===> Dico Auteurs : Gérard Jeanneau et Jean-Paul Woitrain

         
 A ... Ab 
 
 
  • a :
               - (Gaffiot P. 1-3 -- Lebaigue P. 1-3).  
           
  •         1 - a, f., n., indécl., [première lettre de l’alphabet. ---  Cic. Div. 1, 23.
               - abréviations diverses :
               - A. = Aulus [prénom]
               - A = antiquo, je rejette [la proposition sur les bulletins de vote dans les comices
               - A = absolvo, j’absous [sur les bulletins des juges] ; d’où l’appellation] littera salutaris. --- Cic. Mil. 15.
               - A. U. C. = anno urbis conditæ ; a. u. c. = ab urbe condita.
               - a. d. VIII Kal. Nov. = ante diem octavum Kalendas Novembres.
               - dans les inscr. A. = Augustus.
               - A.A. = Augusti duo.
               - A.A.A. = Augusti tres.
               - III viri A.A.A.F.F. = triumviri auro, argento, āĕri flando, feriundo.
               - A = Auditor (dans les dialogues de Cicéron).

            2 - ā, ou āh, interj., v. ah.

            3 - ā, ăb, abs, prép. avec abl.
               - arch. af ; cf. gr. ἀπό.

               -  [point de départ]
               - avec des verbes de mouvement, tr. ou intr., simples ou composés : 
               - signo Vortumni in Circum Maximum venire, Cic. Verr. 1, 154 : venir de la statue de Vertumne au Cirque Maxime. --- v. proficiscor, discedo, arcesso, etc.
               - avec noms de personnes : de chez, d’auprès.
               - a Cæsare redire, Cic. Q. 2 , 4, 6 : revenir de chez César.
               - venit ad me a se, Cic. : il est venu de chez lui me trouver.
               - data v Idus Decembr. a Pontio ex Trebulano, Cic. Att. 7, 3 :  le 5 des ides de décembre, à Trébule, chez Pontius.
               - sans verbe non ille Serranus ab aratro, Cic. Sest. 72 : non pas le fameux Serranus venu de sa charrue.
               - quid tu, inquit, huc ? a villa enim, credo, Cic. Fin. 3, 8 : eh ! dit-il, pourquoi toi ici ? c’est de ta maison de campagne que tu viens, sans doute. 
               - en parl de lettres : de la part de.
               - litteræ adlatæ ab L. Porcio prætore, Liv. 26, 39, 1 : une lettre apportée de la part du préteur L. Porcius. --- cf. Cic. Att. 7, 15, 5 ; 1, 15, 2. 
               - avec adesse, marquant résultat du mouvement :
               - adest a milite, Plaut. Ps. 924 : il est là venant de la part du militaire. --- cf. Mil. 958, 1046; Ter. And. 268; Virg. En. 7, 454.
               - dona adsunt tibi a Phædria, Ter. Eun. 465 : il y a là pour toi des présents de la part de Phædria. 
               - avec les noms de ville : de = des environs de [et non pas de l’intérieur de]. --- Cic., Cæs.
               - pour marquer la provenance : petere ab, postulare ab, quærere ab : demander à.
               - impetrare ab : obtenir de; accipere ab : recevoir de.
               - habere ab : tenir de, etc.; emere ab : acheter à; sumere ab, haurire ab : prendre à, puiser à.
               - trahere ab : tirer de; ducere ab : faire venir de, etc.; discere ab, audire ab : apprendre de, entendre de, etc. 

               - [idée d’origine]
               - oriri ab : prendre naissance à; fluere ab : découler de; nasci ab : naître de; proficisci ab : partir de, provenir de.
               - ea sunt omnia non a natura, verum a magistro, Cic. Mur. 61 : ces imperfections proviennent toutes non pas de la nature, mais du maître. --- cf. Har. 39; Fin. 1, 21; Off. 2, 69.
               - sed hæc et vetera et a Græcis, Cic. Tusc. 1, 74 : mais tout cela c'est ancien et aussi tiré de l’histoire grecque. --- cf. Fam. 3, 13, 1; 5, 3, 1; 9, 16, 7; Par. 11; Sest. 122.
               - [idée de naissance, de descendance]
               - a Deucalione ortus, Tusc. 1, 21 : né de Deucalion.
               - a M. Tullio esse, Cic. Br. 62 : descendre de M. Tullius.
               - [filiation philosophique, littéraire, etc.]
               - ab his oratores exstiterunt, Cic. Fin. 5, 7 : d’eux (Péripatéticiens) sortirent des orateurs.
               - erat ab isto Aristotele, Cic. de Or. 2, 160 : il était de l’école de votre Aristote.
               - nostri illi a Platone, Cic. Mur. 63 : nos philosophes de l'école de Platon. --- cf. Or. 113.
               - Turnus Herdonius ab Aricia, Liv. l, 50, 3 [= Aricinus] : Turnus Herdonius d’Aricie. --- cf. 6, 13, 8; 6, 17, 7.
               - pastor ab Amphryso, Virg. G. 3, 2 : le berger Amphrysien [du fleuve Amphrysus].
               - de la maison de, [en parl. d’un esclave]. --- Plaut. Ps. 616; Mil. 160; Curc. 407; Ter. And. 756. 
               - [étymologie]
               - mater autem est a gerendis fructibus Ceres tamquam Geres, Cic. Nat. 2, 67 : quant à sa mère, son nom, Cérès, qui est comme Gérès, vient de gerere fructus, porter, produire les fruits. --- cf. 2, 64; 68; 2, 111; Leg. 2, 55; Varr. R. 1, 46; 2, 4, 17; 3, 12, 6, etc.; L. 5, 20; 5, 66.
               - mærere a marcere, Varr. L. 6, 50 : mærere, s’affliger, vient de marcere, être affaissé.
               - aures ab aveo, Varr. L. 6, 83 : le mot aures, oreilles, vient de aveo, désirer. ---  [mots grecs au datif ] L. 5, 103, etc. 
               - dare ab, possidere ab, promittere ab : aliquid ab aliquo : donner, posséder, promettre qqch en le tenant de qqn, provenant de qqn. --- cf. Plaut. Cap. 449; Ps. 735; Cic. Flac. 44; Verr. 3, 177.
               - a me argentum dedi, Plaut. Trin. 182 : j’ai donné l’argent de ma poche. --- cf. 1144; Men. 545.
               - aliquid a me promisi, Cic. de Or. 1, 111 : j’ai promis qqch de mon fonds. --- cf. Pis. 84; Lucr. 4, 468; Suet. Cæs. 84.
               - Antoni edictum legi a Bruto, Cic. Att. 16, 7, 7 : l’édit d’Antoine, je l’ai lu de Brutus, le tenant de Brutus. 
               - éloignement, séparation, au pr. et fig.] : de, loin de.
               - v. les verbes dimittere : renvoyer de (loin de); excludere, deterrere : chasser de, détourner de, etc.; abhorrere, distare, differre : être éloigné de, différer de, etc.
               - de turba et a subselliis in otium se conferre, Cic. de Or, 2, 143 : se retirer du milieu de la foule et loin des bancs du tribunal pour prendre du repos.
              - ab oppido castra movere, Cæs. BC. 3, 80, 7 : en levant le camp s’éloigner de la ville. --- v. solvo, fugo, ejicio, aufero, etc.
               - sans aucun verbe a Chrysippo pedem numquam, Cic. Ac. 2, 143 : de Chrysippe il ne s’éloigne jamais d’une semelle. --- cf. Att. 7, 3, 11; Fam. 7, 25, 2.
               - nunc quidem paululum, inquit, a sole, Cic. Tusc. 5, 92 : pour le moment, dit-il, écarte-toi un tant soit peu de mon soleil.
               - nuances unde dejecti Galli ? a Capitolio ? unde, qui cum Graccho fuerunt ? ex Capitolio, Cic. Cæc. 88 : d’où furent rejetés les Gaulois ? de l’accès au Capitole : d’où les partisans de Gracchus? du Capitole. --- cf. 86.
               - avec les verbes defendere, tueri, munire, tegere, prohibere, arcere, etc. : défendre, protéger, garantir contre, écarter de.
               - stabula a ventis hiberno opponere soli, Virg. G. 3, 302 : placer l’écurie à l’abri des vents [en face de] exposée au soleil d’hiver.
               - [expression] ab re : contrairement à l’intérêt. --- Plaut. Cap. 338; As. 224; Trin. 239.
               - haud ab re duxi referre, Liv. 8, 11, 1 : j’ai cru qu’il n’était pas inopportun de rapporter.

               - du côté de
               - sens local a tergo, a latere, a fronte : de dos, de franc, de front [de face].
               - a decumana porta, Cæs. BG. 6, 37, 1 : du côté de la porte décumane.
               - ab ea parte, Cæs. BG. 6, 37, 2 : de ce côté.
               - ab terra ingens labor succedentibus erat, Liv. 26, 46, 1 : du côté de la terre, il y avait d’énormes difficultés pour les assaillants. --- cf. Sall. J. 17, 4; Plin. Ep. 2, 17, 21.
               - surgens a puppi ventus, Virg. En. 5, 777 : le vent s’élevant en poupe.
               - ab Opis, Cic. Att. 6, 1, 17 [s.-ent. æde] : du côté du temple d’Ops (comp. ad Castoris), cf. Liv. 10, 47, 4.
               - Magnetes ab Sipylo, Cic. Q. 2, 9, 2 : les Magnésiens qui habitent près du mont Sipyle, les Magnésiens du mont Sipyle. --- cf. Tac. An. 2, 47.
               - point de départ, point d’attache.
               - stipites ab infimo revincti, Cæs. BG. 7, 73, 3 : troncs solidement attachés à la partie inférieure, par la base.
               - cornua ab labris argento circumcludere, Cæs. BG. 6, 28, 6: entourer d'argent les cornes sur les bords de la partie évasée. 
               - fig. du côté de, du parti de, en faveur de.
               - abs te stat, Plaut. Rud. 1100 : il se tient de ton bord. --- cf. Cic. Inv. 1, 4; Br. 273.
               - ab reo dicere, Cic. Clu. 93 : parler en faveur de l'accusé.
               - vide ne hoc totum sit a me, Cic. de Or. 1, 55 : prends garde que cela ne soit tout en ma faveur.
               - a petitore, a possessore agere, Plin. Ep. 6, 2, 2 : plaider pour le compte du demandeur, du défendeur.
               - du côté de, sous le rapport de.
               - a materno genere, Cic. Sull. 25 : du côté maternel, par sa mère. --- cf. Ov. M. 2, 368.
               - a re frumentaria laborare, Cæs. BC. 3, 9, 5 : souffrir de l'approvisionnement en blé.
               - a mitilibus, a pecunia imparati, Cic. Att. 7, 15, 3 : pris au dépourvu sous le rapport des troupes, de l'argent.
               - ab exemplis copiose aliquid explicare, Cic. Br. 198 : développer qqch avec une grande richesse d'exemples.
               - tempus mutum a litteris, Cic. Att. 8, 14, 1 : époque silencieuse sous le rapport des lettres [où l'on n'écrit point].
               - eorum impunitas fuit a judicio, a sermone, Cic. Post. 27 : ils ont agi impunément au regard de la justice, au regard de l'opinion publique.
               - mons vastus ab natura et humano cultu, Sall. J. 48, 3 : montagne désolée sous le rapport de la nature du sol et de sa culture par l'homme [stérile et inculte].
               - ab omni parte, Hor. O. 2, 16, 27 : sous tous les rapports.
               - servus a pedibus meis, Cic. Att. 8, 5, 1 [mss] : esclave qui me sert du point de vue de mes pieds [qui fait mes courses].
               - puis ab suivi du nom de l'objet confié à la garde, à la surveillance.
               - servus ab argento, a frumento, a veste, a vinis : esclave préposé à l'argenterie, à l'approvisionnement, à la garde-robe, aux vins.
               - a bibliotheca : bibliothécaire.
               - a valetudinario : infirmier.
               - liberti ab epistulis et libellis et rationibus, Tac. An. 15, 35 : affranchis chefs du secrétariat, maîtres des requêtes, chefs de la comptabilité.
               - libertus et a memoria ejus, Suet. Aug. 79 : son affranchi en même temps que son historiographe.
               - novum officium instituit a voluptatibus, Suet. Tib. 42 : il créa une nouvelle charge, l'intendance des plaisirs. 

               - à partir de
               - de, à partir de, depuis :
               - a porta Esquilina video... Cic. de Or. 2, 276 : de la porte Esquiline je vois... --- cf. Cæs. BG. 2, 24, 2.
               - ut erat a Gergovia despectus in castra, Cæs. BG. 7, 45, 4 : étant donné que de Gergovie la vue plongeait dans le camp.
               - a vestibulo curiæ, Liv. 1, 48, 1 : dès le vestibule de la curie.
               - gemere ab ulmo, Virg. B. 1, 58 : gémir au sommet de l'orme.
               - ab equo oppugnare, Prop. 3, 11, 13 : assaillir à cheval.
               - contra sensus ab sensibus repugnat, Lucr. 1, 693 : il va à l'encontre des sens en s'appuyant sur les sens.
               - ab summo, Cæs. BG. 2, 18, 1 : à partir du sommet. --- cf. 7, 73, 6.
               - a medio ad summum, Cic. Tim. 20 : du centre aux extrémités.
               - da ab Delphio cantharum circum, Plaut. Most. 347 : fais circuler la coupe en commençant par Delphium. --- cf. As. 891.
               - oræ maritimæ præsum a Formiis, Cic. Fam. 16, 12, 5 : je commande le littoral à partir de Formies.
               - ab eo loco, Fam. 7, 25, 2 : à partir de ce passage, de ces mots...
               - évaluation d'une distance :
               - septumas esse ædes a porta, Plaut. Ps. 597 : [il m'a dit] que c'était la septième maison à partir de la porte. --- cf. Varr. R. 3, 2, 14; Cæs. BG. 2, 7, 3; 4, 22, 4; 5, 32, 1.
               - quod tanta machinatio ab tanto spatio instrueretur, Cæs. BG. 2, 20, 3 : (ils se moquaient) de la construction à une si grande distance d'une si grande machine. --- v. longe, prope, procul avec ab.
               - ultima stella a cælo, Cic. Rep. 6, 16 : étoile la plus éloignée du firmament.
               - limites d'un espace : ab... ad... : depuis... jusqu'à... --- Cæs. BG. l, 1, 7; Liv. 1, 2, 5.
               - ab imo ad summum totus moduli bipedalis, Hor. S. 2, 3, 308 : de la base au sommet haut en tout de deux pieds.
               - a Vestæ ad Tabulam Valeriam, Cic. Fam. 14, 2, 2 : du temple de Vesta à la Table Valérienne.
               - à partir de = y compris, avec : teneram ab radice ferens cupressum, Virg. G. 1, 20 : portant un tendre cyprès avec ses racines.
               - ab radicibus imis, Virg. G. 1, 319 : [épis arrachés] avec toutes leurs racines.

               - point de départ d'un jugement, d'une opinion, etc. 
               - d'après : aliquid ab aliqua re cognoscere, Cæs. BG. 1, 22, 2 : reconnaître qqch d'après tel détail.
               - a certo sensu et vero judicare de aliquo, Br. d. Fam. 11, 10, 1 : juger qqn avec un sentiment sûr et vrai.
               - ab annis spectare, Virg. En. 9, 235 : considérer d'après l'âge.
               - populum ab annis digerere, Ov. F. 6, 83 : partager l'ensemble des citoyens d'après l'âge. --- cf. M. 14, 323; Tr. 4, 6, 39; Ep. 2, 86.
               - ab arte inexperta, Tib. 2, 1, 56 : avec un art inexpérimenté. --- cf. 1, 5, 4; Ov. Tr. 2, 462.

               - point de départ d'un sentiment
               - d'après, par suite de, du fait de :
               - v. metuere, timere ab aliquo : craindre du fait de qqn. --- cf. Cic. Amer. 8; Fam. 5, 6, 2; Sul. 59; Phil. 7, 2; Liv. 22, 36, 1; 24, 38, 9.
               - v. sperare ab aliquo, Cic. Off. 1, 49; Phil. 12, 26; Pis. 12; Liv. 21, 13, 3.
               - metus omnis a vi atque ira deorum pulsus esset, Cic. Nat. 1, 45 : toute crainte de la puissance et de la colère des dieux serait chassée. --- cf. Liv. 23, 15, 7; 23, 36, 1; 25, 33, 5, etc.

               - à partir de [temps], depuis
               - a primo, a principio : dès le début.
               - a principiis : dès les débuts.
               - ab initio : dès le commencement.
               - a puero, a pueritia : dès l'enfance.
               - ab ineunte adulescentia : dès le commencement de la jeunesse.
               - ab hora tertia bibebatur, ludebatur, vomebatur, Cic. Phil. 2, 41 : dès la troisième heure, on y buvait, on y jouait, on y vomissait.
               - à la préposition se joignent souvent inde, jam, jam inde, statim, protinus :
               - longo spatio temporis a Dyrrachinis prœliis intermisso, Cæs. BC. 3, 84, 1 : un long intervalle de temps s'étant écoulé depuis les combats de Dyrrachium.
               - ab hoc tempore anno sescentesimo rex erat, Cic. Rep. 1, 58 : il était roi il y a six cents ans à compter de notre époque. --- cf. CM 19.
               - ponite ante oculos unum quemque veterum; voltis a Romulo ? voltis post liberam civitatem ab iis ipsis qui liberaverunt ? Cic. Par. 11 : évoquez la vie de chacun des anciens; voulez-vous remonter à Romulus ? voulez-vous remonter, après la fondation de la liberté, à ceux précisément qui l'ont fondée ?
               - lex a sexagesimo anno senatorem non citat, Sen. Brev. 20, 4 : la loi ne convoque pas le sénateur après soixante ans aux séances.
               - noms de personnes :
               - jam inde a Pontiano, Cic. Att. 12, 44, 2 : depuis Pontianus [l'affaire de Pontianus].
               - exspecto te, a Peducæo utique, Cic. Att. 12, 51, 1 : je t'attends, en tout cas sans faute après Péducæus [après l'affaire réglée avec Péducæus].
               - évaluation d'un laps de temps : ab... ad (usque ad), depuis... jusqu'à... --- Cic. Br. 328; de Or. 2, 52; Cæs. BG. 1, 26, 2; Liv. 26, 25, 11, etc.
               - évaluation d'une durée, d'un rang chronologique :
               - annus primus ab honorum perfunctione, Cic. de Or. 3, 7 : la première année après l'achèvement des magistratures.
               - quartus ab Arcesilao fuit, Cic. Ac. 1, 46 : il fut le quatrième en partant d'Arcésilas.
               - secundus a Romulo conditor urbis, Liv. 7, 1, 10 : le second fondateur de Rome après Romulus. --- cf. 1, 17, 10; Hor. S. 2, 3, 193; Virg. B. 5, 49. 
               - après, aussitôt après, au sortir de :
               - ab re divina, Plaut. Pœn. 618 : après le sacrifice.
               - ab decimæ legionis cohortatione profectus, Cæs. BG. 2, 25, 1 : étant parti, immédiatement après avoir harangué la dixième légion.
               - a tuo digressu, Cic. Att. 1, 5, 4 : après ton départ.
               - ab ea [auctione] Cic. Att. 13, 30, 1 : aussitôt après [la vente].
               - ab ipso cibo, Sen. Contr. 1, præf. 17 : aussitôt après avoir mangé.

               - du fait de, par l'effet de
               - cause efficiente, surtout avec les inchoatifs 
               - calescere ab, Cic. Nat. 2, 138 : se réchauffer grâce à.
               - mitescere a sole, Cic. frg. F. 1, 17 : s'adoucir sous l'action du soleil. --- cf. Varr. L. 5, 109; 7, 83; Ov. M. 1, 66; F. 5, 323.
               - qua mare a sole conlucet, Cic. Ac. 2, 105 : sur toute l'étendue où la mer brille par l'effet du soleil. --- cf. Nat. 2, 92.
               - zona torrida semper ab igni, Virg. G. 1, 234 : zone toujours brûlante par suite du feu.
               - lassus ab, Hor. S. 2, 2, 10 : fatigué du fait de.
               - a vento unda tumet, Ov. F. 2, 776 : le vent fait gonfler l'onde. --- cf. 1, 215.
               - par suite de, par un effet de, en raison de [avec un nom de sentiment:
               - scio me ab singulari amore ac benevolentia, quæcumque scriba, tibi scribere, Balb. Fam. 9, 7 B, 3 : je sais que c'est un attachement, un dévouement sans égal qui me font t'écrire tout ce que je t'écris.
               - ab ira, Liv. 24, 30, 1 : par l'effet de la colère.
               - ab odio plebis an ab servili fraude, Liv. 3, 15, 7 : par suite de la haine du peuple ou de la perfidie des esclaves. --- [constr. très fréq. d. Liv. cf. 5, 5, 3; 9, 40, 17; 10, 5, 2; 27, 17, 5; 28, 7, 9; 36, 24, 7; etc.].
               - a duabus causis punire princeps solet, Sen. Clem. 1, 20, 1 : deux raisons d'ordinaire amènent le prince à punir.
               - ab hoc, Varr. R. 2, 3, 7 : par suite de cela, en raison de cela. --- cf. 2, 7, 6.
               - gravis ab, Ov. H. 10, 138 : alourdi par.
               - a somno languida, Ov. H, 10, 9 : alanguie par le sommeil.
               - dives ab, Ov. H. 9, 96 : enrichi par.

               - après les verbes passifs 
               - avec un nom de pers. pour marquer le sujet logique de l'action; constr. courante
               - avec des noms de choses considérées comme des personnes :
               - a civitatibus, Cic. Verr. 3, 176 : par les villes.
               - a classe, Verr. 5, 63 : par la flotte.
               - a re publica, Cic. Mur. 7 : par l'Etat.
               - a legibus, Cic. Mil. 9 : par les lois.
               - a natura, Cic. Phil. 14, 32 : par la nature.
               - a studiis adulescentium, Cic. de Or. 3, 207 : par le zèle des jeunes gens.
               - a ventis invidiæ, Cic. Verr. 3, 98 : par les vents de la malveillance.
               -  a more majorum, Cic. Fam. 13, 10, 1 : par la coutume des ancêtres.
               - a vero, a falso, Cic. Ac. 2, 71 : par le vrai, par le faux.
               - defici a viribus, Cæs. BC. 3, 64, 3 : être abandonné par ses forces. 
               - avec l'adj. verbal au lieu du datif.
               - fortis et a vobis conservandus vir, Cic. : homme loyal que vous devez sauver.
               - quibus (viris) est a vobis consulendum, Cic. Man. 2, 6 : citoyens à qui vous devez aide et protection.--- Cic. de Or. 2, 86; Pomp. 34; etc. 
               - différent de per : aliquid a suis vel per suos potius iniquos ad te esse delatum, Cic. ad Br. 1, 1, 1 : [il m'a paru soupçonner] que ses ennemis t'ont rapporté ou plutôt t'ont fait rapporter quelque histoire.
               - qui a te defensi et qui per te servati sunt, Cic. Pet. 38 : ceux que tu as défendus et ceux que ton entremise a sauvés.
               - avec des intr. équivalant pour le sens à des passifs :
               - a paucis interire, Cic. Off. 2, 26 : périr sous les coups de quelques hommes. --- cf. Lucr. 6, 709.
               - mori ab, Cic. Fam 15,17, 2; Sen. Contr. 5. 3.
               - perire ab, Nep. Reg. 3, 3; Ov. P, 3, 3, 46; cadere ab, Tac. An. 16, 9; vapulare ab, Sen. Contr. 9, 4, 2; Sen. Apoc. 15; Quint. 9, 2, 12.

               - abs est rare; se trouve devant t, surtout dans l'expr. abs teaps Inscr. et divers mss. de Plaut. et des lettres de Cic.; af , signalé par Cic. Or. 158, se lit dans des Inscr.
               - d'après les gram. anciens a se place devant les consonnes, ab devant les voyelles et devant h; mais ni les mss. ni les Inscr. ne vérifient cette règle.
               - qqf a, ab se trouvent après le relatif (quo ab) : Plaut. As. 119; Rud. 555.
               - chez les poètes et chez Tacite, rarement ailleurs, entre le subst. et son déterminatif [adjectif, génitif, ou nom propre apposé] : judice ab uno, Tac. An. 2, 60 : par un seul juge.
               - initio ab Suriæ, An. 4, 5 : depuis les frontières de la Syrie.
               - oppido a Canopo, Tac. An 2, 60 : à partir de la ville de Canope.
               - uxore ab Octavia abhorrebat, Tac. An. 13, 12 : il se détournait de son épouse Octavie.
               - chez Ovide, séparé par ipse du complément. --- H. 9, 96; 12, 18; Pont. 3, 3, 46, etc.
               - quand il y a deux compléments liés par une copule, placé devant le second. --- Plaut. As. 163; Prop. 4, 3, 39; Ov. H. 6, 108, etc.
               - en composition, a devant m, v, (amovere, avertere); abs devant c, p, t (abscondere, abstinere, asportare = absportare).
               - au devant f (auferre, aufugere), sauf afui parf. de absum.
               - 
    ab devant les autres consonnes, sauf  aspernari au lieu de abspernari.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem


  • Ăărōn (Arōn), indécl. m. : Aaron (frère de Moïse, premier grand prêtre des Hébreux).
               - Ăārōn, Prud. Psych. 884.
               - Ăărōnĕus, a, um : 
    d'Aaron. --- P. Nol. Carm. 25, 28.
               - voir hors site : Aaron.

  • ăb : c. a.

  • Aba, æ, f. : l'Aba (montagne d'Arménie). --- Plin. 5, 83.

  • ăbăcīnus, a, um [abacus] : de mosaïque. --- *Plin. 35, 3.

  • ăbactĭo, ōnis, f. [abigo] : détournement. --- Hier. Jerem. 1, 5, 15.

  • ăbactŏr, ōris, m. [abigo] : celui qui détourne, celui qui vole (des bestiaux), voleur de bestiaux.
               - Apul. M 7, 26 ; Isid. 10, 14.

  • abactus :
            1 - ăbactus, a, um : part. passé de abigo.
               - abactus amnis, Tac. : fleuve détourné.
               - medio jam noctis abactæ, Virg. : la nuit déjà à moitié écoulée.
               - abacti oculi, Stat. : yeux enfoncés.
            2 - ăbactŭs, ūs, m. : détournement, vol (de troupeaux...), enlèvement du butin; expulsion.
               - cum abactus hospitum exerceret, Plin. Pan. 20, 4 : alors qu'il faisait du butin sur ses hôtes.

  • Abacuc (Habacuc), indécl. m. : Habacuc (prophète juif).
               - oratio Habacuc prophetæ, Vulg. : prière de Habacuc, le prophète.
               - voir hors site : Habacuc.

  • ăbăcŭlus, i, m. : tablette de verre pour mosaïque, petit carreau de verre (qu'on employait dans la mosaïque ou dans certains jeux). --- Plin. 36, 199.
               - gr. ἀϐακίσκος : petit carré de mosaïque.
               - voir hors site : abaculus.

  • ăbăcus, i, m. :
               - gr. ἄϐαξ.
               - voir hors site : abacus.
            1 - buffet, bahut, crédence (pour exposer la vaisselle de luxe).
               - Varr. L. 9, 46 ; Cic. Verr. 4, 35 ; 4, 57 ; Tusc. 5, 61 ; Liv. 39, 6.

            2 - table de calcul, tableau.
               - Pers. 1, 131 ; Apul. Apol. 16.

            3 - table de jeu, damier.
               - eburneis quadrigis cotidie in abaco ludere, Suet. : jouer tous les jours sur une table avec des quadriges d'ivoire.
               - Macr. Sat. 1, 5, 11.

            4 - tablette (en marbre ou en verre, destinée à recouvrir les parois d'un appartement).
               - Vitr. 7, 3, 10 ; 7, 4, 4 ; Plin. 33, 159.

            5 - abaque, tailloir (partie supérieure d'un chapiteau).
               - Vitr. 4, 1, 11.
     
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Ābaddir (Ābădir), indécl. ou īris : bétyle (notamment, la pierre que Rhéa donna à dévorer à Saturne au lieu de Jupiter enfant).
               - Th.-Prisc. 2, 34; Aug. Ep. 1, 17, 2.

  • Abæsamis, ĭdis, f. : Abésamis (ville d'Arabie). --- Plin. 6, 145.

  • ăbæstumo, āre : - intr. - mot forgé = autumo. --- cf. Gell. 15, 3, 4.

  • ăbæstuo, āre : - intr. - Gell. onduler (en parl. d'une vigne chargée de grappes), flotter sous le poids de.

  • ābæto (ābīto, abbīto), ĕre : - intr. - s'en aller. --- Plaut. Truc. 95; Epid. 304.
      
  • ăbăgĭo, ōnis, f. : mot que Varron emploie pour expliquer adagio.

  • ăbăgo, ĕre, ēgi, actum : - intr. - c. abigo.

  • ăbagmentum, i, n. [ab + ago] : Prisc. remède expulsif (pour l'avortement).

  • ăbăgo : c. abigo.

  • Abalē, ēs, f. : ville d'Éthiopie. --- Plin. 6, 79.

  • Abali, ōrum, m. : les Abales (peuple de l'Inde). --- Plin. 6, 67.

  • ăbălĭēnātĭo, ōnis, f. :
            1 - Cic. aliénation (vente ou cession légale d'une propriété), vente, cession. --- Cic. Top. 28
            2 - abandon, renoncement. --- Eccl.

  • ăbălĭēnātus, a, um : part. passé de abalieno.

  • ăbălĭēno, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - éloigner (de soi ou d'un autre).
               - abalienare aliquem ab aliqua re : détourner qqn de qqch.
            2 - aliéner, détacher, donner de l'éloignement, refroidir.
               - abalienare a se judices, Cic. de Or. 2, 304
     : s’aliéner les juges.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : s'aliéner les bonnes dispositions de qqn.
               - abalienare a se : éloigner de soi.
               - abalienare homines suis rebus, Nep. : détacher les hommes de ses intérêts.
               - crucior a viro me tali alienarier, Plaut. : je souffre d'être séparé d'un tel homme.
               - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : détruire lers bonnes dispositions de qqn à son égard.
               - nos abalienavit, Ter. : il nous a repoussés.
               - suspicatur te ab se abalienatum, Cic. : il se doute que tu es en froid avec lui.
               - neque enim indigna patientium modo abalienabantur animi, Liv. 26, 38, 4 : *et, de fait, non seulement les esprits de ceux qui enduraient des souffrances indignes étaient devenus hostiles (à Hannibal), mais aussi les esprits de tous les autres* = et, de fait, (Hannibal) se fit l'ennemi non seulement de ceux qui enduraient des souffrances indignes, mais aussi de tous les autres.
            3 - aliéner (t. de droit), vendre, céder.
               - demptis tegulis, instrumento, pecore abalienato, Cic. Verr. : après avoir enlevé les couvertures, engagé les troupeaux et les instruments de labourage.
               - vectigalia abalienare, Cic. : aliéner les revenus de l'Etat.
            4 - aliéner (t. de médecine), altérer.
               - membra morbis abalienata præcidere, Quint. : amputer les membres altérés par le mal (les membres morts).
               - opium sensus abalienat, Scrib. : l'opium égare les sens (l'opium rend inconscient).
            5 - priver, délivrer.
               - jure civium abalienatus : privé du droit de cité, privé de ses droits de citoyens.
               - quod responsum Campanos metu abalienavit, Liv. 8 : cette réponse délivra les Campaniens de leur crainte.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abălĭtēs sĭnus, m. : le golfe Abalite (dans la mer Erythrée). --- Plin. 6, 174.

  • ăbălĭud, adv. : d'un autre côté. --- Tert. Nat. 1, 9.

  • Abalus, i, f. : l'île Abalus (au nord de la Germanie). --- Plin. 37, 35.

  • ăbambŭlo, āre : - intr. - s'éloigner, se retirer.
               - P. Fest. 26, 10.

  • ăbămĭta, æ, f. : Dig. grand-tante (du côté paternel).

  • ăbantĕ :
            1 - adv. devant. --- Firm. Math. 2, 22.
            2 - prép. + acc. devant. --- Vulg.

  • Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.

  • Ăbantĭădēs, æ, m. :
            1 - [Acrisius] fils d'Abas. --- Ov. M. 4, 607.
            2 - [Persée] petit-fils d'Abas. --- Ov. Am. 3, 12, 24, etc.

  • Abantĭăs, ădis, f. : nom prim. de l'île d'Eubée. --- Plin. 4, 64.

  • Ăbantĭus, a, um : d'Abanta (ancien nom de l'Eubée).
               - Abantia æquora, Stat. : mer d'Abanta (qui baigne l'Eubée).

  • ăbarcĕo (ăbercĕo), ēre : - tr. - empêcher, tenir éloigné, éloigner. --- P. Fest. 15, 13.

  • Abăres (Avăres), um, m. : les Abares (peuple scythe). --- Isid. 9, 2, 66.

  • Ăbarim, indécl. m. : le mont Abarim (en Palestine). --- Vulg.

  • Abărimōn : contrée de Scythie.
               - in quadam convalle magna Imaui montis regio est quæ vocatur Abarimon, Plin. 7, 11 : dans une grande vallée du mont Imaüs, se trouve une région appelée Abarimon.

  • Abăris, is, m. (acc. -in) : Abaris. - 1 - prêtre d'Apollon. - 2 - autres du même nom.
               - gr. Ἄϐαρις.
               - Virg. En. 9, 342 ; Ov. M. 5, 86.
               - Ăbărĭtānus, a, um : Plin. Abaritain, d'Abaris (ville d'Afrique). --- Plin. 16, 172.

  • ăbartĭcŭlāmentum, i, n. : articulation. --- Placit. 23, 2.

  • Ăbās, antis, m. : Abas. 
               - gr.  Ἄϐας, αντος.
            1 - roi d'Argos, fils de Lyncée et d'Hypermnestre, père de Lyrcos, de Protéos, d'Acrisius - son successeur - et d'Idoménée
            2 - un Centaure, fils d'Ixion. --- Ov. M. 12, 306.
            3 - un Ethiopien. --- Ov. M. 5, 126.
            4 - un compagnon de Diomède. --- Ov. M. 14, 505.
            5 - un compagnon d'Enée. --- Virg. En. 1, 121.
            6 - un chef toscan. --- Virg. En. 10, 170 and 427.
               - Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.
               - gr. Ἀϐάντειος.
               - Ăbantĭădēs, æ, m. : un descendant d'Abas. - a - fils d'Abas (= Acrisius). --- 
    Ov. M. 4, 607. - b - arrière-petit-fils d'Abas (= Persée). --- Ov. M. 4, 673; 5, 138.
               - gr. Ἀϐαντιάδης.

  • Abasgi, ōrum, m. : peuple de la Colchide. --- Novel. 28, præf.

  • Abătŏs, i, f. : Abatos (rocher dans le Nil). --- Luc. 10, 323.

  • ăbăvĭa, æ, f. : trisaïeule. --- Dig.

  • ăbăvuncŭlus, i, m. : grand-oncle, frère de la trisaïeule. --- Dig.  

  • ăbăvus, i, m. : trisaïeul. --- Plaut. Mil. 373 ; Cic. Br. 213. 
               - abavi, ōrum, m. : les ancêtres. --- Cic. Har. 38; Plin. 18, 39.

  • ăbax, ăcis, m. et f. : c. abacus. --- Prisc. 7, 42.
               - gr. ἄϐαξ, ακος.

  • Abazea, ōrum, n. : c. Sabazia.

  • abba (abbās), ātis, m. : abbé (chef d'une communauté religieuse). --- Greg. Tur.; Sid. Ep. 16, 114.    

  • abbæto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller

  • Abbassium, ĭi, n., n.  : ville de Phrygie. --- Liv. 38, 15, 15.

  • abbātĭa, æ, f. : abbātĭa, æ, f. : abbaye. --- Eccl.

  • abbātissa, æ, f. : abbesse. --- Inscr.

  • abbīto (abæto), ĕre : - intr. - s'en aller.

  • Abbĭus, m. : nom de famille romaine. --- Inscr.

  • abblandĭor, īri : - intr. - flatter, cajoler. --- décad.

  • abbrĕvĭātĭo, ōnis, f. : abréviation. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātŏr, ōris, m. : abréviateur. --- Eccl.

  • abbrĕvĭātus, a, um : part. passé de abbrevio. - Hier. raccourci.

  • abbrĕvĭo, āre : - tr. - 1 - abréger. --- Eccl. - 2 - affaiblir. --- Eccl.

  • abcīdo : c. abscido.

  • abcīsĭo : c. abscisio.

  • Abdageses (Abdagæses), is, m. : Abdagèse (prince parthe).

  •  Abdălōnymus, i, m. : roi de Sidon. --- Just. 11, 10, 8.

     
  • Abdara, æ, f. : ville de Bétique. --- Plin. 3, 8.

  • Abdĕnăgo, indécl. m : Abdénago (nom d'homme, = Azarias). --- Eccl.

  • Abdēra, æ, f. (Abdēra, ōrum, n.) : Abdère (ville de Thrace, connue pour la stupidité de ses habitants).
               - gr. Ἄϐδηρα.
               - Abdēra, æ, m. --- Cic. Att. 4,17, 3 ; Plin. 6, 217.
               - Abdēra, ōrum, n. --- Liv. 45, 29, 6.

               - Abdērītæ, ārum, m. : Abdéritains. --- Liv. 38, 41, 9 ; 43, 4, 12.
               - Abdērītānus, i, m. : d'Abdère, Abdéritain. --- 
    Mart. 10, 25, 4.
               - Abdērītēs, æ, m. : d'Abdère, Abdéritain. --- Cic. Br. 30; de Or. 3, 128
               - gr. Ἀϐδηρίτης.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abdĭcātĭo, ōnis, f. [abdico] : 
            1 - action d'exclure le fils de la famille avec privation d'héritage, exhérédation. --- Sen. Contr. 1, 8, 6; Quint. 3, 6, 77; 7, 1, 15; 7, 4 10, etc.
            2 - abandon d'une charge, abdication, renoncement.
               - abdicationem hereditatis revocare, C.-Just. : révoquer une abdication.
               - abdicatio dictaturæ, Liv. : abdication de la dictature.

  • abdĭcātīvē, adv. : négativement. --- Capel. 4, 409.

  • abdĭcātīvus, a, um : négatif. --- Capel. 4, 411.

  • abdĭcātrix, īcis, f. : celle qui abdique, celle qui renonce à. --- Eccl.

  • abdĭcātus, a, um : part. passé de abdico, āre.

  • abdico :

            1 - abdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            a nier, dire que ne... pas [sens prim.]. --- Non. 450; cf. Pac. Tr. 55.
            b renier [un fils, un père], ne pas le reconnaître.
               - Sen. Contr. 1, 1, 13, etc : Liv. 40, 11, 2; Quint. 3, 6, 77; 4, 2, 95, etc. 
               - abdicare aliquem patrem, Liv. : renier qqn pour son père.
               - filium abdicare : renier un fils, ne pas reconnaître un fils.

            c rejeter, repousser.
               - Plin. 2, 82; 4, 31; 10, 16, etc. 
               - abdicavit ea in cibis, Plin. : il interdit ces choses comme aliments.
               - utinam posset e vita addicari aurum! Plin. : plût au ciel que l'or fût banni du monde!
               - laurus abdicat ignes crepitu, Plin. : le laurier proteste contre le feu par un pétillement. 
     
            d renoncer à, se démettre de.
               - se abdicare magistratu, Cic. Cat. 3, 15 : renoncer à une magistrature.
               - cf. Div. 2, 74 ; Rep. 2, 61 ; Leg. 2, 31 ; Cæs. BC. 3, 2, 1; Liv. 4, 47, 6, etc.
               - avec acc. abdicare magistratum : abdiquer une magistrature. --- Liv. 2, 28, 9 ; 5, 49, 9 ; 6, 18, 4 ; 6, 39, 1; au passif Sall. C. 47, 3; Liv. 6, 39; 5, 49.
               - absol. abdicare : se démettre de ses fonctions.
               - abdicaverunt consules, Cic. Nat. 2, 11 : les consuls se démirent de leurs fonctions. --- cf. Liv. 4, 34, 5; 8, 37, 1; 9, 33, 4.
               - se magistratu abdicare : renoncer à une magistrature.
               - abdicare se prætura, Cic. : se démettre de la préture.
               - abdicare se suo statu, Dig. : renoncer à son état.
               - dictaturaque se abdicat, Cæs. : et il renonce à la dictature.

            2 - abdīco, ĕre, dixi, dictum : - tr. - a - refuser d'adjuger. - b - repousser (un présage). - c - ne pas approuver, rejeter, interdire.
               - quum tres partes aves abdixissent, Cic. : les augures ayant interdit trois portions (d'une vigne).
               - cum Attus Navius in quattuor partes vineam divisisset, tresque partes aves abdixissent, Cic. Div. 1, 31 : Attus Navius ayant divisé la vigne en quatre parts et les oiseaux ayant repoussé trois d’entre elles [= n’ayant pas donné de signes favorables]. --- cf. Liv. 27, 16, 15.
               - abdicere aliquid ab aliquo, Pomp-jct. : débouter qqn de sa demande.
               - abdicere vindicias ab aliquo, (= abjudicare), Dig. 1, 2, 24 : refuser l'acte de revendication.
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  • abdĭdi : parf. de abdo.

  •  abdĭtē : furtivement, secrètement. --- Eccl.  

  • abdĭtīvus, a, um : - 1 - éloigné de, séparé de. - 2 - c. abortivus : venu avant terme. --- P. Fest. 21, 16.
               - abditivus a patre, Plaut. Pœn. : soustrait à son père.

  • abdĭtus, a, um : part.-adj. de abdo. - 1 - éloigné, relégué. - 2 - caché, secret.
               - compar. abditior, Aug. Conf. 5, 5; 10, 10 --- superl. abditissimus, Aug. Enchir. 16.
               - sententiæ abditæ, Cic. Or. 30 : pensées enveloppées .
               - vis abdita quædam, Lucr. 5, 1233 : certaine puissance mystérieuse.
               - sensus abditi, Liv. 40, 21, 11 : sentiments secrets, pensées intimes
               - terrai penitus abdita (s.-ent. loca), Lucr. 6, 809 : les entrailles de la terre.
               - abdita rerum (= abditæ res), Hor. A.P. 49 : idées encore inexprimées.
               - ex abdito, Cic. Or. 79 : de provenance secrète, de source cachée. --- cf. Sen. Ben. 4, 32, 1 ; Ep. 41, 3 ; 56, 10 ; Nat. 3, 50.
               - in abdito, Sen. Ira 1, 1, 5 : en secret. --- cf. Ep. 95, 64.
        
  • abdixi : parf. de abdīco.

  • abdo, ĕre, dĭdi, dĭtum : - tr. - 1 - placer hors de, placer à l’écart de, écarter, éloigner, reléguer. - 2 - dérober aux regards, dissimuler, cacher; recouvrir (pour cacher).
               - abdere in + acc. ou in + abl. ou abl. seul.
               - abdere carros in artiores silvas, Cæs. BG. 7, 18, 3 : reléguer les chariots au plus épais des forêts.
               - copiæ ab eo loco abditæ,  Cæs. BG. 7, 79, 2 : les troupes tenues à l'écart de cet endroit.
               - se abdere in occultum, Cæs. BG. 7, 30, 1 : se retirer dans l'ombre.
               - se abdere in terram, Cic. Div. 2, 51 : se cacher dans la terre. --- cf. Mur. 89; Fam. 7, 18, 2; 13, 29, 4; Att. 9, 6, 1.
               - abdere in insulam, Tac. : reléguer dans une île.
               - se abdere in litteras, 
    Cic. Fam. 7, 33, 2 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - penitus in Thraciam se abddidit, Nep. : il se retira au fond de la Thrace.
               - abditi in tabernaculis suum fatum querebantur, Cæs. BG. 1, 39 : cachés dans leurs tentes, ils se plaignaient de leur sort.
               - se abdere litteris, 
    Cic. Arch. 12 : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
               - abdere gladium sinu, Tac. : cacher une épée sous sa robe.
               - quasdam corporis partes abdidit natura, Cic. : la nature a soustrait à la vue certaines parties du corps.
               - hinc procul abde faces, Tibul. : éloigne d'ici les torches.
               - pedestres copias ab eo loco abdere, Cæs. : éloigner les troupes à pied de ce lieu.
               - inter sarcinas abditi, Tac. : se tenant cachés au milieu des bagages.
               - se abdere in intimam Macedoniam, Cic. Fam. 13, 29, 4 : aller se cacher au fond de la Macédoine.
               - se abdere domum : aller se cacher dans sa maison.
               - consulis corpus, quod militum pietas humi abdiderat, Flor. : le cadavre du consul, que la piété des soldats avait enterré.
               - delphini abduntur tricenis diebus, Plin. : les dauphins disparaissent pendant trente jours.
               - abdere stultitiam, Plaut. : dissimuler sa folie.
               - aliquid sub veste abditum habere, Liv. 1, 58 : avoir qqch de caché sous son vêtement.
               - reliqui sese fugæ mandarunt atque in proximas silvas abdiderunt, Cæs. BG. 1, 12 : les autres cherchèrent leur salut dans la fuite et se cachèrent dans les forêts voisines.
               - abdere caput casside, Ov. M. 8, 25 : recouvrir sa tête d'un casque. --- cf. M. 6, 599.
               - abdere rivos congestu arenæ, Tac. An. 15, 3 : dissimuler des cours d'eau avec des amoncellements de sable.
               - avec datif - lateri capulo tenus abdere ensem, Virg. En. 2 : enfoncer l'épée dans le flanc jusqu'à la garde.
               - abditus carceri, Vell. : enfermé dans un cachot.
               - pugnare cupiebant, sed retro revocanda et abdenda cupiditas erat, Liv. 2, 45, 7 : ils désiraient combattre; mais il leur fallait réprimer et cacher ce désir.
               - cf. Tac. An. 1, 11; 3, 64. 
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  • abdōmĕn, ĭnĭs, n. : 
               - arch. abdumen, Charis. 38, 9.
            1 - ventre, bas-ventre, abdomen. --- Plaut. Mil. 1398; Plaut. Curc. 2, 3, 44; Cels. 4, 1; Plin. 8, 51, 77; 11, 37, 84; Juv. 4, 107; Aus. Idyll. 10, 104. 
               - abdomina thynni, Lucil. ap. Non. 35, 22 : ventres de thon.
               - avide abdomine devorato spiritum redditit, V.-Max. : après avoir dévoré gloutonnement une tétine de truie, il expira.
               - natus abdomini suo non laudi et gloriæ, Cic. : né pour son ventre et non pour la gloire.
               - alius libidine insanit, alius abdomini servit, Sen. Ben. 7 : l'un est furieux de débauche, l'autre est esclave de son ventre.

            2 - sensualité, gourmandise, gloutonnerie.
               - 
     insaturabile abdomen, Cic. Sest. 110 : un ventre insatiable. --- cf. Pis. 41; 66; Sen. Ben. 7, 26, 4.

  • abdūco, ĕre, duxi, ductum, tr. :
               - arch. abdouco Cil 1, 30 --- impér. abduc, mais abduce Plaut. Bac. 1031; Curc. 693; Pœn. 1173, etc.; Ter. Ad. 482; Phorm. 410 --- parf. abduxti Plaut. Curc. 614.  

            1 - conduire, emmener, enlever, emporter, 
               - 
    abducere cohortes secum, Cæs. BC. 1, 15, 3 : emmener avec soi les cohortes.
               - abducere de ara, Plaut. Rud. 723 : emmener de l'autel. --- cf. Varr. Men. 11 ; Liv. 2, 56, 15 ; 23, 23, 8.
               - abducere ex ædibus, Plaut. Truc. 847. : emmener de la maison. --- cf. Cic. Verr. 1, 85 ; 5, 33; Br. 222; Liv. 5, 1, 5.
               - ab Sagunto exercitum abducere, Liv. 21, 10, 13 : emmener l'armée de Sagonte [qu'elle assiège]. --- cf. Tib. 2, 3, 61.
               - abducere familiam, Cic. Verr. 3, 57 : enlever les esclaves.
               - abducere legiones a Bruto, Cic. Phil. 10, 6 : enlever ses légions à Brutus. --- cf. Cæs. BC. 1, 9, 4.
               - navis a prædonibus abducta, Cic. Verr. 5, 125 : navire enlevé aux pirates. --- cf. Cæs. BC. 3, 23, 2.
               - abducere armenta : emmener les troupeaux (d'un autre), voler les troupeaux. --- Plin. 4, 36; Ov. H. 16, 359.
               - avec dat. abducere aliquem, aliquid alicui : enlever qqn, qqch à qqn. --- Plaut. Merc. 994 ; V.-Fl. 6,298 ; Petr. 114.
               - equitatum a consule abducere : enlever au consul sa cavalerie.
               - collegam vi de foro abducere, Liv. 2 : éloigner son collègue du forum par la force.
               - abducere in servitudinem : emmener en esclavage.
               - abducere aliquem convivam (abducere aliquem ad cænam), Ter. : emmener qqn dîner.
               - abducere caput ab ictu, Virg. En. 5, 428 : soustraire sa tête aux coups.         
               - quam ab lenone abduxti hodie, scelus viri, Plaut. Curc. : (la fille) que tu as prise chez le marchant aujourd'hui, canaille.
               - abducere se ab omnibus molestiis et angoribus, Cic. : se soustraire aux embarras et aux chagrins.
            2 détacher, détourner de (ab + abl.; ad +acc., pour mener à); distraire (d’une besogne, d’un sentiment, d’un devoir).
               - pluteos ad alia opera abduxerunt, Cæs. BC. 2, 9, 6 : on retira les mantelets pour (les employer à) d'autres ouvrages.
               - abducere aliquem a fide : détourner qqn de son devoir.
               - abducere divinationem a conjecturis, Cic. : dégager la divination des conjectures.
               - abducere artem ad quæstum, Cic. : abaisser l'art au niveau d'un métier.

               - a malis mors abducit, Cic. Tusc. 1, 83 : la mort nous détache des maux. --- cf. Div. 2, 13; Nat. 2, 45; Verr. 3, 159; Phil. 2, 44; de Or. 2, 293, etc.
               - abducere  aliquem ab negotio, Cic. Flac. 92 : détourner qqn de ses occupations. --- cf. Off. 1, 19.
               - abducere discipulum ab aliquo, Cic. Fin. 5, 75 : enlever à qqn son disciple.
               - abducere equitatum ad se, Cic. Phil. 11, 27 : amener à soi la cavalerie.
               - ne ars tanta a religionis auctoritate abduceretur ad mercedem atque quæstum, Cic. Div. 1, 92 : pour éviter qu'une science si importante s'éloignant de la majesté religieuse n'en vînt à la recherche du profit et du gain. --- cf. Clu. 89; Verr. 3, 210; Sen. Ep. 24, 16. 
               - abducere exercitum ad infestissimam Ciliciæ partem, Cic. Fam. 2, 10, 3 : conduire l'armée vers la région la plus hostile de la Cilicie.
               - ut eos nulla privati negotii cura a populorum rebus abduceret, Cic. Rep. 5, 2 : pour que nul souci d'affaires privées ne les détournât des affaires publiques.

               - abduci ut, Cic. : se laisser persuader de.
               - abduci a cogitationibus, Cic. : être distrait.
               - omnia sternet abducetque secum vetustas, Sen. Marc. 26, 6 : le temps abattra toutes choses et les emportera avec lui. --- cf. Ep. 71, 15.
            3 - prendre (une boisson), boire.
               - potio datur abducenda, Scrib. : on donne une potion à prendre.
            4 - enterrer, ensevelir.
               - uxorem abducere, Inscr. : ensevelir sa femme.

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  • abductĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'emmener (une femmme). --- Dar. 4. - 2 - expulsion. --- C.-Aur. 5, 1, 1. - 3 captivité. --- Ambros. Psalm. 98, etc. 4 retraite, solitude. --- Vulg. Sir. 38, 20.
     
  • abductus, a, um : part. passé de abduco; éloigné.
               - bos abductus aratro, Claud. : bœuf éloigné de la charrue.
               - abducti montes, V.-Fl. : montagnes qui disparaissent.
               - abducto intus visu, Plin. : nos regards se concentrant sur nous-mêmes.

  • abdūmĕn, ĭnĭs, n.  : arch. c. abdomen.

  • abduxi : parf. de abduco.

  • abduxti (Plaut.) = abduxisti : v. abduco.

  • Abeatæ, ārum, m. : les habitants d'Abéa (en Achaïe). --- Plin. 4, 22.

  • ăbĕcĕdārĭum, ĭi, n. : alphabet.

  • ăbĕcĕdārĭus, a, um : abécédaire, alphabétique. --- Eccl.
               - ăbĕcĕdārĭus, ĭi, m. : celui qui en est à l'alphabet. --- Eccl.
               - abecedarium : l'a b c. --- Eccl.

  • ăbēgi : parf. de abigo.

  • Ăbēl, indécl. (Ăbēl, Ăbēlis; Ăbēlus, i) m. : Abel (fils d'Adam). --- Eccl.
               - Ăbēlicus, a, um : d'Abel. --- Myth. 3, 6, 15.

  • Ăbella (Ăvella), æ, f. ou Ăbellæ, ārum, f. : Abella (ville de Campanie, où abondaient les noisetiers).
               - Ăbellāni, ōrum, m. : habitants d'Abella. --- Just. 20, 1, 13.

  • ăbellāna (ăbellina, ăvellāna), æ, f. : aveline, noisette.
               - avellana nux : *la noisette d'Abella*, aveline, noisette.

  • Ăbellāni, ōrum, m. : v. Abella.

  • Abellīnās, ātis, m. : habitant d'Abellinum. --- Plin. 3, 105.

  • Ăbellīnum, i, n. : Abellinum (ville du Samnium). --- Plin, 3, 63.
               - Ăbellīnus, a, um : d'Abellinum. --- P.-Nol. Carm. 20, 68.

  • ăbĕmĭto, impér. de abemo, inusité : qu'il emporte. --- P. Fest. 4, 18.

  • abēna (habena), æ, f. : courroie, lanière, bride, rênes. 

  • Abentinus (mons), i, m. : le mont Aventin.

  • ăbĕo, īre, īvī (ĭī), ĭtum, intr. :
               - impér. abei Cil. 1, 1007, 8 --- abin = abisne, Plaut., Ter. --- le parf abivi ne se trouve nulle part; les formes sync. abi, abit se trouvent en poésie; l'inf. abisse est presque de règle.
            1 - s'en aller.
               - abire ex eorum agris, Cic. Verr. 3, 79 : s'en aller de leurs terres.
               - abire ex conspectu, Cæs. BG. 6, 43, 5 : s'éloigner de la vue.
               - abire ab his locis, Plaut. Men. 553  : s'éloigner de ces lieux.
               - abire ab urbe, Liv. 36, 3, 3 : s'éloigner de la ville.
               - abire ab aliquo, Plaut. Cap. 487 : s'éloigner de qqn, quitter qqn.
               - cf. Plaut. Mil. 1084 ;Ter. Eun. 791 ; Cic. Verr. 2, 54 ; Flac. 50 ; Liv. 28, 24, 8.
               - abire ab oculis, Plaut. Trin. 989 : s'éloigner des regards.
               - cf. Plaut. Cas. 302 ; Truc. 477 ; Sen. Ep. 36, 10.
               - quia te illinc abisse constabat, Cic. : parce que je savais que tu n'étais pas là.
               - abibitur : on s'en ira.
               - abire cubitum : aller se coucher.
               - abi in malam crucem (abi in malam rem) : va-t-en au diable, va te faire pendre.
               - cf. Plaut., Ter.; Cic. Phil. 13, 48.
               - (Catilina) abiit, excessit, evasit, erupit, Cic. Cat. 2 : le voilà (Catilina) parti, il est loin, il s'est échappé, il a brisé (ses chaînes).
               - abire ab aliquo, Ter. : sortir de chez qqn.
               - abire exsulatum (abire in exsilium), Liv. : partir pour l'exil.
            2 - poét. pénétrer dans, s'enfoncer dans.
               - in corpus abire, Lucr. 4, 1111 : s'enfoncer dans le corps
               - cf. Virg. En. 9, 695; Stat. Th. 8, 495 ; 11, 631.
            3 - s'en aller, disparaître.
               - abiit ille annus, Cic. Sest. 71 : cette année-là s'écoula. --- cf. Cæl. 74 ; Mur. 7 ; etc.
               - illa mea... abierunt, Cic. Fam. 9, 20, l : mes propos d'autrefois... s'en sont allés.
               - sensus abiit, Cic. Tusc. 1, 109 : le sentiment a disparu. --- cf. Fam. 14, 1, 3 ; Att. 41, 10, 2 ; Liv. 2, 4, 2.
            4 - sortir (d'une fonction, de la vie), partir d'une idée.
               - abire honore, Suet. : quitter une charge.
               - magistratu abire : quitter une magistrature, sortir de charge.
               - abire e vita : mourir.
               - qui abierunt hinc, Plaut. : ceux qui ont quitté la terre.
               - illuc, unde abii, redeo, Hor. : je reviens au point d'où je suis parti.
            5 - s'écarter de, abandonner.
               - abire incepto, Tac. : s'écarter de son sujet.
               - abeo a sensibus, Cic. : j'en finis avec les sens (je quitte ce sujet).
               - abire impune : s'en aller impuni, rester impuni.
               - abire ab jure : s’éloigner du droit, violer le droit.
               - ne longius abeam, Cic. Fin. 2, 96 : pour ne pas faire une trop longue digression. --- cf. Rep. 3, 38 ; Cæc. 95 , etc. 
               - quid ad istas ineptias abis? Amer. 47 : pourquoi t'écartes-tu de ton sujet pour dire de pareilles sornettes?
            6 - passer d'un état à un autre. 
               - ad deos abiit Hercules, Cic. : Hercule est passé au rang des dieux.
               - abire pro ludibrio in ora virūm (= virorum), Liv. : devenir la risée du monde.
               - abire in somnum, Lucr. : s'endormir.
            7 - s'écouler, s'éloigner, passer.
               - tota abit hora, Hor. : une heure entière s'écoule.
               - nausea jamne abiit? Cic. : le dégoût est-il passé?
               - pallor abiit, Ov. : la pâleur a disparu.
            8 - se changer en, passer à, aboutir à, se passer.
               - abire in aliquam rem : se transformer en qqch.
               - in villos abeunt vestes, Ov. : ses vêtements se changent en poils.
               - oppidum abiit in villam, Plin. : la ville n'est plus qu'une villa.
               - abibunt in vanum monentium verba, Sen. Ep. 94, 17 : les conseils s'en iront en fumée.
               - mirabar hoc si sic abiret, Ter. : je m'étonnais que la chose prît cette tournure.
               - non, non hoc sic abibit, Catul. 14, 16 : non, la chose ne se passera pas ainsi.
            9 - se propager, s'étendre.
               - longius nefas abiit, Ov. : le mal se répandit au loin.
          10 - échapper à (dans une vente).
               - ne res abiret ab eo, Cic. : de peur que la chose ne lui échappât (par une surenchère).
          11 - baisser, diminuer.
               - ut reditus agrorum sic etiam pretium retro abiit, Plin. Ep. 3, 19 : le rendement des terres a diminué tout comme leur prix.
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  • Ăbĕōna, æ, f. [abeo] : Abéona (déesse romaine qui présidait au départ, déesse des voyageurs, notamment des enfants qui quittent le foyer pour la première fois). --- Aug. Civ. 4, 21.
               - Abeona <> Adeona.

  • ăbĕquĭto, āre, āvi : - intr. - partir à cheval, s'éloigner à cheval. --- Liv. 24, 31, 10.

  • ăbercĕo : c. abarceo.

  • ăbĕram : imparf. de absum.

  • ăbĕro : fut. simple de absum.

  • ăberrātĭo, ōnis, f. : éloignement, fuite, évasion, diversion. --- Cic. Att. 12, 38, 3; Fam. 15, 18, 1.
               - a molestiis nullam aberrationem habere, Cic. : n'avoir aucune distraction à ses ennuis.

  • ăberro, āre, āvi, ātum : - intr. -
            1 - s'écarter du chemin, errer loin de, s’éloigner, s’égarer, se fourvoyer.
               - aberrare ab aliqua re : s’écarter de qqch.
               - aberrare a præscriptione, Cic. : s'écarter d'une prescription.

               - aberrantes ex agmine naves, Liv. 37, 13, 1 : des navires allant à l'aventure loin du gros de la flotte.
               - qui pecore aberrasset, Liv. 41, 13, 2 : [un taureau] qui errait égaré loin de son troupeau.
               - aberrare verbo, Cic. : se tromper sur un mot.
               - aberrare conjecturā, Cic. Nat. 1, 100 : s’égarer dans ses conjectures. --- cf. Att. 14, 22 ; Har. 23.
               - artificem ne in melius quidem sinas aberrare, Plin. Ep. 4 : ne souffre pas que le peintre s'écarte de l'original, même pour l'embellir.
               - aberrare ad alia, Cic. Off. 1, 135 : s’égarer sur d’autres idées.
               - puer inter homines aberravit a patre, Plaut. Men. 31 : l'enfant s'égara au milieu des hommes loin de son père.
            2 se distraire, faire diversion.
               - nullo modo a miseria aberrare possum, Cic. Luc. 140 : je ne puis en aucune façon me distraire de mes peines.
               - absol. ego hic scribendo dies totos nihil equidem levor, sed tamen aberro, Cic. Att. 12, 38, 1 : en passant ici toutes mes journées à écrire, je ne me sens nullement consolé, mais je me distrais de mes pensées pénibles.
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  • ăbĕs, ind. prés. ou impér. 2° pers. de absum.

  • Abesamis, ĭdos, f. : Abésamis (ville de l'Arabie Heureuse). --- Plin.

  • Abessālōn : c. Absalon.

  • ăbesse : inf. prés. de absum.

  • abforem : subj. imparf. de absum.

  • Abgar et Abgarus, i, m., nom de plusieurs rois. --- Eccl.
     
               - Acbarus Tac. An. 12, 12 (Ἄκϐαρος Appien).

  • abgrĕgo, āre : - tr. - séparer du troupeau. --- P. Fest. 23, 7.

  • ăbhĭbĕo, ēre : - tr. - éloigner. --- *Pl. Trin. 263.

  • ăbhĭĕmat, impers. : il fait un temps d'hiver. --- *Plin. 18, 354.

  • ăbhinc, adv. : 
            1 d'ici, de cet endroit. 
               - aufer abhinc lacrimas, Lucr. 3, 953 : chasse tes larmes loin d'ici.
            2 - à partir de maintenant, à partir de ce moment, depuis, jusqu'à ce jour. 
               - avec acc. hoc factumst ferme abhinc biennium, Plaut. Bac. 388 : cela s'est passé il y a maintenant deux ans environ.
               - cf. Plaut. Cas. 39 ; Ter. And. 69 ; Hec. 822, etc. ; Cic. Com. 37.
               - Demosthenes abhinc annos prope trecentos fuit : Démosthène a existé il y a près de trois cents ans.
               - Demosthenes quidem, qui abhinc annos prope trecentos fuit, jam tum ϕιλιππίζειν Pythiam dicebat, id est quasi cum Philippo facere, Cic. Div. 2, 118 : Démosthène, qui vivait il y a maintenant près de trois cents ans, disait déjà que la Pythie philippisait, c'est-à-dire qu'elle était favorable à Philippe. 
               - horum pater abhinc duos et viginti annos mortuus est, Cic. 2, 2, 25 : il y a vingt et deux ans que leur père est mort. 
               - quaestor fuisti abhinc annos quattuordecim, Cic. 2, 1, 34 : tu as été questeur il y a quatorze ans.
               - avec abl. abhinc annis quindecim, Cic. Com. 37 : il y a quinze ans maintenant.
               - comitiis jam abhinc triginta diebus factis, Cic. Verr. 2, 130 : les comices s'étant tenus il y a trente jours. --- Cic. Att. 12, 17 ; Gell. 1, 10, 2.
            3 - désormais.
               - inde abhinc, Pacuv. 21 : désormais.

  • ăbhorrens, entis : part. prés. de abhorreo. - 1 - éloigné de, contraire à. - 2 - déplacé, inopportun, inconciliable (avec qqch, alicui rei).
               - lacrimæ abhorrentes, Liv. : larmes déplacées.
               - abhorrens alicui rei, Liv. : qui contraste avec qqch.
               - huic profectioni abhorrens mos, Liv. 2, 14, 1 : coutume qui jure avec ce départ.

  • ăbhorrĕo, ēre, horrŭi : - intr. avec ab + abl. ou avec abl. seul -
            1 - s'éloigner avec horreur, éprouver de l’horreur, avoir de l’aversion pour, avoir de la répugnance pour, détester, fuir, éviter.
               - abhorret a scribendo animus, Cic. Att. 2, 6 : mon esprit se refuse à écrire.
               - abhorrere ab re uxoria, Ter. And. 829 : n'avoir aucun penchant pour le mariage.
               - abhorreant talibus vitiis, Cic. Fat. 4, 8 : qu'ils fuient de tels vices.
               - avec l'acc. - omnes illum abhorrebant, Cic. Clu. 41 : tous l'évitaient avec effroi.
               - pumilos abhorrebat, Suet. Aug. 83 : il avait horreur des nains. --- 
    id. Galb. 4; Vit. 10.
            2 - s'éloigner de, différer de; 
    ne pas s'accorder avec, être étranger à, être incompatible avec, répugner à; être exempt de, être à l'abri de. 
               - temeritas non procul abhorret ab insania, Cic. Am. 24, 68 : l'irréflexion diffère peu de la folie.
               - abhorrere a ceterorum consilio, Nep. Milt. 3, 5 : s'écarter de l'avis des autres. 

               - ab aliqua re abhorrere : être éloigné de qqch, être étranger à qqch.
               - abhorrere debet a suspicione, Cic. C
    æl. 4 : il doit être à l'abri du soupçon.
               - ab eo tantum facinus non abhorret, Cic. : un si grand forfait n'est pas étranger à son caractère.
               - adsentiris mihi nostram 
    ætatem a castris, præsertim civilibus, abhorrere, Cic. Att. 14, 19, 1 : vous pensez comme moi que la guerre, la guerre civile surtout, ne va pas à mon âge.
               - genus dicendi, quod a consuetudine judiciorum abhorret, Cic. Arch. 3 : une façon de parler incompatible avec l'usage des tribunaux.
               - hoc tantum facinus ab eo non abhorret, Cic. Clu. 167 : ce si grand crime n'est pas incompatible avec sa nature.
               - res abhorret a fide, Liv. 9, 36 : le fait est incroyable.
               - qui terror a Fabio abhorret, Liv. 10, 3 : cet affolement est inadmissible de la part de Fabius.
               - orationes abhorrent inter se, Liv. 38, 56, 5 : les discours sont contradictoires entre eux.
               - abhorrens os ab Latinorum nominum prolatione, Liv. 22, 13 : bouche qui répugne à prononcer les mots latins.
               - abhorrebat ab fide quemquam... intraturum, Liv. 9, 36, 6 : on répugnait à croire que quelqu'un entrerait. --- cf Suet. Cal. 12.
               - avec le dat. - huic pacatæ profectioni abhorrens mos, Liv. : coutume qui ne s'accorde pas avec ce paisible départ.
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  • ăbhorresco, ĕre : - tr. et intr. - se détourner de. --- Eccl.

  • ăbhorrĭdē, adv. : d'une manière choquante. --- Charis. 57, 5.
               - (Lebaigue P. 4-6).

  • ăbī : impér. prés. de abeo. (il s'emploie souvent comme adverbe ou comme interjection).
               - abi, ludis me, Plaut. : allons donc! tu te moques de moi.
               - non es avarus; abi, Hor. : tu n'es pas avare; soit.

  • ăbĭbĭtur, inf. fut. impers. : on s'en ira. --- Plaut. Merc. 776 ; cf. Liv. 9,32, 6; 24, 19, 7.

  • ăbĭcĭo : c. abjicio.

  • ăbīdum [abi + dum] : va-t-en donc. --- Ter. Haut. 249.

  • ăbĭĕgĭnĕus, ăbĭēgnĕus et ăbĭēgnĭus, a, um : c. abiegnus. --- CIL 1, 577.

  • ăbĭēgnus, a, um [abies] : de sapin.
               - abiegnus equus, Prop. 3, 1, 25 : le cheval de Troie.

  • ăbĭens, ĕuntis : part. prés. de abeo.

  • ăbĭēs, ĕtis, f. : 
            1 - sapin (arbre). --- Cæs. BG. 5, 12, 5.
            2 - objet en sapin.
               - tablettes à écrire. --- Plaut. Pers. 248
               - vaisseau. --- Virg. En. 8, 91
               - lance. --- Virg. En. 11, 667.

  • ăbĭĕtārĭus, a, um : de sapin. --- P. Fest. 27, 11.
               - abietarius, ii, m. : ouvrier qui travaille le sapin, menuisier. --- Vulg.

  • ăbĭga, æ, f. : l'ive musquée, l'ivette (herbe abortive : quia partum abigit). --- Plin. 24, 29.

  • Abigail, indécl. f. : Abigaïl (femme de David).

  • ăbĭgĕātŏr, ōris, m. : voleur de bestiaux. --- Paul. Sent. 5, 18, 1.

  • ăbĭgĕātŭs, ūs, m. : vol de bestiaux. --- Dig.

  • ăbĭgĕo, āre [ab, ago] : - tr. - détourner, enlever [le bétail]. --- Cypr. Ep. 71, 2.

  • ăbĭgĕus, i, m. : voleur de bestiaux. --- Ulp. Dig. 47, 14, 1.

  • ăbĭgo, ĕre, ēgi, actum [ab + ago] : - tr. -
            1 pousser loin de, chasser.
               - abigere aliquem ab ædibus, Plaut. Amp. 979 : repousser qqn de la maison. --- cf. Liv. 2, 37, 9; 8, 14, 8.
               - puer, abige muscas, Cic. de Or, 2, 247 : esclave, chasse les mouches. --- cf. Tusc. 1, 104.  
            2 pousser devant soi un troupeau pour le détourner, emmener, détourner, voler.
               - Cic. Verr. 1, 28 ; 3, 57 ; Liv. 2, 23, 5 ; 28, 8,10 ; 39, 47, 2, etc.  
            3 expulser [le fœtus avant terme].
               - partum (fetum) abigere : expulser le fœtus, faire avorter, avorter.
               - Cic. Clu. 32; Plin. 14, 116; Tac. An. 14, 63; Suet. Dom. 22.
            4 fig. chasser, faire disparaître, dissiper [fatigue, désirs, soucis]. --- Plaut. Merc. 113; Sen. Ep. 65, 15; Hor. Ep. 1, 15, 19.
               - medio jam noctis abactæ curriculo, Virg. En. 8, 407 : au moment où la nuit qui s'en va est au milieu de sa course. 
               - abigere morsus, Plin. 20, 19 : guérir les morsures. --- Plin. 25, 106; 30, 30.       
               - voir abactus.
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  • abii :
            1 - ăbĭi : parf. de abeo.
            2 - Abii, ōrum, m. : les Abiens (peuple scythe). --- Curt. 7, 6, 11.

  • Abĭla, æ, f. : - 1 ville de Syrie. --- Anton. 198. - 2 montagne de Mauritanie. --- Mel. 1, 27.

  • Abĭlēni, ōrum, m. : habitants d'Abila. --- CIL 3, 199.

  • Abimelech, m., indécl. : nom de plusieurs rois. --- Eccl.

  • ăbin' = abisne : v. abeo.

  • ăbinde : c. inde --- Comm. Apol. 330 ; P.-Nol. Ep. 6, 2.

  • ăbintus, adv. : de l'intérieur. --- Lat. tardif.

  • ăbinvĭcem : c. invicem. --- Vulg. Mat. 25, 32; Cypr. Ep. 63, 9.

  • Abiron, indécl. m. : Abiron (lévite qui se révolta contre Moïse). --- Vulg.

  • ăbistinc : c. istinc. --- *Querol. 9, 1.

  • Abītācus : v. Avitacus.

  • Abitinæ, ārum, f. : ville d'Afrique. --- Aug. Bapt. 7, 54
               - Abitinensis, e : d'Abitinæ.

  • ăbĭtĭo, ōnis, f. (= abitus) : départ. --- Plaut. Rud. 503; Ter. Haut. 190.
               - abitio = mors : la mort. --- Gloss. ap. Paul. ex Fest. p. 380, 9.

  • ăbīto (abæto), ĕre : s'en aller.

  • ăbĭtŭs, ūs, m. : - 1 - départ, éloignement. --- Plaut. Amp. 641; Cic. Verr. 3, 125. - 2 - issue, sortie. --- Virg. En. 9, 380; Tac. An. 14, 37.

  • abjēci : parf. de abjicio.

  • abjectē, adv. : d'une manière basse, bassement, lâchement.
               - in dolore est providendum, ne quid abjecte faciamus, Cic. Tusc. 2, 23, 55 : quand on souffre on doit veiller à ne rien faire de lâche.
               - quo sordidius et abjectius nati sunt... eo... Tac. Or. 8 : plus l'origine de ces deux orateurs est basse et abjecte, plus...
               - abjectissime. --- lat. tardif.

  • abjectĭo, ōnis, f. : - 1 - action de rejeter, de laisser tomber. --- C.-Aur. Acut. 2, 10, 59. - 2 - abattement, découragement. --- Cic. Pis. 88.

  • abjectus, a, um : part.-adj. de abjicio. - 1 - jeté, rejeté, mis de côté. - 2 - jeté à bas, abattu, sans courage. --- Cic. Læl. 59; Clu. 68 ; Phil. 13, 17 ; Tusc. 3, 26, etc. - 3 - abject, vil, bas, humble, commun. --- Cic. Dej. 30; Phil. 2, 82; Mil. 47; Off. 1, 124. - 4 - rhét. plat, banal. --- Cic. Br. 221 ; de Or. 3, 150 ; Or. 192.
               - abjectior animus, Cic. : âme découragée.
               - abjectissimus quisque animus, Quint. : les âmes les plus basses.

  • abjĭcĭo (ăbĭcĭo), ĕre (ăbĭcĕre), abjēci, abjectum [ab + jacio] : - tr. -
               - meilleure orth. abicio.
               - [idée de séparation, d'éloignement]
            1 jeter loin de soi. --- Cic. Dej. 29 ; Tusc. 2, 54 ; Mur. 45.
               - pilis abjectis temere magis quam, emissis, Liv. 2, 46, 3 : jetant loin d'eux leurs javelots au hasard plutôt que les lançant.
            2 - fig. abandonner, laisser là [un espoir, un projet, une affaire]. --- Cic. Fam. 4, 7, 2; Cat. 2, 14; Mur 45.
               - abjicere dolorem, Cic. Tusc. 3, 66 : chasser la douleur.
               - abjecta omni cunctatione, Cic. Off. 1, 72 : ayant banni (rejeté) toute hésitation.
               - abjicere salutem, Cic. Planc. 79 : abandonner le souci de sa conservation.   
               - abjicere gloriam, Cic. : renoncer à la gloire.
               - rei familiaris curam abjicere : laisser son bien à l'abandon.
               - si Catilina consilium belli faciendi abiecerit, Cic. : si Catilina renonce à son idée de faire la guerre.
               - odor abiecti in via cadaveris, Suet. : l'odeur d'un cadavre abandonné sur la route.

               - [idée d'abaissement]
            3 - jeter en bas, jeter à terre, rejeter [de haut en bas].
               - de suo capite insigne regium, Cic. Sest. 58 : rejeter de sa tête le diadème.
               - insignibus abjectis, Cic. Planc. 98 : ayant jeté à terre ses insignes.
               - statua abjecta, Cic. Verr. 2, 160 : la statue une fois abattue.
               - abjicere anulum in mari, Cic. Fin. 5, 92 : jeter en mer son anneau.
               - se abjicere in herba, Cic. de Or. 1, 28 : se jeter dans l'herbe
               - e muro se abjicere in mare, Cic. Tusc. 1, 84 : se jeter du haut d'un mur dans la mer. 
               - hæc abjicienda est, Ter. : il faut se débarrasser d'elle.
               - si te uret sarcina, abicito, Hor. Ep. 1, 13, 7 : si ton fardeau vient à te peser, jette-le.
               - se abiecit exanimatus, Cic. : il tomba sans connaissance.

            4 - abattre, terrasser.
               - feriuntur, abjiciuntur, Cic. Tusc. 2, 36 : ils se frappent, se terrassent.
               - luctator ter abjectus, Sen. Ben. 5, 3, 1 : le lutteur terrassé trois fois.
               - abjicere belluam, Cic. : terrasser une bête.
               - natura animantes abjecit, Cic. : la nature a courbé les animaux vers la terre.

               - ad terram virgis abjectus, Cic. Verr. 5, 140 : abattu sur le sol à coups de verges.
               - se abjicere, Cic. Sest. 79 : se laisser tomber à terre.
               - se abjicere ad pedes alicui ou se abjicere ad pedes alicujus : se jeter aux pieds de qqn. --- Cic. Att. 8, 9, 1 ; 4, 2, 4 ; Fam. 4, 4, 3.
               - ego me plurimis pro te supplicem abjeci, Cic. Mil. 100 : moi, je me suis jeté pour toi en suppliant aux pieds d'une foule de personnes.   
            5 abattre [au sens moral].
               - mæror mentes abjicit, Sen. Clem. 2, 5, 5 : l'affliction abat [déprime] l'esprit.
               - qui doloris speciem ferre non possunt, abjiciunt se, Cic. Tusc. 2, 54 : ceux qui ne supportent pas la vue de la douleur se laissent abattre.
               - surtout part. abjectus : abattu. --- Cic. Cat. 3, 10; 4, 3; Dom. 25.  
            6 abaisser, ravaler.  
               - hæc tu quamlibet abjice elevaque, Catul. 24 : ravale ou dénigre à ton gré ce problème.
               - hic annus senatus auctoritatem abjecit, Cic. Att. 1, 18 : cette année a avili l'autorité du Sénat. ---  cf. Cic.  Tusc. 5, 18; id. de Or. 3, 26, 104.
               - abjiciet agros, Phædr. 4, 5 : elle vendra ses terres à vil prix.
               - augendis rebus et contra abjiciendis, Cic. Or. 127 : en grossissant ou au contraire en affaiblissant les faits. --- cf. Tusc. 5, 51; Sull. 65; Verr. 3, 95.
               - abjicere suas cogitationes in rem humilem, Cic. Læl. 32 : ravaler ses pensées à un objet terre à terre. --- cf Par. 14.    
            7 - en parl. du débit ou du style laisser échapper négligemment, laisser tomber. --- Cic. de Or, 3, 102 ; Or. 199.    
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  • abjūdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. -
            1 - refuser par un jugement, enlever par un jugement.
               - abjudicare Alexandriam a populo Romano, Cic. Agr. 2, 43 : par son jugement enlever Alexandrie au peuple romain.
               - ob injuriam agri abjudicati, Liv. 4, 1, 4 : à cause du jugement injuste qui ne leur avait pas attribué le territoire.
               - abjudicata a me modo est Palæstra, Plaut. Rud. 1283 : une décision de justice m'a enlevé à l'instant Palestra.
            2 - ôter, enlever.
               - me a vita abjudicabo, Plaut. As. 607 : je m'ôterai la vie.
               - abjudicare aliquid ab aliquo, Cic. Verr. 1, 4 : dénier qqch à qqn.
               - sibi abjudicare libertatem, Cic. Cæc. 99 : se dénier la qualité d'homme libre.
               - numquam abjudicabit ab suo triobolum, Plaut. Rud. 1039 : jamais il n'ôtera, par sa sentence, une obole à un de ses gens. 
        
  • abjŭgassĕre :  v. abjugo. 

  • abjŭgo, āre : - tr. - détacher du joug; éloigner, séparer.
               - quæ res te ab stabulis abjugat ? Pac. ap. Non. 73, 22 : qu'est-ce qui t'éloigne de l'étable ?
               - abjugassere  inf. fut. --- Gloss. 2, 3, 41.

     
  • abjunctus, a, um : part. de abjungo
               - n. subst. abjunctum : expression concise. --- Carm. Fig. 55.
               - abjunctæ comæ mea fata sorores lugebant, Catul. 66, 51 : les autres tresses, vos compagnes, auxquelles je venais d'être ravie, pleuraient ma destinée.
               - maxime quod abjuncto Labieno ... vehementer timebat, Cæs. BG. 7, 56 : surtout parce qu'il craignait vivement pour Labiénus, dont il était séparé.

  • abjungo, ĕre, junxi, junctum : - tr. - 1 - détacher du joug; d'où dételer, découpler. --- Virg. G. 3, 518. - 2 - séparer, éloigner. --- Cæs. BG. 7, 56, 2.
               - se ab hoc dicendi genere abjungere, Cic. Att. 2, 1, 3 : s'abstenir de ce genre d'éloquence.
               - it tristis arator mæ rentem abjungens fraterna morte juvencum, Virg. G. 3, 518 : le laboureur s'en va, tout triste, dételer l'autre boeuf affligé de la mort de son frère.
               - voir abjunctus.

  • abjūrassit : v. abjuro.

  • abjūrātĭo, ōnis, f. : négation d'un dépot. --- Isid. 5, 26.

  • abjūrātŏr, ōris, m. : qui nie un dépôt avec parjure. --- Cass. Var. 11, 3.

  • abjurgo, āre : - tr. - refuser par jugement, adjuger à un autre. --- Hyg. Fab. 107.

  • abjūro, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - nier avec un faux serment. - 2 - abjurer (une croyance). --- Ennod.; Eccl.
               - arch. abjurassit (= abjuraverit), Plaut. Pers. 478.
               - pecuniam abjurare, Plaut. Rud. 14 : nier une dette par serment.
               - abjuratæ rapinæ, Virg. En. 8, 263 : les vols qu'il avait niés.
               - nec metuo, quibus credidi hodie ne quis mihi in jure abjurassit, Plaut. Pers. 478 : et je ne crains pas que l'un de ceux en qui j'ai fait confiance aujourd'hui  nie (sa dette) en justice. ---  
    cf. Curc. 496; Sall. C. 25, 4; Cic. Att. 1, 8, 3.

  •  ablactātĭo, ōnis, f. : sevrage. --- Vulg. Gen. 21, 8.  

  • ablacto, āre, āvi, ātum : - tr. - sevrer. --- Eccl.

  • ablăcŭo : v. ablaqueo.

  • ablăquĕātĭo, ōnis, f. : - 1 déchaussement (dégagement des racines). --- Col. 4, 4, 2; 4, 8, 2; 5, 10, 17, etc. ; Plin. 17, 194 ; 17, 246. - 2 - fossé (creusé autour des arbres). --- Col. Arb. 24.

  • ablăquĕo, āre, āvi, ātum : - tr. - déchausser (pour dégager les racines). --- Cato, Agr. 5, 8 ; 29, etc. ; Col. 5, 9, 12; 11, 2, 40, etc.; Plin. 17, 259. 
               - ablacuo. --- Varr. R, 1, 29, 1.
               - ablaqueato prius non alte, Cato, Arb. 36 : après avoir déchaussé modérément les racines.

  • ablātĭo, ōnis, f. [aufero] : action d'enlever. --- Eccl.

  • ablātīvus (casus), i, m. : l'ablatif. --- Quint. 1, 4, 26; 7, 9, 10, etc., cf. Diom. 302, 4.
               - adj. ablātīvus, a, um : qui gouverne l'ablatif. --- Isid 1, 13, 1.

  •  ablātŏr, ōris, m. : ravisseur. --- Eccl.

  • ablātus, a, um : part. passé de aufero

  • ablēgātĭo, ōnis, f. : - 1 action de faire partir loin de, d'éloigner. --- Liv. 6, 39, 7. - 2 - bannissement, relégation. --- Plin, 7, 149.


  • ablegmĭna, um, n. [ab + lego] : parties des entrailles mises à part pour être offertes aux dieux. --- P. Fest. 21, 7.

  • ablēgo, āre, āvi, ātum : - tr. - envoyer loin de, écarter de, éloigner de, reléguer.
               - ablegare peregre, Plaut. : envoyer en pays étranger.
               - hoc a fratris adventu me ablegat, Cic. Att. 2, 18, 3 : cette circonstance m'empêche d'assister à l'arrivée de mon frère.
               - pueros venatum ablegavit, Liv. 1, 35, 2 : envoyer au loin les enfants chasser.
               - dimisso atque ablegato consilio, Cic. Verr. 2, 73 : le conseil étant congédié et écarté. --- cf. Verr. 2, 74; 2, 79; 5, 82.

  • ablepsĭa, æ, f. : inattention, distraction. --- Serv. En. 7, 647 ; [en grec dans Suet. Cl. 39].
               - gr. ἀϐλεψία --- βλέπω : voir, regarder.

  • ablĕvo, āre : - tr. - alléger, soulager. ---Ambr. Ep. 68, 3.

  • ablĭgurrĭo, īre, īvi (ĭi) : - tr. - 1 - lécher (pour faire disparaître), déguster. --- Arn. Nat. 7, 3. - 2 - dissiper, dilapider, consumer, manger (son bien). --- Ter. Eun. 235.

  • ablĭgurrītĭo, ōnis, f. : action de dissiper. --- Capit. Macr. 15, 2.

  • ablĭgurrītŏr, ōris, m. : dissipateur, mangeur (au fig.). --- Ambr. Ep. 45, 10.

  • ablingo, ĕre : - tr. - humecter, bassiner [les yeux]. --- M.-Emp. 8.

  • ablŏco, āre : - tr. - céder en location, louer. --- Suet. Vit. 8.

  • ablūdo, ĕre : - intr. - 1 ne pas s'accorder avec (cf. ἀπάδειν). - 2 fig. s'éloigner de, être différent de.
               - hæc a te non multum abludit imago, Hor. S. 2, 3, 320 : cet apologue n'est pas beaucoup différent de ta situation (cette fable s'accorde assez bien avec ta situation).

  • ablŭo, ĕre, lŭi, lūtum : - tr. -
            1 enlever en lavant, laver [sang, sueur]. --- Virg. En. 9, 818; Sen. Ep. 86, 11 ; Tac. H. 3, 32.
               - abluere maculas a veste, Plin. : enlever une tache d'un vêtement.
               - Ulixi pedes abluere, Cic. Tusc. 5, 46 : laver les pieds d'Ulysse.
               - t. relig. abluere : purifier par ablution. --- Virg. En. 2, 719
               - vorticibus caput abluet, Juv. 6, 524 : elle baignera sa tête dans les tourbillons du fleuve (pour se purifier).
            2 - laver, effacer, faire disparaître.
               - perturbatio animi abluatur, Cic. Tusc. 4, 28, 60 : que le trouble de son esprit disparaisse. 
               - sitis abluitur, Lucr. 4, 875 : la soif est étanchée.
               - terra sibi abluit umbras, Lucr. 4, 378 : la terre se dégage des ténèbres.
               - maculam veteris industriæ abluerat, Plin. Ep. 3, 7, 3 : il avait effacé les taches de ses premières intrigues.
            3 effacer une souillure, purifier par le baptême. --- Cod. Th. 19, 6, 4;  Eccl.    
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  • ablūtĭo, ōnis, f. : - 1 - lavage, nettoyage. ---- Plin. 17, 74. - 2 - ablution, purification. --- Eccl.

  • ablūtŏr, ōris, m. : celui qui lave, celui qui purifie. --- Tert. Marc. 3, 221.

  • ablūtus, a, um : part. passé de abluo.

  • ablŭvĭo, ōnis, f. : érosion (provoquée par l'eau), enlèvement de terres par l'eau. --- Grom. 124, 1 ; 150, 27.

  • ablŭvĭum, ĭi, n. : déluge, inondation. --- Laber. d. Gell. 16, 7, 1.

  • abmātertĕra, æ, f. : sœur de la trisaïeule. ---  Dig. 38, 10, 3.

  • abnăto, āre : - intr. - se sauver à la nage. --- Stat. Ach. 1, 382.

  • abnĕgātĭo, ōnis, f. : - 1 dénégation. --- Arn. 1, 32. - 2 - négation (t. de gram.) --- [décad.].

  • abnĕgātīvus, a, um : négatif. --- Prisc. 15, 32.

  • abnĕgātŏr, ōris, m. : celui qui nie. --- Tert. Fug. 12.

  • abnĕgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - refuser catégoriquement. --- Hor. O. 1, 35, 22. - 2 - renier (un dépôt). --- Sen. Ben. 4, 26, 3; Plin. Ep. 10, 96, 7; Juv. 13, 94.
               - aliquid alicui abnegare : refuser qqch à qqn.
               - rex tibi conjugium abnegat, Virg. En. 7, 424 : le roi te refuse la main de sa fille.
               - quidquid cum diis pepigisset abnegare, Lact. 1, 10 : nier tous les engagements qu'il avait pris avec les dieux.
               - ne depositum appellati abnegarent, Plin. Ep. 10, 95 : (s'engager) à ne pas nier un dépôt devant le juge.
               - abnegare + inf. : se refuser à, refuser de. 
    --- Virg. G. 3, 456 ; En. 2, 637.
               - abnegat exsilium pati, Virg. En. 2, 637 : il refuse de supporter l'exil.

  • abnĕpōs, ōtis, m. : arrière-petit-fils (4e degré). --- Dig. 38, 10, 1, 6 ; Suet. Tib. 3

  • abneptis, is, f. : arrière-petite-fille. --- Suet. Ner. 35.

  • Abner, m. (indécl.) : Abner (général de Saül, puis de David). --- Bibl.

  • Abnŏba, æ, f. : l'Abnoba (mont de Germanie). --- Plin. 4, 79 ; Tac. G. 1.
               - mons Abnoba : le mont Abnoba.

  • abnocto, āre : - intr. - passer la nuit hors de chez soi, découcher. --- Sen. Vit. 26, 6; Gell. 13, 12,  9.

  • abnōdo, āre, ātum : - tr. - couper les nœuds, les excroissances [de la vigne, etc.]. --- Col. 4, 24, 10.

  • abnormis, e, [ab et norma] : qui n'est pas conforme à la règle. --- Hor. S. 2, 2, 3 [= en dehors de toute école philos.].

  • abnormĭtās, ātis, f. : énormité. --- Gloss.

  • abnŭentĭa, æ, f. : action de repousser [une accusation]. --- Aug. Rhet. p. 144, 2.

  • abnuĕo, ēre : c. abnuo. --- Enn. An. 279; Tr. 284.

  • abnŭĭtĭo, ōnis, f. : refus. --- P. Fest. 108, 7.

  • abnŭĭtūrus, a, um : part. fut. de abnuo. --- Sall. H. 1, 50.  

  • abnŭmĕro, āre : compter entièrement. --- Nigid. d. Gell. 15, 3, 4.

  • abnŭo, ĕre, nŭi, nŭĭtum (nūtum) : - tr. -
               - arch. abnuont = abnuunt. --- Plaut. Cap. 481 ; Truc. 6; part. fut. abnuiturus. --- Sall. H. 1, 50.
            1 - faire un signe négatif (avec la tête ou la main), faire signe que non, dire non, refuser, opposer un refus. --- Gell. 10, 4, 4; cf. Plaut. Cap. 480; Truc. 4.
               - abnuere + prop. inf. : faire signe que ne... pas. 
               - manu abnuit quidquam opis in se esse, Liv. 36, 34, 6 : il fit signe de la main qu'il n'y avait rien à espérer de lui.
               - abnuere aliquid : refuser qqch. --- Cic. Fin. 2, 3; Liv. 8, 2, 11; 30, 16, 9, etc.
               - quis talia demens  abnuat, aut tecum malit contendere bello? Virg. En. 4, 107 : qui pourrait être assez fou pour refuser pareille proposition ? qui préférerait se mesurer à toi dans une guerre ?
               - alicui de nullo negotio abnuere, Sall. : ne rien refuser à qqn.
               - neque illi senatus de ullo negotio abnuere audebat, Sall. J. 84, 3 : et le Sénat n'osait rien lui refuser.
               - non abnuebant parere, Liv. 22, 13 : ils ne refusaient pas d'obéir. --- cf. Liv. 22, 37, 4.
               - regi pacem neque abnuere neque polliceri, Sall. J. 47 : il ne refusait pas la paix au roi, ni ne la lui promettait.
               - abnuere + prop. inf.  : refuser de. --- Liv. 22, 13, 11; 22, 37, 4; etc.; Tac. An. 1, 13; H. 2, 40, etc.
               - absolt. abnuere : refuser. --- Liv. 4, 13, 12; 6, 24, 4; Tac. Agr. 4; H. 1, 61, etc.
               - si quidpiam orem, abnuunt, Plaut. : si je demande quelque chose, ils font signe que non.
               - non abnuere quin, Tac. An. 13, 14 : ne pas s'opposer à ce que [ou avec prop. inf. Suet. Cæs. 19].
               - non abnuere se, quin cuncta infelicis domus mala patefierent, Tac. An. 13, 14 : (Agrippine) ne refuse pas que l'on expose au grand jour tous les drames d'une maison infortunée.
               - abnuere aliquid alicui : refuser qqch à qqn. --- Cic. Fat. 3; Sall. J. 47, 4; H, 1, 50.
               - abnuere alicui de re, Sall. J. 84, 3 : opposer à qqn un refus sur un point.
               - abnuere alicui rei : renoncer à qqch. --- Apul. M. 4, 13, 1 ; 6, 6, 1.
               - subita belli locus abnuit, Tac. H. 5, 13 : la disposition des lieux s'oppose à un coup de main.
               - hoc spes abnuit, Tib. 4, 1, 25 : je ne puis l'espérer.

            2 - nier.
               - abnuere aliquid : nier qqch. --- Liv. 26, 19, 8.
               - abnuere prop. inf. : nier que. --- Cic. Leg. 1, 40; Liv. 10, 18, 7; 22, 12, 6; 24, 29, 12; 30, 20, 6, etc.; Tac. H. 2, 66.
               - absolt. abnuere : nier. --- Tac. An. 4, 17; 15, 56; H. 4, 41
               - pass. impers. abnuitur, Liv 3, 72, 7 : on nie.
               - nec abnuitur ita fuisse, si ad judices alios itum foret, Liv. 3, 72, 7 : et l'on reconnaît qu'il en aurait été ainsi si on s'était adressé à d'autres juges.    
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  • abnŭrŭs, ūs, f. : femme de petit-fils. --- Gloss.

  • abnūtīvus, a, um : négatif. --- Dig.

  • abnūto, āre : - tr. - refuser par signes répétés, refuser souvent, refuser obstinément. --- Plaut. Cap. 611 ; cf. Cic. de Or. 3, 164.

  • Abobriga, æ, f. : ville de Tarraconnaise. --- Plin. 4, 112.

  • Aboccis, is, f. : Aboccis (ville d'Ethiopie).

  • Abodiacum, i, n. : Abodiacum (ville de Vindélicie). --- Peut.

  • Abolani, ōrum, m. : les Abolains (peuple du Latium). --- Plin. 3, 69.

  • ăbŏlĕfăcĭo, ĕre, fēci, factum : --- Tert. Apol. 35.

  • aboleo :

            1 - ăbŏlĕo, ēre, ēvi, ĭtum : - tr. - détruire, anéantir, faire disparaître, supprimer, effacer, abolir.
               - abolere statuas, Tac. : briser des statues.
               - nomina reorum abolere, Suet. : rayer de la liste le nom des accusés.
               - abolere anginam, Plin. : guérir une angine.
               - abolere dedecus, Virg. En. 11, 789 : effacer une honte.
               - abolere corpus alicujus igni, Tac. An. 16, 6 : brûler le corps de qqn.
               - abolere legem (= abrogare), Quint. 1, 5, 29 : abroger une loi, abolir une loi.
               - aboleri (<> nasci), Plin. 7, proœm. § 4 : être anéanti, mourir.
               - abolesset : abolevisset. --- Flor.
               - viscera undis abolere, Virg. G. 3, 560 : purifier les viscères par les ondes.
               - abolere memoriam flagitii, Liv. 7, 13, 4 : effacer le souvenir d'une honte. --- cf. 10, 4, 4 ; 25, 6, 18.
               - alicui magistratum abolere, Liv. 3, 38, 7 : supprimer à qqn sa charge.

            2 - ăbŏlĕo, ēre (c. redoleo) : Gloss. renvoyer une odeur. 
    --- Gloss.
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  • ăbŏlesco, ĕre, lēvi [aboleo] : - intr. - dépérir, se perdre. --- Col. 3, 2, 4; fig. s'effacer. --- Virg. En. 7, 231; Liv. 3, 55, 6.
               - nomen vetustate abolevit, Liv. 1, 23, 3 : le nom s'est effacé avec le temps.
               - pœna abolevit, Gell. 20, 1 : le châtiment est tombé en désuétude.

  • ăbŏlĭtĭo, ōnis, f. : destruction, abolition, suppression, anéantissement. abolition, suppression. --- Tac. An. 13, 50; 13, 51.
               - abolitio facti, Suet. Tib. 4 : amnistie.
               - abolitio animarum, Flor. : morts violentes.
               - abolitio criminis reorum, Dig. : mise à néant d'une accusation, renvoi des accusés.

  • ăbŏlĭtŏr, ōris, m. : qui détruit, qui fait oublier. --- Tert. Fem. 1, 3.

  • abolitus :
            1 - ăbŏlĭtus, a, um : part. passé de aboleo.
            2 - ăbŏlĭtŭs, ūs, m. : 
    c. abolitio. --- Cass. 4, 41.

  • abolla, æ, f. : - 1 manteau de guerre. ---  Varr. Men. 223. - 2 - manteau de philosophe. --- Mart. 4, 53, 5; Juv. 3, 115- 3 - manteau. --- Mart. 8, 48, 1; Juv. 4, 76; Suet. Cal. 35.
               - facinus majoris abollæ, Juv. : méfait commis par un homme portant un large manteau (vêtement des philosophes grecs).

  • ăbŏlŭi, arch. ( c. abolevi) : v. aboleo.

  • ăbōmĭnābĭlis, e : abominable. --- Vulg. Lev. 11, 10. 

  • ăbōmĭnāmentum, i, n. : chose abominable. --- Tert. Jud. 13.

  • ăbōmĭnandus, a, um : adj. verbal de abomino; abominable, exécrable. --- Liv. 9, 38 fin.; Sen. Ben. 1, 9; Quint. 8, 4, 22; 9, 2, 80; Liv 8, 24, 11 ; Quint. 8, 6, 40.

  • ăbōmĭnantĕr, adv. : d'une manière abominable. --- Cod. Th. 3, 12, 13.

  • ăbōmĭnātĭo, ōnis, f. : - 1 action de repousser comme une chose exécrable. --- Lact. Inst. 1, 17. - 2 - abomination, chose abominable. --- Tert. Jud. 5 ; Eccl.

  • ăbōmĭnātus, a, um : part. passé de abominor. - 1 - qui a maudit. - 2 - sens passif maudit, détesté. --- Hor. Epod. 16, 8; Liv. 31, 12, 8; Plin. 10, 12, 16.

  • ăbōmĭno, āre, āvi, ātum [ab + omen] : repousser comme sinistre présage.
               - n'existe qu'aux formes passives : V.-Flac. d. Prisc. 8, 16; [surtout au participe, v. abominatus.]

  • ăbōmĭnor, āri, ātus sum [ab + omen] : - tr. -
            1 écarter un mauvais présage. --- Liv. 6, 18, 9 ; 30, 25, 12; Quint. 11, 3, 114
            2 avec acc. repousser de ses vœux. --- Liv. 39, 22, 5.
               - quod abominor ! Ov. M. 9, 677 : ce qu'aux dieux ne plaise !
            3 repousser avec horreur. --- Liv. 30, 30, 9; 32, 38, 5; 40, 4, 8; Plin. Ep. 6, 4, 4.  
               - abominari + inf. : avoir horreur de. --- Sen. Ben. 7, 8, 2.
               - adj. verbal quod abominandum [est], Liv. 23, 3, 5 : chose qu'on doit repousser avec horreur. --- cf. Sen. Clem. 1, 25, 2; Ben. 1, 9, 3.

  • ăbōmĭnōsus, a, um : de sinistre présage, sinistre, menaçant. --- Diom. 1, 470, 9.

  • Abora, æ, f. : fleuve de Mésopotamie. --- Amm. 23, 5 , 1.

  • Aboriense oppidum : ville d'Afrique. --- Plin. 5, 29.

  • Abŏrīgĭnes, um, m. [ab + origo] : - 1 - Aborigènes (premiers habitants d'Italie).--- Cato, Or. 7 ; Cic. Rep. 2, 5 ; Sall. C. 6, 1 ; Liv. 1, 1, 5.  - 2 - les aborigènes, les premiers habitants d'un pays. --- Plin. 3, 56.
               - indigenæ... quos vocant aborigines Latini, Græci αὐτόχθονας, Serv. En. 8, 328 : les indigènes que les Latins appellent aborigènes et les Grecs autochtones.
               - Aborigines, genus hominum agreste, sine legibus, sine imperio, Sall. C. 6, 1 : les Aborigènes, des hommes agrestes, sans lois, sans gouvernement.
               - Abŏrīgĭnĕus, a, um : relatif aux Aborigènes. --- 
    Septim. d T.-Maur. 1906.

  • ăbŏrĭor, īri, ăbortus sum : - intr. - 1 périr, mourir. --- Varr. L. 5, 66. - 2 - avorter. --- Plin. 8, 205; Gell. 12, 1, 8.
               - aborsus Paul Sent. 4, 9, 6 qui a avorté.
               - fig. vox aboritur, Lucr. 3, 155 : la voix s'éteint, manque. 

  • ăbŏriscor, isci : - intr. - mourir. --- Lucr. 5, 733.

  • aborsus :
            1 - ăborsus, a, um : c. abortus.
               - ăborsus venter, 
     Paul. Sent. 4, 9, 6.
     : avortement.
            2 - ăborsŭs, ūs, m. : avortement. 
    --- Tert. Fug. 9.

  • abortio :
            1 - ăbortĭo, īre, īvi : - intr. - avorter. --- 
    Vulg. Job. 21, 10; Eccl.
            2 - ăbortĭo, ōnis, f. : avortement. --- Plaut. Truc. 201; Cic. Clu. 34; 125.

  • ăbortĭum, ĭi, n. : avortement. --- Hier. Ep. 22, 13.


  • ăbortīvum (s.-ent. medicamentum), i, n. : substance abortive. --- Plin, 25, 25; Juv. 2, 32; 6, 368.

  • ăbortīvus, a, um : - 1 - qui fait avorter. --- Plin. 7, 42, etc. - 2 - né avant terme, avorton. --- Hor. S. 1, 3, 46.

  • ăborto, āre, āvi : - 1 - intr. - avorter. --- Varr. R. 2, 4, 14. 2 - tr. - mettre au jour avant terme. --- Firm. Math. 6 31.

  • ăbortum, i, n. : un prématuré, enfant né avant terme. --- Dig. 29, 2, 30. 

  • ăbortus :
            1 - ăbortus, a, um : part. passé de aborior.
            2 - ăbortŭs, ūs, m. : - a - avortement. --- 
    Cic. Att. 14, 20, 2; Lucr. 4, 1243. - b - coucher des astres. --- Man.
               - abortum facere :  - a - avorter [en parlant de la femme]. --- Plin. 27, 110; Ep. 8, 10, 1. - b - faire avorter [en parlant de drogues ou substances]. --- Plin. 14, 110, etc.
               - fig. en parl. d'écrivains abortus facere, Plin. præf. 28 : produire des avortons.
               - arborum abortus, Plin. 12, 12 : des arbres nains.

  • ăbōsus, a, um : détesté, haï. --- Commod.

  • abpatrŭus, i, m. : frère du trisaïeul. --- Dig.

  • abra, abræ, f. : jeune servante.
               - cum abra mea, Vulg. Iudith. 8, 32 : avec ma jeune servante.

  • abracadabra : formule contre la fièvre demi-tierce.  --- voir abracax.
  •            - Quintus Serenus Sammonicus, De medicina præcepta ( III° s. ap. J.-C. ), poème n° LII. « Hemitritæo depellendo. » vers 4 – 9.
               - voir hors site Quintus Serenus Sammonicus.
               - V 4 inscribes chartæ quod dicitur abracadabra, 5. Saepius, et subter repetis, sed detrahe summæ, 6. Et magis atque magis desint elementa figuris 7. Singula, quæ semper rapies, et cetera figes, 8. Donec in angustum redigatur littera conum : 9. His lino nexis collum redimire memento. […] » : Contre la fièvre demi-tierce.   Ecrivez sur un morceau de papier ABRACADABRA; puis répétez ce mot autant de fois qu’il y a de lettres dans le mot, mais en retranchant chaque fois une lettre, de sorte que le tout ait la figure d’un cône. Cela fait, suspendez avec un fil de lin le morceau de papier au cou du malade. […].
               - quod dicitur abracadabra (v. 939). Les lettres de ce mot magique devaient être disposées de l’une de ces deux manières.
               - voir hors site abracadabra ou wikipedia
               - Cette figure étant principalement composée des lettres du mot abraca, le même qu’Abracax, que l’on croyait le plus ancien des dieux, était elle-même révérée comme une espèce de divinité. 
               - autre éclairage.

  • abracax : formule contre la fièvre demi-tierce. --- voir abracadabra.

  • Abrăcūra : v. Habracura.

  • abrādo, ĕre, rāsi, rāsum : - tr. - 1 enlever en rasant, raser. --- Cic. Com. 20. - 2 enlever à, extorquer à.
               - barba abraditur praeterquam in superiore labro, Plin. 6, 162 : ils se rasent la barbe, excepté à la lèvre supérieure.
               - abrasæ fauces, Luc. 6, 115 : gosier desséché et excorié. --- cf. Scrib. Comp. 215.
               - abradere aliquid ab aliquo : extorquer qqch à qqn, tirer qqch de qqn. ---
     Ter. Phorm. 333; Cic. Cæc. 19 .
               - avec dat. ou abl., douteux abradere : enlever à.
               - destringi aliquid et abradi bonis, quæ sanguine, gentilitate, sacrorum denique societate, meruissent, Plin. Pan. 37 : (ils ne pourraient souffrir) qu'on entamât et qu'on réduisît des biens que leur garantissent le sang, la naissance, la communauté du culte domestique.  --- Sen. Ep. 88, 11.

  • Abrahæus, i, m. : descendant d'Abraham. --- Aug. Civ. 16, 3.

  • Abraham : Abraham (patriarche hébreu).
               - indécl, chez certains écrivains; chez d'autres, gén. et dat. Abrahæ.
               - Abrahamus, i, Prisc. 3, 11; Abram Vulg. Gen. 11, 26; Abramus Cypr. Gall. Gen. 666.
               - in sinu Abraham, Aug. Conf. 9, 3 : dans le sein d'Abraham.
               - voir hors site : Abraham.

  • Abrāmĭda, æ, m. : descendant d'Abraham. --- Eccl.

  • Abrāmĭus, a, um : relatif à Abraham. --- P.-Nol. 24, 503.
     

  • abrāsi : parf. de abrado.

  • abrāsio, ōnis, f. :  action de raser. --- Eccl.

  • abrāsus, a, um :  part. passé de abrado.
               - abrasa supercilia, Cic : sourcils ras.
               - abrasæ fauces, Luc. : gosier écorché.

  • Abraxarēs, m., ind. : nom d'homme. --- Itin. Alex. 31.

  • Abraxās, æ, m. : Abraxas (divinité des Basilidiens, hérétiques). --- Eccl.

  • abrĕlēgo, āre, āvi [ab + relego] : - tr. - éloigner, écarter, reléguer. --- J.-Val. 2, 17.

  • abrĕlinquo, ĕre, līqui : - tr. - laisser. --- Eccl.
               - abrĕlictus, a, um : abandonné. --- Tert. Jud. 1.

  • abrĕmissa, ōrum, n., abrĕmissa, æ, f., et abrĕmissio, ōnis, f. : rémission. --- Eccl.

  • abrĕnuntĭātĭo, ōnis, f. : renonciation. --- Eccl.

  • abrĕnuntĭo, āre, āvi, ātum : - intr. avec dat. - renoncer [au diable, au monde, etc.]. --- Eccl.

  • abreptĭo, ōnis, f. : enlèvement. --- Gloss.

  • abreptus :
            1 - abreptus, a, um : part. passé de abripio; entraîné, arraché, emporté.
            2 - abreptŭs, ūs, m. : enlèvement. --- lat. tardif.

  • Abrettēni, ōrum, m. : les habitants de l'Abrettène [Mysie]. --- Plin. 5, 123.

  • Abrincates, um, m., Abrincatæ, ārum, m., Abrincatēni, ōrum, m., Abrincatui, ōrum, m. : les Abrincates (les gens des Abers; auj. Avranches). --- Plin. 4, 107  :
               - voir hors site : Abrincates.

  • abrĭpĭo, ĕre, rĭpŭi, reptum [ab + rapio] : - tr. - 1 - emmener de force, arracher, enlever, entraîner, emporter violemment. - 2 - détacher de, ravir, détourner.
               - abripere aliquem de convivio in vincla atque in tenebras, Cic. Verr. 2, 4, 10 : emmener qqn de force du banquet à la prison ténébreuse.
               - arma vi fluminis arrepta, Cæs. BC. 1, 64, 6 : armes emportées par la violence du fleuve.
               - (filium) etiam si natura a parentis similitudine abriperet, Cic. Verr. 2, 5, 12 : (fils) même si la nature l’entraînait à ne pas ressembler à son père.
               - a tribunali abripere, Cic. Verr. 5, 17 : arracher du tribunal.
               - avec dat. pecora litori abrepta Plin. Ep. 8, 20, 8, troupeaux arrachés au rivage.
               - Romulum etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, Cic. Rep. 1, 25 : Romulus, quoique la nature l’ait emporté brusquement vers une fin mortelle.
               - repente te quasi quidam æstus ingenii tui procul a terra abripuit, Cic. de Or. 3, 145 : soudain, pour ainsi dire, le flot impétueux de ton génie t’a entraîné loin du rivage.
               - voluntate omnes tecum fuerunt, tempestate abreptus est unus, Cic. Lig. 12 : tous (les trois) étaient de cœur avec toi : un seul a été écarté par la tempête.

               - se abripere : s’esquiver, se dérober.
               - abripuit sese subito, Plaut. Curc. 597 : il s'est esquivé en un clin d'œil. --- Liv. 22, 6, 10; Suet. Tib. 45.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abrŏdĭætus (habrŏdĭætus), i, m. : l'efféminé (surnom du peintre Parrhasius).
               - gr. ἁϐροδίαιτος.

  • abrōdo, ĕre, rōsi, rōsum : - tr. - enlever en rongeant, détruire en rongeant. --- Varr. R. 2, 9, 13; Plin. 37, 82.

  • abrŏgans, tis, humble. --- Gloss.

  • abrŏgātĭo, ōnis, f. : suppression par une loi d'une autre loi, abrogation. --- Cic. Att. 3, 23, 2.

  • abrŏgātŏr, ōris, m. : celui qui abroge, destructeur. --- Arn. 1, 50.

  • abrŏgātus, a, um : part. passé de abrogo.

  • abrŏgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - supprimer (légalement), annuler, abroger. - 2 - détruire, enlever, supprimer.
               - abrogare : abroger totalement mais derogare : abroger partiellement.
               - huic legi nec obrogari fas est, neque derogari ex hac aliquid licet, neque tota abrogari potest, Cic. Rep. 3, 22 : à cette loi il est criminel de substituer une loi contraire, il n'est permis de l'abroger ni totalement ni partiellement.
               - abrogare legem : abroger une loi.
               - abrogatur legi, Dig. : on abroge la loi.
               - abrogare imperium alicui (alicujus) : retirer à qqn son autorité.
               - si tibi magistratum abrogasset, Cic. Verr. 2, 2, 57 : s'il t'avait retiré ta charge (s'il t'avait destitué). --- Cic. Dom. 83; Off. 3, 10; Q. Fr. 2, 3, 1.
               - abrogare fidem alicui (alicui rei) : enlever le crédit à qqn (à qqch).
               - male fidem servando illis quoque abrogant fidem, Plaut. Trin. 1048 : en tenant mal leur parole, ils ôtent le crédit aux autres. --- Cic. Rosc. Com. 15; id. Ac. 2, 11; Auct. ad Her. 1, 10.
               - nemo nocens sibi ipse pœnas abrogat, Sen. Œt. 899 : nul coupable ne se soustrait au châtiment.
               - plur. n. abrogata, Quint. 1, 6, 20 : des choses abolies.

  • abrōsi : parf. de abrodo.

  • abrōsus, a um : part. passé de abrodo.

  • abrŏtŏnītēs vinum : vin d'aurone. --- Col. 12, 35.
               - gr. ἀϐρο
    τονίτης οἶνος.

  • abrŏtŏnum, i, n., Plin. (abrŏtŏnus, i, m.), Lucr. 4 : aurone [plante médicinale] 
               - qqf  habrŏtŏn-
               - gr. ἀϐρότονον. 

  • abrumpo, ĕre, rūpi, ruptum : - tr. -
            1 - détacher en rompant, arracher, rompre, briser, interrompre brusquement. 
               - abrupti nubibus ignes, Lucr. 2, 214 : les feux violemment détachés des nuages.
               - se abrumpere latrocinio Antonii, Cic. Phil. 14, 31 : s'arracher à la bande de brigands d'Antoine.
               - pars velut abrupta a cetero populo, Liv. 3, 19, 9 : portion en quelque sorte arrachée au reste du peuple.
               - cf. Liv. 28, 14, 20 ; 40, 2, 3.
               - abrumpere ramos, Ov. : détacher des branches (en les brisant).
               - Asiam Europæ abrumpit mare, Plin. : la mer sépare l'Asie de l'Europe.
               - abrumpere vitam a civitate, Tac. : rompre avec sa patrie.
               - abrumpere vincula, Liv. : briser les liens.
               - abrumpere venas, Tac. : ouvrir les veines.
               - medios annos abrumpere, Luc. : interrompre le cours d'une existence.

               - abruptis turbata procellis freta, Virg. G. 3, 259 : les flots bouleversés par la tempête déchaînée. --- cf. En. 12, 451.
               - ingeminant abruptis nubibus ignes, Virg. En. 3, 199 : les feux redoublent en déchirant les nuages.
               - abrupto ponte, Tac. H. 3, 14 : le pont étant brisé.
               - locus retenti lapsu terræ in pedum mille admodum altitudinem abruptus erat, Liv. 21, 36, 2 : le lieu, par suite d'un récent éboulement du sol, s'était effondré à une profondeur d'environ mille pieds.
               - abrumpere somnos, Virg. G. 3, 530 : rompre le sommeil.
               - abrumpere sermonem, Virg. En. 4, 388 : rompre un entretien.
            2 - violer, renoncer à, en finir avec.
               - abrumpere fas omne, Virg. : violer toute justice.
               - abrumpere dissimulationem, 
    Tac. An. 11, 26 : renoncer à la dissimulation, jeter le masque, en finir avec la dissimulation.
               - abrumpere vitam, Virg. En. 8, 579 : mettre fin à sa vie, en finir avec la vie.
               - abrumpere patientiam, Tac. : perdre patience.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem


  • abrūmus, a, um [ab + ruma] : sevré. --- Varr.

  • Abrupolis, is, m. : roi de Thrace. --- Liv. 42, 41, 11.

  • abruptē, adv. :
            1 - brusquement. --- Quint. 3, 8, 6 ; 4, 1, 79.
            2 précipitamment. --- Just. 2, 15, 4.
               - abruptius, Amm. 20, 5, 5.


  • abruptĭo, ōnis, f. [abrumpo] : 
            1 - rupture. --- Cic. Div. 2, 84.
            2 fig. divorce. --- Att. 11, 3, 1.

  • abruptum, i, n. : - 1 - escarpement, précipice. - 2 - gouffre, abîme.
               - abrupta viarum, Luc. 10, 317 : précipices.
               - in abruptum ferri (trahi) : être entraîné dans un gouffre. --- 
    Virg. En. 12, 687 ; Sen. Nat. 6, 1, 8 ; Tac. H. 1, 48.
               - sorbet in abruptum fluctus, Virg. : le flot engloutit dans l'abîme.
               - tractus in abruptum, Tac. : entraîné à sa perte.
               - per abrupta, Tac. Agr. 42 : par les voies périlleuses, par les coups hardis.


  • abruptus, a, um : part. passé de abrumpo. - 1 - détaché violemment, séparé; escarpé, abrupt, qui est à pic. - 2 - inaccessible par le caractère, difficile, intraitable, inabordable. - 3 - brisé entièrement, rompu, interrompu, abandonné.
               - abruptæ ripæ, Plin.-jn. : rives escarpées.
               - abrupta saxa, Tac. : rochers inaccessibles.
               - 
    abrupta contumacia, Tac. An. 4, 20 : une obstination roide.
               - abruptus homo, Treb. : homme inabordable.
               - abruptæ nubes, Virg. : nuages déchirés (par les éclairs).
               - abruptum conjugium, Cat. : mariage rompu.
               - abrupto sidere (sole) : le soleil étant caché (<interrompu>).
               - abrupta studia, Quint. : études abandonnées.
               - sibilus abruptus, Plin. : sifflement saccadé.
               - abruptus sermo : style haché.
               - cf. Sen. Contr. 2, pr. 2; Sen. Ep. 114, 1; Quint. 4, 2, 45 ; 12, 10, 80.

  • abs : c. a (prép.)

  • Absālōm (Absālōn), m. indécl. : Absalon (fils de David).
               - voir hors site : Absalon.

  • Absarum, i, n. (Absarus, i, m.) : l'Absarus (fleuve de Colchide). --- Plin. 6, 12.

  • abscēdentĭa, ĭum, n. : part. n. plur. de abscedo.
            1 - objets qui s'éloignent en perspective. --- Vitr. pr. 11.
            2 - abcès. --- Cels. 5, 18, 21.

  • abscēdo, ĕre, cessi, cessum : - intr. -
               - abscessem = abscessissem Sil. 8, 109.
            1 - se retirer, s'éloigner, s'en aller.
               - abscede, Plaut. Aul. 55 : va-t'en (retire-toi). ---  cf. Liv. 26, 7, 1; 45, 11, 1.
               - somnus abscessit, Ov. F. 3, 307 : le sommeil s'en est allé.
               - metus abscessit, Tac. H. 4, 76 : la crainte est partie.
               - abscedere a curia, e foro, Liv. : quitter le sénat, le forum.

               - æquis manibus abscessum est, Tac. An. 1, 63 : on se sépara avec un avantage égal.
               - sol abscedit, Plin. : le soleil se couche.
               - abscedere ab aliquo, Liv. 37, 53, 18 : s'éloigner de qqn.
               - abscedere ab urbe, Liv. 3, 8, 8 : s'éloigner de la ville
               - a Capua abscedere, Liv. 26, 1, 2 : s'éloigner de Capoue [environs].
               - Regio abscedere, Liv. 24, 1, 12 : s'éloigner de Regium.
               - Armeniā abscedere, Tac. An. 13, 7 : quitter l'Arménie.
               - civilibus muneribus abscedere, Liv. 9, 3, 5 : se tenir à l'écart des fonctions civiles.
               - e foro abscedere, Liv. 27, 50, 4 : s'éloigner du forum.
               - e conspectu abscondere, Plaut. Cap. 434 : s'éloigner de la vue.
               - abscedere : s'éloigner en perspective. --- Vitr. 1, 2, 2.
            2 - renoncer à, abandonner.  
               - abscedere irrito incepto, Liv. 20, 7, 1 : renoncer à un projet qui a échoué.

               - abscedente usufructu, Dig. 7, 1, 3, § 2 : l'usufruit perdu.         
               - ab obsidione abscedere, Liv. 27, 43, 1 (obsidione abscedere, Liv. 36, 35, 1) : renoncer au siège, abandonner le siège.
               - custodiā loniæ abscedere, Liv. 37, 25, 2 : abandonner la garde de l'Ionie.
            3 - se former en abcès.
               - Cels. 2, 7, etc.
            4 - s'en aller, se retrancher, diminuer [opposé à accedere, s'ajouter].
               - cf. Sen. Ep. 72, 7; Ben. 4, 40, 5.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • abscessĭo, ōnis, f. :  
            1 - action de s'éloigner, éloignement. --- Cic. Tim. 44.
            2 séparation, apostasie (gr. ἀποστασία). --- Eccl.

  • abscessūrus, a, um : part. fut. de abscedo.

  • abscessŭs, ūs, m. : 
            1 - acte de s'éloigner, éloignement.
               - Cic. Nat. 1, 24; Virg. En. 10, 444.
            2 - départ.
               - Tac. An. 14, 49.
            3 - absence.
               - Tac. An. 4, 57 ; 6, 38.
            4 - retraite.
               - Tac. An. 12, 33.
            5 - abcès.
               - Cels. 2, 1, etc.

  • abscidi :
            1 - abscīdi : parf. abscido.
            2 - abscĭdi : parf. de abscindo.

  • abscīdo, ĕre, cīdi, cīsum [abs + cædo] : 
            1 - séparer en coupant, trancher.
               - caput abscidere, Cic. Phil. 11, 5 : trancher la tête.
               - cf. Liv. 31, 34, 5; Cæs. BG. 3, 14, 7; 7, 73, 2.
            2 fig. séparer.
               - abscisus in duas partes exercitus, Cæs. BC. 3, 72 : l'armée scindée en deux parties.
               - hostium pars parti abscisa erat, Liv. 8, 25, 5 : une partie des ennemis se trouvait isolée de l'autre.
               - abscisa aqua, Liv. 41, 11, 4 : eau détournée [par une saignée].
            3 retrancher, enlever [l'espoir, un appui].
               - Liv. 35, 45, 6; Tac. H. 3, 78.
            
       - nos omnium rerum respectum præterquam victoriæ nobis abscidamus, Liv. 9, 23 : n'ayons en vue rien d'autre que la victoire.


  • abscindo, ĕre, scĭdi, scissum : - tr. -
            1 - séparer en déchirant, arracher, enlever, couper, séparer. 
               - alicujus tunicam a pectore abscindere, Cic. Verr. 5, 3 : arracher à qqn sa tunique de la poitrine. --- cf. Virg. En. 5, 685.
               - [poét.] flaventes abscissa comas, Virg. En. 4, 590 : ayant arraché ses cheveux blonds.
               - eodem ferro venas abscindere, Tac. An. 16, 11 : s'ouvrir les veines du même fer.
               - abscindere plantas de corpore matrum, Virg. G. 2, 23 : arracher les rejetons de la souche maternelle.
               - Hesperium Siculo latus abscindere, Virg. En. 3, 417 : arracher de la Sicile le flanc de l'Italie. --- cf. Horr. 0. 1, 3, 21.
            2 - séparer. 
               - inane abscindere soldo, Hor. S. 1, 2 : séparer le vide du plein (l'apparence de la réalité).
            3 - ôter, supprimer, empêcher. 
               - reditus abscindere dulcis, Hor. Ep. 16, 35 : empêcher un heureux retour.

  • abscīsē, adv. : d'une manière concise. --- V.-Max. 3, 7, 6.

  • abscīsĭo, ōnis, f. :
            1 - action de retrancher. --- Aug. Civ. 7, 27, 2.
            2 [rhét.] réticence. --- Her. 4. 67.
            3 [gram.] apocope. --- Diom. 1, 452, 26.

  • abscissĭo, ōnis, f. : action d'arracher. --- Ambr. Pæn. 10.
               - mot d'existence douteuse ; peut-être faut-il rétablir abscisio.         

  • abscissus, a, um : part. passé de abscindo. - 1 - arraché, séparé. - 2 - raide, sévère, rigoureux.
               - caput abscissum, Hor. : tête détachée du tronc.
               - abscissus vocis sonus, Scrib. : extinction de voix.
               - abscissa oratio, Plin.-jn. : style haché.

  • abscīsus, a, um :
            1 - part. passé de abscido
               - spe undique abscisā, Liv. : tout espoir étant perdu.
            2 abrupt, taillé à pic.
               - Liv. 32, 5, 12 ; 44, 6, 8 ; Sen. Ep. 70, 21.
               - saxum undique abscisum, Liv. 32, 4, 5 : rocher taillé à pic de tous côtés. --- Liv. 32, 25, 36; 32, 5, 12.
            3 - [en parl. du style] écourté, tronqué.
               - Quint. 9, 4, 118 ; Plin. Ep. 1,20,19.
            4 - fig. raide, intraitable, inaccessible.
               - Sen. Clem. 1,
     2, 2.
               - abscisior justitia, V.-Max. 6,
     5, 4 : justice trop rigoureuse.


  • abscondi (abscondĭdi) : parf. de abscondo.

  • abscondĭtē, adv. : 
            1 - d'une manière cachée, secrètement. --- Vulg.
            2 - fig. d'une manière enveloppée. --- Cic. Inv. 2, 69.
            3 - d'une manière profonde. --- Cic. Fin. 3, 2.

  • abscondĭtĭo, ōnis, f. : action de se cacher. --- Eccl.

  • abscondĭtŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Tert. Marc. 4, 25.

  • abscondĭtus, a, um :
            1 - part. de abscondo.
            2 adjt, caché, invisible. --- Cic. Phil. 2, 108.
            3 fig. ignoré, secret, mystérieux. --- Cic. Verr. pr. 32 ; Cat. 3, 3.

  • abscondo, ĕre, abscondĭdi (abscondi), abscondĭtum (qqf. absconsum) : - tr. -
               - (Lebaigue P. 7-9)
               - abscondidi Plaut. Merc. 360, etc. ; abscondi à partir de Sén. le rhét. ; absconsus Tert. et décad.
            1 - placer loin des regards, cacher loin de, dérober à la vue.
               - fumus absconderat cælum, Virg. : la fumée avait dérobé le ciel aux yeux.
               - protinus āĕrias Phæacum abscondimus arces, litoraque Epiri legimus, Virg. En. 3, 291 : en allant plus loin, nous perdons de vue les hauteurs des Phéaciens et nous longeons les rivages d'Epire.
               - pueritiam abscondimus, Sen. Ep. 70 : nous laissons l'enfance derrière nous.
               - abscondere furto  fugam, Virg. En. 4, 337 : cacher sa fuite comme un voleur.
               - absconde te in otio, sed et ipsum otium absconde, Sen. Ep. 7, 68, 1 : cachez-vous dans la retraite, mais, en même temps, cachez votre retraite.
               - passif  abscondi, 
    Virg. G. 1, 221 : se coucher (astre).
               - absconditur stella, Plin. : une étoile se couche.

            2 - au fig. cacher, dissimuler.
               - Cic. Amer. 121 ; Sen. Ben. 2, 10, 4 ; Ir. 3, 36, 3 ; Ep. 84, 7 ; Tac. An. 13, 16 ; H. 3, 68.

               - abscondere aliquid in terram, Col. : cacher qqch dans la terre.
               - abscondere telum in ære, Sil. : *cacher un trait dans l'air* = lancer un trait à perte de vue.
               - abscondere dolorem, Tac. : renfermer sa douleur.
               - absol. abscondere, Apul. M. 6, 12 : se cacher.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absconsē, adv. : en secret. --- Hyg. Fab. 184; Firm. Math. 2, 2. 

  • absconsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Eccl.

  • absconsŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Firm. Math. 3, 8.

  • absconsus, a, um : part. passé de abscondo
               - 
    in absconso, Aug. 18, 32 : en secret. 

  • absectus, a, um [seco] : séparé. --- Cod. J. 12, 33, 5.

  • absegmen, ĭnis, n. [seco] : segment, fragment. --- Fest. 242.

  • absens, entis, part.-adj. de absum :  - 1 - absent. - 2 - qui ne se porte pas candidat.
               - abl. absenti Plaut. Amp. 826; Men. 492; Mil. 1341; gén. absentum Plaut. Stich. 5 II absente nobis, Ter. Eun. 649; Afran. Tog. 6 : en mon absence, cf. Non. 76.
               - me absente : en mon absence.
               - te præsente absente, Ter. Eun. 5, 8, 29 : en ta présence ou en ton absence.
               - absens in Lucanis, Nep. : se trouvant (loin de là) en Lucanie.
               - versus absentes dicere, Gell. : réciter des vers de mémoire.
               - absentes comæ, Mart. : faux cheveux.
               - mente atque sensu absentissimus, Aug. Conf. 4, 4 : qui a presque perdu sa connaissance et l'usage des sens.
               - tribunos absentes facere, Liv. : nommer des tribuns qui n'ont pas brigué cette charge.
               - absentissimus, Aug. Conf. 4, 4.

  • absentatio, ōnis, f. : absence. --- [décad.]

  • absentĭa, æ, f. : absence.
               - Cic. Pis. 37; Att. 14, 13 a, 1; Sen. Helv. 15, 3; Quint. 5, 7, 1.

  • absentĭum, ĭi, n. : c. absinthium.

  • absentīvus, a, um : absent depuis longtemps, qui arrive en retard. --- Petr. 33.

  • absento, āre : 
            1 - tr. - éloigner, bannir. 
             - Ps. Cypr. Sing. cler. 30; Cod. Th. 12, 1, 84.
            2 - intr. - être absent.
               - 
    Alcim. Ep. 72; 74.

  • absīda, æ, f. : c. absis.
               - Aug. Ep. 23, 3; P. Nol.  Ep. 12, 17.

  • absīdātus, a, um : arqué, voûté. --- Cass. 4, 51.
               - absīdāta, æ, f. : Inscr. voûte.

  • Absilæ, ārum, m. : peuple du Pont. --- Plin. 6, 14.

  • absĭlĭo, īre, līvi (lŭi) [ab + salio] :  intr. -
            1 - sauter loin de, s'éloigner par des sauts. --- Lucr. 6, 1217.
            2 - sauter, rebondir. --- Stat. Th. 10, 87, 9.
               - tr. - 
    nidos absilire, Stat. Th. 6, 98 : sauter hors des nids.

  • absim, is, it, etc. : subj. prés. de de absum.

  • absĭmĭlis, e, non semblable, différent.
               - non absimilis alicui, Suet. : qui ressemble à qqn.
               - non absimilis Tiberio principi fuit, Suet. Oth. 1 : il ressemblait tout à fait à l'empereur Tibère.
               - falces non absimili forma muralium falcium, Cæs. BG. 3, 14, 5 : des faux ayant absolument la forme des faux murales.

  • absinthĭācus, a, um : d'absinthe. --- Th.-Prisc. 2, 2, 16.

  • absinthĭātus, a, um : qui contient de l'absinthe. --- Sen. Suas. 6, 16.
               - absinthiatum (s.-ent. vinum) : vin d'absinthe. --- Pall. 3, 32.

  • absinthītēs, æ, m. : vin d'absinthe.
               - Col. 12, 35; Plin. 14, 19.
               - gr. ἀψινθίτης (s.-ent. οἶνος).

  • absinthĭum, ĭi, n. :  absinthe (plante amère). 
               - gr. ἀψίνθιον.
               - Lucr. 1, 935; 2, 400; Varr. R. 1, 57 ; Quint. 3, 1, 5; Plin. 27, 7, 28 sq.; Cato, R. R. 159;  Col. 12, 35; Plaut. Trin. 4, 2, 90.

  • absinthĭus, ĭi, m. : absinthe. --- Varr. Men. 440.

  • absis, ou mieux apsis, īdis, f. : 
            1 - arc, voûte. --- Plin. Ep. 2, 17, 8.
            2 - course d'une planète. --- Plin. 2, 63.
            3 - assiette. --- Dig. 34, 2, 19.
            4 - chœur d'une église. --- Eccl.

  • absisto, ĕre, abstĭtī : - intr. -
            1 - s’éloigner de. 
               - ab aliqua re absistere, Cæs. BG. 5, 17, 2 : s'éloigner de qqch.
               - vestigiis hostis absistere, Liv. 27, 42, 17 : s'éloigner des traces de l'ennemi, perdre les traces de l'ennemi.
               - poét. ab ore scintillæ absistunt, Virg. En. 12, 102 : des étincelles jaillissent de son visage
            2 cesser de, renoncer à.
               - avec abl. oppugnatione absistere, Liv. 44, 12, 7 : renoncer au siège.
               - incepto absistere, Liv. 25, 5, 5 :  abandonner une entreprise. --- cf. Liv. 21, 6, 8 ; 24, 10, 15 ; etc.
               - absistere continuando magistratu, Liv. 9, 34, 2 : cesser de maintenir sa charge, de se maintenir en charge. --- cf. 29, 33, 8.
               - avec inf.  Liv. 7, 25, 5; 32, 35, 7; 36, 35, 4.
               - absiste moveri, Virg. En. 6, 399 : cesse de te troubler.
               - absiste viribus indubitare tuis, Virg. En. 8, 403 : cesse de douter de ta force.

            3 - [abst] s'arrêter, cesser.
               - Virg. En. 1, 192 ; Liv. 31 8, 2 ; 36, 45, 3 ; 44, 39, 9.
               - absistamus, Virg. En, 9, 355 : tenons-nous-en là.

               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absĭtus, a, um : éloigné. --- P. Nol. Carm. 21, 405.

  • absŏcĕr, ĕri, m. : bisaïeul du mari ou de la femme, grand-père du beau-père. --- Capit. Gord. 2.

  • absŏlesco, ĕre : - intr. - Tert. tomber en désuétude.

  • absŏlūbīlis, e : qui résout une question. --- Ambr. Psalm. 118, 12, 7.

  • absŏlūtē, adv. :
            1 - d'une façon achevée, parfaite.
               - Cic. Ac. 2, 55; Tusc. 4, 38 ; Or. 227.
               - absolutius, Plin. Ep. 4, 27, 2.
               - absolutissime, Her. 2, 28.
            2 d'une façon générale.
               - Tert. Or 21, etc.
            3 gram. absolument.
               - Prisc.; Don. And. 817; Eun. 459 ; Ad. 49; Phorm. 52.

  • absŏlūtĭo, ōnis, f. [absolvo] : 
            1 - acquittement.
               - Cic. Clu. 74 ; Font. 36 ; Cat. 3, 9.
               - absolutio majestatis, Cic. Fam. 3, 11, 1 : acquittement sur le chef de lèse-majesté.

            2 acquittement d'une dette, décharge, quittance.
               - Dig. 46, 4, 1.

            3 - achèvement, perfection.
               - Cic. de Or. 1, 130 ; Br. 137 ; Fin. 5, 38.
            4 rhét. exactitude [revue complète des genres relatifs à une cause].
               - Cic. Inv. 1, 32.


  • absŏlūtīvē, adv. :
            1 d'une façon absolue, précise. --- Charis. 263, 8. 
            2 - gram. au positif. --- Char. 114, 33.

  • absŏlūtīvus, a, um : absolu [opp. à relativus]. --- Serv. En. 10, 18.

  • absŏlūtŏr, ōris, m. : qui absout. --- Cass. 11, præf.

  • absŏlūtōrĭus, a, um :
            1 - qui acquitte.
               - Sen. Contr. 6, 5; Ascon. Mil. p. 55 B; Suet. Aug.
            2 qui délivre de.
               - absolutorium (s.-ent. remedium) ejus mali, Plin. 
    28, 63 : remède souverain pour ce mal.

  • absŏlūtus, a, um :

            1 - part. passé de absolvo.

            2 - part.-adj.
            a - achevé, parfait.
               - Cic. Off. 3, 14 ; de Or. 3, 84 ; Or. 17 ; 182 ; Nat. 2, 34.
               - opus inchoatum, prope tamen absolutum, Cic. Off. 3, 7 : œuvre commencée et qui pourtant touche à sa fin.
            b - complet, qui forme par soi-même un tout.
               - Cic. Inv. 1, 17 ; Part. 94 11.
               - gram. nomen absolutum, Prisc. 2, 59, 24 : nom qui a un sens complet par lui-même.
               - verbum absolutum  : verbe pris absolument [sans complém. d'aucune sorte]. --- Prisc. 2, 375, 10.
               - ou verbum absolutum : qui exprime l'action complète [opp. à inchoatif, itératif ]. --- Diom. 1, 343, 29.
               - adjectivum, participium absolutum, Serv. En. 2, 26 : adjectif, participe employé seul, sans substantif.
               - [en parl. du positif des adj. et adv. (opp. à compar., superl.)] : Quint. 9, 13, 19; Gell. 5, 21, 13; Prisc.; Diom.
               - [en parl. du parfait dans les verbes] : Capel. 3, 314; Char., Diom.
               - absolutior, Plin. 33, 66, etc.; Plin. Ep. 3, 106.
               - absolutissimus, Tim. 12; Her. 2, 28; Plin. Ep. 1, 20, 10, etc.

  • absolvo, ĕre, solvi, sŏlūtum : - tr. -
            1 détacher, délier, dégager, laisser libre.  
               - Apul. M. 9, 22 ; 11, 16, etc. 
               - vinclis absoluti, Tac. An. 12, 37 : dégagés de leurs fers.
               - lingua absoluta gutture, Plin. 11, 172 : langue détachée du gosier.
               - te absolvam brevi, Plaut. Ep. 466 : je t'expédierai promptement (j'en aurai vite fait avec toi). --- cf. Aul. 520 ; Ps. 1231.
            2 dégager de, délier de, débarrasser de.
               - ab aliquo se absolvere, Cic. Com. 36 : se libérer au regard de qqn.
               - aliquem cura absolvere, Sall. Macr. 19 : débarrasser qqn d'un souci.
               - absolvere aliquem, Plaut. Most. 652, payer qqn. --- cf. Ep. 631 ; Ter. Ad. 277.
            3 acquitter, absoudre.
               - Cic Clu. 105; Tusc. 1, 98 ; Verr. 2, 74.
               - omnibus sententiis absolvi, Cic. Verr. 4, 100 : être acquitté à l'unanimité des suffrages.
               - majestatis absolvi, Cic. Clu 116 : être acquitté du chef de lèse-majesté.
               - capitis absolvi, Nep. Mill. 7, 6 : être acquitté d'une accusation capitale. --- cf. Paus. 2, 6.
               - improbitatis absolvi, Cic. Verr. 1, 72 : être absous du grief de malhonnêteté.
               - cf. Tac. An. 3, 78 ; 4, 13 ; 13, 30.
               - ambitu absolvi, Cic. Cæl. 78 : être absous du chef de brigue.
               - crimine absolvi, Liv. 8, 22 3 : être absous d'une accusation.
               - cæde hostis se absolvere, Tac. G. 31 : se racheter par le meurtre d'un ennemi.   
               - cf. Tac. An. 1, 74 ; 13, 21.
               - absolvere aliquem suspicione regni, Liv. 2, 8, 1 : absoudre quelqu'un du soupçon d'aspirer à la royauté.
               - de prævaricatione absolutus, Cic. Q. 2, 16, 3 : absous du chef de prévarication.
               - absolvere aliquem peccato, Liv. 1, 58, 10 : absoudre qqn d'une faute.
               - se absolvere, Sen. Ir. 1, 14, 3 : s'absoudre.
               - fidem absolvere, Tac. H. 2, 60 : absoudre la fidélité. --- cf. Sen. Ben. 3, 6, 2. 
            4 - achever [des labours, un édifice, un sanctuaire].
               - qui properat nimium, res absolvit serius, P. Syr. : qui veut faire trop vite achève trop tard. --- Varr. R. 1, 32, 1; Cic Off. 3, 33; Att. 12, 19, 1.
               - Catone absoluto, Cic. Or. 35 : mon Caton [de Senectute] étant achevé.
               - absolvi beata vita sapientis non potest, Cic. Fin. 2, 105 : la vie heureuse du sage ne peut se parachever.
               - paucis verum absolvere, Sall. C. 38, 3 : dire toute la vérité en peu de mots.
               - cf. Sall. J. 17, 2; 33, 12, 2.
            5 - absol. achever un développement, un exposé.
               - uno verbo absolvere, Plaut. Rud. 653 : dire tout d'un mot.
               - absolvere de Catilinæ conjuratione paucis, Sall. C. 4, 3 : sur la conjuration de Catilina faire un exposé complet en peu de mots. 
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem    

     
  • absŏnans, antis : contraire, opposé. --- Instit. 2, 25.

  • absŏnē, adv. : 
            1 - d'une voix fausse. --- Apul. Apol. 5.
            2 - de façon absurde, sans rime ni raison. --- Gell. 15, 25, 1.

  • absŏno, āre : - intr. - détonner. --- Ter.-Maur. 2024.

  • absŏnus, a, um : 
            1 - qui n'a pas le son juste, faux.
               - Cic. de Or. 3, 41; 1, 115.
               - littera absona, Quint. 12, 10, 32 : lettre ayant un son désagréable.
            2 - discordant, inharmonieux; qui ne s'accorde pas avec.
               - Gell. 13, 21, 12 ; Apul. M. 8, 26.
               - absonus alicui rei, Liv. 1, 15, 6 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
               - ou absonus ab aliqua re Liv. 7, 2, 5 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
                - nihil absonum fidei divinæ originis fuit, Liv. : rien ne démentit la croyance qu'on avait dans la divinité de son origine.
               - absona, ōrum, n. Gell. : des absurdités.

            3 - choquant, qui détonne.
               - Quint. 6, 3, 107.

  • absorbĕo, ēre, bŭi, sorptum : - tr. - absorber, avaler, engloutir.
               - parf. absorpsi, Luc. 4, 100; Macr. S. 5, 1, 8.
               - hunc quoque absorbuit æstus quidam insolitæ adulescentibus gloriæ, Cic. Br. 81 : lui aussi se laissa prendre dans le tourbillon d'une gloire qui n'est pas d'habitude réservée aux jeunes gens.
               - tribunatus quodam modo absorbet orationem meam, Cic. Sest. 13 : son tribunat pour ainsi dire absorbe (accapare) mon discours. 
               - ad tribunatum, qui ipse ad sese jam dudum vocat et quodam modo absorbet orationem meam, Cic. Sest. 6,  13 : le tribunat de Sextius m'appelle, il y a déjà quelque temps, et doit remplir, en quelque sorte, mon discours (= je suis obligé de ne parler que de cela).
               - oceanus vix videtur tot res tam cito absorbere potuisse, Cic. Phil. 2, 27, 67 :  l'océan paraît à peine avoir pu engloutir tant d'objets. --- Hor. S. 2, 8, 24.

  • absorbĭtĭo, ōnis, f. : action d'absorber, action d'engloutir. --- Aug. Serm. 162, 2.

  • Absoris, is ou idis, f. : c. Absoros. --- Hyg. F. 23.

  • Absoritānus, i, m. : habitant de l'île d'Absoros. --- Hyg. F. 26.

  • Absoros, f. : île de l'Adriatique [Ossero]. --- Mel. 2, 114.

  • absorptĭo, ōnis, f. : c. absorbitio. --- Hier. Psalm 140.

  • absorptus, a, um : part. de absorbeo.

  • Absortĭum, ĭi, n. : c. Absoros. --- Plin. 3, 140.

  • absp... : v.  asp...

  • absque :
               - (Lebaigue P. 7-9).

            1 - absque, prép. + abl. (surtout ante-class. et post-class.) : 
               - apsque Plaut. Trin. 832, 1127.
            a - sans.  
               - absque te : sans toi.
               - avec le subj. de esse et ellipse de si - absque me esset : < si cela était arrivé sans moi > = sans moi.
               - absque te esset, hodie non viverem, Plaut. Men. 1022 : si les choses s'étaient passées sans toi [= sans toi], aujourd'hui je ne serais pas vivant.
               - absque me foret et meo præsidio, hic faceret te prostibilem, Plaut. Pers. 836 : sans moi et sans mon secours, il aurait fait de toi une prostituée.

               - quam fortunatus ceteris sum rebus, absque una hac foret, Ter. Hec. 601, comme je suis heureux en toutes choses, n'était celle-ci seule.

               - absque sententi
    ā : sans un avis, sans jugement, sans motif.
               - absque præjudicio, Gell. : sans préjudice.
            b - sauf, excepté.
               - absque paucis syllabis, Gell. 13 : excepté quelques syllabes, à quelques syllabes près.
               - 
    qqf. adv. absque cum, Capel. 3, 280 : excepté quand.
            c en dehors de, loin de [local].
               - Apul. Apol. 55.


            2 - absque = et abs. --- 
    cf. Macr. S. 3, 9, 8.

  • abstantĭa, æ, f. : distance, éloignement. --- Vitr. 9, 1, 11.

  • abstēmĭus, a, um : 
               - abs  + *temum, cf. Quint. 1, 7, 9; Gell. 10, 23, 1; Porph. Hor. Ep. 1, 12, 7.
            1 - qui s'abstient de vin.
               - cf. gr. 
    ἄοινος

               - vina fugit gaudetque meris abstemius undis, Ov. M. 15, 323 : (quiconque...) déteste le vin, s'en abstient et aime l'eau pure.
               - 
    Lucil. d. Non. 68, 30; Varr. d. Non.
            2 - sobre, tempérant, modéré.
               - abstemius alicujus rei : qui s'abstient de qqch. --- 
    Hor. Ep. 1,12, 6 ; Plin. 22, 115.
            3 - à jeun.
               - 
    Aus. Idyll. præf. 11.

     
  • abstensŭs, ūs, m. : action de s'abstenir de. --- Plac. Med. 30, 3.

  • abstentĭo, ōnis, f. :
            1 - action de s'abstenir de. --- Aug. Ep. 196, 1, 3.
            2 suppression. --- C.-Aur. Acut. 3, 11, 103.

  • abstentus, a, um : part. passé de abstineo.

  • abstergĕo, ēre, tersi, tersum : - tr. -
               - formes de la 3e conj. abstergo SCRIBONIUS LARGUS, 288 II parf. sync. abstersti Catul. 99, 8.
            1 - enlever en essuyant, essuyer.
               - Cic. Phil. 14, 34, Liv. 1, 41, 5; 3, 26, 10.
            2 - fig. effacer, balayer, dissiper [la douleur, les ennuis, etc.].
               - Cic. Tusc. 3,43 ; CM 2; Top. 86; Q, 2, 8, 3 ; Fam. 9, 16, 9.
               - fletum abstergere, Cic. : essuyer les larmes.
               - dolorem abstergere, Q. Fr. 2, 9 : chasser la douleur.
               - omnes senectutis molestias abstergere, Cic. : chasser tous les ennuis de la vieillesse.
               - metum abstergere, Cic. : dissiper la crainte.
               - suspicionem abstergere, Cic. : dissiper le soupçon.

            3 - emporter, balayer.
               - everrite ædes, abstergite araneas, Titin. : balayez la maison, enlevez les toiles d'araignées.
               - remos abstergere, Curt. 9, 9, 16 : balayer les rames (les briser).

  • abstergo : v. abstergeo.

  • absterno, ĕre : - tr. - rejeter, repousser. --- Gloss.

  • absterrĕo, ēre, terrŭi, terrĭtum : - tr. - détourner (par la crainte), chasser.
               - 
    absterrere ab aliqua re, Cic Verr. 2, 142 : détourner de qqch.
               - Cic. Planc. 66 ; Liv. 23, 1, 11.
               - absterrere de aliqua re, Plaut. Truc. 251 : écarter de qqch.
               - absterrere vitiis, Hor. S. 1, 4, 128 : détourner des vices.
               - absterrere bello, Tac. An, 12, 45 : détourner de la guerre.
               - absterrere homines a pecuniis capiendis, Cic. Verr. 2, 2, 58 : détourner les hommes de recevoir de l'argent.
               - cf. Hor. S. 2, 5, 83; Liv. 5, 41; Suet. Cæs. 20.

               - absterrere ne : détourner de, empêcher de. --- Plaut. Most. 421.
               - non absterreri potuit quin : on ne put le détourner de. --- Val.-Max. 4, 5, 6.
               - absterrere aliquid alicui : refuser qqch à qqn. --- Lucr. 4, 1064 ; 1233.
               - absterrere hostem, Liv. 27, 28, 12 : chasser l'ennemi.
               - cf. Liv. 2, 35, 5 ; Sen. Marc. 17, 6 ; Tac. An. 13, 44.


  • absterritus, a, um : part. de absterreo.

  • abstersi : parf. de abstergeo.

  • abstersĭo, ōnis, f. : action d'essuyer. --- M.-Emp. 22.

  • abstersus, a, um : part. passé de abstergeo.

  • abstĭnax, ācis : habitué à l'abstinence. --- Petr. 42.

  • abstĭnens, entis :
            1 - part.-adj. de abstineo.
               - abstinentior Aus. 419, 66.
            2 qui s'abstient, retenu, modéré, réservé.
               - Cic. Off. 1, 144 ; Q. 1, 1, 32
    .
               - abstinentissimus rebus venereis, Col. : absolument chaste.
               - abstinens Jupiter fuit in Thetide, Lact. : Jupiter contint sa passion à l'égard de Thétis.

            3 - indifférent, désintéressé.
               - sociis abstinens, Cic. Planc. 26 : intègre à l'égard des alliés.
               - avec gén. abstinens pecuniæ, Hor. 
    O. 4, 9, 37 : indifférent à l'argent, désintéressé.
               - alieni abstinentissimus, Plin. Ep. 6, 8, 5 : tout à fait désintéressé du bien d'autrui.

  • abstĭnentĕr, adv. : avec désintéressement.
               - Cic. Sest. 37 ; Sen. Brev. 18, 3.
               - abstinentius, Aug. Manich. 2, 13.

  • abstĭnentĭa, æ, f. : 
            1 action de s'abstenir, retenue, réserve.
               - Cic. Att. 5, 15, 2 ; Sall. C. 3, 3 ; Nep. Ages. 71.
               - avec gén. abstinentia alicujus rei, Sen. Contr. 2, 1, 24 : acte de s'abstenir de qqch. --- cf. Ep. 108, 16.  
            2 - désintéressement.
               - Cic. Off 2 77 ; Sest. 7 ; Tusc. 3, 16 ; Sall. C. 54, 5 ; Nep. Arist. 1 2 ; 3, 2. 
            3 - abstinence, continence.
               - Sen. Ir. 1, 6, 2 ; Quint. 2, 2, 4.
               - vitam abstinentia finire, Tac. An. 4, 35 : se laisser mourir de faim.
            4 - méd. rétention.
               - C.-Aur. Chron. 3, 8, 108.

  • abstĭnĕo, ēre, nŭi, tentum [abs + teneo] : 
               - tr. -   
            1 - tenir éloigné de, maintenir loin de.
               - abstinere ab aliquo manum, Plaut. Amp. 340 ; manus Cic. Verr. 1, 93 : tenir sa main, ses mains éloignées de qqn, s'abstenir de toucher à qqn.
               - abstinere ab aliqua re, Cic. Verr. 4, 71, s'abstenir de toucher à qqch.
               - abstinere a Siculorum argento cupiditatem aut manus, Cic. Verr. 4, 34 : éloigner de l'argenterie des Siciliens sa convoitise ou ses mains.
               - cf. Cic. de Or. 1, 194 ; Att. 3, 7, 2 ; Liv. 9, 5, 6.
               - abstinere manus a se, Cic. Tusc. 4, 79 : ne pas tourner ses mains contre soi-même, s'épargner.
               - accepta clades Latinos ne ab legatis quidem violandis abstinuit, Liv. 2, 22, 4 : la défaite essuyée ne détourna même pas les Latins d'outrager les ambassadeurs.
               - cf. Liv. 4, 59, 8; 39, 25, 10.
               - ab æde ignem abstinere, Liv. 7, 27, 8 : écarter le feu du temple.
               - cf. Liv. 22, 23, 4 ; 26, 24, 12, etc.
               - eorum populorum finibus vim abstinere, Liv. 8, 19, 3 : s'abstenir de toute violence contre ces pays.
               - direptione militem abstinere, Liv. 38, 23, 2 : tenir le soldat éloigné du pillage. --- cf. 8, 21, 18.
               - Æneæ Antenorique omne jus belli abstinere, Liv. 1, 1, 1 : s'abstenir d'user de tous les droits de la guerre [pour] à l'égard d'Enée et d'Anténor.
               - abstinere sermonem de aliqua re, Plaut. Most. 897 : se dispenser de parler de qqch. --- cf. Ter. Haut. 373.
               - réfléchi se abstinere ab aliqua re, Cic. Fin. 2, 71 : s'abstenir de qqch.
               - cf. Cic. Ac. 2, 55 ; Sen. Ir . 3, 8, 8.
               - se abstinere nefario scelere, Cic. Phil. 2, 5 : s'abstenir d'un crime abominable.
               - cf. Cic. Fin. 3, 38; Div. 1, 102 ; Liv. 22, 25, 12, etc.
               - absol. se abstinere, Liv. 3, 11, 4 : se tenir à l'écart.
               - se abstinere : s'abstenir de nourriture. --- Varr. R. 2, 9, 10 ; Cels. 3, 15.
               - intr. -
            2 s'abstenir de, se tenir à l'écart de.
               - prœlio abstinere, Cæs. BG. 1, 22, 3 : s'abstenir de combattre.
               - faba abstinere, Cic. Div. 2, 119 : s'abstenir des fèves.
               - curiā abstinere : s'abstenir de venir à la curie.
               - publico abstinuit, Suet. Claud. 36 : il s'abstint de paraître en public.
               - prænomine Imperatoris abstinuit, Suet. Claud, 12 : il refusa le prénom d'Imperator.
               - cibo omni aut potu abstinere : s'abstenir de toute nourriture et de toute boisson (observer une diète absolue).

               - nec meo nomine abstinent, Cic. Rep. 1, 6 : ils ne s'abstiennent pas de parler de moi, de me critiquer.
               - cf. Cic. Off. 3, 72 ; Sall. J. 64, 5 ; Liv. 2, 56, 7 ; 21, 5, 9, etc.
               - abstinere a mulieribus, Cæs. BG. 7, 47, 5 : épargner les femmes.
               - cf. Cic. de Or. 3, 171; Liv. 3, 36, 7 ; 5, 21, 13.
              - ne ab obsidibus quidem ira belli abstinuit, Liv. 2, 16 : (*la colère de la guerre ne se tint pas même éloignée des otages*), la colère des vainqueurs n'épargna même pas les otages.
               - abstinere ne a legatis quidem violandis, Liv. 39, 25, 10 : ne s'abstenir même pas d'outrager les ambassadeurs. --- cf. 5, 21, 13, etc.
               - abstinere a voluptatibus, Cic. Tusc. 5, 94 : s'abstenir des plaisirs. --- cf. Part. 77.
               - a cibo abstinere, Cels. 1, 3 : s'abstenir de nourriture.
               - avec gén. Hor. O. 3, 27, 69; Apul. Apol. 10.
               - avec inf. Plaut. Curc. 180 ; Mil. 1309 ; Suet. Tib. 23.
               - non abstinere quin : ne pas s'abtenir de.
               - Plaut. Bac. 915 ; Liv. 2, 45, 10; Suet. Tib. 44; 72.
               - non abstinere quominus : ne pas s'abstenir de. --- Tac. An. 13, 4; Suet. Gram. 3.
               - ægre abstinent quin castra oppugnent, Liv. 2, 45, 10 : ils ont peine à s'abstenir d'attaquer le camp.
               - absol. abstinere : s'abstenir.
               - Plaut. Aul. 344 ; Men. 166 ; Virg. En. 2, 534 ; Liv. 40, 21, 4.
               - abstinere debet æger, Cels. 2, 12, 2 : le malade doit s'abstenir de manger, le malade doit jeûner. 
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • abstĭtī : parf. de absisto et de absto.

  • absto, āre, abstĭtī : - intr. - être éloigné, être placé à distance. --- Hor. P. 362
               - abstandus est, 
    Plaut. Trin 263 : on doit le tenir à l'écart.

  • abstollo, ĕre : - tr. - enlever. --- Ps. Ambr. Serm. 18, 3.

  • abstractĭo, ōnis, f. : - 1 - enlèvement. --- Dict. 1, 4. - 2 - abstraction. --- Boet. Anal. post. 1, 14.

  • abstractus, a, um : - 1 - part. passé de abstraho. - 2 - part.-adj. abstrait. --- Isid. 2, 24, 14.
               - quantitas abstracta, Cass. : quantité abstraite.

  • abstrăho, ĕre, traxi, tractum [ abs + traho] : - tr. - tirer, traîner loin de, séparer de, détacher de, éloigner de [au pr. et fig.].
               - inf. parf. sync. abstraxe, Lucr. 3, 650.
               - abstrahere aliquem ab aliquo : séparer qqn d'un autre.
               - abstrahere a rebus gerendis, Cic. CM 15 : détourner de l'activité politique. --- cf. Sull. 11 ; Arch. 12 , Phil. 3, 31.
               - abstrahere a sollicitudine, Cic. Dej. 38 : arracher, soustraire à l'inquiétude.
               - se abstrahere a similitudine Græcæ locutionis, Cic. Br. 259 : se détourner d'une imitation du parler grec.
               - a corpore animus abstractus, Cic. Div. 1, 66 : l'âme détachée du corps.
               - navem remulco abstraxit, Cæs. BC. 2, 23 : il tira le bateau avec un câble (il remorqua le bateau).
               - mors abstrahit a malis, Cic. : la mort nous arrache aux misères.
               - abstrahere milites a duce, Cic. : détacher les soldats de leur chef.
               - magnitudine pecuniæ a bono honestoque in pravum abstractus est, Sall. J. 29, 2 : à cause d'une grosse somme d'argent, il fut détourné du bien et de l'honneur pour suivre la voie du mal.
               - de matris amplexu aliquem abstrahere, Cic. Font. 46 : arracher qqn des bras de sa mère. --- cf. Ov. H. 15, 154.
               - abstrahere e sine gremioque patriæ, Cic. Cæl. 59 : arracher du sein, du giron de la patrie.
               - abstrahere ex oculis hominum, Liv. 39, 49, 12 : soustraire aux regards des hommes.
               - cf. Cic. Sull. 9 ; Liv. 37, 27, 6 ; 38, 49, 8.
               - frumento ac commeatu abstractus, Cæs. BC. 3, 78, 3 : entraîné loin du ravitaillement et des approvisionnements.
               - abl. ou dat. Ov. M. 13, 658 ; Sen. Med. 144 ; Tac. An. 2, 5 ; Luc. 6, 80.
               - abstrahit (me) sermonis egestas, Lucr. : la pauvreté de la langue m'arrête (= m'empêche d'expliquer).
               - parto decori abstrahi, Tac. An. 2, 26 : être arraché à une gloire acquise. ---- cf. Amm. 20, 4, 18 ; 30, 7, 2.
               - ad bellicas laudes abstrahere, Cic. Br. 239 : entraîner vers les exploits guerriers.
               - cf. Sen. Ep. 88, 19 ; Const. 2, 3 ; Tac. An. 4, 13.
               - vix me hinc abstraxi, Ter. : j'ai eu de la peine à m'en tirer.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • abstraxĕ : v. abstraho.

  • abstrūdo, ĕre, trūsi, trūsum : - tr. - pousser violemment loin de; cacher, dérober (à la vue), enfouir.
               - abstrudere sese tectum inter et laquearia, Tac. : se blottir entre le toit et le plafond.
               - abstrudere tristitiam, Tac. An. 3, 6 : dissimuler sa tristesse.
               - abstrudere aulam in fano, Plaut. Aul. 617 : cacher une marmite dans un temple.
               - in profundo veritatem abstrudere, Cic. Ac. 2, 32 : cacher la vérité dans les profondeurs.
               - in silvam se abstrudere, Cic. Att. 12, 15 : se cacher dans un bois.
               - abstrusus usquam nummus, Cic. Agr. 1, 11 : écu caché quelque part.
               - semina flammæ abstrusa in venis silicis, Virg. En. 6, 6 : germes de flamme cachés dans les veines du silex.

             
  • abstrŭo, ĕre : cacher. --- Tert. Marc. 4, 27.

  • abstrūsē, adv. : voir abstrusius.

  • abstrūsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Amm. 5, 37.

  • abstrūsĭus, adv. compar. de abstruse, inusité : plus secrètement. --- Amm. 28, 1, 49.
               - au superl. abstrusissime : très profondément. --- Aug. Quant. 63.

  • abstrūsus, a, um :
            1 - part.-adj. de abstrudo.
            2 - caché.
               - dolor abstrusus, Cic. Dom. 25 : douleur refoulée. --- cf. Agr. 2, 49 ; Ac. 2, 14.
               - in abstruso esse, Plaut. Pœn. 342 : être caché.
            3 - abstrus, difficile à pénétrer.
               - disputatio abstrusior Cic. Ac. 2, 30 : argumentation un peu abstruse.

            4 - [caractère] dissimulé, fermé.
               - quamquam abstrusum et tristissima quæque occultantem Tiberium perpulere, ut Drusum filium cum primoribus civitatis mitteret, Tac. An. 1, 24 : bien que Tibère fût renfermé et qu'il cachât les nouvelles les plus alarmantes, on le décida à envoyer son fils avec les premiers de la cité.


  • abstŭlās : v. aufero.

  • abstŭli : parf. de aufero.

  • absum, ăbesse, āfŭi (abfŭi), āfŭtūrus, intr. :
               - (Lebaigue P. 7-9)
               - voir l'article absum de Gaffiot.
               - inf. fut. abfŏre (āfŏre).

               - abfŏrem... (āfŏrem...) = abessem...
               - 
    les formes abfui, abforem, abfore, abfuturus ont moins d’autorité --- subj. prés. absiet Cato Agr. 19, 1 ; abfuat = absit Front p. 184, 4 --- formes apsum, apsens, dans quelques mss de Plaut. et Cic.
            1 - être absent, être hors de.
               - abesse ab domo : être hors de chez soi.
               - ab (ex) Urbe abesse, Cic. : être absent de Rome.
               - abesse (ab) aliquo : n'être pas auprès de qqn.
               - abesse in loco, Ov. : être ailleurs.
               - in propinqua oppida aberat, Suet. : il s'absentait pour se rendre dans les villes voisines.
            2 - se tenir éloigné de, manquer à, faire défaut à; ne pas assister (qqn), ne pas secourir (qqn).
               - quærere quod abest, Ter. : chercher ce qui manque.
               - unum a prætura tua abest, Plaut. : une seule chose manque à ta préture.
               - abest historia litteris nostris (dat.), Cic. : l'histoire manque à notre littérature.
               - neque animus neque corpus a vobis aberit, Sall. : ni mon cœur ni mon bras ne vous feront défaut.
               - abesse alicui : ne pas assister qqn, ne pas secourir qqn.
               - qui Antonio afuerim, Cic. Sull. 5 : moi qui n'ai pas défendu Antonius.
               - qui Autronio non afuerim, Cic. : moi qui n'ai pas manqué d'assister Autronius.
               - absentibus nobis, Cic. Ac. 2 : sans notre aide.
               - et quo plus intererat, eo plus aberas a me, Cic. Planc. 5, 13 : plus j'avais besoin de ton assitance, plus tu me manquais. --- cf. Sall. C. 20 fin.
            3 - être éloigné de, être distant de.
               - abesse ab Urbe millia passuum ducenta, Cic. : être à deux cent milles de Rome.
               - quoniam propius abes, Cic. : puisque tu es plus près.
               - ille longissime abest ut credat, Cic. : il est bien éloigné de croire.
               - multum (longe) abest ut : il s'en faut de beaucoup que.
               - non multum (non longe, paulum) abest quin : il ne s'en faut pas de beaucoup que.
               - haud multum afuit quin interficeretur : il s'en fallut de peu qu'il ne fût tué (il a bien failli être tué).
              - non multum afuit quin a Bructero quodam occideretur, Suet. Tib. 19, 3 : peu s'en fallut qu'il ne fût assassiné par un Bructère.
               - haud multum afuit quin ab exulibus fautoribusque eorum interficeretur, Liv. 42, 44 : il ne s'en fallu pas beaucoup qu'il ne fût tué par les exilés et leurs partisans.
               - nos si pellant, nihil afore credunt, quin omnem Hesperiam sua sub juga mittant, Virg. En. 8 : s'ils nous repoussaient, rien ne les empêcherait, croient-ils, de soumettre à leur joug l'Hespérie tout entière.
               - tantum abest ut... Cic. : tant s'en faut que...
               - tantum a pænitentia afuit ut... Val.-Max. : il fut fut si loin de se repentir que...
               - id tantum abest ab officio, ut nihil magis officio possit esse contrarium, Cic. : cela est tellement différent du devoir que rien ne peut lui être plus contraire.
               - tantum abest ut... ut etiam... : tant s'en faut que... que, au contraire...
               - tantum abfuit laudare industrie gesta, ut etiam quædam scriberet de Gallicanis intercepta thesauris, Amm. 15 : loin de louer les marques de son zèle actif, il signalait même, dans ses lettres, certains détournements effectués au préjudice du trésor public des Gaules.
               - tantum abest ut gratiam quæsisse videar ut multas susceperim simultates, Cic. : bien loin de paraître chercher à me rendre populaire, je me suis fait beaucoup d'ennemis.
               - quid abest quin pareamus?   Liv. : pourquoi hésiter à obéir (<à quoi tient-il que nous obéissions>)?
               - scimus musicen nostris moribus abesse a principis personâ, Nep. Ep. 1, 2 : nous savons que, d'après nos mœurs, la musique <est éloignée d'un personnage de premier plan> = ne convient pas à un personnage de premier plan.
               - quæ absunt ab forensi contentione, Cic. : qui ne conviennet pas à un débat public.
            4 - se tenir loin de, s'abstenir, être exempt de.
               - abesse a bello (abesse bello), Cæs. : ne pas prendre part à la guerre.
               - afuit a societate sceleris, Nep. : il n'a pas pris part au crime.
               - abesse a reprehensione, Cic. : être à l'abri d'un reproche.
               - abesse a culpa : <être éloigné d'une faute> = être exempt de reproche, n'avoir rien à se reprocher, être innocent, être irréprochable.
            5 - avoir de l'éloignement pour, répugner, être contraire à.
               - a consilio fugiendi absum, Cic. : je répugne à l'idée de fuir.
               - quod abest a tua fide, Brut. ap. Cic. : ce qui est contraire à ta franchise.
                             absim... : subj. prés. de absum (il s'emploie souvent comme formule de déprécation).
               - pauperies immunda domus procul absit, Hor. Ep. 2, 2, 196 : loin de ma demeure la hideuse pauvreté.
               - vos procul absitis, qui... Tib. : arrière, vous qui...
               - absit invidia verbo, Liv. : soit dit sans offenser personne.
               - quod absit ! Apul. : ce qu'aux dieux ne plaise !
               - absit te quærere, S. Sev. : garde-toi de chercher.
               - absit ut... Tert. : loin de moi la pensée de...
            6 - différer, être supérieur ou être inférieur.
               - longe a te abfuit, Cic. : il t'a distancé de beaucoup (dans une élection).
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem     

  • absūmēdo, ĭnis,  f. : consommation. --- jeu de mot de Plaut. Cap. 904.

  • absūmo, ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. -
               - 
    forme apsumo dans qqs mss de Plaut. et Liv.
            1
     - prendre entièrement; user entièrement, consumer, consommer, dépenser, dissiper, épuiser.
               - quid vini absumpsit ! Ter. : que de vin elle a consommé !
               - absumi lacrimis, Ov. : se consumer en larmes.
               - absumere pecuniam in re (in rem) : dépenser de l'argent pour qqch.
               - absumendi modum tenere, Suet. : limiter ses dépenses.
               - absumere satietatem rei, Ter. : user d'une chose jusqu'à la satiété.
               - putant dentes in cornua absumi, Plin. : on pense que leurs dents se changent en cornes.
               - magna vis frumenti, pecuniæ absumitur, Liv. 23, 12, 4 : une grande quantité de blé et d’argent se consomme.
               - id tempus conloquiis absumptum est, Liv. 28, 6, 1 : ce laps de temps se consuma en entretiens.
               - res paternas absumere, Hor Ep. 1, 15, 26 : dissiper son patrimoine. --- cf. Suet. Ner. 26.
               - absumptis frugum alimentis, Liv. 23, 30, 3 : après avoir épuisé tous les moyens d’alimentation en céréales.
               - dicendo tempus absumere, Cic. Quinct. 34 : épuiser le temps en parlant. --- cf. Liv. 2, 4, 3 ; 22, 49.  
            2 - détruire, anéantir, faire périr.

               - quot dies quam frigidis rebus absumpsi, Plin. Ep. 1, 9, 3 : que de jours j’ai perdus à des occupations combien frivoles! 
               - plus hostium fuga absumpsit quam prœlium, Liv. 2, 42 : la fuite coûta plus d'hommes à l'ennemi que le combat.
               - au passif absumi : être emporté, périr, être perdu.
               - ubi avunculus ejus absumptus erat, Liv. 9, 17, 17 : où son oncle avait péri
    .
               - jamjam absumor, Att. ap. Cic. : je me meurs.
               - absumpti sumus, Plaut. : nous sommes perdus.
               - multi ferro ignique absumpti sunt, Liv. 5, 7, 3 : beaucoup périrent par le fer et par le feu.
               - Glauci Potniades malis membra absumpsere quadrigæ, Virg. G. 3, 268 : les cavales de Potnies dévorèrent de leurs mâchoires les membres de Glaucus.
               - absumet Cæcuba, Hor. O. 2, 15, 25 : il engloutira ton Cécube.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • absumptĭo, ōnis, f. : - 1 - Dig. consommation. - 2 - Macr. anéantissement, destruction.
               - absumptio corporum, Macr. : destruction des corps.

  • absumptus, a, um : part. passé de absumo. - 1 - consommé, dépensé, employé. - 2 - détruit, perdu.

  • absumt- : c. absumpt-

  • absurdē, adv. :
               - absurdius, Dig. ; absurdissime, Eccl.
            1 d’une manière qui détonne. 
               - absurde canere, Cic. Tusc. 2, 4, 12 : jouer faux.
            2 d’une manière déplacée.
               - haud absurde memorare, Tac. H. 3, 51 : rappeler sans que ce soit mal à propos.
            3 d’une manière absurde.
                 - 
    Cic. Ac. 2, 36 ; Fin. 2, 21 ; Div. 2, 119 ; Rep. 2, 28.

  • absurdĭtās, ātis, f. : 
            1 - discordance. --- Prisc. 3, 494, 32.
            2 absurdité. ---  Eccl.

  • absurdus, a, um : 
            1 - qui a un son faux, discordant, faux, désagréable, choquant, désagréable, déplaisant. 
               - vox absona et absurda, Cic. de Or. 3, 11, 41 : timbre de voix faux et discordant.
               - avec datif - est hoc auribus animisque omnium absurdum, Cic. Com. 7 : cela choque toutes les oreilles et tous les esprits.
               - ingenium haud absurdum, Sall. : esprit qui n'est pas sans agrément. --- Cic. Com. 19 ; Charis. 1, 185, 14.
            2 - qui détonne, qui jure, qui ne convient pas.
               - sin plane abhorrebit et erit absurdus, Cic. de Or. 2, 85 : s’il a une nature tout à fait rebelle et discordante. --- cf. Liv. 30, 44, 6.
               - ab initio causisque talium facinorum non absurda, Tac. H. 4, 48 : des faits qui ne sont pas sans relation avec l’origine et les causes de ces sortes de crimes.
               - ætati alicujus res absurda, Tac. An. 12, 9 : une chose qui jure avec l’âge de qqn.
               - lacrimæ absurdæ, Liv. : larmes déplacées.
               - haud absurdum est + inf. : il n’est pas déplacé de. --- Sall. C. 3, 1 ; Tac. An. 4, 65 ; 12, 24.
            3 en parl. des idées, des paroles, etc. absurde, saugrenu.
               - Cic. Mur. 26; Tusc. 5, 112 etc.
               - quo quid absurdius dici potest ? Cic. Phil. 8, 4 : or est-il parole plus absurde que celle-là ? --- cf. Div. 2, 98.
               - ratio absurda, Ter. : conduite déraisonnable.
               - absurdissima mandata, Cic. Att. 7, 13, 6 : des propositions tout à fait déraisonnables.
               - illud absurdum, quod... Cic. : c'est une chose contraire au bon sens que...
               - quid tam absurdum quam delectari multis inanimis rebus, ut honore, ut gloria ? Cic. Lael. 49 : quoi de plus absurde que d'aimer beaucoup de choses vaines telles que les honneurs, la réputation ?
               - etsi hoc mihi pravum, ineptum, absurdum, atque alienum a vita mea videtur ... fiat ! Ter. Ad. 948 : bien que ce soit à mes yeux insensé, absurde, stupide et contraire à mon genre de vie ... soit ! --- trad. P. Grimal; éd. Gallimard.
               - absurdum est + inf. : il est absurde de. --- cf. Cic. Or. 160 ; Att. 2, 9, 1 ; 2, 22, 4; CM 66.
               - bene dicere haud absurdum est, Sall. C. 3 : bien parler n'est pas sans mérite.
               - absurdum est prop. inf. : il est absurde que. --- cf. Cic. Fin. 2, 93; Sull. 37 ; Liv. 37, 52, 10.
               - quid tam absurdum quam si præco prædicet… ? Cic. Off. 3, 55 : qu’y aurait-il d’aussi absurde que le crieur annoncant… ?  
            4 - incapable, propre à rien.    
               - absurdus orator, Cic. : orateur sans aptitude.
               - Valens non absurdus ingenio, Tac. An. 13, 45 : Valens, qui ne manquait pas de talent.
               - quae quamvis superiore absurdior haberetur,  Aur. Vict. : bien qu'Agrippine passât pour être beaucoup plus inexpérimentée que la première femme de Claude.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Absurītānus, a, um : d’Absyra. --- Plin. 5, 29.

  • absynthĭum : c. absinthium.

  • Absyrtĭdes, um, f. : les îles d'Absyrte (deux îles voisines de la mer Adratique). --- Plin. 3, 151.
               - gr. Ἀψυρτίδες νῆσοι.

  • Absyrtis, ĭdis, f. : Absyrte (île de l'Adriatique). --- Mel. 2, 114.

  • Absyrtus, i, m. : 
            1 - l'Absyrtus (fleuve d'Illyrie). --- Luc. 3, 190.
            2 - Absyrte (fils d'Eétès et frère de Médée). --- Cic. Nat. 3, 48 ; Ov. Tr. 3, 9, 6.
               - gr. Ἄψυρτος.
               - voir hors site : Absyrte.


  • abtorquĕo, ēre (= obtorqueo) : - tr. - détourner.

  • Abudiacum : v. Abodiacum.

  • Abudius : nom de famille. --- Tac. An. 6, 30.

  • Abulites, æ, m. : Abulitès (un Perse, gouverneur de la Susianne).
               - Curt. 5, 2, 8 ; 5, 2, 17.

  • ăbundābĭlis, e : pléthorique. --- Cass.-Fel. 84, 17.

  • ăbundans, antis : 
            1 - part.-adj. prés. de abundo.
               - ăbundantior, Cic. Pis. 69 ; ăbundantissimus, Rep. 2, 34. 
            2 qui déborde.
               - Lucr. 1, 282 ; Plin. 2, 227; [fig] Cic. Rep. 2, 34.
            3 qui est en abondance, à profusion, surabondant.
               - Cic. Quinct. 40 ; Fin. 2, 111.
            4 qui a en profusion, riche.
               - Cic. Phil. 2, 66
            5 riche en.
               - avec abl. bellicis laudibus abundans, Cic. Off. 1, 78 : riche en gloire guerrière. --- cf. Rep. 2, 11.
               - avec gén. via omnium rerum abundans, Nep. Eum. 8, 5 : chemin offrant de tout en abondance. --- cf. Virg. B. 2, 20
      

  • ăbundantĕr, adv. : avec abondance, abondamment. --- Cic. de Or. 3, 53.
               - abundantius, Cic. Top. 41.
               - abundantissime, Plin. 5, 57.
     

  • ăbundantĭa, æ, f. : 
            1 abondance.
               - Cic. Agr. 1, 18 ; 2, 97 ; Br. 320 ; Læl. 87, etc.
               - ingenii abundantia, Cic. Ac. 1, 18 : richesse de génie.
            2 - richesse, opulence.
               - Cic. Cat. 2, 10 ; Nat. 2, 130.
            3 rhét. surabondance, prolixité.
               - Quint. 12, 1, 20, cf. Cic. Opt. 8. 
       

  • ăbundātĭo, ōnis, f. : inondation, débordement (d'un fleuve).
               - Plin. 3, 121 ; Flor. 2, 13, 26.

  • ăbundātūra, æ, f. : Tert. abondance.

  • ăbundē, adv. : 
            1 - copieusement, abondamment, amplement. 
               - Cic. CM 48 ; Div. 2, 3 ; Fam. 10, 23, 6.
               - alia omnia abunde erant Sall. J. 63, 2, il avait abondamment toutes les autres qualités.
            2 - suffisamment.
     
              - ad beatam vitam præcepta abunde sunt, Sen. Ep. 95, 6 : pour faire le bonheur les préceptes suffisent.
               - abunde magna præsidia, Sall. J. 14, 18 : secours suffisamment grands. --- cf. J. 1, 3; Sen. Clem. 1, 13, 4.
               - abunde similis, Quint. : entièrement semblable.
               - abunde est + inf. : c'est bien assez de, il suffit de.
               - 
    interim abunde est si epistulæ non sunt molestæ, Plin. Ep. 7, 2 : en attendant ce serait bien assez de savoir  que mes lettres ne sont pas ennuyeuses
    .
               - 
    mihi abunde est, si satis expressi quod efficitur, Plin. Ep. 4 : pour moi, je m'estime satisfait si j'ai 
    bien expliqué ce phénomène.
               - avec gén. fraudis abunde est, Virg. : c'est assez de ruses.
               - 
    et eruditio in eo mira et libertas atque inde acerbitas et abunde salis, Quint.
     : chez lui, il y a à la fois une érudition admirable et un franc-parler qui lui donne du mordant et beaucoup de sel.


  • ăbundo, āre, āvi, ātum : - intr. -
            1 - déborder.
               - Liv. 5, 15, 11 ; 30, 38, 10 ; Sen. Nat. 4, 1, 1 ; Virg. G. 1, 115.
               - mihi abundat pectus lætitiā, Plaut. : mon cœur déborde de joie.
            2 - être en abondance.
               - quæ de terris abundant, Lucr. 5, 920 : les productions qui viennent du sol en abondance.
               - cf. Liv. 2, 41, 9 ; Sen. Marc. 33, 3 ; Helv. 18, 6.
            3 avoir en abondance, être abondamment pourvu de.
               - avec abl. equitatu abundare, Cæs. G. 7, 14, 3 : être abondamment pourvu de cavalerie.
               - cf. Cic. Rep. 2, 26 ; Tusc. 5, 44 ; Off. 2, 13 ; etc.
               - villa abundat porco, lacte, caseo, melle, Cic. CM 56 : la maison de campagne a en abondance les porcs, le lait, le fromage, le miel.
               - avec gén. Lucil. 308 ; Manil. 2, 600.
            4 absol. être riche, être dans l’abondance.
               - Cic. Par. 49 ; Læl. 23 ; Att. 15, 15, 3.
               - si quando abundare cœpero, Cic. Att. 1, 4, 3 : si je deviens riche un jour.
               - in illis (causis) magis abundabit orator, Quint. : dans ces causes l'orateur aura un fonds inépuisable.
               - syllaba abundat, Prisc. : la syllabe est redondante.
               - ex abundanti, Quint. 4, 5, 15 : surabondamment.

            5 - excéder, dépasser.
               - avec acc. abundare quantitatem, Dig. : excéder la quantité.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • ăbundus, a, um (c. abundans) : abondant. --- Gell. 1, 2, 2.

  • Aburas : v. Abora.

  • Aburius, ĭi, m. : nom d’h. --- Liv. 39, 4, 3.

  • Abusina, æ, f. : ville de Vindélicie. --- Anton.

  • ăbūsĭo, ōnis, f. [abutor] : 
            1 - catachrèse, métaphore (emploi détourné d'un mot). 
               - Her. 4, 33, 45 ; Cic. Or. 94 ; Quint. 10, 1, 11.
               - cf. gr. 
    κατάχρησις.
            2 - mauvais usage, abus. --- Eccl.

  • ăbūsivē, adv. [abusivus] : 
            1 - métaphoriquement, par catachrèse. --- Quint. 8, 6, 35.
            2 - de façon abusive, abusivement, improprement. --- Mamert. An. 1, 6 ; Amm. 24, 4, 19.

  • ăbūsīvus, a, um : employé de façon abusive. --- C.-Aur. Ac. 1, pr. 14.

  • ăbūsŏr, ōris, m. : qui abuse, prodigue, dissipateur. --- Salv. Gub. 8, 4.

  • ăbusque + abl. (= usque ab) : depuis, de.
               - abusque Pachyno, Virg. En. 7, 289 : depuis le promontoire de Pachynum.
               - Oceano abusque, Tac. An. 15, 37 : depuis l’Océan.
               - Tiberio abusque, Tac. An. 13, 45 : depuis Tibère.


  • abusus :
            1 - ăbūsus, a, um : part. passé de abutor. - 1 - qui a usé pleinement, qui a abusé. - 2 - sens passif : usé, employé.
            2 - ăbūsŭs, ūs, m. : consommation complète, mauvais usage, abus, gaspillage. --- 
    Cic. Top. 17.

  • ăbūtendus, a, um : dont on peut abuser. --- Suet. Galb. 14.

  • ăbūto, ĕre : v. abutor.

  • ăbūtor, ăbūti, ăbūsus sum : - intr. avec abl. et arch. tr. -
               - Lebaigue P. 10.
               - sens passif : abuti Varr. d. Prisc. 8, 16; V.-Max. 8, 1; abusus Plaut. As. 196.
               - tr. -
            1 - user jusqu'au bout, épuiser, consumer; dépenser.
               - caseum abuti, Cat. Agr. 76 : user complètement le fromage.
               - abuti aurum, Plaut. Bac. 359 : dissiper une somme d'or.
               - abuti rem patriam, Plaut. Trin. 682 : dévorer son patrimoine.
               - abuti vim suam, Lucr. 5, 1032 : dépenser sa force.
               - in prologis scribundis operam abutitur, Ter. : il emploie tous ses soins à écrire des prologues.
               - Plaut. Bacch. 2, 3, 126; Pers. 2, 3, 10; Trin. 3, 2, 56; Phorm. 2, 3, 66.
               - intr. -
            2 se servir pleinement de, user pleinement, employer complètement, tirer parti de.
               - his festivitatibus insolentius abuti, Cic. Or. 176 : employer ces agréments du style avec une liberté un peu excessive.
               - proœmio abuti, Cic. Att. 16, 6, 4 : utiliser un préambule [de facon définitive, une fois pour toutes].
               - otio abuti, Cic. Rep. 1, 14 : employer entièrement ses moments de loisir.
               - elephantorum acutissimis sensibus abutimur, Cic. : nous tirons un bon parti des sens délicats de l'éléphant.
               - abuti libertate : user pleinement de la liberté ou abuser de la liberté.
               - abuti sole, Cic. Att. 12 : user librement du soleil.

            3 - user, se servir de, employer.
               - de Philippo et Nabide libero mendacio abutebatur, Liv. 35 : sur les intentions de Philippe et de Nabis, il mentait sans retenue.
               - nisi omni tempore, quod mihi lege concessum est, abusus ero, Cic. : si je ne dépense tout le temps que la loi m'a accordé.
               - abuti tecum hoc otio, Cic. : employer avec toi ce loisir (te consacrer entièrement ce loisir).
               - abuti otio liberaliter, Vell. 2, 105, 1 : faire un noble usage de ses loisirs.
               - abuti otio ad laborem, Fronto. : employer son temps de libre à travailler.
               - abuti sagacitate canum ad utilitatem nostram, Cic. : faire servir à notre usage le flair des chiens.
            4 - faire un mauvais usage, abuser, faire servir à son usage, utiliser autrement.
               - abuti legibus, Cic. : abuser des lois.
               - abuti muliere, Ter. : abuser d'une femme, déshonorer une femme.
               - abuti militum sanguine, Cæs. BC. 3 : abuser de la vie de ses soldats (verser inutilement le sang de ses soldats).
               - abuti eloquentiā perverse, Cic. : faire un mauvais usage de l'éloquence.
               - quousque tandem abutere (= abuteris), Catilina, patientiā nostrā? Cic. Cat. 1 : jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina?
               - 
    insolenter et immodice abuti Thessalos indulgenti
    ā populi Romani, Liv. 39 : les Thessaliens (dit-il) abusaient étrangement et au-delà de toute mesure de l'indulgence du peuple romain.
               - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
               - sagacitate canum ad utilitatem nostram abuti, Cic. Nat. 2, 151 : faire servir à notre usage le flair des chiens.
               - verbo abuti, Cic.  : faire un emploi détourné d’un mot. --- cf. Or. 94 ; Part. 17 ; Leg. 1, 45.
               - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
               - avec acc. - abuti operam in scribendo, Ter. : perdre son temps à écrire ou employer tout son temps à écrire.
            5 - qqf. sens passif : être employé, être consumé, être dépensé.
               - abuti ab aliquo, Varr. : être employé par qqn. 
    --- Suet. Galb. 14.

               - ubi illæc quæ dedi ante? --- abusa, Plaut. As. 196 : où est l'argent que je t'ai donné? --- il est dépensé.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abutucensis, e : d'Abutuca (ville d'Afrique). --- Plin. 5, 29.

  • Ăbȳdēnus, a, um : v. Abydos.  

  • Ăbȳdŏs et Ăbȳdus, i, m. f. (Ăbȳdum, i, n.) : Ăbȳdos. - 1 - Plin. Ov. ville de l'Asie Mineure, sur l'Hellespont. - 2 - Plin. ville de la Thébaïde en Egypte.
               - gr. Ἄϐυδος.
               - Ăbȳdēnus, a, um : d'Abydos. --- 
    Ov. H. 18, 100; Tr. 1, 10, 28, etc.
               - gr. Ἀϐυδηνός.
               - Ăbȳdēnus, i, m. : l'homme d'Abydos (Léandre, amant d'Hero). --- 
    Ov. H. 17, 1.
               - Ăbȳdēni, ōrum, m. : les habitants d'Abydos.
               - Ăbȳdum, i, n. : c. Abydos.
               - Abydum oppidum, Plin. 5, 32, 40, 141 : Abydos.
               - voir hors site Abydos (ville d'Egypte).


  • Abyla, æ, f. : montagne de la Mauritanie. --- MEL. 1, 5, 3.

  • ăbyssus, i, f. (qqf. m.) : gouffre, abîme; l'enfer. --- Eccl.
               - gr. ἄϐυσσος (ce qui est sans fond) -- βυσσός : fond, fond de la mer -- abyssus, plus tard abysmus, puis abismus.
               - voir hors site dicolat-angl    dicolat-allem

  • Abziritānus, a, um :  d'Abzira [Afrique]. --- Plin. 5, 30.
               - Abziritanum oppidum, Plin. : Abzira.

  • Abzoæ, ārum, m. : les Abzoens (peuple de Scythie). --- Plin. 6, 38.

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