temps de qqn.
d - avoir l'oeil sur,
guetter, épier.
- ad
obsidendum stuprum, Cic. Cat. 1, 10, 26 : pour guetter l'occasion d'une
infamie.
- obsĭdĭālis, e [obsidium] : c.
obsidionalis. --- Liv. 7, 37, 2.
- obsĭdĭo,
ōnis, f. [obsideeo] :
1 - action d’assiéger,
siège, blocus. ---
Enn. Tr. 365 ; P. Fest. 198; Cic. Mur. 20.
- obsidionem tolerare, Tac. H.
1, 33 : subir un siège.
- in obsidione habere, Cæs. BC. 3, 31
: tenir
assiégé.
- obsidionem omittere, Tac. An. 15, 5 ;
solvere Liv. 36, 31, 7 : lever un siège [mais 26, 7, 8, faire
cesser un siège].
- liberare
obsidionem, Liv. 26, 8, 5 : faire lever un siège.
2
- danger
qui assiège, danger imminent, péril.
- feneratores
ex obsidione eximere, Cic. Fam. 5, 6, 3 : tirer les usuriers du péril.
--- Plin. Pan. 81, 2.
- obsidione
rempublicam liberare
Cic. Rab. Perd. 29, sauver l’Etat d*un danger pressant.
3
- captivité, détention. --- Just.
2, 12, 6; 15, 1, 3; 39, 1, 1.
- obsĭdĭōnālis,
e [obsidio] : obsidional, de siège. --- Paul. ex Fest.
p. 190 Müll.; Plin. 22, 4, 4, § 7; Gell. 5, 6, 8; Aur.
Vict. Vir. Ill. 59;
Amm. 24, 1;
Front. Strat.
1, 3, 4;
Amm. 14, 2.
- obsidionalis
corona, Liv. 7, 37, 2 : couronne obsidionale (décernée au général
qui avait
délivré des assiégés).
- obsĭdĭor, āri [obsidium] : -
intr. - tendre des pièges.
- obsidiari alicui, Col. 9, 14, 10 :
tendre des pièges à qqn.
- obsidium
:
1
- obsĭdĭum, ĭi, n. : [moins usité que obsidio
d’après
P. Fest. 198]
a
- siège. ---
Varr. L. 5,90 ; Plaut. Bac. 948; Tac. An.
13, 41 ; H. 4, 28; 4, 37.
b
- danger.
- viden' hosteis tibi adesse, tuoque
tergo obsidium ? Plaut. Mil. 219 : vois-tu les ennemis en présence ?
l'assaut qui s'apprête (= le danger) pour tes reins ?
c - fig. pièges,
embûches. --- Col. 8, 2, 7.
d - attention,
surveillance. --- Col. 9, 9, 1.
e - secours.
--- cf. Fest. 193, 21.
2
- obsĭdĭum, ĭi, n. [obses] : condition
d'otage.
- Meherdates obsidio nobis datus, Tac. An. 11, 10 : Méherdate, qui nous
a été donné en otage.
- Obsĭdĭus ĭi, m.
: nom d’homme. --- Flor. 1, 18, 7.
- obsīdo,
ĕre, sēdi, sessum : - tr. - 1
- mettre le siège devant, assiéger. ---
Lucr. 4, 351 ; Sall. G. 45, 2; Virg. En. 9, 159.
- 2
- occuper, envahir. --- Tibul. 2, 3, 41.
- obsigillo,
āre, āvi, ātum : - tr. - sceller, cacheter.
- obsignātĭo, ōnis,
f. [obsigno] : action de sceller (apposer un sceau). --- Gell. 14, 2, 7; Arn. 2, 81; fig. Tert.
Bapt. 13.
- obsignātŏr,
ōris, m. : -
1
- celui
qui scelle, qui cachette (une
lettre). ----
Cic. Clu. 66, 186. - 2
- [en
qualité de témoin] qui contre-scelle. --- Cic. Clu. 37 ;
Att. 12, 18 b, 2; id. Fl. 36, 89.
- (Lebaigue
P. 844 et P.
845)
- scribis
Terentiam de obsignatoribus mei testamenti loqui, Cic. Att. 12,
18b, 2 :
tu m'écris que Térentia parle de ceux qui ont contresigné mon propre
testament.
- obsigno,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
- fermer d’un sceau,
sceller,
cacheter.
- obsignare epistulam, Cic. Att. 5, 19, 1
: cacheter une
lettre.
- litteras obsignare publico
signo, Cic. Verte 4, 140 : sceller des registres du sceau officiel.
-
obsignare tabulas signis
amicorum, Cic. Verr. 5, 102 : apposer sur des tablettes
le sceau de ses amis.
-
obsignare
lagenas, Q. Cic. Fam. 16, 26 : cacheter des bouteilles.
2
- marquer d'un sceau, signer (en qualité de
témoin), contresigner, souscrire.
- obsignare testamentum simul cum aliquo, Cic. Mil. 48
: contresceller un testament en même temps que qqn [comme témoin].
--- cf.
Cæs. BG. 1, 39, 5.
- ad obsignandum advocare, Cic. Att. 12, 18
a, 2 : appeler des témoins à contresigner un testament. --- cf.
Cic. Att. 14, 3, 2.
- obsignare (s.-ent. litteras) contra aliquem : signer un acte
d'accusation contre qqn.
- qui
cum Q. Caepione propinquo suo contra Scaurum patrem suum subsignaverat,
Cic. Scaur. 45f : qui, avec Q. Cépion, son parent, s'était déclaré
accusateur de son père (... avait signé l'acte d'accusation contre son
père).
- tabellis obsignatis agis mecum, Cic.
Tusc. 5,
33 : c’est au moyen de pièces signées de moi que tu m’entreprends
(= tu
t’appuies sur mes propres paroles).
-
tria
agri jugera ad aerarium obsignare, Val. Max. 4, 4, 7 : engager trois
arpents de terre au Trésor sous sa signature (hypothéquer trois arpents
de terre).
- abs. - obsigare
: mettre les scellés. --- Cic. Verr. 1, 50.
3
- imprimer, empreindre, graver dans l'esprit.
- obsignare formam verbi, Lucr. 4, 567 :
donner une forme aux mots.
- aliquid obsignatum habere, Lucr. 2, 582
: tenir qqch scellé, empreint dans son esprit.
- obsipo,
āre : - tr. - jeter devant, jeter sur. --- Plaut. Cist. 579.
- obsistentĭa,
ae, f. [obsisto] : résistance. --- Hormisd. pap. (ep. 147, 1).
- obsisto,
ĕre, stĭtī, stātūrus : - intr. -
- part.
fut. obstiturus Itin. Alex. 21 (55).
1
- se tenir devant, se mettre devant.
- hic
obsistam, ne imprudenti huc ea se subrepsit mihi, Plaut. Mil. 333 : je
resterai ici de pied ferme, pour qu'elle ne puisse pas m'échapper par
surprise. --- Plaut. Capt. 791; Liv. 2, 10, 3;
id. 10, 19.
2
- barrer le chemin, s'opposer, résister, faire
face à, faire obstacle.
- obsistere
alicui : résister à qqn.
- obsistere
consiliis alicujus : combattre les projets de qqn.
- dolori
obsistere, Cic. Tusc. 2, 12, 28 : résister à la douleur.
- obsistere
famæ alicujus, Liv. 2, 33, 9 : éclipser la gloire de qqn.
- cum
obsistere conarentur : comme il s'efforçaient de tenir tête. ---
Cic. Verr. 2, 4, 43, § 94.
- obsistere
ne (quominus) : s’opposer à ce que.
- Histiæus
Milesius, ne res conficeretur, obstitit, Nep. Milt. 3, 5 : Histiée de
Milet
s'opposa à ce que le plan fût réalisé.
- obstitisti,
ne ex Italia transire in Siciliam fugitivorum copiæ possent, Cic.
Verr.
2, 5, 2, § 5 : tu as empêché les troupes d'esclaves fugitifs de passer
d'Italie en Sicile.
- obstitit
Oceanus in se simul atque in Herculem inquiri, Tac. G. 34 :
l'Océan
interdit qu'on fît une enquête sur lui-même et sur Hercule.
- passif impers. - alicui obsisti
non potuit quominus, Cic. Att. 7, 2, 3 : on n’a pu empêcher qqn de.
- obsĭtus,
a, um : part. passé de obsero; couvert de, rempli de; planté
de.
- loca
obsita virgultis, Liv. 28, 2 : lieux couverts de broussailles.
- Obsĭus, ĭi, m.
: personnage qui découvrit un minerai en Ethiopie. --- Plin.
36, 196.
- obsŏlĕfăcĭo,
ĕre, fēci, factum [obsoleo, facio] : - tr. - faire tomber en désuétude.
--- Arn. 5, 8.
- au passif obsŏlĕfīo,
fĭĕri, factus sum : s'avilir, être dénaturé, être
avili, être flétri. --- Cic. Phil. 2, 105.
- rivi non opere nec fistula obsolefacti,
Sen. Ep. 90, 43 : des ruisseaux
que ni le travail humain ni des conduits n’ont déshonorés. --- cf.
Ep. 29,
3 ; Suet. Aug. 89.
- obsŏlesco,
ĕre, lēvi : - intr. - tomber en désuétude, se flétrir,
passer de mode, perdre sa valeur, perdre son éclat, s'effacer (de la
mémoire),
s'affaiblir.
- Dolabellæ
petenti abnuit triumphalia; Tiberius, Sejano tribuens, ne Blæsi
avunculi ejus laus obsolesceret, Tac. An. 26, 1 : Dolabella demanda les
ornements du triomphe et ne les obtint pas; Tibère eût craint de
flétrir la gloire de Blésius, oncle de son favori.
- vectigal
in bello non obsolescit : le revenu ne tarit pas en temps de guerre.
- non
dico solum hoc in re publica vectigal esse quod amissis aliis remaneat,
intermissis non conquiescat, in pace niteat, in bello non
obsolescat, Cic. Agr. 1, 7, 21 : je ne dis pas que le revenu de
ce territoire est le seul qui nous reste quand nous perdons les autres,
qui soit toujours actif quand les autres sont suspendus, magnifique en
temps de paix, intarissable en temps de guerre.
- obsŏlētĭus,
adv. compar. de obsolete, inusité
: trop à l'antique.
- obsoletius
vestitus, Cic. Verr. 1, 152 : vêtu trop à l'antique.
- obsŏlēto,
āre, āvi : - tr. - souiller, flétrir, tacher. --- Tert. Scorp.
6 ; Apol. 15.
- obsŏlētus,
a, um : part.-adj. de obsolesco. - 1
- négligé,
usé, délabré, vieux. -
2
-
commun, vulgaire, banal. --- Cic.
Verr. 6, 177. - 3
- souillé,
flétri (comme par la vieillesse).
- homo
obsoletus,
Cic. Pis. 89 : homme aux vêtements usés, en haillons.
- obsoleta
verba,
Cic. de Or. 3, 33 : mots usés.
- erat
veste obsoletā, Liv. 27, 34 : il avait des vêtements râpés. --- Nep.
Ages. 8, 2; Curt. 6, 9, 25; Cic. Agr. 2, 5, 13; Hor. O.
2, 10, 6
- obsoletior
oratio, Cic. de Or, 3, 33 : style un peu trop
banal.
- dextra
obsoleta sanguine, Sen. Agam. 977 : main souillée de sang. ---
Hor. Epo. 17,
46.
- obsŏlēvi
: parf. de obsolesco.
- obsŏlĭdo, āre, ātum : - tr.
- consolider, affermir [employé seulement au participe.]. ---
Vitr. 2, 3, 2.
- obsōnātĭo
(opsōnātĭo), ōnis, f. : achat de provisions de bouche. --- Don. ad Ter. And.
2, 2, 32.
- obsōnātŏr
(opsōnātŏr), ōris, m. : pourvoyeur, qui achète les provisions,
maître d'hôtel, cuisinier. --- ---
Pl. Mil. 666 ; Sen. Ep. 47, 8;
Mart. 14, 217 in
lemm.
- obsōnātŭs
(opsōnātŭs), ūs, m. : achat de provisions. --- Plaut. Truc. 4, 2, 27;
id. Men. 2, 2,
5 et 14.
- obsōnĭto
(opsōnĭto), āre : - intr. - tenir table ouverte. --- Cato ap. Paul. ex Fest.
p. 201.
- obsōnĭum
(opsōnĭum), ĭi, n. : tout aliment qu'on mange avec le pain,
provisions de bouche, mets, plat, poisson. ---
Plaut. Bac. 95 ; Merc.
582; Cic. Fam. 9, 19, 2; Plin. 31, 87.
- gr. ὀψώνιον.
- obsono
:
1
- obsŏno, āre [ob + sono] : - intr. avec
dat. - interrompre par un
bruit,
couvrir la voix de. ---
Plaut. Ps. 208.
2
- obsōno (opsōno), āre [obsonium] : - a
- aller aux provisions, faire son marché. ---
Plaut. Men. 209 ; Aul.
280. -
b
- faire
bonne chère, se régaler. ---
Ter. Ad. 117.
- forme
dépon. obsonari Plaut. Stich. 681 ; Aul.
295.
- satin'
hoc quod vides tribus uobis opsonatum, Plaut. Men. 320 : vois, ai-je
fait assez d'emplettes pour vous trois ?
- obsonare
ambulando famem, Cic. Tusc. 5, 34, 97 : faire provision d'appétit
en se promenant.
-
vix
drachmis est opsonatus decem, Ter. And. 2, 6, 20 : c'est à peine si son
marché lui revient à dix drachmes.
- obsŏpesco, ĕre : - intr.
- s’assoupir. --- Not. Tir. p. 135.
- obsŏpĭo, īre, īvi ou
ĭi, ītum : - tr. - assoupir. --- Scrib. Comp. 180.
- obsopitus,
Sol. 12 : assoupi, endormi.
- obsopiri,
Scrib. 480 : s'endormir.
- obsorbĕo,
ēre, bŭi : - tr. - 1 -
avaler
(avidement). ---
Plaut. Mil. 834; Curc. 313; Plin. 9, 121. -
2 - au
fig. engloutir, absorber. ---
Plaut. Truc. 351.
- obsordesco,
ĕre, dŭi : - intr. - 1
- se
salir. ---
Prud. Apoth. 146. -
2 - perdre son éclat, s'user,
vieillir. --- Vulg. Jes. 33, 9.
- obstacŭlum,
i, n. : obstacle, empêchement. ---
Sen. Nat. 2, 52, 1 ; Amm. 17, 13, 4.
- obstantia
:
1
- obstantĭa, æ, f. (c. obstaculum) : obstacle, empêchement. ---
Vitr. 9, 5, 4; id. 6, 1; id. 8, 1.
2
- obstantĭa, ĭum, n. : les choses qui font obstacle.
- obstantia
silvarum amolire, Tac. An. 1, 50 : écarter ce qui fait obstacle dans
les
forêts.
- obstātūrus,
a, um : part. fut. de obsto.
- obsterno, ĕre : - tr.
- renverser devant. --- Apul. Apol. 97.
- obstĕtrīcĭus,
a, um [obstetrix] : - 1 -
de sage-femme, d'accoucheuse. --- Arn.
3, 166.
- 2 - au
fig. mis au jour. --- Front. Orat. p.
246.
- obstĕtrīcĭa
(s.-ent. officia), ōrum, n. [obstetricius] : fonctions
de sage-femme. --- Plin. 35, 140.
- obstĕtrīco,
āre [obsto] : - intr.
et tr. - faire l'office de sage-femme, accoucher. ---
Tert. ad Nat. 2, 12; Vulg. Exod. 1, 16; 1, 19; fig.
Tert. ad Nat. 2, 2.
- obstĕtrīcor,
āri : c. obstetrico. --- Iren. 4, 33, 3.
- obstĕtrix
(obstitrix), īcis, f. [obsto] : accoucheuse, sage-femme.
- peperit
... sine obstetricis opera, Plaut. Cist. 1, 2, 22 : elle mit au monde
... sans
recourir à une sage-femme.
- mittere
ad obstetricem, Ter. Ad. 292 : envoyer chercher la sage-femme.
- Sotira
obstetrix tertianis quartanisque efficacissimum dixit plantas ægri
subterlini, Plin. 28, 83 : la sage-femme Sotira dit qu'un moyen très
efficace de guérir les fièvres tierces et quartes est d'en frotter la
plante des pieds du malade.
- obstĭnātē [obstinatus]
: avec constance, avec obstination,
obstinément. --- Cæs. BG. 5, 6, 4.
- obstĭnātius
Suet. Cæs. 29; obstĭnātissime Suet.
Tib. 67.
- obstĭnātĭo,
ōnis, f. [obstino]
: constance, persévérance, fermeté.
- obstinatio
sententiæ, Cic. Prov. 41 : attachement à [mon] sentiment. --- cf.
Nep. Att.
22, 2; Tac. 76, 3, 39 ; Sen. Ep. 94, 7.
- obstĭnātus,
a, um : part.-adj. de obstino; constant, ferme, persévérant,
obstiné, entêté.
-
obstinatum est tibi +
inf. : c’est une volonté arrêtée chez toi de... Plin.
Pan. 5, 6.
- quando
id certum atque obstinatum est, Liv. 2, 15, 5 : puisque c’est
décidé et
bien arrêté.
- voluntas
obstinatior, Cic. Att. 1, 11, 1 : sentiments plus
arrêtés.
- virtus
obstinatissima,
Sen.
Ep. 71, 10 : courage à toute
épreuve. ---
Amm.
17, 14.
- obstinato
animo, Liv. : avec opiniâtreté.
- obstinaverant
animis vincere aut mori, Liv. 23, 29, 7 : ils étaient déterminés à
vaincre ou à mourir.
- ad decertandum obstinati,
Liv.
6, 3, 9 : résolus à combattre. ---
Curt. 8, 1, 30; Liv. 5, 41, 1.
-
obstinatior adversus lacrimas,
Liv.
2, 40, 3 : plus insensible aux larmes.
- obstinatus
contra veritatem, Quint. 12, 1, 10 : déterminé à ne pas entendre la
vérité.
- obstinatus in
+ acc. ---
Amm.
17, 11, 3;
Tac. H. 3, 56.
- obstĭnĕo, ēre, arch.
[obs, teneo] : - tr. - montrer. --- Fest. 197.
- obstĭnet
dicebant antiqui, quod nunc ostendit, Paul. ex Fest. p. 197.
- obstĭno,
āre, āvi, ātum
[ob, stano] : vouloir d’une volonté
obstinée, opiniâtre.
- obstinare aliquid
: s'attacher fortement à qqch. --- Plaut. Aul. 267.
- obstinare
ad : être obstiné à, s'obstiner à, tenir à. ---
Tac. H. 2,
84.
- obstinaverant
animis aut vincere, aut mori, Liv. 23, 29, 7 : ils étaient résolus à
vaincre ou à mourir.
- obstīpātĭo, ōnis,
f. : foule, presse. --- Laur. Hom. 1.
- obstīpē,
adv. :
de travers. --- Jul. d. Aug. sec. Resp. 6, 25.
- obstĭpesco
: c. obstupesco. ---
Plaut. Pœn. 261 ; Ter. Ad. 612; Cic. Div. 2, 50.
- obstīpus,
a, um : -
1 - incliné
[d’un côté ou d’un autre. --- Fest. 193]; en
arrière. - 2 -
penché en avant. - 3 -
manquant d'aplomb, de travers.
- (Lebaigue
P. 846)
- cervice
obstipa, Suet. Tib. 68 : avec la tête inclinée en
arrière.
- stes
capite obstipo, multum similis metuenti, Hor. S. 2, 5, 92 : tiens la
tête penchée, aie l'air de craindre.
- obstipum
caput, Cic. Nat. 2, 107 (Arat. λοξὸν κάρη),
la tête inclinée de côté.
- omnia
mendose fieri atque obstipa necessu est, Lucr. 4,
157 : il est fatal que tout aille de travers.
- obstīpuscŭlus,
a, um : légèrement penché. --- Gloss. Plac.
- obstĭtī
: parf. de obsto et de obsisto.
- obstĭtrix
: c. obstetrix.
- obstĭtus,
a, um : - 1 - placé
en face. --- Apul.
Socr. 1.
- 2 - [langue des augures] frappé de la
foudre. --- Cic. Leg. 2,
21, cf. Fest. 193.
- obsto,
āre, obstĭtī : - intr. -
- obstaturus, Front. Aquæd. 123; Quint. 2, 11, 1;
Stat. Th. 7, 247; Sen.
Ep. 95, 38;
gén. plur. obstantum, Sil. 5, 277.
1
- se tenir devant, se tenir auprès; se mettre
devant, se placer devant
(comme obstacle).
- si
rex obstabit obviam, Plaut. St. 287 : si le roi se trouve devant
toi sur ton chemin, te barre le passage.
- nonis
junis soli luna obstitit et nox, Cic. Rep. 1, 16, 25 : aux nones de
juin, le soleil fut dérobé aux hommes par la lune et les ténèbres. --- Stat.
S. 1, 2, 23; id.
Th. 4, 17.
2
- s’opposer à, résister
à, faire obstacle à, arrêter, empêcher.
- exercitus
duo obstant, Sall. C. 58, 6 : deux armées font obstacle.
--- cf. Liv. 40, 25, 7.
- removere
omnia quæ obstant, Cic. Ac. 2, 19 : écarter tous les obstacles.
-
obstantia silvarum, Tac. An. 1, 50 : les obstacles qui se trouvent
dans les forêts.
-
passif impers. si non
obstatur, Cic. Phil. 13, 14 : s’il n’est pas fait obstacle.
- obstare alicui, alicui rei : être
un obstacle à qqn, à qqch, s’opposer à qqn, à qqch.
- Cato
solus huic legi obstitit : Caton seul s'opposa à cette loi.
- obstabat
in spe consulatūs Miloni Clodius, Cic. Mil. 34 : Clodius était
pour Milon un obstacle dans son espoir d’obtenir le consulat. --- cf.
Cic. Mil. 96 ; voir Marcel
Bizos, Syntaxe latine, p. 62; éd. Vuibert.
- (eis)
non humana ulla neque divina obstant, quin socios, amicos, inopes
potentisque
exscindant ? Sall. Mithr. 17 : aucune loi, ni divine ni
humaine, ne
les empêche de détruire alliés, amis, faibles et puissants.
-
cetera vita eorum huic sceleri obstat, Sall. C. 52, 31 : le reste
de leur vie fait un écran à ce forfait, le dissimule aux yeux,
l’efface. --- cf. Liv. 1, 26, 5.
- Histiæus
Milesius, ne res conficeretur, obstitit, Nep. Milt. 3, 5 : Histiée de
Milet
s'opposa à ce que le plan fût réalisé.
- ne
id, quod placebat, decerneret in tantæ nobilitatis viris, ambitio
obstabat,
Liv. 5, 36, 9 : des intrigues s'opposaient à ce que le sénat
prît des
décisions à l'encontre d'hommes si connus.
- obstare ad... Liv.
5, 25, 3.
- in laudem vetustorum
invidia non obstat,
Sen.
Ben. 7, 8, 2 : l'envie ne s'oppose pas à la gloire des
anciens.
- obstare
quominus (ne) : s’opposer à ce que, empêcher de.
- quid
obstat, quominus sit beatus ? Cic. Nat. 1, 95, qu’est-ce qui s’oppose à
ce qu’il soit heureux ? cf. Liv. 9, 8, 6 ; Plin. Min. Pan. 91, 3.
- quibus
non humana ulla neque divina obstant quin… Sall. H. 4, 61, 17
: rien, ni d’humain ni de divin, ne les empêche de…
- ne…
decerneret, ambitio obstabat, Liv. 5, 36, 9 : le désir de plaire
empêchait qu’il décidât… cf. Liv. 4, 31, 4 ; 3, 29, 6.
- quid
obstat, cur non fiant (nuptiæ) ? Ter. Andr. 103 : quel
empêchement y a-t-il à ce que la noce se fasse ?
- obstrāgŭlum,
i, n. [obsterno] : courroie [attachant la sandale]. --- Plin. 9,
114.
- obstrangŭlātus,
a, um : étouffé. --- Prud. Cath. 7, 10.
- obstrĕpĕrus,
a, um [obstrepo] : qui retentit par devant. --- Apul.
Flor. 13.
- obstrĕpĭtācŭlum,
i, n. [obstrepito] : criaillerie. --- Tert. adv. Marc. 3,
20.
- obstrĕpĭto,
āre : fréq. de obstrepo. --- Claud. Rapt. Pros.
2, 355.
- obstrĕpo,
ĕre, strĕpŭi, strĕpĭtum :
- intr. -
1 - faire du bruit devant, retentir devant, [ou] retentir
en faisant obstacle.
- nihil
sensere obstrepente pluviā, Liv. 21, 56, 9 : ils ne s'aperçurent
de rien, le bruit de la pluie couvrant tout.
- si
intrante te clamor et
plausus obstrepuerint... Sen. Ep. 29, 12 : si, à ton entrée, tu
étais
accueilli par des cris et des applaudissements...
- si
quid obstrepet, Quint. 10, 3, 28 : s'il y a du bruit.
- avec dat. mare
Bais obstrepens, Hor. O. 2, 18, 20 : la mer qui retentit
devant Baïes.
2 - faire du bruit contre qqn [pour l'empêcher d'être
entendu].
- adversarius
obstrepit, Quint. 12, 6, 5 : l'adversaire fait du bruit
pour couvrir la voix.
- avec dat. obstrepere alicui, Cic. de Or.
3,
50 : couvrir la voix de qqn en faisant du bruit. --- cf.
Liv. 1, 40, 6.
- passif impers. decemviro
obstrepitur, Liv. 3, 49, 4 : on couvre par du
vacarme la voix du décemvir.
- obstrepente
pluviā, Liv. 21, 56, 9 : la pluie tombant avec bruit.
- certatim
alter alteri obstrepere, Liv. 1, 40, 6 : chacun s'évertuait à couvrir
la
parole
de l'autre.
- arbor
obstrepit aquis, Prop. 4, 4, 4 : l'arbre mêle son murmure à celui des
eaux.
3 - fig. aller à l'encontre de, faire
obstacle, importuner.
- obstrepere
alicui litteris, Cic. Fam. 5,
4, 1 : importuner qqn par des lettres.
- obstrepere definitioni, Gell. 6, 2, 4
: combattre une définition.
- obstrepere
laudi, Sen. Herc. Fur.
1030
: nuire à la gloire.
- obstrepere
actis Pompeii, Flor. : censurer les actes de Pompée.
- precibus principis aures adstrepere,
Plin. Pan. 25 : fatiguer de ses prières l'oreille du prince.
- conscientia obstrepente dormire non
possunt,
Curt. 6, 10, 14 : le cri de leur conscience les empêche de dormir.
- tr. -
4 - troubler par des
cris. --- Cic. Marc. 9; Plin. Pan. 26, 2.
- obstrictē [obstrictus]
: avec un lien étroit.
- obstrictius. --- Aug. Civ. 2, 24.
- obstrictĭo, ōnis, f.
[obstringo] : action de ceindre solidement. --- Cassian.
Cœnob. 1, 2.
- obstrictus,
a, um : part. passé de obstringo. - 1
- lié, serré, attaché, enchaîné. - 2
- au fig.
lié,
attaché, astreint, obligé.
- 3 - impliqué (dans
un crime), complice;
coupable.
- obstrĭgillātŏr, ōris,
m. : celui qui blâme, censeur. --- Varr. Men. 436.
- obstrĭgillo
(obstringillo),
āre :
1
- intr.
- faire obstacle à, se
mettre en travers.
- obstrigillare alicui :
faire obstacle à qqn. --- Enn. d. Non. 147, 10 ; Varr. Men.
264 ; Sen. Ep. 115, 6.
2
- absol. blâmer,
censurer.
- obstrigillandi causā figlinas reprehendis,Varr. R. 1,
2, 24 : c'est par esprit de critique que tu l'attaques à propos des
poteries.
- obstrĭgillus,
i, m. [obstringo] : sandale [liée par devant]. --- Isid.
19, 34, 8.
- obstringillo : voir obstrigillo. --- Enn. S. 5.
- obstringo,
ĕre, obstrinxi, obstrictum : - tr. -
1
- lier devant ou lier
sur.
- obstringere follem ob gulam alicui, Plaut.
Aul. 302 : attacher une bourse devant la
bouche de qqn. --- cf. V.-Fl. 7, 602.
2
- serrer (fermer) en
liant, en attachant.
- laqueo collum obstringere,
Plaut.
Aul. 78 : serrer le cou dans un lacet.
- obstringere ventos, Hor. O. 1, 3, 4
: enchaîner
les vents.
3
- fig. lier;
enchaîner.
- legibus obstrictus, Cic. Inv.
2,
132 : lié par les lois.
- beneficio obstrictus, Cic. Planc. 73
: lié par un
bienfait. --- cf. Cæs. BG. 1, 9, 3.
- aliquem officiis obstringere, Cic.
Fam.
13, 18, 2 : s'enchaîner qqn par des services.
- jurejurando
civitatem obstringere, + prop. inf. : faire
prendre à la cité sous la foi du
serment l'engagement de ... Cæs. BG. 1, 31, 7.
- obstringere aliquem conscientia, Tac. H.
4, 55 : se lier qqn
par la complicité.
4
- enlacer dans,
impliquer dans.
- scelere,
parricidio se obstringere, Cic. Verr. 5, 179; Off. 3, 83
: s'engager dans
un crime, se rendre coupable d'un parricide.
- obstringere aliquem
religione, Cic.
Phil. 2, 83 : impliquer qqn dans un sacrilège.
- scelere obstrictus,
Cic.
Verr. 4, 71 : chargé d'un crime.
5
- engager, garantir,
assurer.
- Tac.
An. 13, 11.
- obstringere fidem suam alicui, Plin. Ep.
4, 13, 11
: engager sa parole à
qqn.
- obstringere + prop. inf. : garantir
que. --- Tac. An. 1, 14 ; 4, 31.
- avec
gén. obstringi furti, Sabin. d. Gell. 11, 18, 21 : se
rendre
coupable
de vol.
- obstructĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action d'enfermer,
de cacher. --- Arn. 2, 63. -
2 -
voile, déguisement, dissimulation. --- Cic. Sest. 22.
- obstructio
corporum, Arn. : prison du corps, enveloppe du corps.
- obstructus, a, um : part.
de obstruo.
- obstrūdo,
arch. : c. obtrudo. --- Plaut.
Stich. 593 ; Fest. 193.
- obstrūdŭlentus, a, um
[obstrudo] : qu'on peut engloutir, avaler. --- Titin.
Com. 165 ; Fest. 193.
- obstrŭo,
ĕre, struxi, structum : - tr. -
1
- amonceler devant,
construire devant.
- validum pro diruto novum murum, Liv. 38,
29, 2 : opposer un nouveau mur
solide à la place du mur écroulé. --- cf. Liv. 33, 17, 10.
- absol. avec
dat. luminibus alicujus obstruere, Cic. Dom.
115 : construire devant les jours de qqn, masquer les jours
d'une maison. --- cf. Cic. Br. 66.
2
- barrer, obstruer, fermer, boucher.
- omnia
flumina magnis operibus obstruxerat, Cæs. BC. 3, 49, 3 : il avait
barré
tous les cours d'eau par de gros travaux.
- portas
obstruere, Cæs. BC. 1, 27, 3 : murer des portes.
- iter
Pœnis vel
corporibus suis obstruere voluerunt, Cic. CM 75 : ils voulurent
fermer le
passage aux Carthaginois en leur opposant même leurs corps.
- obstruite
perfugia improborum, Cic. Sull. 79 : fermez tout asile aux
méchants.
- omnis cognitio multis est obstructa
difficultatibus, Cic. Ac. 2, 7
: l'accès de toute connaissance est obstrué par mille difficultés.
- huic
geminæ nares et spiritus oris obstruitur, Virg. G. 4, 300 : on
lui bouche les deux naseaux et l'orifice de la respiration.
- placidas viri deus obstruit auris, Virg.
En. 4, 440 : un dieu ferme les oreilles du héros serein.
- obstŭpĕfăcĭo,
ĕre, fēci, factum : - tr. - fig.
frapper de stupeur,
engourdir, paralyser. --- Ter. Phorm. 284 ; Liv. 25, 38, 3.
- voir obstupefio.
- obstŭpĕfactus,
a, um : part. passé de obstupefacio. - 1
- rendu insensible, paralysé. - 2
- frappé
de stupeur, étonné, stupéfait, interdit.
- obstŭpĕfīo,
fĭĕri, factus sum : passif de obstupefacio. -
1
- être paralysé, rendu insensible :
V.-Max. 3, 8, 6; 5, 1, 1. - 2
- fig.
être frappé de stupeur. --- Cic. Dej. 34; Cat. 2, 14.
- obstŭpĕo,
ēre : -
1
- intr. - fig.
être frappé de stupeur, rester interdit. --- Gloss. Lab. - 2
- tr. - frapper de stupeur. --- Gloss. Lab.
- obstŭpesco
(obstĭpesco), ĕre, obstŭpŭi
:
- intr. -
1
- devenir immobile, devenir insensible,
s'engourdir.
- obstupescit corpus, Plin. 36, 56 : le corps s'engourdit.
--- Varr. R. 3, 16.
2
- devenir
paralysé, se glacer.
- animus timore obstupuit, Ter. Ad. 613
: mon
âme est
glacée d'effroi.
3
- devenir immobile de
stupeur.
- hoc
terrore obstipuerant multitudinis animi ab omni conatu novorum
consiliorum, Liv. 34, 27, 9 : cet effroi paralysait les esprits de
la
foule, l'empêchant de tenter une nouvelle entreprise. --- Liv. 33,
1, 7.
4
- être frappé de
stupeur, rester interdit.
- Cic. Att. 5, 21, 7 ; Verr. 1, 68 ; Div. 2,
50 ; [avec ad, relativement à, en
considération de] Liv. 39, 50, 2.
- tr. -
5
- s'étonner de.
- décad. obstupescere aliquid : s'étonner de qqch.
- quæ multo grandius
obstupescas, Cassiod. Var. 2, 39 : choses qui sont en mesure de
t'étonner beaucoup plus.
- obstŭpĭdus,
a, um : stupide, stupéfait, hébété, interdit. ---
Plaut. Mil. 1254 ; Gell. 5, 1, 6.
- obstŭprātus, a, um : déshonoré. --- Lampr.
Com. 3, 4.
- obstŭpŭi
: parf. de obstupesco.
- obsufflo,
āre : - tr. - souffler contre, souffler sur. --- Ps.-Quint.
Decl. 7.
- obsum,
ŏbesse, obfŭi (offŭi) : - intr. avec dat. - 1
-
être contre, être devant, faire obstacle à, gêner. - 2
- nuire à, faire tort à.
- Lebaigue
P. 847.
- fut. arch. obescet
P. Fest. 188, 9.
- fuit enim mirificus quidam in Crasso pudor, qui tamen non modo non
obesset ejus orationi, sed etiam probitatis commendatione prodesset,
Cic. de Or. 1, 122 : il y avait chez Crassus une modestie étonnante,
mais qui loin de faire tort à sa parole, lui rendait service en en
recommandant l'honnêteté. --- cf.
Touratier, Syntaxe latine, p. 214; éd. Peeters France.
- nihil
obest dicere, Cic. Fam. 7, 13, 4 : cela ne nuit pas du tout de dire.
- numquam
imprudentibus imber obfuit, Virg. G. 1, 376 : jamais pluie n'a surpris
les gens à
l'improviste.
- mater obest, Ov. M. 13, 463 : la pensée de ma mère m'afflige.
- Fortuna
obesse nulli contenta est semel, P. Syr. : la
fortune n’est jamais
contente de nous maltraiter une seule fois.
- totos
tolle libellos, sic mihi quod prodest si tibi obest, Ov. Tr. 5, 1, 66 :
jette
tous mes ouvrages si ce qui me sert te nuit.
- prodest,
quicunque obesse non vult, cum potest, P. Syr. :
c’est nous servir que
de ne pas nous nuire quand on le peut.
- quibus
omnibus domesticis externisque bellis Capua non modo non obfuit sed
opportunissimam se nobis præbuit, Cic. Agr. 90 : pendant toutes les
guerres, soit étrangères, soit domestiques, Capoue, loin de nous nuire,
s'est toujours montrée utile à la puissance romain.
- obsŭo,
ĕre, sŭi, sūtum : - tr. - 1
- coudre autour, coudre contre. --- Ov. F. 2, 578.
- 2
- fermer,
boucher, intercepter. --- Virg. G. 4, 301 ; Suet. Tib. 64
- obsuta
lectica, Suet. : litière fermée.
- obsurdātus, a, um [obsurdus] : rendu sourd. --- Aug. Ps. 57, 15.
- obsurdēfăcĭo,
ĕre [surdus + facio] : - tr. - rendre sourd. --- Aug. Faust. 33, 6.
- obsurdesco,
ĕre, surdŭi : - intr. - devenir sourd (pr. et fig.); fermer
l'oreille, ne pas écouter.
--- Cic. Rep. 6, 18, 19; Læl. 88; Aug. Civ. Dei, 19, 4, 4.
- ad
præcepta obsurdescere, Ambr. Tob. 3, 9 : être sourd aux préceptes.
- obsurdescere
adversus omnem veritatis tubam, Aug. : fermer l'oreille aux accents de
la vérité.
-
obsurdescimus nec ea (natura) quæ ab ea monemur audimus, Cic. Læl. 88 :
nous deevenons sourds et n'entendons pas les leçons de la nature. --- trad. Marcel Bizos, Syntaxe latine,
p. 68; éd. Vuibert.
- obsūtus
: parf. de obsuo.
- obtædescit,
ĕre (impers.)
: être dégoûté.
- obtædescit
: on est dégoûté. --- *Plaut. Stich. 734.
- obtectĭo,
ōnis, f. : action de couvrir.
- obtectus
:
1
- obtectus,
a, um : part. passé de obtego.
2
- obtectŭs, ūs, m. : action de couvrir, de cacher. --- lat. tardif.
- obtĕgo,
ĕre, texi, tectum : - tr. - 1
- recouvrir. --- Cæs. BC. 3, 19 ; Cic.
Sest. 76. - 2
- fig. cacher.
--- Cic. Cæl. 43 ; Vat. 11.
- animus sui
obtegens, Tac. An. 4, 1 : caractère dissimulé.
- obtempĕrantĕr,
adv. : avec docilité, de bonne grâce. --- Prud. Peri. 2, 112.
- obtempĕrātĭo,
ōnis, f. : obéissance, docilité.
- obtemperatio
legibus (dat.)
: obéissance aux lois. ---
Cic. Leg. 1, 42.
- justitia est obtemperatio scriptis legibus institutisque populorum,
Cic. Leg. 1, 15 : la justice est l'obéissance aux lois écrites et
aux institutions des peuples.
- obtempĕrātŏr,
ōris, m. : celui qui obéit. --- Aug. in Psa. 134, 1.
- obtempĕro
(optempĕro), āre, āvi, ātum : - intr. avec dat. - se
soumettre à, se conformer à la volonté de, se prêter à, obéir à,
obtempérer.
- obtempera
tibi, Cic. Fam. 2, 7, 2 : n'écoute que toi.
- obtemperare
naturæ, Suet. : se conformer à la nature.
- ad id quod...,
obtemperare, Cic. Cæc. 52 : se conformer à ce que...
- obtemperare imperio populi
Romani, Cæs. BG. 4, 21, 6 : se soumettre à l'autorité du peuple
romain. --- cf. BC. 1, 35.
- avec acc. de relat.
nec quæ dico optemperas? Plaut. Most.
522 : et tu n'obtempères pas à ce que je dis ?
- non ego illi obtempero quod
loquitur, Plaut. Amp. 449 : je ne fais pas attention à ce
qu'il dit.
- passif
impers. cum auspiciis obtemperatum esset, Cic. Div. 2, 20
: après qu'on
se fut conformé aux auspices.
- si
mihi esset obtemperatum, Cic. Off. 1, 11, 35 : si on avait suivi mes
conseils.
- obtendo,
ĕre, tendi, tentum : - tr. -
1
- tendre, étendre devant, mettre devant,
opposer.
- Virg.
En. 10, 82; Suet. Ner. 48.
- obtentā nocte, Virg. G. 1, 248 :
(ténèbres épaissies) par le voile de la nuit.
2
- passif s'étendre
devant [avec dat.].
- Britannia
Germaniæ obtenditur,
Tac. Agr. 10 : la Bretagne s'étend en face
de la Germanie.
- nec
integunt oculos; omnibus membrana vitri modo tralucida obtenditur,
Plin. 11, 153 : et leurs yeux ne se ferment pas; chez tous (ces
animaux), une membrane transparente comme le verre les recouvre.
3 - mettre sur,
cacher, masquer, couvrir,
voiler.
- obtendi quasi velis quibusdam, Cic. Q. 1,
1, 15 : être couvert comme d'une espèce de voile. --- cf.
Tac. H. 3,
56.
- curis luxum obtendere, Tac. H. 3, 36
: mettre
sur les soucis le voile d'une vie dissipée (dissimuler les soucis
sous...).
4 - mettre en avant,
prétexter, donner pour prétexte, pour excuse.
- matris
preces obtendens, Tac. An. 3, 17 : alléguant les sollicitations de sa mère. ---
An. 1, 26; 3, 35.
- obtendere rationem turpitudini, Plin. Ep.
8, 6, 15 : donner une
justification à sa
bassesse. --- cf. Quint. 12, 10, 15; Lact. 4, 24, 10; Vulg. Gen. 44,
16.
- obtĕnĕbrātĭo, ōnis, f. [obtenebro]
: obscurcissement. --- Jul. d. Aug. Sec. Resp. 5, 49.
- obtĕnĕbresco, ĕre
: - intr. - s'obscurcir, se voiler [soleil]. --- Vulg. Job. 18, 6.
- obtĕnĕbro,
āre : - tr. - couvrir de ténèbres, obscurcir. --- Lact. 4, 19 ; Vulg. Job. 3,
9.
- obtensŭs, ūs, m.
(= obtentus) : ce qu'on met en avant, prétexte. --- Front.
Amic. 2, 7.
- obtentĭo,
ōnis, f. : - 1 - action d'étendre devant.
--- Arn. 5, 36. - 2 -
façon de parler voilée, voile
(allégorique). --- Arn. 5, 35.
- obtento, āre,
fréq. de obtineo : - tr. - posséder [fig.]. --- Cic. Att.
9, 10, 3 [mss].
- obtentus
:
1
- obtentus, a, um : part. passé de
obtendo. - a
- tendu devant, étendu devant, mis devant. - b
- mis en avant, allégué, prétexté. - c
- couvert.
2
- obtentus, a, um : part. passé de
obtineo; obtenu, acquis.
3
- obtentŭs, ūs, m. [obtendo] :
a
- action de tendre (d'étendre) devant, de
couvrir. --- Virg. En. 11, 66 ; Gell.
11, 18, 14 ; Plin. 31, 2.
b
- prétexte, ce qu'on met en avant.
--- Tac. An. 1, 10 ; 12, 7.
c
- voile. --- Sall. H. 1,
41, 24 ; Lact. 1, 11.
4
- obtentŭs, ūs, m. [obtineo] : affirmation.
--- Chalcid. Tim. 161 ; 181; 264.
- obtĕro
(optĕro),
ĕre, trīvi, trītum : - tr. -
- pqpf.
subj. obtrisset Liv. 3, 56, 8;
subj. parf. obteruerit ou obterierit Apul. Apol. 8.
1
- broyer, briser, écraser.
--- Cic.
de Or. 2,
353 ; Varr. R. 2, 5, 5 ; Liv. 27, 41, 10.
2
- détruire,
anéantir.
- obteri
laudem
imperatoriam criminibus avaritiæ, Cic. Verr. 5, 2 : [ne pas
permettre]
que la gloire de grand capitaine soit écrasée
(anéantie) par des accusations de cupidité, cf. Just. 5,
2, 11.
3 - frotter,
nettoyer en frottant. --- Apul.
Apol. 8.
4 - fouler
aux
pieds, mépriser. --- Plaut.
Curc. 573 ; Cic. Cæc. 18 ; Cæl. 42.
- verbis
aliquem obterere, Liv. 24, 15, 7 : écraser qqn de termes
méprisants.
- obtestātĭo,
ōnis, f. [obtestor] :
1 - action de prendre les dieux à
témoin, engagement solennel. --- Cic. Dom. 125 ; P.
Fest. 184.
2
- adjuration solennelle. --- Cic.
Clu. 35.
3
- prière [aux dieux],
supplications. --- Liv. 27, 50, 5.
4
- en gén. prière
instante, adjuration. --- Cic. Fam. 13, 1, 4 ; Cæl.
Fam. 8, 10, 5.
- obtestātus,
a, um : part. passé de obtestor. - 1
- ayant pris à témoin. - 2
- ayant supplié.
- 3 - sens
passif
supplié, pris à témoin.
- obtestor,
āri, ātus sum : - tr. -
- part. obtestatus
avec sens pass., instamment prié,
adjuré : Amm. 31, 9, 4 ; Apul. M. 2, 24 ; Aug. Serm. 116, 6.
1 - attester, prendre à
témoin.
- obtestari deos, Tac. An. 2, 65
: invoquer les
dieux.
- necessitudinem
nostram obtestans, Brut. ad Cic. 1, 13, 1 : faisant appel à
notre
amitié. --- cf. Mur. 86 ; Liv. 2, 10.
2
- supplier, conjurer.
- per omnes deos te obtestor ut... Cic. Att.
11, 2, 2 : au nom de
tous les
dieux, je t'adjure de ...
- oro obtestorque vos, judices, ut... Cic.
Cæl. 78 : je vous prie, je vous conjure, juges, de...
- obtestari ne : conjurer de ne pas. --- Cic.
Sull. 89.
- obtestari + subj. : conjurer de...
- obtestamur, consulatis,
Sall. C.
33, 5 : nous vous conjurons de veiller aux intérêts de...
- multa de salute sua Pomptinum obtestatus,
Sall. C. 45, 4 : ayant
adjuré longuement Pomptinus de le sauver.
- illud te obtestor ne...
Virg. En. 12, 820 : voici une prière que je t'adresse, c'est de
ne pas...
3
- affirmer
solennellement, affirmer avec serment, protester, jurer.
- obtestari + prop. inf. : affirmer
que, protester que.
- summam rempublicam agi obtestans, Tac.
An. 12, 5 : protestant qu'il y allait du salut de l'Etat.
- aut
militum se manibus aut suis moriturum obtestans, Tac. H. 3, 10 :
jurant qu'il périrait de la main de ses soldats ou des
siennes.
- cum obtestaretur
ignarum cladis Numeriani se fuisse, Aur.-Vict. : après avoir
juré qu'il ignorait le meurtre de Numérien. --- Suet. Calig. 15.
- obtexi
: parf. de obtego.
- obtexo,
ĕre, texŭi, textum : - tr. - 1
- tisser
devant ou sur. --- Plin. 11, 65.
- 2
- couvrir, envelopper. ---
Virg. En. 11, 611.
- obtĭcĕo
(optĭcĕo),
ēre :
- intr. - se taire, garder le silence. ---
Ter. Eun. 820.
- obtĭcesco
(optĭcesco),
ĕre, obtĭcŭi
(c. obticeo) : - intr. - se taire, garder le silence.
- surtout au parf. Not.
Tir. p. 90; Plaut. Bacch. 1, 1, 28; Ter. Phorm. 5, 9,
2; Just. 32, 2, 3; Ov. M. 14, 523; Hor. A. P. 284; Mart.
10, 17, 4; avec acc. Lact. Ira Dei, 4, 13.
- obtĭgi
: parf. de obtingo.
- obtĭnentĭa, æ, f. [obtineo]
: possession [en t. de gram.]. --- Prisc. 18, 146.
- obtĭnĕo
(optĭnĕo), ēre, obtĭnŭi, obtentum :
- (Lebaigue
P. 847 et P.
848)
A. - tr.
1
- tenir dans les mains.
- obtine
aures,
amabo, Plaut. Cas. 524 : tiens-moi solidement les oreilles, de
grâce.
2
- tenir par devers soi, avoir en pleine possession,
tenir, occuper (un lieu, un emploi).
- suam
quisque
domum obtinebat, Cic. Phil. 2, 48 : chacun avait sa maison bien à
lui.
- obinere
regnum, principatum, Cæs. BG. 1, 3, 4 ; 1, 3, 5 : occuper le trône,
avoir la primauté (exercer le principat).
- obtinere
Hispaniam citeriorem
cum imperio, Cic. Fam. 1, 5, 13 : avoir le gouvernement de
l'Espagne
citérieure.
- obtinere
numerum deorum, Cic. Nat. 3, 51 : compter au nombre
des dieux. --- cf. Cic. Br. 175 ; Off. 2, 43.
- fama,
quæ plerosque obtinet,
Sall.
J. 17, 7 : l'opinion qui a pour elle la plupart des esprits.
- obtinere
agros umbris, Plin. : couvrir les champs de son ombre, ombrager les
champs.
- obtinere
vada, Cæs. : occuper un gué.
- obtinere
oppidum, Tac. : tenir la ville (avec une garnison).
- proverbii
locum obtinere, Cic. Tusc. 4, 16, 36 : être passé en proverbe.
- sidera
ætherium locum
obtinent, Cic. Nat. 2, 42 : les astres occupent la région
éthérée.
- criminis
locum obtinere, Cic. : être regardé comme un crime.
- obtinere
numerum cæsorum, Cic. : être compté parmi les morts.
- cædes
omnia obtinuit, Liv. : le massacre fut général.
- summam
opinionem obtinere, Quint. 10, 5, 18 : jouir de la plus haute
réputation.
- regnum
obtinere, Cæs. : occuper le trône.
- curam
obtinere, Tac. : occuper une charge.
- obtinere
partes accusatoris, Cic. : être chargé du rôle d'accusateur.
- obtinere
Academiam, Cic. : dominer dans l'Académie.
- obtinere
provinciam, Liv. : administrer une province.
- obtinere
Britannos, Tac. : gouverner la Bretagne.
- me
obtinente, Cic. Att. 5, 21, 7 : sous mon administration.
3
- garder, conserver, maintenir,
retenir; qqf. persévérer.
- obtinere
iter ad... Stat. : poursuivre sa route vers...
- obtinere
silentium, Liv. : garder le silence.
- obtinendis
quæ percurrerat, Tac. : pour s'assurer des pays qu'il avait parcourus.
- obtinere
colorem, Plaut. : ne pas changer de couleur.
- obtinere
venustatem, Ter. : conserver son attrait.
- obtinere
famam : conserver son honneur.
- obtinere
fortunas suas, Cic. : sauver sa fortune.
- obtinere
necessitudinem, Cic. Q. Fr. 1, 1, 12, § 35: continuer des relations.
- obtinere
auctoritatem suam, Cic. : faire respecter son autorité.
- obtinere
jus suum contra aliquem, Cic. Quint. 9.34: maintenir son droit contre
qqn.
- obtine
antiquam rationem, Ter. : n'oublie pas le vieux précepte.
- obtinuit
colere, Plaut. : il a persisté à pratiquer.
- pristinam
dignitatem obtinere, Cic. Fam. 4, 14,
1 : conserver son ancienne dignité.
- alicujus
res gestas obtinere,
Cic. Verr. 3,
81 : maintenir tout ce qu'a fait qqn.
- ad
vocem obtinendam, Cic. de Or.
3,
224 : pour maintenir, conserver la voix.
- obtinere
jus suum contra
aliquem, Cic.
Quinct. 34 : maintenir son droit contre qqn. --- cf. Cic.
Verr. 4, 146.
- testamentum,
quod etiam infimis civibus obtentum est, Cic. Phil. 2, 109
: un testament que même à l'égard des plus
simples
citoyens on a toujours maintenu (respecté).
- lex
quæ in
Græcorum conviviis obtinetur, Cic. Tusc. 5, 118 : la loi qui est
en
vigueur (règne) dans les festins grecs.
4
- obtenir, gagner, acquérir.
- obtenta
non sunt quæ voluimus, Cic. : nous n'avons pas obtenu ce que nous
voulions.
- rem
obtinere, Cæs. BG. 7, 85, 3 : remporter un succès, remporter la
victoire, avoir
l'avantage.
- si
minus id obtinebis, Cic. : si tu n'y réussis pas.
- obtinuit
admitti, Just. : il obtint la faveur d'être admis.
- ab
eo ægre obtentum est, ut... Just. : on eut de la peine à obtenir de
lui
que...
- obtinere
sapientiam, Cic. : acquérir la sagesse.
- obtinere
litem : gagner un procès.
- obtinere
causam, Cic.
Br. 233 : gagner une cause. --- cf. Cic. Or. 69; Verr. 2,
26 ; Cæs.
BG.
7, 37, 4.
- malas
causas obtinere, Cic. Att. 7, 25, 1 : gagner de mauvaises causes.
5
- soutenir, défendre, démontrer,
prouver, ratifier.
- obtinere
quod dicimus, Cic. Verr. 2, 3, 71, § 168 :
prouver ce que nous avançons.
- pugnare
in iis, quæ obtinere non possis, Quint. 6, 4, 15 : s'acharner à
soutenir
ce qu'on ne peut démontrer.
- quod
fama obtinuit, Liv. 21, 46, 10 : l'opinion que la renommée a consacrée.
- obtinetur
testamentum, Cic. : le testament est ratifié, le testament est valable.
- non
dicam id, quod debeam forsitan obtinere... Cic. Verr. 5, 4
: je ne
soutiendrai pas cette thèse, dont peut-être ne devrais-je
pas démordre, savoir que...
- duas
contrarias sententias
obtinere, Cic.
Fin. 4, 78 : établir, faire admettre deux propositions
contraires.
6
- venir à bout, réussir.
- absol. nec obtinuit,
Suet. Cæs. 11 : et il ne réussit pas. --- cf. Cæl. Fam. 8,
6, 5.
- obtinere ut : réussir à faire que. --- Liv. 4,
12, 4 ; 35, 10, 9 ; Suet. Cæs. 41 ; Tac. An. 3, 10.
- obtinere ne : réussir à empêcher que. --- Suet. Cæs. 23.
-
optinere non potuit quin rata uoluntas legatoris esset, Suet. Tib. 31 :
il ne put empêcher que la volonté du testateur ne fût ratifiée.
- obtinere + inf. : obtenir de... ---
Just. 1, 3, 2.
B. - intr.
7
- se maintenir, se perpétuer, être
admis, être
établi, être tenu pour certain, être constant, être dominant, prévaloir.
- obtinuit
regula, Petr. : cette règle a prévalu.
- obtinet
(tournure impers.) : il est reconnu.
- pro
vero obtinebat, Sall. (tournure impers.) : c'était une idée
reçue.
- si
vera obtinere non possunt, Quint. : si la vérité ne peut triompher.
- non
ipsos quoque fuisse obtinebit...? Varr. R. R. 2, 1, 9: ne
reconnaîtra-t-on
pas qu'eux aussi furent...?
- ea
fama obtinuit, Liv. 21, 46, 10 : cette opinion
s'est conservée, a prévalu.
- obtingo
(arch. optingo), ĕre, obtigi [ob + tango] :
- rare tr. -
1
- toucher, atteindre.
- nares obtingere, Plaut. Fragm. ap.
Non. 415, 16.
- intr.
2
- arriver, avoir lieu.
- eloquere, ut hæc res optigit de
filia, Plaut. Rud. 1211 : raconte-lui la manière dont tout ceci
s'est
passé à propos de notre fille.
- cf. Plaut. Bac. 426 ; Ter.
Haut. 683, etc.
- si quid obtigerit, æquo animo
moriar, Cic. Cat . 4, 3 : s'il m'arrive malheur, je mourrai
l'esprit
calme.
3
- échoir en partage.
- quod cuique obtigit, id quisque
teneat, Cic. Off, 1, 21 : que chacun se contente de son lot.
- cum
tibi
aquaria provincia sorte obtigisset, Cic. Vat. 12 : le sort t'ayant
donné en partage le département des eaux [surveillance de
ta distribution de l'eau dans la ville].
- te mihi quæstorem
obtigisse, Cic. Fam. 2, 19, 1 : [ayant appris] que tu m'es
échu
comme questeur.
- omnia, quæ hominibus forte obtigerunt,
Quint. 3, 7, 13
: tous les avantages échus aux hommes par hasard.
- nulli
sapere
casu obtigit, Sen. Ep. 76, 6 : personne n'a reçu du hasard
la
sagesse en partage.
- ei, bellum ut cum rege Perse gereret,
obtigit,
Cic.
Div. 1, 103 : il lui échut la mission de faire la guerre au
roi
Persée.
- quæstor
obtigit P. Africano consuli, Nep. Cat. 24, 2 : il échut comme questeur
à P. l'Africain (c'est le sort qui
décidait avec
quel consul le questeur exercerait sa charge).
- obtinnĭo,
īre : - intr. - tinter.
--- Apul. Apol. 48.
- obtĭnui
: parf. de obtineo.
- obtistrōtum : voir optostrotum.
- obtorpĕo, ĕre
: - intr. - être engourdi. --- Gloss. Phil.
- obtorpesco,
ĕre, torpŭi
: - intr. -
1
- s'engourdir, devenir insensible.
--- Cic. Dom. 135 ;
Liv. 22, 3, 13
2
- se durcir. --- Plin. 5,
99.
3
- fig. tomber dans la torpeur, rester
interdit.
- subactus
miseriis
obtorpui, Cic. poet. Tusc. 3, 67 : sous l'étreinte du malheur j'ai
perdu tout sentiment.
- circumfuso undique
pavore ita obtorpuit, ut...
Liv. 34, 38, 7 : la crainte qui régnait partout autour de lui le
paralysa au point que...
- obtorquĕo,
ēre, torsi, tortum : - tr. -
1
- tourner, faire tourner.
- obtorque prorim (= proram), Att. ap. Non.
200, 33 : vire de bord. ---
Acc.
Tr. 575 ; Stat. Th. 5, 414.
2
- serrer violemment.
- collo
obtorto, Cic. Clu. 59 : avec le cou serré.
- obtorta
gula, Cic.
Verr. 4, 24 : serré au collet.
3
- tordre.
- obtorti
circulus auri, Virg. En. 5, 559 : un collier d'or en torsade.
- obtorsi : parf. de
obtorqueo.
- obtortĭo, ōnis,
f. [obtorqueo] : action de tordre, torsion. --- Fulg.
566, 33.
- obtortus, a, um : part, p.
de obtorqueo.
- obtractātĭo,
ōnis, f. : attouchement.
--- C.-Aur. Sign. 31.
- obtrāho, ĕre
: - tr. - tirer devant. --- Tert. Vel. Virg. 15.
- obtrectātĭo,
ōnis, f. :
action de rabaisser, dénigrement, basse jalousie.
- malevolorum obtrectationes, Vat. d.
Cic. Fam. 5, 9, 1 : lex critiques malveillantes des envieux.
- obtrectatione laudis suæ, Cæs. BC. 1, 7 :
par souci de dénigrer sa gloire.
- obtrectatio gloriæ alienæ, Liv. 2, 40 :
souci de ravaler la gloire d'autrui.
-
senatus Carthaginiensis obtrectatione atque invidia, Liv. 30, 20 : par
l'esprit de dénigrement et la jalousie du sénat de
Carthage.
- obtrectātŏr,
ōris, m. : détracteur, celui qui dénigre.
- obtrectator est, qui facit quid contra recte
tractantem, Paul. ex Fest.
p. 199.
- obtrectator
laudum mearum, Cic. Br. 2 : le détracteur de mes mérites.
- obtetractor beneficii, Cic. Fl. 1, 2 : celui qui dénigre un bienfait.
- avec dat. - huic sententiæ obtrectatores
amici regis erant, Just. 31, 6, 1 : les amis du roi critiquaient cette
opinion.
- obtrectātŭs,
ūs, m. (seul. à l'abl. obtrectatu)
: c. obtrectatio. --- Gell.
præf. 16.
- obtrecto,
āre, āvi, ātum [[ob, tracto] : - intr. et tr. - dénigrer, rabaisser,
attaquer injustement, calomnier, critiquer, envier.
- alicui,
alicui rei obtrectare : dénigrer qqn, qqch.
- obtrectārunt
inter se, Nep. Arist. 1 : ils s'accusèrent mutuellement.
- obtrectantis
est angi alieno bono, Cic. Tusc. 4 : c'est le fait d'un envieux de
critiquer
le bonheur d'autrui. --- Cic. Ac. 2, 24,
76;
Suet.
Tib. 10.
- laudes
alicujus (laudibus alicujus) obtrectare : rabaisser la gloire de qqn.
- obtrītĭo,
ōnis, f. : - 1 - action
d'écraser, d'user. ---
Aug. Manich. 2, 16, 43. -
2
- contrition.
--- Aug. Serm. 216, 4.
- obtritus
:
1
- obtrītus, a, um : part. passé de obtero.
2
- obtrītŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. obtritu) : action d'écraser, action
de broyer.
- obtrīvi
: parf. de obtero.
- obtrūdo
(optrūdo, arch. obstrūdo), ĕre, trūsi, trūsum : - tr.
-
1 - pousser avec
violence. --- Apul. M. 7, 28.
2 - faire prendre de force, imposer. ---
Ter. And. 250.
- optrudere
palpum alicui, Plaut. Ps. 945 : faire avaler des
compliments à. qqn. --- cf. Amm. 16, 12.
3 - avaler gloutonnement, engloutir.
--- Plaut. Stick. 593 ; Curc. 366.
4 - recouvrir. --- Ov. M. 11, 48.
5 - fermer.
- obtrudere
os, Prud. Peri. 5, 95 : fermer la bouche [à qqn],
- obtrudŭlentus
(obstrudŭlentus),
a, um : qu'on peut engloutir, qu'on peut avaler.
- obtruncātĭo,
ōnis, f. [obtrunco] : taille
[de la vigne]. --- Col. 4, 29, 4.
- obtruncātus,
a, um : part. passé de obtrunco; massacré, égorgé.
- obtrunco
(optrunco), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- couper autour, émonder, tailler (la vigne). ---
Col. 4, 29,
13. - 2
- massacrer, égorger, décapiter, immoler.
- juxta
boni malique, strenui et imbelles inulti obtruncari, Sall. J. 67, 2 :
sans
distinction, bons et mauvais soldats, braves et lâches étaient égorgés
sans pouvoir se venger.
- puerum optruncat
membraque articulatim dividit, Cic. Nat. 3, 67 : elle tue l’enfant, en
découpe le corps membre après membre. --- Plaut.
Amp. 415 ; Aul. 469 ; Virg G. 3, 374; Liv. 7, 26, 5; Tac. H. 1,
80.
- obtrūsi
: parf. de obtrudo.
- obtrusus,
a, um : part. passé de obtrudo; enfermé, caché.
- obtudi
: parf. de obtundo.
- obtŭĕor
(optŭĕor),
ēri : - 1
-
regarder en face.---
Plaut. Amp. 900.
- 2
- voir, apercevoir. ---
Plaut. Most. 840.
- obtŭli
: parf. de offero.
- obtundo
(optundo), ĕre, tŭdi, tūsum (tunsum) : - tr. -
1
- frapper contre, sur
[rare].
- obtundere
os alicui, Plaut. Cas. 931 : meurtrir la figure de qqn. --- cf.
Cas.
862 ; Amp. 606.
- obtunso
ore, Plaut. Cas. 931 : la mâchoire fracassée.
2
- émousser en frappant [rare].
- obtundere telum, Lucr.
6, 399 : émousser un trait. --- Claud. Cons. Mall.
Theod. 166.
3
- fig.
émousser, affaiblir.
- obtundere
aciem oculorum, auditum,
Plin. 22, 142; 24, 87 : émousser la vue, l’ouïe.
-
obtundere vocem, Cic.
de Or.
2, 182 : fatiguer sa voix.
-
(dulcibus cibis) obtusus stomachus, Plin. Ep.
7, 3, 5 : estomac émoussé par les mets de saveur douce.
-
obtusis
viribus, Lucr. 3, 452 : nos forces étant émoussées.
4
- assommer,
fatiguer (étourdir).
- obtundere
aures, Cic. Or. 221 : casser les oreilles.
-
obtuderunt
ejus aures te... fuisse, Cic. Verr. 3, 157 : on lui a rebattu aux
oreilles que tu étais...
-
obtundis, Ter. And. 348 : tu me casses la tête.
- obtundere
aliquem longis epistulis, Cic.
Att. 8, 1, 4 : fatiguer qqn par de longues lettres.
-
non obtundam
diutius, Cic. Verr.
4, 109 : je ne veux pas importuner plus longtemps.
-
non cessat
optundere... fabulam promeret, Apul. M. 9, 23 : elle ne cesse de
lui
rabattre aux oreilles qu’il eût à lui raconter l’histoire...
-
obtundere mentem, ingenia, Cic. Tusc. 1, 80; de Or. 3, 93
: émousser
l’intelligence, les esprits.
5
- émousser (amortir).
- obtundere
ægritudinem, Cic.
Tusc. 3, 34 : adoucir le chagrin.
- obtunsĭo,
ōnis, f. [obtundo] : action
de frapper, coups. --- Lampr. Comm. 10, 4 ; voir obtusio.
- obtunsitas
: c. obtusitas.
- obtunsus
: c. obtusus.
- obtūrāmentum (optūrāmentum),
i, n. : ce qui sert à boucher, bouchon, bonde (de tonneau).
- cadorum obturamenta,
Plin. 16, 34 : bondes de tonneaux. --- cf. 33, 75.
- obtūrātĭo,
ōnis, f. : action de boucher, de fermer. ---
Vulg. Ecdi. 27, 15.
- obturbātŏr,
ōris, m. : auteur
de trouble, perturbateur. --- Ps.-Asc. ad Cic. Cæcil. 49.
- obturbo,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
- rendre trouble, troubler [l’eau].
--- Plin. 8, 26.
2
- mettre en déroute, disperser. ---
Tac. H. 3, 25.
3
- troubler, importuner, assommer. --- Plaut.
Pœn. 261 ; Cic. Att. 12, 16 ; 12, 18, 1.
-
obturbabatur
militum vocibus, Tac. H. 3, 10 : il était troublé par les cris des
soldats.
4
- abst. - faire de l’obstruction.
--- Tac. An. 6, 24.
- obturgesco,
ĕre, tursi : - intr. - s'enfler, enfler. --- Lucr. 6,
659 ; Lucil. Sat. 173 ; P. Fest. 30, 13.
- obtūro
(optūro), āre : - tr. -
1
-
boucher, fermer. - 2
- rassasier.
- inf.
passif obturarier, Cato, R. R. 154.
- obturare
patulas impune legentibus auris, Hor. Ep. 2, 2, 105 : fermer
impunément (mes) oreilles aux lecteurs.
- obturare foramina, Plin. 19, 10, 58, § 178
: boucher des trous.
--- Plaut. Aul. 304 ; St. 114 ; Cic. Fat. 10 ; Vulg. Num. 24, 3; id. Heb. 11, 33.
- cibus
interdatus per membra ac venas amorem opturat edendi, Lucr. 4,
869 : la nourriture distribuée dans les membres et les veines
comble le désir de manger.
- obtursi
: parf. de obturgesco.
- (Lebaigue
P. 849)
- obtūsē,
adv. : - 1 - sans
finesse, gauchement.
- 2 - avec une vue peu
perçante.
- obtusius
videre, Sol. 32, 28 : avoir la vue moins bonne. --- Aug.
Doctr. Chr. 4, 5, 7.
- obtūsĭangŭlus,
a, um : à angle obtus. --- Boēt. Geom. 376, 9.
- obtūsĭo
(obtunsĭo),
ōnis, f. [obtundo] : - 1 - action de
battre, coup. --- Aug. Hept. 68, 4.
- 2 - état de ce qui est émoussé.
- obtusio
sensuum : état de stupidité. --- Tert. adv. Marc. 3, 6; Cael. Aur. Tard. 1, 1, 6.
- obtusio visus, C. Aur. Chron. 3, 3, 46 : affaiblissement de
la vue.
- obtusio
mentis : stupidité. --- Aug. Imp. Jul. 1, 54.
- obtūsĭtās,
ātis,
f. :
état de ce qui est émoussé. --- Isid. Nat. 11, 1.
- obtūsus
(obtunsus), a, um : part.-adj. de obtundo. - 1
- battu, meurtri, frappé, roué de coups. - 2
- émoussé, affaibli. - 3
- stupide, obtus, hébété.
- stellis
acies obtunsa, Virg. G. 1, 395 : éclat affaibli des étoiles.
- aures
obtunsæ, Auct. Her. 3, 9, 17 : oreilles dures, qui entendent
difficilement.
- animi acies
obtusior, Cic. CM 83 : vue de l’âme moins pénétrante.
-
obtunsa pectora, Virg. En. 1, 567 : cœurs émoussés, insensibles.
-
vigor
animi obtunsus, Liv. 5, 18, 4 : vigueur intellectuelle affaiblie.
-
vox obtusa, Quint. 11, 3, 15 : voix assourdie, sourde.
- obtunso
ingenio esse, Gell. 13, 24, 21 : avoir
l’esprit obtus.
- quo
quid dici potuit obtusius ? Cic. Nat. 1, 70 : que
pouvait-on dire de plus absurde ?
- obtūtŭs,
ūs, m. [obtueor] :
- 1
- action
de regarder fixement, regard, vue.
- 2
- regard,
contemplation. --- Virg. En. 12, 666, etc.
- obtutus
oculorum, Cic. Nat. 3, 9 : la vue. --- cf. Cic. Div. 2,
120 ; de Or. 3, 17.
- obtutum in re figere, Cic. Nat. 2, 42, 107 : fixer ses yeux sur un
objet.
- gemino
obtutu eluminatus, Sid. Ep. 8, 11 : aveugle des deux yeux.
- semper
in obtutu esse malorum, Ov. Tr. 4 : contempler continuellement ses
maux.
- isto
gemino obtutu circulatorem aspexi, Apul. M. 1, 4, 2 : j'ai vu, de mes
deux yeux
que
voici, un bateleur.
- defixa
Latinus obtutu tenet ora, Virg. En. 7, 250 : Latinus, tout à sa
contemplation,
tient son visage baissé.