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 Chapitre 30  
 
Syntaxe des réfléchis : se, sui, sibi, suus
La réciprocité
Le style indirect
 
 
 
 
 
 
 
        1 - Syntaxe des réfléchis : se, sui, sibi, suus

                    a - Les pronoms personnels se, sui, sibi et le pronom-adjectif possessif suus sont dits réfléchis parce qu'ils renvoient au sujet de la proposition dans laquelle ils se trouvent.

        Ancilla sibi non laborat.
        La servante ne travaille pas pour elle.

        Petrus se laudat.
        Pierre se vante.

        Pater filios suos ad se vocat.
        Le père appelle ses fils auprès de lui.

        Credo Paulum filios suos multum amare.
        Je crois que Paul aime beaucoup ses enfants.

        Has spes cogitationesque secum portantes, urbem ingressi sunt. (cf. mecum, tecum)
        <Portant avec eux> = Porteurs de ces espoirs et de ces pensées, ils entrèrent dans la ville.

        Quid sibi vult? ---> sibi : datif éthique (cf. ouvre-moi cette porte).
        Que veut-il (pour son plaisir)?

        Quid sibi vult ista pecuniae pompa? Sen. Ep. 19, 110.
        Que veut dire cet étalage d'argent?
 

                    b - Le réfléchi s'emploie aussi dans une subordonnée pour renvoyer au sujet du verbe principal à condition que celle-ci exprime la pensée de ce sujet. Ce réfléchi appelé indirect se trouve tout particulièrement dans les propositions infinitives, complétives, interrogatives indirectes, finales ou les relatives au subjonctif.

        Pater Horatii proclamabat filiam suam jure caesam fuisse.
        Le père d'Horace proclamait que sa fille avait été exécutée à bon droit.

        Mucius Porsennae dixit trecentos, sui similes, adversus eum conjurasse.
        Mucius dit à Porsenna que trois cents Romains, semblables à lui (= de sa trempe), avaient comploté contre lui, Porsenna.

        Apud populum Publius Valerius questus est quod de se tale aliquid timuissent, et misit qui domum suam diruerent.
        Publius Valérius se plaignit auprès du peuple qu'on eût craint de lui quelque chose de ce genre, et il envoya des gens détruire sa maison.

        Scipio moriens ab uxore petiit ne corpus suum Romam referretur.
        Scipion, à l'article de la mort, demanda à son épouse de ne pas faire ramener son corps à Rome.

        Galli Caesarem rogaverunt ut sibi parceret.
        Les Gaulois demandèrent à César de les épargner.

            Remarques :

                Le réfléchi peut donc parfois renvoyer soit au sujet de la principale soit au sujet de la subordonnée. On peut éviter l'équivoque en employant ipse pour désigner le sujet de la principale.
 
        (Caesar milites interrogabat) cur de sua virtute aut de ipsius diligentia desperarent, Caes. BG. 1
        (César demandait à ses soldats) pourquoi ils désespéraient de leur courage et de son zèle.

                A l'époque impériale, ipse peut remplacer le réfléchi, même s'il n'y a pas d'ambiguïté.

        Legati respondent, cum bellum in animo sit, facere eum simpliciter quod spe pacis non frustraretur; ipsos petere ut quam primum dimittantur ad regem, Curt. 4.
        Les envoyés répondent que, puisqu'il est résolu à la guerre, il agit franchement en ne les abusant pas par l'espoir de la paix; et que eux, ils lui demandent de les renvoyer au plus tôt vers leur roi.

                Même à l'époque classique, on rencontre parfois le non-réfléchi au lieu du réfléchi dans les subordonnées de but.

        Ignes fieri prohibuit quo occultior esset adventus ejus (= adventus suus), Caes. BC. 3.
        Il défendit de faire du feu pour que son arrivée fût plus cachée.
 

                    c - Le réfléchi peut ne pas renvoyer au sujet

            - dans les locutions : per se : par soi-même; propter se : à cause de soi, pour soi; inter se : entre soi.
            - quand suus signifie son propre.
            - quand sui signifie les siens.
            - quand sua signifie ses biens, ses intérêts, ses oeuvres.
            - quand suus est à côté de quisque.
            - quand suus est avec la préposition cum.

        Virtutem propter se colere debemus.
        Nous devons pratiquer la vertu pour elle-même.

        Sua eum virtus valde commendavit.
        Son propre courage lui fut une solide recommandation.

        Hunc sui cives e civitate ejecerunt, Cic.
        Cet homme, ses propres concitoyens le chassèrent de la cité.

        Hunc Antigonus, cum ei fuisset infestissimus conservasset, si per suos esset licitum, Nep.
        Antigone, quoique son ennemi mortel, l’aurait sauvé si les siens le lui avaient permis.

        Eum Lacedaemonii circumventum cum suis interfecerunt, Liv. 34.
        Les Lacédémoniens l'entourèrent et le mirent à mort, lui et ses partisans.

        In civitates quemque suas dimisit, Liv. 21
        Il les renvoya chacun dans leur pays.

        Postquam timor sibi cuique futurae inopiae abiit, Liv. 2
        <Quand la crainte de la famine future se fut éloignée pour chacun d'eux>
        Quand chacun d'eux vit s'éloigner la crainte de la famine.

        Magonem cum classe sua copiisque in Hispaniam mittunt, Liv. 23
        (Les Carthaginois) envoient en Espagne Magon avec sa flotte et ses troupes.
 
                    d - Le réfléchi peut renvoyer au sujet logique

        Has adversus copias spes omnis consistebat Datami in se locique natura, Nep.
        (= Datames spem omnem ponebat in se...)
            ---> Datami, au datif, est le sujet logique de la proposition.
        Contre ces forces, Datame plaçait tout son espoir en lui-même et dans la nature de la position qu’il occupait.

        ... quippe quibus per se sustinendum bellum erat, Liv. 3
        ... car ils devaient soutenir par eux-mêmes la guerre.

        A Caesare invitor sibi ut sim legatus, Cic. Att. 2
        Je suis invité par César à être son légat.
        (= César m'invite à être son légat).

        Audivi ex illo sese esse Atticum, Ter.
        J'ai appris de lui qu'il était Athénien
        (il m'a appris qu'il était Athénien. (illo : sujet logique)

        Faustulo spes fuerat regiam stirpem apud se educari, Liv. 1
        <l'espoir avait été à Faustulus que...> = Faustulus s'attendait à apprendre que les enfants du roi étaient élevés chez lui.

        Avaro fame consumpto non licuit suâ pecuniâ frui, Lhom.
        L'avare, terrassé par la faim, ne put profiter de son argent.

        De se minime dicendum.
        On doit parler très peu de soi.

        Sapientia semper eo contenta est quod adest, neque eam umquam sui paenitet, Cic. Tusc. 5
        La sagesse est toujours contente de ce qu'elle possède actuellement et ne regrette jamais son sort.

        Rogatus sum a prudentissima femina, matre tua, ut venirem ad se, Cic. Brut.
        La femme la plus sage, ta mère, m'a demandé de venir auprès d'elle.

 Tempus saluti suae tanta jam parta gloria parcere, Curt. 7.
        Il serait temps, après avoir acquis tant de gloire, qu'il ménageât sa santé. 
  
         2 - La réciprocité

                Pour indiquer la réciprocité on emploie inter se, inter nos ou la répétition de alius ou de alter.

        Consules exercitus inter sese diviserunt, Liv. 23
        Les consuls se partagèrent les armées.

        Officia inter se partiuntur, Caes.
        Ils se partagent les charges.

        Inter se nocent.
        Ils se nuisent mutuellement.

        Si de hoc inter nos convenit, sequitur ut...
        Si nous sommes d'accord entre nous sur ce point, il s'ensuit que...

        Alter alterum vexat.
        Ils se tourmentent l'un l'autre.

        Alii alios diligite.
        Aimez-vous les uns les autres.

        Cum solutis ordinibus super alios alii ruerunt.
        Ils se précipitèrent en désordre les uns sur les autres.

        In aciem exire non audebat novo milite et ex multis generibus hominum conlecto necdum noto satis inter se ut fidere alii aliis possent, Liv. 35, 3.
        Il n'osait pas se lancer dans une bataille générale avec ses recrues, composées d'un ramassis d'hommes de toute espèce, qui ne se connaissaient pas encore assez entre eux pour pouvoir se fier les uns aux autres.

        Invicem, adv. : tour à tour; (époque impériale) = inter se...
        Dein salutati invicem, Phaedr.
        Par la suite, s'étant salués entre eux.

        Invicem se obtrectaverunt, Tac.
        Ils se dénigrèrent les uns les autres.

        Licebit civibus tuis invicem contueri, Plin. Pan. 51
        Tes concitoyens pourront te voir comme tu les vois.

        Idem estis invicem, quod fuistis, Plin. Pan. 83.
        Vous êtes l'un envers l'autre ce que vous avez toujours été.

        Reges invicem haec scripserant, Curt. 4.
        Voici en quels termes les rois s'étaient écrit.
 

          3 - Le style indirect

        Dans le texte latin, au discours indirect, on ne trouve ni l'indicatif ni l'impératif. A l'exception du participe, et notamment celui de l'ablatif absolu, les verbes sont soit à l'infinitif soit au subjonctif.

        La tournure impérative : "ne fais pas la guerre... il ne devait pas faire la guerre..." se traduit par un subjonctif (négation ne.)

        Les interrogations directes deviennent des interrogatives indirectes (voir chap. 18)

        Les pronoms et adjectifs de la 2ème personne (tu...vos... vester...) se traduisent au discours indirect par is (ille) ... ejus, eorum, earum.

        Les pronoms et adjectifs de la 1ère personne (ego, me, meus, noster...) se traduisent au discours indirect par se, suus...

        Les réfléchis se et suus renvoient alors :

  • soit au sujet de la proposition où ils se trouvent  (réfléchi direct)
  • soit au sujet du verbe qui introduit le discours indirect (réfléchi indirect)
  •  

    César et Arioviste
     
     
    ..   
     Discours indirect. -  [Caesar] postulavit deinde eadem quae legatis in mandatis dederat : ne aut Haeduis aut eorum sociis bellum inferret, obsides redderet; si nullam partem Germanorum domum remittere posset, at ne quos amplius Rhenum transire pateretur.
    ....   
     Discours indirect. - César demanda ensuite <les mêmes choses qu'il avait confiées à ses envoyés à titre d'instructions>: il ne devait  faire la guerre ni aux Héduens, ni à leurs alliés, et il devait rendre les otages; s'il ne pouvait renvoyer chez eux aucune fraction des Germains, en tout cas il ne devait pas souffrir que d'autres encore franchissent le Rhin.
    ..
    .. Ariovistus ad postulata Caesaris pauca respondit, de suis virtutibus multa praedicavit : se transisse Rhenum non sua sponte, sed rogatum a Gallis; obsides ipsorum voluntate datos; stipendium se capere jure belli, quod victores victis imponere consuerint (= consueverint). Non sese Gallis sed Gallos sibi bellum intulisse; omnes eorum copias a se uno proelio pulsas ac superatas esse. Si iterum experiri velint, se iterum paratum fore proelium committere; sin pace uti velint, se non siturum esse stipendium  recusari, quod sua voluntate ad id tempus [Galli] pependerint. 
     D'après César, Bellum Gallicum, I, 43 - 44
    ....   Arioviste répondit en peu de mots aux demandes de César, mais il parla longuement de ses mérites personnels : il n'avait pas franchi le Rhin de sa propre initiative, mais il avait été sollicité par les Gaulois; de leur plein gré ils lui avaient livré des otages; selon les droits de la guerre, il percevait le tribut que les vainqueurs ont l'habitude d'imposer aux vaincus. Ce n'était pas lui qui avait engagé les hostilités contre les Gaulois, mais c'étaient eux qui les avaient engagées contre lui; toutes leurs troupes, il les avait dispersées et vaincues lors d'un seul combat. S'ils voulaient à nouveau tenter leurs chances, à nouveau il serait prêt à engager le combat; mais s'ils désiraient jouir de la paix, il ne permettrait pas que lui fût refusé le tribut qu'ils lui avaient payé de leur plein gré jusqu'à présent
     
    ..
     

    Même texte avec traduction au style direct :
     
     

    ..   
     Discours indirect. - [Caesar] postulavit deinde eadem quae legatis in mandatis dederat : ne aut Haeduis aut eorum sociis bellum inferret, obsides redderet; si nullam partem Germanorum domum remittere posset, at ne quos amplius Rhenum transire pateretur
    ....   
     Discours direct. - César demanda ensuite <les mêmes choses qu'il avait confiées à ses envoyés à titre d'instructions>: "Ne fais pas la guerre aux Eduens ni à leurs alliés; rends les otages; si tu ne peux renvoyer chez eux aucune fraction des Germains, en tout cas ne souffre pas que d'autres encore franchissent le Rhin."
    ..
    .. Ariovistus ad postulata Caesaris pauca respondit, de suis virtutibus multa praedicavit : se transisse Rhenum non sua sponte, sed rogatum a Gallis; obsides ipsorum voluntate datos; stipendium se capere jure belli, quod victores victis imponere consuerint (= consueverint). Non sese Gallis sed Gallos sibi bellum intulisse; omnes eorum copias a se uno proelio pulsas ac superatas esse. Si iterum experiri velint, se iterum paratum fore proelium committere; sin pace uti velint, se non siturum esse stipendium  recusari, quod sua voluntate ad id tempus [Galli] pependerint. 
    D'après César, Bellum Gallicum, I, 43 - 44 
    .. Arioviste répondit en peu de mots aux demandes de César, mais il parla longuement de ses mérites personnels : " Je n'ai pas franchi le Rhin de ma propre initiative, mais j'ai été sollicité par les Gaulois; de leur plein gré ils m'ont livré des otages; selon les droits de la guerre, je perçois le tribut que les vainqueurs ont l'habitude d'imposer aux vaincus. Ce n'est pas moi qui ai engagé les hostilités contre les Gaulois, mais ce sont eux qui les ont engagées contre moi; toutes leurs troupes, je les ai dispersées et vaincues lors d'un seul combat. S'ils veulent à nouveau tenter leurs chances, à nouveau je serai prêt à engager le combat; mais s'ils désirent jouir de la paix, je ne permettrai pas que me soit refusé le tribut qu'ils m'ont payé de leur plein gré jusqu'à présent." 
     
    ..
     
            Le discours indirect de César est introduit par postulavit, celui d'Arioviste par praedicavit. En principe on ne trouve pas les guillemets.

            Dans le discours indirect, les verbes se trouvent à l'infinitif ou au subjonctif :

    ne ... bellum inferret ...  ne  pateretur : (il lui demanda) de ne pas faire la guerre ... de ne pas souffrir...
        ----> il ne devait pas faire la guerre ... il ne devait pas souffrir...
        ----> ne fais pas la guerre ... ne souffre pas (que...)

     obsides redderet : (il lui demanda) de rendre les otages
        ----> il devait rendre les otages
        ----> rends les otages.

    quod victores victis imponere consuerint (= consueverint) : (le tribut) que les vainqueurs ont l'habitude d'imposer aux vaincus.
        ----> subjonctif dans les subordonnées relatives.

    Si iterum experiri velint : s'ils voulaient (s'ils veulent) à nouveau tenter leurs chances.
        ----> subjonctif dans toutes les subordonnées conditionnelles.

    Ariovistus (dixit) : se transisse Rhenum non sua sponte, sed rogatum a Gallis... stipendium se capere jure belli... non sese Gallis sed Gallos sibi bellum intulisse
        ----> une série de propositions subordonnées infinitives dépendant d'un verbe signifiant dire, verbe exprimé ou sous-entendu.

     
            Les pronoms et adjectifs de la 1ère personne (ego, me, meus, noster...) se traduisent au discours indirect par se, suus...
            Les réfléchis se et suus renvoient alors :

  • soit au sujet de la proposition où ils se trouvent  (réfléchi direct)
  • soit au sujet du verbe qui introduit le discours indirect (réfléchi indirect)
  • Ariovistus (dixit) : se transisse Rhenum non sua sponte, sed rogatum a Gallis... stipendium se capere jure belli... non sese Gallis sed Gallos sibi bellum intulisse
        ----> se, sua renvoient au sujet de la proposition qui introduit le discours indirect.
     


     
            Extrait d'un discours de César s'adressant à ses soldats hésitants :
     
    ..   
     Discours indirect. - Ariovistum, se consule, cupidissime populi Romani amicitiam adpetisse; cur hunc tam temere quisquam ab officio discessurum (esse) judicaret? Sibi quidem persuaderi cognitis suis poslulatis atque aequitate condicionum perspecta eum neque suam neque populi Romani gratiam repudiaturum (esse). Quod si furore atque amentia impulsum bellum intulisset, quid tandem vererentur? Aut cur de sua virtute aut de ipsius diligentia desperarent? 
    Caesar, B. G. 1, 40 
     
    ....   
     Discours indirect. - Arioviste avait, sous son consulat, recherché avec le plus grand empressement l’amitié du peuple romain; quelle raison de penser qu’il manquerait avec tant de légèreté à son devoir? Pour sa part, il était convaincu que lorsque le Germain connaîtrait ce que César demande et verrait combien ses propositions sont équitables, il ne refuserait pas de vivre en bonne intelligence avec lui et avec le peuple Romain. Et si, obéissant à l’impulsion d’une fureur démente, il déclarait la guerre, qu’avaient-ils donc à craindre ? Quelles raisons de désespérer de leur propre valeur ou du zèle attentif de leur chef? 
     (Traduction de L.-A. Constans)
     
    ..
     
      
            Texte et traduction au discours direct : 
     
    ..   
    Discours direct. - Ariovistus, me consule, cupidissime populi Romani amicitiam adpetiit; cur hunc tam temere quisquam ab officio discessurum (esse) judicat? Mihi quidem persuadetur cognitis meis poslulatis atque aequitate condicionum perspecta eum neque meam neque populi Romani gratiam repudiaturum (esse). Quod si furore atque amentia impulsum bellum intulerit, quid tandem veremini? Aut cur de vestra virtute aut de mea diligentia desperatis? 
       
     
    ....   
     Discours direct. - Arioviste, sous mon consulat,  a recherché avec le plus grand empressement l'amitié du peuple romain. Quelle raison de penser qu'il manquera avec tant de légèreté à son devoir? Pour ma part, je suis convaincu que lorsque le Germain connaîtra ce que je demande et verra combien mes propositions sont équitables, il ne refusera pas de vivre en bonne intelligence avec moi et avec le peuple romain. Et si, obéissant à l’impulsion d’une fureur démente, il déclare la guerre, qu’avez-vous donc à craindre? Pourquoi désespérez-vous de votre valeur ou de mon zèle attentif?  
     
    ..
     
    Ariovistum cupidissime populi Romani amicitiam adpetisse
    ----> (Caesar dixit) Ariovistum cupidissime populi Romani amicitiam adpetisse

    quid tandem vererentur? Aut cur de sua virtute aut de ipsius diligentia desperarent?
    ----> (Caesar rogavit) quid tandem vererentur, aut cur de sua virtute aut de ipsius diligentia desperarent.

    cognitis suis poslulatis atque aequitate condicionum perspecta
    ----> A l'exception du participe, et notamment celui de l'ablatif absolu, les verbes, dans le discours indirect, sont soit à l'infinitif soit au subjonctif.
     


            Remarque :

        Dans le discours indirect, on peut trouver des propositions avec verbes à l'indicatif. On indique ainsi qu'elles ne font pas partie des paroles rapportées et qu'elles constituent une sorte de parenthèses.

                Interim Caesari nuntiatur Sulmonenses, quod oppidum a Corfinio VII milium intervallo abest, cupere ea facere quae vellet, sed a Q. Lucretio senatore et Attio Peligno prohiberi, qui id oppidum VII cohortium praesidio tenebant, Caes. BC. 1.
                Sur ces entrefaites, on apprend à César que les habitants Sulmone, ville qui est à sept milles de Corfinium, voulaient faire ce qu'il désirait, mais qu'ils en étaient empêchés par le sénateur Q. Lucrétius et par Attius Pélignus qui la gardaient avec sept cohortes.